dimanche 11 février 2018

RYTHME ET SYNTHÈSE (3e année) N° 29 - JUIN 1922

RYTHME ET SYNTHÈSE
3e année - N° 29 (Juin 1922)
[Date de publication : juin 1922 - Couverture : Imprimée en noir sur papier vert, avec encadrement (Année, Numéro, Date, Titre, Sous-Titre et Périodicité, Prix, Adresse) - 2e de couverture : Titre, Périodicité ("Revue paraissant une fois par mois excepté en Août et Septembre"), Adresse, Prix du numéro et abonnement, Directeurs, Mention ("MM. les Directeurs reçoivent les Samedis, après 20 h 30"), Sommaire - 3e de couverture : Dépôts ("RYTHME ET SYNTHÈSE est en vente : / aux "Amis des Livres" (Mlle Adrienne Monnier), 7, Rue de l'Odéon ; et chez Bénard, aux galeries de l'Odéon ; / Crès, 108, Boulevard St Germain." ; / Picart, 59, Boulevard St-Michel ; / Rey, 8, Boulevard des Italiens"), Mention ("Prière d'adresser les mandats ou chèques postaux à Mme Paul Jamati, 15bis, rue Amélie, Paris VIIe.") - 4e de couverture : Éditions Rythme et Synthèse (Adresse ; Vient de paraître : Gaston Moreilhon : Au pays des guignols et des marionnettes / I. La Vision du Petit Homme / Poème / 1 vol. in-18, Prix : 3 fr. // Paul Jamati : Le vent de guerre / Poème symphonique / Précédé d'une Préface et suivi de deux études / 1921 / 1 vol. in-16 jésus, Prix : 3 fr.) Haut de Page [193] : En-Tête (Année, Date, Numéro, Titre, Périodicité) - Bas de Page 216 : Gérant, Imprimeur - Pagination : 24 pages]
Sommaire
Mme Ackermann : Le Positivisme, poème [en note : "Extrait du volume à paraître, de M. C. Fusil : Lectures Scientifiques en vers. On reconnaît ici la pensée de M. Berthelot et celle de Taine, lorsqu'il écrivait : "Il est possible que la vérité scientifique soit au fond malsaine pour l'animal humain tel qu'il est fait"." - extrait de Poésies philosophiques] (p. [193])
Paul Jamati : Questions de technique, étude (p. [194]-200)
Lucien Fabre : Le Poëte à l'île dormant, poème (p. [201]-202)
Georges Jamati : L'enseignement de M. René Ghil, étude (p. [203]-207)
J.-J. Van Dooren : Crépuscule sur la Ville, poème en vers libres (p. [208])
CHRONIQUES
Gabriel Brunet : Romans [La Bougie bleue, par Gaston Picard, Paris, 1922, Delalain, éditeur - (p. [209]-210) ; La Loi d'Amour, par Marcel Batilliat, Paris, 1921. Fasquelle, éditeur - (p. 210-211)], comptes rendus (p. [209]-211)
Georges Jamati : Théâtre [Théâtre des Mathurins (La Chimère). - Césaire, de M. Jean Schlumberger - (p. 211-212) ; Martine, de M. Jean-Jacques Bernard - (p. 212) ; La Farce de Papa Ghéorghé, de M. Adolphe Orna - (p. 212-213) ; Intimité, de M. Jean-Victor Pellerin - (p. 213)], comptes rendus (p. 211-213)
Georges Jamati : Art [Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts], compte rendu (p. 213-216)
Tristan Rémy : Note [Congrès international des artistes progressifs], note (p. 216)

