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mercredi 27 mai 2020

LES CHIMÈRES N° 12[bis] - 15 AVRIL 1909

LES CHIMÈRES
N° 12[bis] (15 Avril 1909)
[Date de publication : 15 avril 1909 Couverture : Année, Numéro, Prix, Titre, Sous-titre, Périodicité, Sommaire, Dessin en forme de sceau, Éditeur, Adresse - 2e de couverture : Année, Numéro, Date, Prix, Titre, Sous-titre, Périodicité, Rédacteur en chef, Comité de rédaction, Administrateur, Abonnements, Adresse (rédaction & administration) - 3e de couverture : Encarts publicitaires ("Argus de la Presse" ; "Courrier de la Presse"), Imprimeur, Gérant - 4e de couverture : muette - 4 pages publicitaires jaunes, non numérotées, en tête de numéro : Page [a] (Le Spectateur / revue critique paraissant le 1er de chaque mois / Directeur : René-Martin Guelliot / [Sommaire du 1er Avril] / Le prix de l'abonnement fixé à 7 francs est réduit à 5 francs pour les abonnés des "Chimères" / [Éditeur] : Librairie Falque) ; Page [b] (Librairie Henri Falque / Dépositaire général des Chimères / [extrait du catalogue]) ; Page [c] (Pour paraître prochainement : / Léon-Claude Mercerot / "Dix Poètes..." / Adrien Bertrand, Émile Boissier, Henri Grach, Alfred Machard, Vincent Muselli, André Petit, Guy Robert du Costal, Louis Sureau, Xavier Thylda, Roger Vincent / Prix : un franc / Chez Falque, éditeur // Alfred Machard / "Frimousses" / Poèmes / Avec une préface en vers de Vincent Muselli) ; Page [d] (muette) - Pagination : 32 pages]
Sommaire
Le Comité : A nos lecteurs, éditorial (p. 205)
Gaston Guilleré : L'esprit de Jules Renard, étude (p. 206-210)
Xavier Thylda : Repentance, poème [A Monsieur l'Abbé L. Wintrebert - en épigraphe, citation de Saint-Augustin : "Inquietum est cor nostrum donec requiescat in Te."] (p. 211)
Félix Poli : Hyver, poème (p. 212)
Guy Robert du Costal Sonnet, poème [A Maurys Salaffa] (p. 213)
Louis Perris : Le Tombeau, poème [A Guy Robert du Costal - daté "Juillet 1908 : En souvenir d'une visite faite au Tombeau d'Armand Barbès à Fourton (Aude)."]  (p. 214)
Han Ryner : La Discrétion, essai [précédé des lignes de présentation suivantes : "Nous sommes heureux de donner la page finale d'un petit que notre collaborateur Han Ryner publiera dans quelques jours sous le titre : Le Subjectivisme et où il résume sa philosophie." - en note : "Le Subjectivisme. 1 vol. in-12 à 1 franc, chez Gastein-Serge, 17, rue Fontaine, à Paris."] (p. 215-216)
Vincent Muselli : Souvenir (p. 217) ; Les épiceries [A Alfred Machard] (p. 218), poèmes (p. 217-218)
Alfred Machard : Les orphelines, poème [Extrait de Frimousses, un volume en préparation] (p. 219-220)
Louis Sureau : A propos des danses d'Isadora Duncan, étude (p. 221-222)
Germain Jadis : Approche [A M. Albert Mockel] ; "Il me semble parfois que le ciel effaré..." [A Lucien Capet, hommage humble et reconnaissant" - en épigraphe, citation de Beethoven : "La vraie gloire des âmes héroïques ne se trouve que dans la souffrance."], poèmes (p. 223)
Jane Fériès : La topaze, poème (p. 224)
Albert Cruciani : Sonnet, poème (p. 225)
Germaine Gilbert : Désir, poème (p. 226)
André Petit : Inconnu (p. 227) ; L'orgueil de ne vouloir... (p. 228), poèmes (p. 227-228)
Guy Robert du Costal : Brise fade, poème (p. 229)
Xavier Thylda : Hymne, poème (p. 230)
Jean-Marc Bernard : A Louis Le Cardonnel, poème (p. 231)
Albert Fritz : Lassitude, poème [A Gérard d'Houville] (p. 232)
G[aston]. G[uilleré]. : Echo, note ["Le Journal trouve sans doute que la langue française ne possède pas assez de mots pour remplir les huit pages dont il s'enorgueillit quotidiennement, car il en invente. Quel mal à cela ? Qui songe à s'en étonner ? A qui fait des ministres, des académiciens et des cocottes, il est bien permis de faire aussi des mots...] (p. 233)
