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mardi 19 mai 2026

LES HORIZONS (2e année) N° 10 - JUIN 1913

LES HORIZONS
N° 10 (Juin 1913)
[Date de publication : Juin 1913 - Couverture : Année, Numéro, Date, Titre, Citation en épigraphe ("Maintenant il faut des barbares. / Charles-Louis Philippe"), Sommaire, Prix, Abonnements, Adresse - 2e de couverture : Titre, Directeurs, Périodicité ("La Revue paraît six fois par an, sur un minimum de quarante pages, aux dates suivantes : 20 Février, 20 Mars, 20 Mai, 20 Juin, 20 Octobre, 20 Décembre. / Indépendamment des numéros hors-série dont le service est fait aux abonnés sans augmentation de prix."), Mentions ("La Revue ne publie que de l'inédit." / "Les auteurs sont entièrement responsables de leurs articles." / "Les manuscrits ne sont pas rendus." / "La Revue ne fera pas d'enquêtes."), Adresse ("M. Marcel Millet, 4, Rue des Abbesses, 4"), Mentions ("Les Horizons reçoivent le premier samedi du mois, d'octobre à juin, de 4 heures à 6 heures." / "Les originaux des dessins qui paraissent dans Les Horizons sont en vente 4, rue des Abbesses. La reproduction de ces dessins est interdite sauf autorisation spéciale.") - 3e de couverture : Titre, Abonnements, Mentions ("Tout lecteur qui nous procurera trois abonnements aura droit au service gratuit de la revue pendant un an. / Les abonnés à 6 fr. et à 7 fr. dont le service se termine en Septembre 1913 ou février 1914 recevront à titre gracieux les quatre premiers numéros à paraître après l'expiration de leurs abonnements."), Encarts publicitaires ("L'Argus de la Presse", "Le Courrier de la Presse", "Le Lynx") - 4e de couverture : Encarts publicitaires ("Les Cahiers d'Aujourd'hui" ; "L'Effort libre" ; "Le Courrier européen" ; "Les Hommes du Jour" ; "Les Temps nouveaux" ; "Les Feuilles de Mai" ; En Marge" ; "La Route" ; "La Bataille syndicaliste" ; "Génération consciente" ; "La Mêlée" ; "La Guerre sociale" ; "L'Action d'Art") ; Dépôts ("Les Horizons sont en vente : à Paris chez : Bénard, Galeries de l'Odéon ; Blanchard, 4, Boulevard St-André ; Floury, Boulevard des Capucines ; Stock, 155, Rue St-Honoré ; Chaussier, 67, Rue des Martyrs ; Galerie Sagot, Rue Laffitte / à Nice chez : Verdollin-Castellani, 45, rue Gioffredo") ; Bois gravé de Messemin ; Imprimeur - Bas de page 344 : Gérant - Pagination : 40 pages]
Sommaire
Marcel Martinet : Civilisation française : Le Rouge ou le Noir, essai [illustré d'un bois gravé de Georges Scalup en bandeau (p. [305])] (p. [305]-307)
Dominique Combette : La Poursuite, poème en vers libres [illustré d'un dessin de Georges Scalup en bandeau et d'un dessin de Tobeen en pied de poème] (p. 308-309)
Constant Tournier : Actualité, essai [illustré d'un dessin de Georges Scalup en tête d'article(p. 310-312)
Jean Le Roy : Chanson du charbon, poème en vers libres [illustré d'un dessin de Georges Scalup en tête et en pied de poème] (p. 313-315)
René Lehmann : Les simples : Merde, nouvelle [illustrée d'un dessin de Georges Scalup en tête de nouvelle et d'un dessin de Tobeen en pied] (p. 316-319) 
Marcel Millet : Le métier de vivre, essai (p. 320-321)
Ion Luca Caragiale : Pensées (suite et fin), aphorismes [traduction de Mateï Rusu]  (p. 322-323) 
Paul Myrriam : Le Bal du premier mai, poème en prose (p. 324-326) 
René Wachthausen : A propos d'un plagiat de M. Han Ryner, étude (p. 327-328) 
Han Ryner : Plagiaires et Plagiats ?, droit de réponse [illustré d'un dessin de Georges Scalup en pied d'article] (p. 329-331)
Gabriel Reuillard : Devant les hommes, essai (p. 332-338)
Marcel Millet : Lectures, comptes rendus [de Albert-Jean : L'Ombre des fumées (p. 339-341) ; Jules Romains : Les Copains (p. 341-342) ; Paul Vaillant-Couturier : La Visite du berger (p. 342-343) ; Memento (livres reçus) : Louis-Amédée Crispy : Un peu d'amour... et d'ironie ! - Léon Brondet : D'un art social ; J. Marvig : Des riens... tout l'infini ; Emile Lesueur : Une ferme de l'Artois à la veille de la Révolution ; Jean de Bonnefon : Conférences ; Gaston Picard : Quatre figures de cirque] (p. 339-343)
Les Horizons : Bowling (Petite correspondance), rubrique (p. 343-344)