samedi 10 février 2018

LA BATAILLE LITTÉRAIRE (4e année) N° 3 - 25 MARS 1922

LA BATAILLE LITTÉRAIRE
IVe année - N° 3 (25 mars 1922)
[Date de publication : 25 mars 1922 - Couverture [imprimée en noir] : Année de publication, Numéro, Année, Date, Titre, Illustration (A. Blandin), Périodicité - 2e de couverture [imprimée en noir] : Titre, Sous-Titre et Périodicité, Abonnements, Directeurs, Secrétaire-Administrateur, Adresse, Mention ("Adresser la correspondance, les manuscrits, livres et revues, au siège de la Revue : Chaussée de Waterloo, 477, Bruxelles."), Sommaire - 3e de couverture [imprimée en noir] : Encarts publicitaires (Vin tonique GRIPEKOVEN ; Sirop GRIPEKOVEN) - 4e de couverture [imprimée en noir] : Encart ("Pour connaître les Esthétiques nouvelles et les Œuvres les plus significatives de ce temps / Lisez / La Vie des Lettres / Véritable Anthologie internationale d'avant-garde / Directeurs : Nicolas Beauduin et William Speth / Paraît tous les deux mois par volumes de 128 pages minimum, grand format 28 x 19, avec de nombreux Bois originaux et des reproductions d’œuvres des meilleurs artistes contemporains. / Abonnement à 6 numéros : 30 francs adressés 20, rue de Chartres, Paris-Neuilly. / (Il est adressé un numéro spécimen contre la somme de 5 francs.") ; Encart publicitaire (Institut Philotechnique) ; Abonnements pour 1922, Prix du numéro, Imprimeur  - En-tête Page 49 : Titre, Illustration, Date - Pagination : 24 pages] 
Sommaire
Henri Vandeputte A D'Orbaix, polémique [réponse à l'article de Gaston Heux paru dans le numéro précédent] (p. 49-52)
Pascal Pia : Campagne, poème [daté "août 1921"] (p. 53)
Émile Mambour La Visite, poème en vers libres (p. 53-54)
D.-J. d'Orbaix : Cinéma, poème en prose (p. 55-56)
Pierre Broodcoorens : Des Précurseurs aux Contemporains (Réflexions critiques sur l'évolution des Lettres belges) (suite), étude [en note : "Conférence donnée au Cercle des Sociétés populaires de Verviers, le jeudi 19 janvier 1922." - à suivre] (p. 56-61)
N. de Solpray : Il n'est pas encore là !, poème (p. 61)
Edmond Vandercammen Encore un songe, poème en vers libres (p. 62)
Fernand Rigot : Bonhomme de rêve, poème (p. 63)
Ant. Marselt : La Bataille Musicale, dialogue [précédé de quelques lignes de D.-J. d'Orbaix : "Sept musiciens : Hervé Claus, Karel Albert, Jules Gien, Lode Vets, E. Mesens, Aug. Bayens et Georges Monier nous offrirent, le 10 mars, une audition de leurs petites œuvres. / La presse n'en relata que le fait-divers d'un beau tumulte. Aussi bien cette séance créa-t-elle tout un désordre : cris, huées, sifflets finalement écrasés de bravos. / De la part des jeunes qui annonçaient ici-même : "Des sifflets seront tenus à la disposition du public", ce fut une faiblesse, non de n'en point distribuer, mais de pâlir un peu, puis de trembler puis de bondir quand l'hostilité se révéla à coups de fusées sonores. - Un vieux Monsieur fit un discours à la jeunesse incompréhensive qui huait derrière lui. Puis Georges Monier se montra et, pour remercier ce partisan vénérable, il maudit les bonzes et les fossiles et termina ses trois phrases sous le signe de Cambronne. / Cette séance faillit tourner mal. Et pourtant, en fin de programme, notre ami Pierre Bourgeois avait très justement écrit : "La farce et le drame, également, sont dignes de l'art : le rieur, comme l'affligé, est émouvant"."] (p. 64-66)
Humberto Rivas : Insomnie, poème [extrait de Ultra (Madrid) - traduit de l'espagnol] (p. 66)
Jean-Jacques Gailliard : Douleur, bois gravé (p. 67)
LE MOIS ARTISTIQUE ET LITTÉRAIRE
Émile Desprechins : La psychologie de l'image d’Épinal, étude (p. 68-69)
A[lix]. P[asquier]., F[ranz]. H[ellens]. : Les Livres [Horace Van Offel. - Le Peintre galant (Nouvelle Collection Albin Michel) - signé A. P. - (p. 69-70) ; La Mettrie : L'Homme-Machine ; Noël du Fall : Propos rustiques (Collection des chefs-d’œuvres méconnus, Bossard, Paris) - signé F. H. - (p. 70) ; Albert Bailly : Au service de la France (Paris, Jouve) - signé A. P. - (p. 70-71)], comptes rendus (p. 69-71)
*** : Liste des Souscripteurs au Monument P.-H. Devos, liste (p. 72)
Document
"A D'Orbaix"
Vous m'invitez à un match avec M. Heux. Je ne joue pas. M. Heux ne serait pas un adversaire digne de moi ? Mon dieu, lui ou un autre. En somme, il est orfèvre et, en principe, je lui devrais réponse pour la raison que mon article a, paraît-il, mouché son nez. Je refuse parce que M. Heux, feignant l'indignation devant un mot qu'écriraient, avec bien d'autres plus gauloisement français, Rabelais, Tailhade, Han Ryner, cherche une polémique personnelle, qui amuserait peut-être L'Hulskamp, mais qui serait indigne de la Bataille, de M. Heux lui-même, de moi certainement et, avant tout, de la grave question dont il s'agit : "Poésie marche avant ou marche arrière ? Créateurs ou imitateurs ? Rythme ou ronron ? Étouffer sous l'amoncellement des fausses gloires ou déblayer - et quelques-uns, enfin, entendent la clameur de nos maîtres, le chant de nos amis et - pourquoi ne pas le dire ? - notre cri ?"
M. Heux, à part ce détail (qui, pour les honnêtes gens ne s'intéressant qu'aux œuvres et aux idées, a son importance), a tout le temps raison :
Quand il dit qu'il n'est pas original ;
Quand il s'aligne pour défendre ceux qu'il admire ;
Quand il demande que j'étaie de preuves, d'exemples, mes négations, à première vue audacieuses.
Mes preuves, je ne demande qu'à les apporter, puisées aux poèmes les plus célèbres de ceux que j'ai cités, mais, diable, c'est tout un travail que vous me demandez là, mon cher D'Orbaix. Tout un livre. Je préférerais de beaucoup que nous invitions un jour, à l'occasion, vos lecteurs, et mes ennemis, si j'en ai, à venir m'entendre parler sur le sujet, en main les œuvres de Baudelaire, de Leconte de Lisle, de Hérédia, de Gilkin et de la tant mélodieuse Comtesse. On affirme en bloc, en général ; on prouve en détail - et quand on entre dans le détail, on ajoute au tableau les indispensables nuances. Il va de soi que je ne mets pas au même niveau Giraud, H. de Régnier, Quillard, que Van Arenbergh, Richepin, Zamacoïs. Si je les ai, irrespectueusement, les uns et les autres fourrés dans le même sac - et le lecteur a bien compris - c'est que je crois que leur conception de la poésie est, avec plus ou moins de talent dans la réalisation, identique - et identiquement néfaste. Néfaste parce que marche arrière, recommencement, rhétorique, ronron, etc. Il y a eu un homme qui s'est appelé Hugo ; qui a fait des choses prodigieuses ; qu'il ne serait pourtant que trop facile d'éreinter, parce qu'il a lui-même commencé à se répéter - et de qui sont sortis tous les poètes voués au néant du XIXe siècle. La mode, la modernisation du sujet ont pu faire illusion un moment quand, après la Conscience, un Coppée écrivait la Bénédiction ; quand, après les Orientales (ah ! qu'elles me plaisent !), nous avons eu tous les antiques, tous les exotiques, de Leconte de Lisle à Sébastien-Charles Leconte, en passant par Hérédia, Merrill, Giraud ; quand, après la Chanson des rues et des bois, aux