[Titre : CARREFOUR - Sous-titre : Arts-Lettres / Revue d'Art et de Littérature - Dates de publication : quinze livraisons du 15 janvier 1931 (n° 1) à décembre 1932 (n° [7] de la deuxième année) - Périodicité : mensuelle (avec plusieurs livraisons bimestrielles)- Lieu de publication : Flémalle-Haute (Belgique)- Format : 155 x 255 mm - Couverture : Couverture illustrée imprimée en bleu ou noir sur papier blanc ou de couleur - Pagination : de 16 à 40 pages (pagination suivie) - Prix et abonnements : Le numéro = 3 frs ; Abonnement annuel (Belgique) = 25 frs, Abonnement annuel (autres pays) = 7 belgas - Directeur : Jean-Louis Vandermaesen - Rédacteurs en chef (jusqu'au n° [8] de la première année, décembre 1931) : Berthe Bolsée, Victor Schmitt - Secrétaires de rédaction : Marcel Martin, seul (jusqu’au n° [8] de la première année, décembre 1931), puis Marcel Martin et Marcel Neujean (à partir du n° 1 de la deuxième année, janvier 1932) - Comité directeur (à partir du n° 1 de la deuxième année, janvier 1932) : Willy Put (Bruxelles) [jusqu’au n° 3 d’avril 1932], Raymond Offner (France), Léo A. Levesque (Amérique latine), Jean Roussel (Afrique du Nord) - Collaborateurs (liste exhaustive) : Marcel Angenot, Armand Bernier, Berthe Bolsée, Pierre Bourgeois, Constant Burniaux, François Cops, Louis Dantin, Max Deauville, Rosaire Dion (puis Rosaire Dion-Levesque), J.-J. Donnay, Marcel Fabry, Florian Parmentier, Maximilien Gauthier, Constant de Horion, Ed. Klutz, Alice Lemieux, Albert Lentin, A. Lousberg, Luciane, René-Antoine Maréchal, Marcel Martin, Joseph Mercier, Raymond Offner, Émile Parent, Henri-Jacques Proumen, Willy Put, Maurice Quoilin, Ram, Jean Roussel, Simone Routier, Victor Schmitt, Jean-Louis Vandermaesen, Vejiel - Adresse : 13, rue Omer Maisin, à Flémalle-Haute (Belgique) - Imprimeur : Imprimerie A. Genard, 17 rue Colard-Trouillet, Seraing (Belgique)]
CARREFOURN° 1 (15 janvier 1931)
[Date de publication : 15 janvier 1931 - Couverture : Illustrée et imprimée en noir sur papier gris ; Sous-titre, Titre, Numéro, Année, Date, Prix - 2e de couverture : Mention ("Sans but lucratif"), Titre, Sous-titre, Périodicité, Directeur, Rédacteurs en chef, Secrétaire de rédaction, Abonnements, Mentions ("Le groupe "CARREFOUR" reçoit tous les mardis de 19 à 22 heures. / Il sera rendu compte de tout ouvrage adressé au siège de la Revue. / Les manuscrits ne sont pas rendus. / Les auteurs sont seuls responsables de leurs articles. / Tous droits de traduction et de reproduction réservés. / Les correspondances en langues étrangères doivent être adressées à M. Martin, 1, rue de l'Industrie, Flémalle-Haute (Belgique)."), Sommaire - 3e de couverture : Encart publicitaire ("Papeterie Paquet-Schobben") - 4e de couverture : Encarts publicitaires (pour "L'Eglantine (Maison d'édition)" : Dernières nouveautés : livres de Albert Guislain, Georgette Ciselet, Emile Wasnair, René Meuran, Arthur Jauniaux, Henri de Man, Gaston-Denys Périer, Gustave Abel, Victor Ernest ; "Ecrivains et artistes de Belgique (plaquettes de luxe illustrées) : Louis Piérard, préface de Léon Legrave / Auguste Danse, par Constant Burniaux") - Bas de page [31] : Imprimeur - Page [32] : Encart publicitaire ("A la Providence : Meubles, confections hommes et dames, vélos, phonos, kodak") - Pagination : 32 pages]
Sommaire
La Rédaction : Avant-propos, éditorial (p. [1]-2)