H[enri]. Grach, A[lfred]. Machard : Le mouvement littéraire [Les Revues. - Revue Hebdomadaire. - (n° 2 et 3) "Jean-Jacques Rousseau, aristocrate", par M. Jean Izoulet... ; Le dernier n° de la Revue Idéaliste vient de paraître. Plusieurs de nos collaborateurs y avaient trouvé l'hospitalité la plus accueillante. Fondée pour combattre la littérature pornographique elle meurt après trente ans de vaillant combat. ; Les Guêpes publient, de Fagus, de jolis vers, à la Française ! ; Les Bandeaux d'or un sonnet de Jouve ; La Revue des Poètes, un poème de René Turpin. ; Akademos, somptueuse revue d'Art, réunit les talents les plus diversement fameux. ; La Revue du temps présent a découvert des poèmes inédits de Verlaine et des notes également inédites de Huysmans sur la Symbolique des Pierreries. ; Lire : Les entretiens idéalistes, la Revue de Hongrie, le Jardin de la France, Pan, Isis, Le voile de pourpre, l'Âme latine, l'Occident. - signé H. Grach (p. 234-236) ; Les Extases, poèmes, par André Stirling (Bibliothèque générale d'édition) - signé A. Machard (p. 236)], chronique (p. 234-236)
Document
"A nos lecteurs", par le Comité
A la suite de la démission de l'ancien Rédacteur en chef, le Comité des Chimères a prié, à l'unanimité, M. Léon-Claude Mercerot de prendre la Direction de la Revue.
Ces changements n'entraveront en rien sa parution régulière.
Le Rédacteur en chef et le Comité s'efforceront de lui donner l'unité de direction qui lui a manqué jusqu'ici, et d'en faire, au lieu d'une anthologie mensuelle, une revue véritable.
Afin de se tenir en contact avec la vie littéraire, Les Chimères publieront dans chaque numéro une revue des revues, dont a bien voulu se charger notre collaborateur Henri Grach ; une chronique des livres et du théâtre.
Elles contiendront en outre des études de critique, d'histoire littéraire ou d'esthétique générale, des traductions, des correspondances, des échos.
Le Comité.
 Note sur le numéro
On pourra trouver curieux cette numérotation en 12[bis], qui ne figure pas sur la couverture de l'exemplaire, et qui est de notre fait. Cet ajout nous a paru nécessaire car un n° 12 des Chimères avait déjà paru le mois précédent, avec un sommaire en tous points identique, mais sous la même couverture, illustrée par Henri Martin, que celle qui revêtait les livraisons précédentes de la deuxième année (voir image ci-contre). Entre le n° 12 du 15 mars 1909 et le n° 12 du 15 avril 1909, seul l'habillage aura donc changé ; et quatre pages publicitaires jaunes pour le libraire-éditeur Henri Falque auront été ajoutées en tête de ce dernier. On peut supposer que, comme la plupart des petites revues, Les Chimères ne survivaient que grâce aux deniers propres de ses rédacteurs, les abonnements ne permettant pas de couvrir les frais de composition et d'impression. La démission d'Adrien Bertrand, qui en était le rédacteur en chef depuis l'origine, annoncée par l'intéressé dans la onzième livraison (15 février 1909) - démission qu'il explique par sa nomination comme secrétaire du comité chargé d'élever un monument à Catulle Mendès qui venait de mourir - fragilisa probablement davantage encore la publication. Léon-Claude Mercerot, nommé en remplacement de Bertrand, ne parvint à faire paraître qu'une nouvelle livraison, le n° 12, qui bégaya le mois suivant, la revue ayant été "reprise" par Henri Falque. Ce rapprochement avec l'éditeur parisien, déjà dépositaire du Spectateur de René-Martin Guelliot, fut sans doute une dernière tentative pour prolonger l'existence des Chimères. Mais - les collaborateurs finirent-ils par ne plus s'entendre sur cette "unité de direction" à donner à la revue ou l'éditeur ne trouva-t-il pas finalement, après cette réimpression sous sa marque du n° 12, l'opération intéressante ? - Les Chimères cessèrent de paraître après la publication de ce n° 12[bis].