étonnantes puérilités, aux acrobaties étourdissantes, ce furent Banville, Rostand, Clovis Hugues, Valère Gille ; quand, après les Ruy Blas et les Hernani, dont le coup de gueule (pardon, M. Heux !) nous sembla de l'âme, on nous servit Mendès, Silvain, Mortier, Fauchois, Jacques Richepin ; quand, après la ferveur et les soi-disant grandes pensées des Contemplations, des Rayons et les Ombres, vinrent Sully né Prudhomme, Gregh, la Comtesse, Larguier, André Dumas, Maurice Levaillant ; quand, enfin, après l'Année terrible, voici tous les Zizi-Pampan qui ont lyré la Grande Guerre. Partout, pendant cent ans, c'est Hugo le creux, Hugo le bavard, Hugo douze pieds sonnant bien fort, que nous retrouvons dans tous les rimeurs ! (Nous le retrouvons même dans de bons écrivains : Corbière, Verhaeren, mais au début de leur œuvre seulement.) Il y avait une forme clichée, la partie morte de Racine et de Corneille, qui indignait Hugo dans Ponsard et Lefranc de Pompignan. Il l'a chahutée, cette forme, pour faire autre chose, pour avoir le droit d'être lui-même, par légitime orgueil de Victor Hugo qu'il était. Mais il a mis au monde un autre cliché, le sien - et ces gentlemen honorables du Parnasse, de la Jeune Belgique, du sous-Parnasse, de la néo-Jeune-Belgique, en vivotent toujours, s'y sont murés ad aeternum. Vous rappelez-vous leurs cris d'effroi quand les "décadents" parurent, plus tard les verslibristes ? Ils sont de même aujourd'hui contre les fantaisistes et toutes les variantes de Dada. Au nom de quoi ? De la Tradition ? Mais leur tradition, c'est Hugo - même quand ils ressuscitent la Pléiade. La tradition c'est
Pan pan pan pan pan pan - pan pan pan pan pan pan
douze après douze, bien sagement, ou très soi-disant lyriquement, à perpète, jusqu'à la mort de nos nerfs ou des acteurs tragiques. Quand l'homme a tant de voix ! Quand il devrait être, quand il est autant de façons de s'exprimer qu'il y a d'artistes. Ni la langue, ni le rythme, ni le vers, ni les mots de Verlaine ne sont ceux de Marceline Desbordes-Valmore, dont il est pourtant le frère naturel ; pas plus que Kahn ne répète le meilleur Gautier (Ô bel arbre d'Abyssinie...) ; ni Vildrac, Verlaine ; ni Aragon, Rimbaud, etc., etc. La Tradition ? Elle est ici, chez ceux qui la créent, chez les nôtres, Messieurs. De tous les poètes fins, galants, impertinents, qui tournèrent si adroitement la strophe au XVIIIe, ce n'est pas Banville qui est la suite, mais André Salmon, mais Toulet. De Villon, le frère cadet qui est-ce ? L'auteur des Gueux ? Non : Guillaume Apollinaire. Après La Fontaine : Francis Jammes, Tristan Derème, Eluard, et non Rameau, Vicaire, Rostand de Chantecler. Après Racine et Lamartine, lyriques profonds et moelleux, pas Madame de Noailles avec ses boursouflures, mais Spire, mais Reverdy. Après Molière, Crommelynck quoi ! et non M. Spaak ni Mme Duterme... La poésie n'est pas un travail, où l'apprenti répète le geste du maître, mais un art à qui innovation chez l'auteur, surprise chez le lecteur sont aussi indispensables que savoir-faire, mesure et goût. Et "innovation" n'est pas assez fort ; c'est "explosion spontanée" qu'il faudrait dire. Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage, a dit votre oncle, cet âne. Non ! "Cent fois sur votre écrit recrucifiez-vous..." C'est nous-mêmes, artistes, qu'il faut que nous refassions, infatigablement, jusqu'au moment où l'œuvre explose toute seule, sous notre front, sous notre plume. Les meilleurs n'ont que des chefs-d’œuvre ou des ratés. Des médiocres tout est bon, rien n'est excellent.
Et maintenant, puisque ma boutade, profondément sincère, a été prise pour un abattage, pourquoi cet abattage ? Par dégoût du vers régulier ? Sottise ! Moi le fanatique d'Emmanuel Signoret. Moi Hugolâtre. Moi (mais ne le dites pas à M. Heux) à qui il arrive de me bercer d'un "Cuir de Cordoue", d'un "Mauvais Jardinier", d'une strophe glorieuse de la Sandale ailée ! Sottise ! Voici : on n'entretient un beau jardin qu'en y faisant des coupes sombres ; on ne permet aux fraisiers de verdir, aux iris de montrer leur or, aux jacinthes de vider leurs cloches à parfums qu'aux dépens du sombre lierre, classique, tenace, envahissant. A nous liberté, vie, air respirable ! Nous sommes trop. Tuons d'abord les vivants refroidis et les macchabées qui s'obstinent. Banville ou Salmon ? - Salmon ! - Vous dites Banville et Salmon ? - Si ça vous amuse, parce que Banville en fait, c'est un des bons parmi les mauvais... Mais ne m'entraînez pas trop loin dans la voie des concessions... Un jour, j'étais avec Verhaeren au veston rouge dans son atelier de la rue du Commerce. Il cueillit dans la bibliothèque une Anthologie des Poètes Romantiques et, brusque, avec cet air de menace que sa conviction prenait volontiers : "Poussière ! Regarde. Il y a 60 noms à la table. Eh bien, il y en a 40 que ni toi ni moi ne connaissons - et sur les 20 qui restent, dix qui ne sont plus que des noms. Quant aux dix autres..." Moi : "Arrête !" Mais Verhaeren : "Tu n'as pas compris la leçon que je te donnais. Tout à l'heure tu voyais 56.000 types de génie à notre époque. Il n'en restera pas plus que de celle d'Hugo." Et après un moment de rêverie : "Admirer peu de choses, mais à fond, avec frénésie..."
Et pourtant, ce Verhaeren, qui aimait si peu d’œuvres à part la sienne et qui, dans l'intimité, brandissait un sécateur trois fois plus grand que le mien, comme il se montrait bienveillant, encourageant pour les hommes. Il était dans le vrai. Paix à ceux qui sont de bonne volonté. Tuons d'abord... disais-je. C'est des œuvres que j'entendais parler. Il n'y a pas d'individu plus affable, plus cordial, plus ouvert aux idées nouvelles, plus sympathique en somme que M. Henry Bordeaux. Et pourtant... Il n'y a pas de plus souple, de plus joyeux, de plus généreux vivant que M. Jean Richepin. Mais ses vers... Et même les plus ternes, les plus aigris, les plus infatués d'eux-mêmes, les plus endormis, les plus bêtes, les plus trublions, les plus mauvais écrivains de nos contemporains, pourquoi n'auraient-ils pas le droit de humer le pot, de brouter la salade, de fumer la pipe, comme vous et moi ? Mais leurs livres, c'est une autre paire de manches. Le lecteur est un pauvre être qui ne vit consciemment que quelques milliers de jours, dans chacun desquels il ne peut donner qu'une heure ou deux à la lecture. J'aime mieux qu'il lise Van Lerberghe (qui est doux et grand) que Séverin (qui est mou et moche), Max Jacob que Cocteau qui lui a chipé tout ce qu'il a d'intéressant et - plutôt que tant de gens, dignes des prix de l'Académie (française) et que je n'ose plus maintenant nommer de leur nom générique - tous les Pascal Pia, Dermée, Paul Budry, Neuhuys, Pansaers, Louis de Gonzague Frick, Soupault, Breton, Cendrars, Hellens, Céline Arnauld, Paul Morand, Jane Hugard, Jean Dominique, Péret, Jouve, Martinet, Hertz, Dermenghem, Pillement, Millet, Sauvage, Mélot du Dy, Lochac, Delacre, Jean Cassou, Romane et, sans flatterie, D'Orbaix, en qui nous avons mis nos espérances.
Henri VANDEPUTTE.

