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lundi 14 février 2011

CENDRARS, COCTEAU, REVERDY, ROYÈRE, SUPERVIELLE, VALÉRY, VIELÉ-GRIFFIN : QUELQUES RÉPONSES A L'ENQUÊTE DU BUCCIN SUR L'UTILITÉ DE L'ART

[Puisqu'on a voulu lire quelques-unes des réponses à l'enquête reproduite dans le Cahier 7 du BUCCIN, c'est bien volontiers, d'autant que c'est un peu l'objet de ce blog que de susciter la curiosité des visiteurs & lecteurs, que je m'exécute :]

M. Blaise CENDRARS
Il n'y a pas d'art pour l'art. La politique et l'art, la morale et l'art sont des domaines nettement séparés. Mais l'œuvre d'art vivante est toujours en plein et dans la politique et dans la morale, puisqu'elle est située dans la vie, où elle explose sous forme du Beau, crée du vide autour de soi, renverse d'anciennes barrières avant d'élever l'Esprit à sa hauteur. Moralement, religieusement, politiquement, socialement, esthétiquement, l'important, c'est que l'esprit s'élève. Et c'est la fonction et la seule utilité de l'art.
Blaise CENDRARS.
M. Jean COCTEAU
L'utile et l'inutile en art se jugent d'un coup d'œil. C'est le poids d'un livre, une sorte d'odeur que l'esprit reconnaît.
Plus un artiste s'exprime et cherche la solitude, plus il "sert". D'autres se vulgarisent et atteignent la masse.
Jean COCTEAU.
19 juillet 1919.
M. Pierre REVERDY
Il me faut, pour répondre à votre questionnaire, répéter ce que j'ai déjà et toujours écrit et dit. Pour être pur et aujourd'hui neuf, l'art doit se dégager de tout ce qui risque d'en faire une imitation. Il tend à produire des œuvres qui sont une création. Ce n'est d'ailleurs au fond qu'une plus saine et catégorique manière de juger le but qu'on veut atteindre. On n'a jamais pu imiter, à peine suggérer par des moyens plus ou moins francs.
L'utilité de l'art est dans son domaine, bien entendu. L'Art pour l'Art n'est dangereux, mais non pas seul, que pour certains esprits qui n'ont aucun sens de la réalité tout court, celle qui pourtant nous heurte dans la vie. Mais il y a des illuminés de tous âges et de tous métiers ; des étudiants prétentieux qui boivent l'azur et d'autres leurs produits pharmaceutiques. Ils en meurent parfois et ceux qui restent prennent une haute idée de leur compétence et de leur génie poétique.
Ce n'est pas là qu'on peut bien discerner l'utilité de l'art.
Pierre REVERDY.
M. Jean ROYÈRE
Je reçois votre intéressant questionnaire à Tréboul, dans la maison où John-Antoine Nau est mort, et je ne puis m'empêcher de penser que la vie de ce grand poète est une réponse éloquente à votre enquête, car la vie de John-Antoine Nau ne saurait être distinguée de son œuvre : il fut l'artiste absolu et pour lui l'art n'était pas seulement la principale raison que nous ayons de vivre, mais le terme même de l'existence.
Comme lui, je ne pourrais comprendre que l'art fut asservi ni subordonné à une autre foi. Certes, après la plus effroyable des guerres et qui a mis au plan de la douleur la solidarité, l'amour de Dieu et l'amour des hommes sont forts. Mais l'illusion de "l'art catholique" et celle de "l'art social" doivent cependant être évitées. Ce n'est pas qu'on ne trouve souvent dans l'inspiration catholique matière à des chefs-d'œuvre, mais à condition de ne pas sacrifier un idéal à un autre. Ce sont là des vérités évidentes et que de grands catholiques, Huysmans et Nau entre autres, ont mises en pratique.