Documents

"Dessin de Tobeen (p. 319)"

"Dessin d'Eugène Messemin (4e de couverture)"

[LISTE ALPHABÉTIQUE DES PETITES REVUES]
[INDEX DES CONTRIBUTEURS]
[INDEX DES RECENSÉS]
[ACTUALITÉ AUTOUR DES PETITES REVUES]

vendredi 15 mai 2026

LES HORIZONS (2e année) N° 9 - MAI 1913

LES HORIZONS
N° 9 (Mai 1913)
[Date de publication : Mai 1913 - Couverture : Année, Numéro, Date, Titre, Citation en épigraphe ("Il y a dans le Peuple d'obscures et puissantes forces ; le devoir est de les délivrer, d'en dégager les lois et non de les soumettre à des lois faites par d'autres et pour d'autres. / Romain Rolland"), Sommaire, Prix, Abonnements, Adresse - 2e de couverture : Titre, Directeurs, Périodicité ("La Revue paraît six fois par an, sur un minimum de quarante pages, aux dates suivantes : 20 Février, 20 Mars, 20 Mai, 20 Juin, 20 Octobre, 20 Décembre. / Indépendamment des numéros hors-série dont le service est fait aux abonnés sans augmentation de prix."), Mentions ("La Revue ne publie que de l'inédit." / "Les auteurs sont entièrement responsables de leurs articles." / "Les manuscrits ne sont pas rendus." / "La Revue ne fera pas d'enquêtes."), Adresse ("M. Marcel Millet, 4, Rue des Abbesses, 4"), Mentions ("Les Horizons reçoivent le premier samedi du mois, d'octobre à juin, de 4 heures à 6 heures." / "Les originaux des dessins qui paraissent dans Les Horizons sont en vente 4, rue des Abbesses. La reproduction de ces dessins est interdite sauf autorisation spéciale.") - 3e de couverture : Titre, Abonnements, Mentions ("Tout lecteur qui nous procurera trois abonnements aura droit au service gratuit de la revue pendant un an. / Les abonnés à 6 fr. et à 7 fr. dont le service se termine en Septembre 1913 ou février 1914 recevront à titre gracieux les quatre premiers numéros à paraître après l'expiration de leurs abonnements."), Encarts publicitaires ("L'Argus de la Presse", "Le Courrier de la Presse", "Le Lynx") - 4e de couverture : Encarts publicitaires ("Les Cahiers d'Aujourd'hui" ; "L'Effort libre" ; "Le Courrier européen" ; "Les Hommes du Jour" ; "Les Temps nouveaux" ; "Les Feuilles de Mai" ; En Marge" ; "La Route" ; "La Bataille syndicaliste" ; "Génération consciente" ; "La Mêlée" ; "La Guerre sociale" ; "L'Action d'Art") ; Dépôts ("Les Horizons sont en vente : à Paris chez : Bénard, Galeries de l'Odéon ; Blanchard, 4, Boulevard St-André ; Floury, Boulevard des Capucines ; Stock, 155, Rue St-Honoré ; Chaussier, 67, Rue des Martyrs / à Nice chez : Verdollin-Castellani, 45, rue Gioffredo") ; Bois gravé de Messemin ; Imprimeur - Bas de page 304 : Gérant - Pagination : 40 pages]
Sommaire
Walt Whitman : Deux morts de jeunes hommes (page de journal), journal [daté "20 décembre" - traduction de Léon Bazalgette - illustrée d'un bois gravé de Tobeen en bandeau (p. [265])] (p. [265]-268)
Fanny Clar : Trois entretiens de Maître Pantruche et de son disciple : I. - De jugerie (p. 269-271) ; II. - De respect (p. 271-272) ; III. - De vertu (p. 272-274), dialogues [illustrée d'un dessin de Georges Scalup en pied d'article] (p. 269-274)
Maurice Magre : La Pitié, poème [illustré d'un dessin de Georges Scalup en tête de poème(p. 275-276)
Marcel Millet : Printemps, poème en prose [illustré d'un dessin de Georges Scalup en pied de texte] (p. 277-281)
René Wachthausen : Plagiaires et Plagiats, étude [sur Han Ryner et publication d'une lettre d'Alfred de Tarde et Henri Massis (p. 288) en réponse à l'article de Wachthausen publié dans le n° 9] (p. 282-288)
Ion Luca Caragiale : Pensées, aphorismes [à suivre - traduction de Mateï Rusu]  (p. 289)
Gabriel Reuillard : Devant les hommes, essai (p. 290-295)
Marcel Millet, Paul Myrriam : Lectures, comptes rendus [de Dominique Combette : Les Pèlerins d'Emmaüs (p. 296-298) ; Jean Ott : Les Volontés ; Sylvain Royé : L'Âme sans miroir (p. 298) ; Raoul Toscan : Les poèmes du clocher (p. 299) ; Francis Carco : Chansons aigres-douces (p. 299-300) - signés Marcel Millet ; Louis Pergaud : La Guerre des boutons (p. 300-301) - signé Paul Myrriam ; Louis Carpeaux : Pékin qui s'en va (p. 301) ; Edme Tassy : Le Sursinge ; Georges Thuriot : Les Spontanées (p. 302) - signés M. M. ; Memento : Pierre Lièvre : Ah ! que vous me plaisez !. - Très savoureux "dialogue moral" inaugurant de façon piquante une petite bibliothèque de choix. ; Franz Hellens : Les Hors le vent ; Jane Catulle-Mendès : La Ville merveilleuse ; Joseph Roger : Variations sur le carnaval littéraire ; H. Le Merdy : Par monts et par vaux. - Des "poésies", hélas ! ; Lazare Berthie : Mon agneau, les loups et moi. - Un roman, de sensibilité féminine, et dont la donnée est généreuse. ; Jules Leroux : La Muse noire. - Nous aurons l'occasion de reparler de ce caractéristique volume. ; A. de Bersaucourt : Thomas Braun ; Jean Muller et Gaston Picard : Les tendances présentes de la littérature française ; Louis Darmet : Près du piano fermé ; René Georgin : L'âme du fleuve ; Théo Richeviel : L'emprise inévitable ; Victor Coudron : Ironiques désenchantements ; Gaston Luce : Ma Touraine ; Daniel Halévy : La jeunesse de Proudhon ; Jean Marestan : Le Mariage, l'amour libre et la maternité, Les Contes de la route, Le Livre des indépendants, etc., etc.] (p. 296-303)
Les Horizons : Bowling (Petite correspondance), rubrique (p. 303-304)