dimanche 4 février 2018

RYTHME ET SYNTHÈSE (3e année) N° 27 - AVRIL 1922

RYTHME ET SYNTHÈSE
3e année - N° 27 (Avril 1922)
[Date de publication : avril 1922 - Couverture : Imprimée en noir sur papier vert, avec encadrement (Année, Numéro, Date, Titre, Sous-Titre et Périodicité, Prix, Adresse) - 2e de couverture : Titre, Périodicité ("Revue paraissant une fois par mois excepté en Août et Septembre"), Adresse, Prix du numéro et abonnement, Directeurs, Mention ("MM. les Directeurs reçoivent les Samedis, après 20 h 30"), Sommaire - 3e de couverture : Dépôts ("RYTHME ET SYNTHÈSE est en vente : / aux "Amis des Livres" (Mlle Adrienne Monnier), 7, Rue de l'Odéon ; et chez Bénard, aux galeries de l'Odéon ; / Crès, 108, Boulevard St Germain." ; / Picart, 59, Boulevard St-Michel ; / Rey, 8, Boulevard des Italiens"), Mention ("Prière d'adresser les mandats ou chèques postaux à Mme Paul Jamati, 15bis, rue Amélie, Paris VIIe.") - 4e de couverture : Éditions Rythme et Synthèse (Adresse ; Vient de paraître : Gaston Moreilhon : Au pays des guignols et des marionnettes / I. La Vision du Petit Homme / Poème / 1 vol. in-18, Prix : 3 fr. // Paul Jamati : Le vent de guerre / Poème symphonique / Précédé d'une Préface et suivi de deux études / 1921 / 1 vol. in-16 jésus, Prix : 3 fr.) Haut de Page [145] : En-Tête (Année, Date, Numéro, Titre, Périodicité) - Bas de Page 168 : Gérant, Imprimeur - Pagination : 24 pages]
Sommaire
Daru : La Nature du Soleil, poème [daté "1830" - en note : "Extrait du volume à paraître, de M. C. Fusil : Lectures Scientifiques en vers. Il semble que, dans ce fragment, Daru se soit surtout inspiré des travaux de Herschel sur les taches du soleil (1795) ; il cite d'ailleurs, à l'appui de son poème, un important extrait du Traité élémentaire de Physique de Biot, qui les résume et dont il suit minutieusement l'exposé." - extrait de L'Astronomie (1830), V.] (p. [145]-146)
C. Fusil : Lucrèce, étude (p. [147]-149)
Tristan Rémy : Poèmes : I. Drame (p. [150]) ; II. Quai Valmy (p. 151), poèmes en vers libres (p. [150]-151)
Marcel Batilliat : Survivre (prélude), récit (p. [152]-157)
Costi Palamas : Le pays où l'on ne meurt pas, poème [en note : "M. Costi Palamas, - qui naquit en 1859 et que ses compatriotes considèrent comme leur plus grand poète actuel d'inspiration philosophique, - est l'un des premiers qui ait écrit dans la langue moderne, la seule vraiment vivante. Une traduction française de ses œuvres est en préparation." -  extrait du volume : Les Autels, et traduit du grec par T. M. Mustoxidi] (p. [158]-160)
CHRONIQUES
Paul Jamati : Poèmes [La Vision du Petit Homme (Au Pays des Guignols et des Marionnettes, I), par Gaston Moreilhon, Paris, 1922, Éditions Rythme et Synthèse], compte rendu (p. [161]-163)
Gabriel Brunet : Romans [Lettres à Sixtine, par Remy de Gourmont, Paris, 1921, Mercure de France], compte rendu (p. 163-165)
Georges Jamati : Théâtre [Comédie des Champs-Elysées (La Chimère). - Danses dans le silence], compte rendu (p. 165-168)
G[eorges]. J[amati]. : Note [sur la disparition de Pierre d'Alheim], note (p. 168)

dimanche 28 janvier 2018

LA BATAILLE LITTÉRAIRE (4e année) N° 2 - 25 FÉVRIER 1922

LA BATAILLE LITTÉRAIRE
IVe année - N° 2 (25 février 1922)
[Date de publication : 25 février 1922 - Couverture [imprimée en noir] : Année de publication, Numéro, Année, Date, Titre, Illustration (A. Blandin), Périodicité - 2e de couverture [imprimée en noir] : Titre, Sous-Titre et Périodicité, Abonnements, Directeurs, Secrétaire-Administrateur, Adresse, Mention ("Adresser la correspondance, les manuscrits, livres et revues, au siège de la Revue : Chaussée de Waterloo, 477, Bruxelles."), Sommaire - 3e de couverture [imprimée en noir] : Encarts publicitaires (Vin tonique GRIPEKOVEN ; Sirop GRIPEKOVEN) - 4e de couverture [imprimée en noir] : Encart ("Revue Mensuelle : SIGNAUX de France et de Belgique / Comité de rédaction : André de Ridder, Franz Hellens, André Salmon, Paul-Gustave Van Hecke / Direction pour la France : André Salmon (6, rue Joseph-Bara, 6, Paris VIe) / Direction pour la Belgique : Franz Hellens (1385, Chaussée de Waterloo, Uccle (Bruxelles)") ; Encart publicitaire (Institut Philotechnique) ; Abonnements pour 1922, Prix du numéro, Imprimeur  - En-tête Page 25 : Titre, Illustration, Date - Pagination : 24 pages] 
Sommaire
Gaston Heux Aménités à M. Henri Vandeputte, polémique [en épigraphe : "Oh ! qu'en termes galants ces choses-là sont mises."] (p. 25-27)
Pascal Pia : Billet à D'Orbaix et Vandeputte, lettre (p. 27-28)
D.-J. D['Orbaix]. : En Marge, réponse aux deux textes précédents (p. 29)
Pierre Broodcoorens : Des Précurseurs aux Contemporains (Réflexions critiques sur l'évolution des Lettres belges), étude [en note : "Conférence donnée au Cercle des Sociétés populaires de Verviers, le jeudi 19 janvier 1922." - à suivre] (p. 29-34)
Albert Gleizes : Perle, poème en vers libres [daté "New-York, 1916"] (p. 35-36)
Arthur de Rudder Écrit sur des Tableaux : Le couronnement de la Vierge, de Fra Angelico ; L'extase, de Fra Giovanni de Fiesole (Musée du Louvre) (p. 37) ; Le Calvaire, de Paul Véronèse (Musée du Louvre) (p. 37-38), poèmes en prose (p. 37-38)
Pierre Flouquet : [sans titre], bois gravé (p. 38)
Emmanuel Lochac : Tercets, poèmes (p. 39)
Pierre Bourgeois : Plaidoyer pour la plastique, étude (p. 40-42)
Robert Goffin : Watford, poème en vers libres [Extrait de Jazz-Band, volume à paraître] (p. 42-43)
PROJET D'ANTHOLOGIE 
Henri Hertz : Les encoches, poème en vers libres [A Em. H. - extrait de Lieux communs] (p. 44-45)
Robert Maurice : La confiance de l'automne, poème [daté "octobre 1921" - extrait de Feuilles libres] (p. 45-[46])
Pierre Flouquet : [sans titre], bois gravé (p. [46])
*** : Notes et opinions [Sur la critique. - (reproduction d'un article de Franz Hellens paru dans Signaux de France et de Belgique) ; Sur le salon des Indépendants. - (reproduction d'un article de Waldemar George paru dans Le Monde Nouveau) ; Sur les prix littéraires. - Dans une judicieuse et alerte chronique de La Renaissance, Georges Lecomte a montré combien peu sont à plaindre "les jeunes" d'aujourd'hui... ; Ne hurlez pas !. - Le prix triennal de littérature dramatique a été décerné, contre Crommelynck, à Mlle Marguerite Duterme, pour une pièce qui est sans doute un chef-d'oeuvre, mais dont le jury est seul à savoir le titre... ; Le Théâtre sort du marasme. M. Jules Delacre bâtit sur un marais... ; Le Thyrse compte bien soixante lecteurs qui s'intéressent à l'Académie... ; Sur la proposition de M. Fabrice Polderman, M. le ministre des Sciences et des Arts vient d'allouer au Comité Devos un subside important qui parfera la somme nécessaire à l'érection du mémorial... ; La Bataille Musicale. - (Georges Monier + E. L. E. Mesens + Aug. L. Bayens + Glen, Albert, Claus, Vets) compositeurs x (Evelyne Brélia, cantatrice + Josée Evrard, pianiste + Un quatuor d'instruments à vent) = audition d’œuvres d'avant-garde, le vendredi 10 mars, à 8 1/2 heures du soir, en la salle de l'Union Coloniale, rue de Stassart... ; Livres reçus. - (liste)], notes (p. 47-48)