Maximilien Gauthier : Le Soldat inconnu, récit [précédé d'une présentation signée Jean-Louis Vandermaesen : "Maximilien Gauthier, l'une des plus belles, l'une des plus nobles figures du monde artistique et littéraire, nous a fait l'honneur insigne de nous adresser les pages qu'on va lire. Elles sont extraites d'un roman auquel l'auteur vient de mettre le point final. / En d'autres occasions, nous avons dit ce que nous pensions de ce probe écrivain, de ce critique d'art de grand talent. Et certainement, nous fûmes en-dessous de ses mérites. Tant il est vrai que chacune de ses productions constitue un véritable chef-d'œuvre. (Citons : Albert Durer - Les Forces - La Vie d'un homme...) / Nous ne voudrions pas ressasser. Si nous avons jugé bon de faire précéder cet extrait d'une présentation sommaire de l'auteur, nous voulons croire que ce dernier ne verra en cela que le désir de lui marquer notre gratitude, et le lecteur, notre souci de répondre à sa confiance par la bonne teneur de notre publication." - en note : "D'un volume à paraître prochainement."] (p. 3-11)
Victor Schmitt : Moi (p. 12) ; Nous les gueux [à ceux qui triment] (p. 13-14), poèmes en vers libres (p. 12-14)
Marcel Angenot : Un comble, récit (p. 15)
Victor Schmitt : Au-delà des mots : L'homme et la bête, essai (p. 16-17)
Pierre Bourgeois : Notules cinématographiques, comptes rendus [de : Ballet mécanique de Fernand Léger ; Telle est la vie de Carl Sunghaus ; Turksib de Victor Alexandrovitch Tourine] (p. 18)
J[ean].-L[ouis]. Vandermaesen : Théâtre, chronique [à propos du "Rataillon", théâtre dirigé par Albert Lepage] (p. 19-20)
B[erthe]. Bolsée : Leurs toiles, comptes rendus [des expositions : Exposition Marie Howet, au Rez de Chaussée, place Xavier Neujean (p. 21) ; Louis-A. Moyano, au Cercle des Beaux-Arts (p. 21-22) ; Léon Defrecheux, au Cercle des Beaux-Arts (p. 22) ; Renée Prinz, Galerie d'art "La Meuse" (p. 22)] (p. 21-22)
J[ean].-L[ouis]. Vandermaesen : Les Revues, chronique [Europe clôture l'année avec un numéro que nous n'hésitons pas à qualifier de "sensationnel". Il est de plus une consolation... ; Le numéro 34 de Le Rouge et le Noir (17 décembre) vaudrait d'être entièrement commenté. La place nous manque malheureusement. Nous nous en voudrions pourtant de passer sous silence le bel article que P. Bergen consacre à "La Découverte de Bruxelles"... ; Autre événement littéraire, le fait que la majeure partie de ce que la Belgique compte de purs écrivains s'est réunie pour protester contre l'attitude du Gouvernement et des pouvoirs publics à l'égard des Lettres belges. / Déjà Le Soir, par la plume de Rency ; par ailleurs, Louis Piérard, nous avaient dit : "La grande pitié des Lettres belges"... ; Anthologie du numéro de novembre-décembre, nous retenons : de Constant de Horion, une bonne page sur "La Littérature et le centenaire"... ; Le numéro de novembre de La Revue mosane débute par un vigoureux article de Francis André...] (p. 23-24)
B[erthe]. Bolsée, J[ean].-L[ouis]. Vandermaesen : Les Livres, comptes rendus [de : Georges Linze, Vingt ans 1914 (p. 25-26) ; Constant Burniaux, Louis Piérard (p. 26) ; Marcel Angenot, Malines (p. 27-28) - signés J.-L. Vandermaesen ; René Meurant : Parole d'homme (p. 28-29) ; Auguste Danse (p. 30) - signés B. Bolsée ; Max Deauville, Jonas - non signé (p. [31])] (p. 25-[31])
Document
"Avant-Propos"
Une Revue meurt !... Une Revue naît !...
Avec cela que l'ordre primitif n'est pas maintenu et qu'il nous faut toujours regretter l'échec d'un généreux effort vers l'idéal.
Une Revue meurt !...