Puisque l'art est un absolu et porte en lui-même son utilité, il est à l'artiste non moins indispensable que l'air ; il peut être aux autres hommes qui ne sont pas des bourgeois d'une égale utilité. L'art est une sorte de physique en ce qu'il contient et révèle un aspect nouveau de la Nature. Les tableaux de Cézanne, les poèmes de Nau sont des vérités amples et profondes et qui font d'abord scandale comme fait toujours une vérité neuve. Ces vérités s'opposent aux vérités académiques et sont les axiomes de demain.
L'art est encore une morale et ses normes s'accordent au plus noble idéal humain. Il est enfin une religion en ce qu'il établit entre les artistes lointains le lien le plus fort et le plus doux.
Je ne veux pas dire que l'art empiète sur la Morale ou sur la Religion. Il n'est pas le devoir, il ne remplace pas Dieu, mais il est une manière de les aimer et cette adoration a quelque chose de la grâce divine.
Mais si l'art est un absolu, c'est parce qu'il est une expression et rien d'autre. Stricto sensu, l'art crée la vérité même qu'il devient et le nominalisme n'est le vrai que dans ce domaine. Il s'ensuit que la formule célèbre de "l'art pour l'art", qui est la vérité même, n'est à tout prendre qu'un beau pléonasme. Telle est l'essence même de l'esthétique et la vraie sauvegarde de notre aristocratisme. L'art est la seule région où l'individu triomphe et où la solitude soit féconde.
C'est pourquoi la vie de John-Antoine Nau ne fut qu'un long éblouissement et c'est ce qui explique qu'un homme qui était tout amour, toute sensibilité, ait vécu comme un goéland, au bord de la mer et loin des hommes.
Jean ROYÈRE.
M. Jules SUPERVIELLE
L'art peut être utile et inutile. J'incline vers l'inutile avec délices mais je comprends fort bien qu'on ne soit pas de mon avis. Ne devons-nous pas des œuvres admirables à l'art social, à l'art catholique et à d'autres arts appliqués ?
Ce n'est point le sujet traité, mais l'auteur qui importe ; on peut composer un chef-d'œuvre en regardant couler une source ou un robinet, voire en leur tournant le dos. Je n'ai pas eu jusqu'ici de préoccupations de moralité dans mes poèmes et si mon subconscient les a connues, j'affirme qu'il n'en a pas référé à
Jules SUPERVIELLE.
M. Paul VALÉRY
Je n'ai pas le loisir d'examiner dans le détail les questions que vous voulez bien me poser : je ne sais même pas si cet examen les laisserait subsister.
Mais je crois bien que M. Montfort est dans le vrai.
Quant à moi, le travail de l'esprit seul m'intéresse ; son objet m'importe assez peu. Littérature, politique, etc... ce sont des applications, suivant le besoin, le jour ou les circonstances...
Paul VALÉRY.
M. Francis VIE-GRIFFIN
On "utilisa" au front des pianos comme combustible ; on a épaulé des terrassements avec des corps pantelants de jeunes hommes ; or, ni l'instrument délicat ne sortit des mains de l'artiste, ni le beau chef-d'œuvre vivant ne sortit des mains du Créateur pour ces fins barbares et bestiales.
Aujourd'hui, il est question d'utiliser, aussi bien l'Art : on chercherait à en façonner je ne sais quel engin de guerre civile. Ne voit-on qu'en occurrence, il perdrait tout principe actif et toute efficacité à être manié, dans un but utilitaire, par des mains impures.
L'Art est rétif aux utilisations basses ; il ne s'accommode ni de politique ni de morale ; il œuvre en beauté pour la Beauté et, quand son labeur s'est affirmé en une œuvre, celle-ci implique, en son équilibre joyeux, cette perfection de la Vie où s'efforcent, semble-t-il, les politiciens et les moralistes de bonne foi.
 Francis VIE-GRIFFIN.