vendredi 19 janvier 2018

RYTHME ET SYNTHÈSE (3e année) N° 21 - OCTOBRE 1921

RYTHME ET SYNTHÈSE
3e année - N° 21 (Octobre 1921)
[Date de publication : octobre 1921 - Couverture : Imprimée en noir sur papier vert, avec encadrement (Année, Numéro, Date, Titre, Sous-Titre et Périodicité, Prix, Adresse) - 2e de couverture : Titre, Périodicité ("Revue paraissant une fois par mois excepté en Août et Septembre"), Adresse, Prix du numéro et abonnement, Directeurs, Mention ("MM. les Directeurs reçoivent les Samedis, après 20 h 30"), Sommaire - 3e de couverture : Dépôts ("RYTHME ET SYNTHÈSE est en vente : / aux "Amis des Livres" (Mlle Adrienne Monnier), 7, Rue de l'Odéon ; et chez Bénard, aux galeries de l'Odéon ; / Crès, 108, Boulevard St Germain." ; / Picart, 59, Boulevard St-Michel ; / Rey, 8, Boulevard des Italiens"), Mention ("Prière d'adresser les mandats ou chèques postaux à Mme Paul Jamati, 15bis, rue Amélie, Paris VIIe.") - 4e de couverture : muette Haut de Page [1] : En-Tête (Année, Date, Numéro, Titre, Périodicité) - Bas de Page 24 : Gérant, Imprimeur - Pagination : 24 pages]
Sommaire
Voltaire : Épître sur la Philosophie de Newton, poème [A Madame la Marquise de Chastelet - daté "1736" - en note : "Rythme et Synthèse se propose de publier, en tête de chacun des numéros de sa 3e année, un poème d'un des précurseurs de la Poésie Scientifique et Cosmique moderne. Ces poèmes seront extraits du volume à paraître de M. C. Fusil : Lectures Scientifiques en vers. L'Épître sur la Philosophie de Newton représente l'un des premiers essais tentés dans ce sens au XVIIIe siècle, après les œuvres de Houdart de la Motte. On y trouve l'écho des principaux thèmes scientifiques de Newton : attraction universelle, décomposition de la lumière blanche, théorie des marées, théorie des comètes, phases et mouvements de la lune, aplatissement des pôles, précession des équinoxes." - Imprimé en 1738 en tête des Eléments de Philosophie de Newton] (p. [1]-2)
Alexis de Holstein : Les théories de M. Einstein : Le principe de relativité, étude [A suivre] (p. [3]-9)
Paul Jamati : Naissance (Fragment d'un Poème Symphonique), poème (p. [10]-11)
Gabriel Brunet : Les bases de la poésie baudelairienne, étude [en note : "Les pages qui suivent représentent un fragment d'une étude d'ensemble sur Baudelaire."] (p. [12]-18)
Georges Hain : La Prière à Perséphone, poème en vers libres (p. [19])
CHRONIQUES
Georges Jamati : Art [Exposition d'art polonais (Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts) - (p. [20]-21) ; Exposition Mathurin Méheut (Musée des Arts décoratifs) - (p. 21-22)], comptes rendus (p. [20]-22)
Noël Bureau : Éditions d'art [à propos des illustrations de Lucien Boucher], compte rendu (p. 22-23)
Paul Jamati : Les Revues [La Revue de l’Époque mérite son titre. Elle reflète les tendances les plus certaines de la littérature d'avant-garde sans en rendre confuse la vision par le désordre d'un éclectisme mal éclairé. Elle recherche moins les œuvres décisives et achevées que les essais lourds de futur. D'ailleurs, une cohésion s'établit entre les éléments qui la composent, et bientôt des directives d'ensemble pourront, sinon s'élaborer en manifeste, du moins se dégager des rapprochements imposés par la lecture mensuelle. / Les Cent Versets d'Initiation au lyrisme moderne dans tous les Arts, que M. Canudo y a donnés de Février à Mai dernier, apportent à ce point de vue une contribution d'une incontestable valeur... - A suivre], chronique (p. 23-24)