mardi 26 mai 2020

LES CHIMÈRES N° 5 - 1er JUIN 1908

[Titre : LES CHIMÈRES - Sous-Titre : Revue littéraire puis Revue de Littérature (pour le n°12bis du 15 avril 1909) - Dates de publication : Février 1908 (n° 1) à 15 avril 1909 (n° 12bis- Périodicité : Mensuelle - Lieu de publication : Paris - Format : 145 x 225 mm - Couverture : Imprimée en bleu sur papier crème (pour la première année, n° 1 à 6) ; puis couverture illustrée, imprimée en rouge sur papier crème (pour la 2e année, n° 7 à 12) ; puis imprimée en noir et rouge sur papier crème, illustrée d'un dessin en forme de sceau (pour le n° 12bis du 15 avril 1909) - Pagination :  variable ; entre 16 et 56 pages ; pagination suivie - Prix et abonnements : Prix du numéro = 0,50 fr (du n° 1 au n° 6) ; puis 0,75 fr. (du n° 7 au n° 12bis) ; Abonnement (France) = 5 fr. (du n° 1 au n° 6) ; puis 6 fr. (du n° 7 au n° 12bis) ; Abonnement (Union postale) = 6,50 fr. (du n° 1 au n° 6) ; puis 7,50 fr. (du n° 7 au n° 12bis) - Directeurs (du n° 1 au n° 6) : Noël Olivier-Gaule, Alfred Machard - Rédacteur en chef : Adrien Bertrand (du n° 1 au n° 11) ; puis Léon-Claude Mercerot (n° 12 et 12bis) - Comité de rédaction (à partir de la 2e année, n° 7 à 12) : Guy Robert du Costal, Alfred Machard, Léon-Claude Mercerot (jusqu'au n° 11), Vincent Muselli, Noël Olivier-Gaule (remplacé à partir du n° 8 par son pseudonyme : Henri Grach) - Secrétaire général (à partir du n° 7 de la 2e année - disparaît dans le n° 12bis) : Henry Bertrand - Administrateur (du n° 7 au 12bis) : René Emanuelli - Gérant : P. Aberlen - Principaux collaborateurs : Abdulhac-Haamid, Eugène Aubel, Géo B., Gaston de Bar, Jean Béné, Jean-Marc Bernard, François Bernouard, Adrien Bertrand, Emile Boissier, Marcel Bouyer, C. de Bussy, Léon Chancerel, Stella Croissant, Albert Cruciani, Edmée Delebecque, Louis Delluc, Léon Deloncle, Samuel Doula, Gautron du Coudray, Jane Fériès, Paul Feuillette, Albert Fritz, Germaine Gilbert, Henri Grach [pseud. de Noël Olivier-Gaule], Michel de Gramont, A. Grenard, Gaston Guilleré, André Guilmard, Germain Jadis, Pierre Lièvre, Alfred Machard, Roger Millet, Vincent Muselli, Lionel Nastorg, Antoine Nicolaï, Noël Olivier-Gaule, Louis Perris, André Petit, Félix Poli, Maurice Regnault, Guy Robert du Costal, Claude Roger-Marx, Han Ryner, F.-R. de Sirius, Paul Souchon, Louis Sureau, Xavier Thylda, Paul Tort, Raoul Toscan, Jean Valmy-Baysse, Onda Valsamaki, Roger Vincent, Adrien Waseige - Adresse (rédaction et administration) : 15, rue de Poissy, Paris (pour la 1ère année) ; puis 76, rue du Rocher, Paris ; puis, pour le n° 12bis (15 avril 1909) 72, Boulevard Saint-Marcel, Paris (XIIIe) - Éditeur : Henri Falque éditeur (pour le seul n° 12bis) - Imprimeur : Imprimé sur les presses de l'Imprimerie P. Aberlen (Vals-les-Bains)]
LES CHIMÈRES
N° 5 (1er Juin 1908)
[Date de publication : 1er juin 1908 Couverture : Année, Numéro, Date, Prix, Titre, Sous-titre, Épigraphe (citation de Xavier Privas : "Les Chimères sont des oiseaux / Qui volent autour des cervelles, / Les Chimères sont des oiselles / Qui volent autour des cerveaux."), Adresse - 2e de couverture : Titre, Sous-titre, Périodicité, Date, Directeurs, Rédacteur en chef, Sommaire, Abonnements, Prix du numéro, Mention ("Les manuscrits non insérés ne sont pas rendus. / Toutes les correspondances doivent être adressées au Bureau de la Revue, 15, rue de Poissy. Le Directeur reçoit le samedi, de 2 à 6 heures du soir, & le Rédacteur en Chef, les lundi, mercredi & vendredi matin ; & le samedi de 2 à 6 heures du soir.") - 3e de couverture : "Soirée littéraire", par Géo B. - 4e de couverture : Encarts publicitaires ("Le courrier de la presse" ; Chemins de fer de Paris-Lyon-Méditerranée) - Bas de Page [80] : Imprimeur, Gérant - Pagination : 16 pages]