LE BUCCIN N°7 - [DÉCEMBRE ] 1919

[Titre : LE BUCCIN - Sous-titre [d'après la notice de la BNF] : littéraire, artistique et politique - Dates de publication : 15 juin 1918 (n°1) à août 1921 (n°11) [dernier numéro recensé à la BNF] - Périodicité : irrégulière - Lieu de publication : Bordeaux - Format : 135 x 183 mm - Couverture : imprimée en rouge (titre) et noir sur couverture beige - Pagination :  variable - Prix et abonnements : Non précisé sur le numéro en notre possession - Directeur : Gilbert-Charles - Gérant : L. Traillis - Collaborateurs (liste non exhaustive) : François-Paul Alibert, Henri Bouffard, Maxime Brienne, Jean Choski, Henry Cliquennois, Raymond Cortat, Henri Davezac, Gilbert-Charles, René Groos, Émile Henriot, Guy Lavaud, Jean Lebrau, Marcel Loumaye, Hervé Lucas de Peslouan, Paul Recht, Jacques Ritreix, André Thérive, Jean-Louis Vaudoyer - Adresse (direction) : 67, cours Victor Hugo, Bordeaux - Dépositaire : La Maison Française, 37, rue Falguière, Paris (XVe) - Imprimé sur les presses de l'Imprimerie Coopérative, 16, rue Saint-Siméon (Bordeaux)]
LE BUCCIN
2me année - Cahier 7 ([Décembre] 1919)
[Date de publication : [Décembre] 1919 - Couverture : Année, Cahier, Titre (en rouge), Sommaire, Dépôt à Paris - 2e de couverture : muette - 3e de couverture : Sommaires des deux derniers numéros (15 juillet 1919 et octobre 1919)  - 4e de couverture : Le Buccin publie des Poëmes, Nouvelles, Essais, Chroniques de : Jean Choski, Henry Cliquennois, Raymond Cortat, Henri Davezac, Gilbert-Charles, René Groos, Marcel Loumaye, Hervé Lucas de Peslouan, Jacques Ritreix, etc. - Pages [62,63,64] : muettes - Page [1] : En-tête (Année, Cahier, Titre, Directeur, Adresse) - Pagination : 64 pages]
Sommaire
NOTRE ENQUÊTE
[Ce questionnaire a été adressé à diverses personnalités du monde des Lettres, dont nous publions les réponses : (Texte de l'enquête donné ci-dessous, partie "Documents") - (p. [1]-2)]
Réponses de : Madame Aurel (p. 3), Roger Allard [daté "22 juillet 1919"] (p. 4), Paul Æschimann [daté "27 juillet 1919"] (p. 5-6), Jacques Bainville (p. 6), Henri Barbusse [daté 2"2 juillet 1919"] (p. 6-7), Pierre Billotey (p. 7), André Billy (p. 8), Paul Blanchart (p. 8-12), Sylvain Bonmariage (p. 13-14), Marcel Boulenger (p. 15), René Boylesve [de l'Académie Française] (p. 15-16), Maurice Caillard (p. 16-17), Blaise Cendrars (p. 17), Henry Cliquennois, Jean Cocteau [daté "19 juillet 1919"] (p. 18), Léon Deffoux (p. 19), Tristan Derême (p. 19-25), Charles Derennes (p. 26-27), Louis Dimier (p. 27-28), Henri Duvernois (p. 29), Francis Eon [daté "20 juillet 1919"] (p. 29-30), J. Ernest-Charles (p. 30-31), Jacques Faneuse (p. 31), Jean de Gourmont (p. 31-32), René Groos (p. 32-34), Albert Lantoine [daté "22 juillet 1919"] (p. 34-35), Guy Lavaud (p. 35), Pierre Lièvre (p. 35-36), Eugène Marsan (p. 36-37), Albert du Moulin (p. 37), Jacques Morland [daté "29 juillet 1919"] (p. 37-38), Alphonse Mortier [daté "Bollène, ce 20 juillet 1919"] (p. 39-40), G. de Pawlowski [daté "19 juillet 1919"] (p. 41), M.-C. Poinsot (p. 41-42), Léo Poldès (p. 42-43), Pierre Reverdy (p. 43-44), Jacques Ritreix (p. 44-46), Joseph Rivière (p. 46), Louis Roubaud ["a répondu dans Le Pays"] (p. 47), Jean Royère (p. 48-49), Guillot de Saix (p. 49), Charles Saunier (p. 49-50), Alphonse Séché (p. 51), Edmond Sée, Jules Supervielle (p. 52), Georges Turpin (p. 53-54), Paul Valéry (p. 54), Francis Vielé-Griffin (p. 54-55), Waldemar George (p. 55-57)
Gilbert-Charles : Conclusion [Voir ci-dessous, partie "Documents"] (p. 57-58)
[CHRONIQUES]
G[ilbert].-Ch[arles].  : Les Livres [Marcel Boulenger : Les Trois Grâces, suivies de Mensonge, Société littéraire de France ; Mme Berthe de Nyse : Des Jardins d'Amour aux jardins funéraires, Tanit ; Alphonse Mortier : Le Témoignage de la Génération sanctifiée, Nouvelle Librairie nationale ; Jules Supervielle : Poèmes, Figuière ; Marcelle Berri : Le Velours rouge. Les "Tablettes" de Saint-Raphaël ; Jean Roux : La Lampe devant l'autel. Les "Tablettes" de Saint-Raphaël ; Charles de Guerville : L'Offrande à l'Amour (Revue des Indépendants) ; Charles Dornier : Les Sillons de gloire (La Maison Française) ; Léon Moussinac : L'Écharpe dénouée (La Maison Française) ; Lénine : Les problèmes du pouvoir des Soviets, Cahiers du Carmel, n°4 (Maison Française)] (p. 59-61)
Documents
NOTRE ENQUÊTE (p. [1]-2)
Monsieur et cher Confrère,
J'entends dire un peu partout, je lis dans différentes publications, qu'au lendemain de la guerre, l'art - sous peine de n'être plus - doit être "utile".

De quelle manière comprenez-vous cette utilité ? Croyez-vous que nous devons faire de l'art social ou de l'art catholique ? Vous ralliez-vous plutôt au point de vue de M. Eugène Montfort, qui écrivait dans les Marges de juillet 1904 : "On veut à présent que la littérature soit utile.

"A la vérité, on ne sait plus ce que c'est que la littérature. Le gros public, ne possédant point de culture littéraire ignore pourquoi il doit lire, comment lire peut lui être bon, et les écrivains, tout le monde l'étant, ignorent pourquoi ils doivent écrire, comment écrire peut être bon. Les uns et les autres ne comprennent plus que toute l'utilité de la littérature est de polir les esprits. Ils ne savent pas que rien n'est plus délicieux qu'un esprit fin, orné et poli, que c'est là le produit le plus cher et le plus rare, et encore qu'une nation n'a de prestige et d'éclat dans le monde qu'autant qu'elle possède beaucoup de ces esprits-là".