mercredi 17 janvier 2018

LA BATAILLE LITTÉRAIRE (4e année) N° 1 - 25 JANVIER 1922

LA BATAILLE LITTÉRAIRE
IVe année - N° 1 (25 janvier 1922)
[Date de publication : 25 janvier 1922 - Couverture [imprimée en noir] : Année de publication, Numéro, Année, Date, Titre, Illustration (A. Blandin), Périodicité - 2e de couverture [imprimée en noir] : Titre, Sous-Titre et Périodicité, Abonnements, Directeurs, Secrétaire-Administrateur, Adresse, Mention ("Adresser la correspondance, les manuscrits, livres et revues, au siège de la Revue : Chaussée de Waterloo, 477, Bruxelles."), Sommaire - 3e de couverture [imprimée en noir] : Encarts publicitaires (Vin tonique GRIPEKOVEN ; Sirop GRIPEKOVEN) - 4e de couverture [imprimée en noir] : Encart ("Revue Mensuelle : SIGNAUX de France et de Belgique / Comité de rédaction : André de Ridder, Franz Hellens, André Salmon, Paul-Gustave Van Hecke / Direction pour la France : André Salmon (6, rue Joseph-Bara, 6, Paris VIe) / Direction pour la Belgique : Franz Hellens (1385, Chaussée de Waterloo, Uccle (Bruxelles)") ; Encart publicitaire (Institut Philotechnique) ; Abonnements pour 1922, Prix du numéro, Imprimeur  - En-tête Page 1 : Année de publication, Numéro, Année, Date, Titre, Sous-Titre - Pagination : 24 pages] 
Sommaire
Henri Vandeputte D'Orbaix a raison, étude [en épigraphe, citations de Montesquieu : "Un homme qui écrit bien n'écrit pas comme on écrit, mais comme il écrit : et c'est souvent en parlant mal qu'il parle bien." ; de St-Evremont : "Comme il y a de bonnes viandes qui affadissent le cœur, il y a un mérite fade, et des personnes qui dégoûtent avec des qualités bonnes et estimables."] (p. 1-3)
D.-J. d'Orbaix : Billet à Henri Vandeputte, lettre (p. 3-4)
Charles Anciaux : Poèmes en prose : Visite (p. 4-5) ; L'indifférent (p. 5) ; C'est de l'amour encore (p. 6), poèmes en prose (p. 4-6)
Hubert Krains : Aux champs, récit [daté "5-7 septembre 1916"] (p. 6-7)
Edmond Vandercammen : Désirs d'hiver (p. 8) ; A ma douleur [A Em. Mambour] (p. 9), poèmes en vers libres (p. 8-9)
D.-J. d'Orbaix Leçon, poème en vers libres [A Henri Vandeputte] (p. 9-10)
André Blandin : De la Besace et sur Léon Donnay, son auteur, compte rendu (p. 10-11)
Léon Donnay : Simmetry [To the honourable painter A. Donnay] (p. 11-12) ; Les expiateurs [en épigraphe : "Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front. (Ecriture)"] (p. 12-13) ; Piteuse défense (p. 13-14) ; Sauvetage (p. 14-16), poèmes en prose [datés "Bruges, 1921"] (p. 11-16)
PROJET D'ANTHOLOGIE 
Léon ChenoyUne rose, poème en vers libres [extrait de Poèmes vers une Clarté] (p. 17)
Melot du Dy : N'était..., poème [extrait de Myhtologies] (p. 18)
Pierre Bourgeois : Art poétique, poème en vers libres [extrait de La Foi du Doute] (p. 18-19)
Paul Neuhuys : Cinéma, poème en vers libres [extrait de Le Canari et la Cerise] (p. 19-20)
LE MOIS ARTISTIQUE ET LITTÉRAIRE
D.-J. D['Orbaix]. : Hubert Krains, étude (p. 21)
Jean Laenen : Sur Jacob Smits, l'Ermite d'Achterbosch [exposition Jacob Smits à la Salle Giroux (21 janvier - 2 février)], compte rendu (p. 21-22)
D.-J. D['Orbaix]. : Les Revues [Ce n'est pas l'intention, c'est la place qui manque le plus... La Bataille littéraire voudrait consacrer tous les deux mois au moins, une rubrique raisonnée aux revues essentielles. En attendant que ce projet prenne corps, avec d'autres, tenons-nous-en aux aperçus qu'on improvise, avant les accusés de réception confraternels. ; La Vie des Lettres paraîtra six fois cette année. Son dernier numéro nous offre du Cocteau assagi, du Gleizes perpétuellement inquiet de Renaissance, du Cassou plus spirituel qu'original, du Goll qui crépite loin du tourment de l'Unité. Nicolas Beauduin continue la publication sur trois plans de l'Homme cosmogonique. Je dirai bien un jour ce que je pense de l'Inconnu sur les Villes, de Marcello-Fabri ; et ce sera pour apporter autre chose, je crois, que cet éloge de M. René Ghil, qui prend prétexte de ce livre pour écrire un poème en charabia de génie. ; La Revue de l'Époque (janvier) donne un article de tête de son Directeur qui nous et se demande : "Sommes-nous en décadence ?"... ; Le Monde nouveau paraît de quinzaine en quinzaine. Une collaboration assez mêlée. Henri Hertz y fait supérieurement de... la politique étrangère... ; Les Écrits nouveaux rassemblent des bouquets choisis... ; Les Humbles se contentent de petits cahiers très sympathiques où MM. Le Révérend, J.-M. Thomas, Maurice Wullens montrent un talent certain. Promenoir, de Lyon à Bruxelles, ne s'est plus offert à notre flânerie inquiète depuis l'été. Ça ira a fait de belles funérailles à "Dada", mais nous savons bien que les croque-morts sont tous nés dadaïstes. Les Signaux s'attestent avec Odilon-Jean Périer, Maurice-Martin du Gard, Jean Marquet, Pascal Pia, Franz Hellens, comme une des revues d'avant-garde où les promesses se réalisent. ; Les Feuilles libres publient, entre autres bonnes pages, un article d'un critique de race : René-Marie Hermant, qui traite du "Roman moderne". ; Citons encore la Vie intellectuelle, où le roman de Van Offel : La Terreur fauve est assez malencontreusement découpé ; La Vie et les chroniques de Gaston Sauvebois ; Cosmopolis, la grande revue de Gomez Carrillo ; Tableros, aux couvertures savamment barbouillées ; Moderni-Revue, de Prague, très attentive au mouvement littéraire français ; Lumière qui est d'Anvers et se donne des allures de grand port ; La Renaissance d'Occident, qui a un coffre-fort ou peut-être une banque à elle ; Le Thyrse, qui paraît à l'heure dite comme un propriétaire qui sait les justes échéances ; La Nervie, que nous voyons de temps en temps ; Aurore, où comme partout, il y a à prendre et à laisser ; La Terre wallonne, qui ouvre une enquête sur l'Académie ; il n'y a rien là qui nous fasse pitié. ; Enfin, la Lanterne sourde, illustrée par Massonet... ; J'allais oublier le Lien qui forme de petites gerbes à Hasselt... ; M. Pierre Legrand écrit dans Gemmes d'Art (janvier) : "De Belgique, ce mois-ci, m'est venue la lumière, entendez cette lueur d'année qui soudain troue l'opacité nocturne où nous plonge la lecture indigeste de centaines de pages imprimées. La diane me fut donnée par la Bataille littéraire."... ; La revue Les Tablettes, Saint-Raphaël (Var), organise un Congrès des Lettres qui se tiendra en avril prochain sur la Côte d'Azur. Cette manifestation s'accompagnera d'un "Salon national de Littérature", de festivités, etc..."], chronique (p. 22-24)
Albert Bailly : Notes [La Mélancolie de son Bonheur, roman par Michel Féline (éditions Sansot). - On n'a pas assez parlé du roman de M. Michel Féline. Il serait regrettable que cette belle oeuvre échappât à l'attention des lettrés. L'on y trouve, en effet, un joli lot d'images neuves et de pénétrants coups de sonde dans le cœur humain. Ces pages, frémissantes de lyrisme contenu, s'accommodent du rythme, parfois trop travaillé, d'une langue souple et d'une richesse savamment modérée. C'est le roman simple - et si sensible - d'une petite dactylo et d'un jeune peintre. Point de sentimentalisme excessif, toutefois, sauf peut-être dans le dénouement qui verse dans la romance. Détachons quelques pensées : (...) Ce livre est plein de vibration d'âme et sa mélancolie est très douce, très pure..." ; La Députation permanente du Brabant a alloué les prix et primes d'encouragement à la littérature pour l'année 1921 ; notre ami et collaborateur Horace Van Offel, obtient au concours annuel un prix de 3.000 francs pour son oeuvre Contes brabançons... ; L’Équerre, société coopérative d'édition et de propagande intellectuelles a pour objet principal la publication d'oeuvres personnelles ou collectives dues à ses membres effectifs...], notes (p. 24)