L'ostracisme officiel et l'inconsidération publique créent de tels obstacles à l'évolution spirituelle et font à une littérature - aussi prolifique que multiforme - la douloureuse carrière de l'insoumise.
Sans doute, y a-t-il en ceci la marque d'une déformation morale et le résultat de cette éternelle persécution faite aux choses de l'esprit. Mais nous songeons à la beauté du principe et au bienfait de l'action, comme aussi à l'inexpugnable intégrité du pur artiste, pour croire qu'il est une Cause, un Honneur et surtout une Psychologie de la REVUE.
Nous épousons cette Cause-là, fièrement, courageusement, avec le souci de prouver la vraie dignité du travail littéraire et la haute portée de l'œuvre d'art elle-même. Nous n'ignorons d'ailleurs pas les aléas d'une pareille entreprise.
Qu'importe le mal à souffrir, si nous savons devoir trouver un jour le consolant orgueil du bien accompli.
Et ainsi naît une REVUE :
CARREFOUR.
Emanation d'artistes, expression d'âmes, notre organe veut avant tout donner l'exemple d'une calme volonté d'être et de créer. Nous n'avons pas la prétention de nous ériger en censeurs, non plus que de laisser croire à une intention rénovatrice. Mais, considérant que des palabres diplomatiques ou des manifestations théâtrales d'amitié de peuple à peuple ne suffisent pas pour ramener la sérénité au cœur des hommes, et redoutant surtout cette nouvelle chambre de tortures vers laquelle l'égoïsme général pousse la civilisation actuelle, nous voudrions disculper d'un pareil acte rétrograde, une génération - la nôtre - prodigue de génie et fervente d'optimisme.
Nous vivons une époque époque extraordinaire. Les nations exténuées, aux écoutes de l'âge qui vient, tendent l'oreille comme à l'annonce d'un autre Messie. Du tréfonds de millions de poitrines, monte un cri, toujours le même, qui s'en vient mourir sur toutes les lèvres : PAIX... Mais il n'y a point de paix...
Il n'y a point de paix, parce que la fraternité humaine n'est possible que dans une parfaite communion de pensées, dans un même désir d'élévation intellectuelle et morale...
Un seul médiateur à ce grand mal : l'ART !... L'ART universel et humain, dont nous voudrions humblement faire admettre la loi de sa sagesse, la religion de sa beauté.
Rêve !... Utopie !... Eh !... non. Toute une émulation s'entend ici, merveilleuse et exceptionnelle. L'artiste n'a-t-il pas sa mission de rédempteur, son devoir d'élever jusqu'à l'apostolat une foi panthéiste et fraternelle ?...
Notre calme volonté !...
Créer !... Créer, c'est opposer à l'instinct frénétique de destruction, la résistance du mépris et la morale du sacrifice.
Nous voulons cela, très humblement, parce que très humbles et très indépendants.
Qu'ils viennent donc nous seconder de leur unité, de leur force pensive, ceux-là qui portent en eux un idéal commun au nôtre ; ceux-là qui croient trouver assez d'éloquence dans leurs œuvres, assez de promesses dans leur talent. Nous les dégagerons de l'inconnu et leur ouvrirons une voie vers l'avenir.
Chez nous, rien d'outré. La tolérance la plus large, pour permettre l'essor à toutes les possibilités. Il nous importe seulement de conserver le libre jeu du jugement et la loyauté de l'accueil.
C'est vers un humanisme sincère que convergeront toutes nos tentatives. Encore que notre littérature n'exclura rien des philosophies nouvelles et ne négligera point de toucher à chaque forme d'expression en matière d'Art. La manière qu'elle soit du poète, du musicien, du peintre ou du sculpteur possède son exclusivité précieuse et son intérêt unique dès qu'elle procède d'une âme inspirée et bonifie au monde la valeur de son mérite.
L'une ou l'autre atteignant son but nous comble et concourt au triomphe de nos causes - puisqu'il est permis de se dédoubler - : la première, la plus noble et la plus urgente : la PAIX humaine par le truchement de la Pensée ; la seconde, assez particulière il est vrai : la considération pour une littérature modeste et courageuse de REVUE par la publication de notre organe :
CARREFOUR !...
LA REDACTION.
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