Je me permets encore, Monsieur et cher confrère, de vous demander quelle est votre opinion sur l'art pour l'art et ce que vous pensez de l'action politique de l'artiste. Jugez-vous, comme M. Eugène Montfort, que l'artiste se moque complètement de la politique, comme les partisans de l'"art social", que l'artiste doit mettre son œuvre au service de ses convictions, ou comme M. Jacques Rivière (Déclaration de la Nouvelle Revue Française, du 1er juin 1919), que l'artiste, tout en se gardant bien de l'indifférence politique, doit considérer le politique et le littéraire comme des domaines très nettement séparés.

Enfin, croyez-vous que l'artiste doit - dans ses œuvres - se laisser dominer par des préoccupations de moralité ?

On a ouvert des enquêtes similaires avant la guerre, mais nous pensons que maintenant cette consultation peut avoir la valeur d'un coup de sonde.
J'espère, Monsieur et cher Confrère, que vous voudrez bien m'honorer d'une réponse et je vous prie de croire à mes sentiments très distingués.
GILBERT-CHARLES
CONCLUSION (p. 57-58)
I. - Art social, art catholique.
"... l'illusion de "l'art catholique" et celle de l'"art social" doivent cependant être évitées. Ce n'est pas qu'on ne trouve souvent dans l'inspiration catholique matière à des chefs-d'œuvres, mais à condition de ne pas sacrifier un idéal à un autre."
Je souligne. Ainsi parle M. Jean Royère. Il faut aussi signaler que MM. Eugène Marsan, Roger Allard et René Groos - dans de fort belles réponses - s'entendent sur ce point.
Il est assez inutile de dire que je suis de leur avis.
II. - L'Art pour l'Art.
Pas d'art pour l'art. L'art prend racine dans la vie. Il serait vain de le confondre avec elle, encore plus vain et dangereux de les séparer.
M. Tristan Derême a exposé ce point de vue avec une maîtrise que je lui envie.
III. - Art et Politique.
D'abord une rectification. Dans la lettre qui ouvrait l'enquête, j'ai cru pouvoir résumer l'opinion de M. Jacques Rivière. Mais les termes dont je me suis servi sont de moi. Certains ont cru qu'ils étaient de M. Jacques Rivière.
Peut-être m'étais-je mal exprimé. Je prie le directeur de la Nouvelle Revue Française de m'en excuser.
MM. Eugène Marsan et René Groos se sont fort bien expliqués sur les rapports du politique et du littéraire tels qu'on doit les envisager, du moins il me semble.
Il est pauvre de confondre deux actions appartenant à des ordres tout à fait différents. Différents mais non séparés.
Je suppose que l'on me tient quitte de gloses supplémentaires.
IV. - L'Art et la Morale.
"La moralité n'a rien à voir avec l'art, bien entendu ! Le Beau suffit ; le Beau est divin ; le Beau demande toutes les minutes de la vie d'un artiste. Le Bien, par contre, est un idéal populaire ou devrait l'être", écrit M. Marcel Boulenger.
"Se laisser dominer par des préoccupations de moralité ?" Si je songe aux chefs-d'œuvres accomplis par l'humanité, la proposition me fait simplement sourire !" Telle est l'opinion de M. René Boylesve. L'auteur de ce livre charmant : La leçon d'Amour dans un parc, ne pouvait décemment en avoir d'autres. Mais que va-t-on penser de sa réponse à l'Académie, si tant est du moins que les doctes messieurs daignent jeter les yeux sur ces quelques feuilles.
Et M. Henri Duvernois cite Corneille et Balzac. - Corneille : "Dans la poésie, il ne faut pas considérer si les mœurs sont vertueuses, mais si elles sont pareilles à la personne qu'on introduit. Ainsi nous décrit-elle indifféremment les bonnes et les mauvaises actions, sans nous proposer les dernières pour exemple." Ni les premières je suppose !
Tel n'est point l'avis de M. Louis Dimier : "Quant aux égards moraux, il n'y a pas un bon ouvrage qui ne soit tenu de les garder ; puisqu'ils ne diffèrent pas de la vérité de l'existence."
M. Albert du Moulin est du même avis que M. Dimier et nous le fait savoir en deux lignes.
*
*   *
Il me reste donc à remercier tous mes correspondants de la bonne grâce dont ils ont fait preuve alors que tant d'enquêtes auraient pu les lasser. Je dois aussi m'excuser du retard apporté à la publication de leurs réponses. Qu'ils veuillent bien trouver ici l'expression de mes sentiments reconnaissants.
GILBERT-CHARLES.