RYTHME ET SYNTHÈSE (2e année) N° 20 - JUILLET 1921

RYTHME ET SYNTHÈSE
2e année - N° 20 (Juillet 1921)
[Date de publication : juillet 1921 - Couverture : Imprimée en noir sur papier vert, avec encadrement (Année, Numéro, Date, Titre, Sous-Titre et Périodicité, Prix, Adresse) - 2e de couverture : Titre, Périodicité ("Revue paraissant une fois par mois excepté en Août et Septembre"), Adresse, Prix du numéro et abonnement, Directeurs, Mention ("MM. les Directeurs reçoivent les Samedis, après 20 h 30"), Sommaire - 3e de couverture : Dépôts ("RYTHME ET SYNTHÈSE est en vente : / aux "Amis des Livres" (Mlle Adrienne Monnier), 7, Rue de l'Odéon ; et chez Bénard, aux galeries de l'Odéon ; / Crès, 108, Boulevard St Germain." ; / Picart, 59, Boulevard St-Michel ; / Rey, 8, Boulevard des Italiens"), Mention ("Prière d'adresser les mandats ou chèques postaux à Mme Paul Jamati, 15bis, rue Amélie, Paris VIIe.") - 4e de couverture : muette Haut de Page [217] : En-Tête (Année, Date, Numéro, Titre, Périodicité) - Bas de Page 240 : Gérant, Imprimeur - Pagination : 24 pages]
Sommaire
Gaston Moreilhon : Glose bouddhique occidentale, poème en vers libres (p. [217]-219)
Georges Jamati : Considérations esthétiques, étude [en note : "Cf. Rythme et Synthèse, n° 1 (novembre 1919), n° 3 (janvier 1920), n° 6 (avril 1920), n° 9 (juillet 1920) et n° 14 (janvier 1921)"] (p. [220]-228)
Noël Bureau : La Nécropole et la Fête sont au cœur de la Ville, poème en prose [daté "Cimetière Montmartre - Place Clichy / Novembre 1920"] (p. [229]-230)
CHRONIQUES
Paul Jamati : Poèmes [Les Fêtes dispersées, par Georges Périn, Paris, 1921, Editions de la Phalange], compte rendu (p. [231]-234)
Gabriel Brunet : Romans [La Chanson de Naples, par Eugène Montfort, Paris, 1921, Flammarion, éditeur - (p. 234-235) ; L'ouragan, par Florian Parmentier, Paris, 1921, Editions du Fauconnier - (p. 235-236)], comptes rendus (p. 234-236)
Georges Hain : Théâtre [Maison de l'Œuvre. - Le Pêcheur d'Ombres, pièce en quatre actes de M. Jean Sarment], compte rendu (p. 236-237)
Georges Jamati : Art [Salon de la Société nationale des Beaux-Arts.], compte rendu (p. 237-240)
La Direction : Note [L'abondance des matières nous oblige à remettre au prochain numéro (Octobre 1921) l'insertion de la chronique "Les Revues" de M. Paul Jamati.], note (p. 240)

dimanche 14 janvier 2018

LA BATAILLE LITTÉRAIRE (3e année) N° 12 - DÉCEMBRE 1921

LA BATAILLE LITTÉRAIRE
IIIe année - N° 12 (Décembre 1921)
[Date de publication : Décembre 1921 - Couverture [imprimée en noir] : Année de publication, Numéro, Année, Date, Titre, Illustration (A. Blandin), Périodicité - 2e de couverture [imprimée en noir] : Titre, Sous-Titre et Périodicité, Abonnements, Directeurs, Secrétaire-Administrateur, Adresse, Mention ("Adresser la correspondance, les manuscrits, livres et revues, au siège de la Revue : Chaussée de Waterloo, 477, Bruxelles."), Sommaire - 3e de couverture [imprimée en noir] : Encarts publicitaires (Vin tonique GRIPEKOVEN ; Sirop GRIPEKOVEN) - 4e de couverture [imprimée en noir] : Encart ("Revue Mensuelle : SIGNAUX de France et de Belgique / Comité de rédaction : André de Ridder, Franz Hellens, André Salmon, Paul-Gustave Van Hecke / Direction pour la France : André Salmon (6, rue Joseph-Bara, 6, Paris VIe) / Direction pour la Belgique : Franz Hellens (1385, Chaussée de Waterloo, Uccle (Bruxelles)") ; Encart publicitaire (Institut Philotechnique) ; Abonnements pour 1921, Prix du numéro, Imprimeur  - En-tête Page 241 : Année de publication, Numéro, Année, Date, Titre, Sous-Titre - Pagination : 20 pages] 
Sommaire
D.-J. d'Orbaix Aux poètes d'aujourd'hui, étude (p. 241-243)
Albert Mockel : Banalités indiscrètes : La pauvre, poème en prose (p. 243-244)
Henri Vandeputte : Riviéra, poème en vers libres (p. 244)
Nicolas Beauduin : Poème sur 3 plans, poème (p. 245)
Constant Burniaux : Trois pages : Sensation ; Envie, poèmes en prose (p. 246) ; Air arythmique, poème (p. 246-247), poèmes (p. 246-247)
N. de Solpray Dans le salon qu'éclaire à peine..., poème (p. 247-248)
Alfred Dupont : Les doux chemins vers la révolte : Première communion, récit (p. 248-250)
Marcel Wyseur : Vieux ponts [A Paul-Auguste Masui-Castrique] ; Automne (p. 251) ; La Place du bourg (p. 252), poèmes [datés "Bruges, 1921"] (p. 251-252)
D.-J. d'Orbaix : Départ, poème en vers libres (p. 252-253)
La Bataille Littéraire : A nos abonnés et lecteurs, annonce ["Nous prions nos abonnés de réserver bon accueil à la quittance qui leur sera très prochainement présentée par les soins de la Poste. - Le prix de l'abonnement ordinaire reste fixé à 12 francs pour l'année 1922. Que tous nos lecteurs continuent à soutenir notre effort, c'est la récompense immédiate à laquelle aspire LA BATAILLE LITTÉRAIRE."] (p. 253)
Gondouin : Silhouette de femme, dessin (p. 254)
LE MOIS ARTISTIQUE ET LITTÉRAIRE
Louis Piérard : Les nouveaux livres : Duhamel conteur [Les Hommes abandonnés (Ed. Mercure de France, Paris)], compte rendu (p. 255)
Albert Bailly : Les Arts : Visite d'atelier [Georges Vandevoorde] (p. 256)
A[lbert]. B[ailly]. : Notes [La Revue Les Tablettes fera paraître bientôt dans sa collection d'éditions d'art Le Clapier de Georges Lamy. Ce sont des "sarcasmes attardés sur la Butte" et qui semblent vouloir en finir avec la légende de Montmartre... Ces quelques lignes l'indiquent avec une truculence très... montmartroise... ; A paru en décembre aux éditions de la "Renaissance d'Occident", les Dits de la Mort et du Vivant, six petits dialogues moins imaginaires qu'il ne semble par Julien Flament... ; Paraîtra le 16 février prochain à la Société Littéraire de France : Dictionnaire ajoutez un adjectif en ique magnifiquement imprimé par J. E. Busschmann... ; Entendu, après une représentation du Cocu magnifique : ...], notes (p. 257)
*** : Table des matières (p. 258-260)