Sommaire
Vincent Muselli : Exotisme, poème (p. 65)
Adrien Bertrand : Niamé-Fatou (Vénus congolaise) (p. 66) ; Cantique syrien [A Louise Himmel] (p. 66-67), poèmes (p. 66-67)
Michel de GramontIntroïbo (poème polonais), poème en prose [signé Pchibichewzky, suivi de la mention : "Traduit du polonais par Michel de G."] (p. 68-69)
André Petit : Japonerie : Le Yoshiwara, poème (p. 69)
Alfred Machard Dans les rues de Grenade, poème [A G. Guilleré] (p. 70)
Samuel Doula : Le Lion, poème en prose  (p. 71)
Noël Olivier-Gaule : Vierge espagnole [A Vincent Muselli], poème (p. 72)
Louis Sureau : Lac d'Orient, poème (p. 73)
Onda Valsamaki : Poèmes populaires grecs : I. L'Amant de la Bergère ; II. Le Chant du vieux Klephte, poèmes en prose (p. 74)
André Guilmard : Myriam de Magdala, poème (p. 75)
Gaston Guilleré : Chants printaniers - Poèmes du Japon : Prière (p. 75-76) ; Souvenir (p. 76), poèmes en prose (p. 75-76)
Abdulhac-Haamid [Abdülhak Hâmid] : Dalavadjiro, poème [introduit par les lignes suivantes : "Abdulhac-Haamid est le poète turc né à Constantinople, dont la vie fut un grand pèlerinage passé aux bords du Bosphore, du Gange, de la Seine et de Tamis. Son génie est une pure production turque, pleine de lyrisme, des formes sculpturales, d'un tempérament surhumain, d'une profonde interprétation musicale, d'images très souvent surnaturelles. Il est l'auteur des tragédies Eschber Tezer, Taric, Ibn Moussa et des grands poèmes "Le Sépulcre, Le Désert, La Morte, Fintin". Le fragment que nous traduisons est un extrait de Fintin dans lequel Dalavadjiro se trouve en route pour l'Australie." - traduit du turc par A. Kémal] (p. 77-78)
Roger Vincent : Le pressoir d'olives, poème [daté "Sfax, octobre 1907"] (p. 79-[80])
Géo B. : Soirée littéraire, compte rendu (3e de couverture)
Document
"Soirée littéraire", par Géo B.
Notre collaborateur Lionel Nastorg et notre Rédacteur en chef Adrien Bertrand, ont organisé à la salle des fêtes du Journal, une soirée littéraire qui fut très brillante.
Une conférence spirituelle, vivante et très élégante de M. Lionel Nastorg, présenta les poètes dont on récita les œuvres, et parmi eux surtout Pierre Alin, si souple, si finement délicat ; Christoflour, le tendre artiste qui chanta l'or des automnes ; Daniel Thaly ; Alfred Machard, le réaliste et tendre poète des petits ; Noël Olivier-Gaule, aux vers si sobrement moulés, d'un si original mysticisme et Adrien Bertrand dont les vers aux rhythmes étrangement musicaux, à l'ardente inspiration furent acclamés avec ceux de Vincent Muselli, dont nos lecteurs connaissent l'admirable forme et la puissante pensée.
Le dévouement des artistes qui récitèrent les œuvres diverses des poètes, fut pour beaucoup dans le succès de cette soirée. Mmes Guéneau, Renée Dérigny, Camille du Moulin, de l'Odéon, et cette délicieuse petite Louise Himmel qui sait si bien sentir les poètes, et Mlles Albert et Myriam Deroxe, et Christian Schang, dont la voix est d'une ample profondeur, et surtout l'enchantement souriant de Mme Sylvie, la plus parfaite de nos ingénues.
La soirée se termina par un conte poétique en vers, ardent et mélancolique, de Léon Deloncle, Muguette aux jardins d'Amour.
Géo B.