RYTHME ET SYNTHÈSE (2e année) N° 18 - MAI 1921

RYTHME ET SYNTHÈSE
2e année - N° 18 (Mai 1921)
[Date de publication : mai 1921 - Couverture : Imprimée en noir sur papier vert, avec encadrement (Année, Numéro, Date, Titre, Sous-Titre et Périodicité, Prix, Adresse) - 2e de couverture : Titre, Périodicité ("Revue paraissant une fois par mois excepté en Août et Septembre"), Adresse, Prix du numéro et abonnement, Directeurs, Mention ("MM. les Directeurs reçoivent les Samedis, après 20 h 30"), Sommaire - 3e de couverture : Dépôts ("RYTHME ET SYNTHÈSE est en vente : / aux "Amis des Livres" (Mlle Adrienne Monnier), 7, Rue de l'Odéon ; et chez Bénard, aux galeries de l'Odéon ; / Crès, 108, Boulevard St Germain." ; / Picart, 59, Boulevard St-Michel ; / Rey, 8, Boulevard des Italiens"), Mention ("Prière d'adresser les mandats ou chèques postaux à Mme Paul Jamati, 15bis, rue Amélie, Paris VIIe.") - 4e de couverture : muette Haut de Page [169] : En-Tête (Année, Date, Numéro, Titre, Périodicité) - Bas de Page 192 : Gérant, Imprimeur - Pagination : 24 pages]
Sommaire
Sibe Milicic : La nuit étoilée (fragments d'un poème symphonique, traduits du serbe), poème [en note : "Ces poèmes sont extraits du Livre de la Joie, paru en 1920 à Belgrade. Leur auteur, M. Sibe Milicic, est le promoteur en Serbie de la Poésie Cosmique."] (p. [169]-173)
Théodore Mavroïdi Mustoxidi : Deux problèmes de l'Esthétique (suite et fin), étude [en note : "Rythme et Synthèse, n° 17, Avril 1921, page 145." ; en note de la dernière page : "ERRATUM. - N° 17 de Rythme et Synthèse, page 152, ligne 37 ; au lieu de : puissance esthétique, lire : jouissance esthétique."] (p. [174]-182)
Émile Cottinet : Les Voyants : Arthur Rimbaud (d'après son œuvre et le portrait de Fantin-Latour) [en épigraphe, citation des Illuminations de Rimbaud : "Ce ne peut être que la fin du Monde, en avançant..."] (p. [183]) ; Dostoïewsky (p. 184), sonnets (p. [183]-184)
CHRONIQUES
Alexis de Holstein, Paul Jamati : Poèmes [Une antienne de la Terre, par Francis Thompson, poème traduit de l'anglais par Auguste Morel, Paris, 1920, Collection des Amis des Livres - (p. [185]-186) - signé Alexis de Holstein ; Tentations, par André Spire, Paris, 1920, Camille Bloch, éditeur - (p. 186-187) - signé Paul Jamati], comptes rendus (p. [185]-187)
Georges Jamati : Théâtre [Comédie Montaigne. - Le Simoun, 13 tableaux de M. H. R. Lenormand], compte rendu (p. 187-191)
Georges Jamati : Arts [Les Expositions. - Maximilien Luce (Galerie L. Dru) ; Mlle Yvonne Sjoestedt (Galerie Sauvage) ; Memento. - Galerie du Luxembourg. - Exposition des œuvres de M. Phocas Fokkens ; Galerie Bernheim-Jeune et Cie. - Exposition de M. Eustache Stoënesco ; Galerie Bourgeat et Cie. - Exposition de M. Charley Toorop], comptes rendus (p. 191-192)
Georges Jamati : Notes [La Nouvelle Revue Française n'est pas contente. M. Jacques Rivière, dans le numéro du 1er avril 1921, accuse M. Eugène Montfort de ne pas savoir lire le français. Il paraît que M. Roger Allard ne nous a jamais couverts de fleurs. Nous nous en doutions un peu, ou plutôt nous pensions qu'il s'agissait de quelques fleurs artificielles masquant une pelote d'épingles. / Une remarque cependant s'impose : nous croyons nous souvenir que, pour formuler une supposition qui ne s'est pas réalisée, on emploie le conditionnel et le plus-que-parfait de l'indicatif, que l'on écrit, par exemple, non pas : "si ces quelques mots ont suffi à les (les rédacteurs de Rythme et Synthèse) acheter, nous pouvons nous vanter de les avoir eus à bon marché", mais : "si ces quelques mots avaient suffi à les acheter, nous pourrions nous vanter de les avoir eus à bon marché." / M. Jacques Rivière, quoiqu'il ait la prétention d'enseigner le français à M. Montfort, a-t-il oublié les principes de la grammaire dans la fréquentation des dadaïstes ? Car, n'est-ce pas ? il est impossible de supposer qu'on ait voulu nous éprouver par des phrases à double entente. La Nouvelle Revue Française n'est pas comme le bellâtre fanfaron qui, lorsqu'il se voit éconduit, se venge en affectant d'être importuné par les avances de celle qui l'a dédaigné. Quoi qu'il en soit, passons l'éponge et abandonnons M. Jacques Rivière aux griffes de MM. Louis Aragon et André Breton.], note (p. 192)

ALEXANDRE MERCEREAU, LA VIE ET LES PSEUDO-UNANIMISTES

Il y a bien longtemps que je n'avais pas mis en ligne la réponse d'un animateur de petites revues à l'enquête de Maurice Caillard et Charles Forot sur les revues d'avant-garde. La contribution d'Alexandre Mercereau (1884-1945) est lapidaire, mais mérite néanmoins de figurer ici. D'abord, parce qu'il fut un acteur de premier plan - aujourd'hui trop méconnu - de la vie littéraire ; ensuite, parce qu'il revient - trop vite - sur un titre assez rare dont nous avons déjà détaillé les deux premiers numéros ; enfin, parce que Mercereau prend prétexte de sa réponse ou non réponse à l'enquête pour régler une nouvelle fois ses comptes avec les "disciples" de Jules Romains. On se rappelle en effet que Mercereau participa à l'aventure de l'Abbaye de Créteil (1907-1908) qui, en raison de difficultés financières et d'incompatibilités d'humeur entre certains abbés, tourna court ; Mercereau déplorait notamment l'influence de Jules Romains et de son unanimisme sur plusieurs de ses camarades (Arcos, Duhamel, Vildrac). Il reviendra sur les raisons de cet échec dans sa plaquette L'Abbaye et le bolchevisme (1922).
ALEXANDRE MERCEREAU
Je m'excuse de n'avoir pas répondu, malgré votre aimable insistance, à votre enquête sur les revues. Mais le travail surhumain qu'il me fallait faire pour mettre régulièrement debout, chaque semaine, 7 séances comme celles que j'organisai tout cet hiver, ne me permettait aucune espèce de fantaisie, même agréable, et je dus abandonner tout courrier qui ne se rapportait pas à mes soirées, ou qui n'avait pas un caractère de nécessité absolue.
Or qu'aurais-je pu dire sur la revue La Vie que je fondai avec J. Valmy-Baysse, H. Allorge, etc., qui intéressât le monde et la Ville ?
Dire que son seul poids sur la littérature fut un poids négatif et même maléfique, puisqu'elle fit se rencontrer là ceux qui devaient former le noyau des pires arrivistes de la génération, je veux dire les pseudo-Unanimistes, est-ce, était-ce bien utile ? Il faut alors peut-être louer le sort et le Caméléon (1) de m'avoir empêché de répondre, malgré ma bonne volonté.
(p. 169)
(1) Le Caméléon était un café puis cabaret littéraire créé en 1921 au 146 boulevard de Montparnasse, qui déménagea deux ans plus tard au 241 boulevard Raspail. Alexandre Mercereau y anima une université libre, sorte de "Sorbonne montparnassienne", qui proposait une conférence quotidienne.