Documents

"Dessin de Tobeen (p. [265])"

"Dessin d'Eugène Messemin (4e de couverture)"

[LISTE ALPHABÉTIQUE DES PETITES REVUES]
[INDEX DES CONTRIBUTEURS]
[INDEX DES RECENSÉS]
[ACTUALITÉ AUTOUR DES PETITES REVUES]

dimanche 10 mai 2026

LES HORIZONS (2e année) N° 8 - MARS 1913

LES HORIZONS
N° 8 (Mars 1913)
[Date de publication : Mars 1913 - Couverture : Année, Numéro, Date, Titre, Citation en épigraphe ("Béat soit celui qui agite les masses, dissout la torpeur et fait naître le mouvement. / Emerson"), Sommaire, Prix, Abonnements, Adresse - 2e de couverture : Titre, Directeurs, Périodicité ("La Revue paraît six fois par an, sur un minimum de quarante pages, aux dates suivantes : 20 Février, 20 Mars, 20 Mai, 20 Juin, 20 Octobre, 20 Décembre. / Indépendamment des numéros hors-série dont le service est fait aux abonnés sans augmentation de prix."), Mentions ("La Revue ne publie que de l'inédit." / "Les auteurs sont entièrement responsables de leurs articles." / "Les manuscrits ne sont pas rendus." / "La Revue ne fera pas d'enquêtes."), Adresse ("M. Marcel Millet, 4, Rue des Abbesses, 4"), Mentions ("Les Horizons reçoivent le premier samedi du mois, d'octobre à juin, de 4 heures à 6 heures." / "Les originaux des dessins qui paraissent dans Les Horizons sont en vente 4, rue des Abbesses. La reproduction de ces dessins est interdite sauf autorisation spéciale.") - 3e de couverture : Titre, Abonnements, Mentions ("Tout lecteur qui nous procurera trois abonnements aura droit au service gratuit de la revue pendant un an. / Les abonnés à 6 fr. et à 7 fr. dont le service se termine en Septembre 1913 ou février 1914 recevront à titre gracieux les quatre premiers numéros à paraître après l'expiration de leurs abonnements."), Encarts publicitaires ("L'Argus de la Presse", "Le Courrier de la Presse", "Le Lynx") - 4e de couverture : Encarts publicitaires ("Les Cahiers d'Aujourd'hui" ; "L'Effort libre" ; "Le Courrier européen" ; "Les Hommes du Jour" ; "Les Temps nouveaux" ; "Les Feuilles de Mai" ; En Marge" ; "La Route" ; "La Bataille syndicaliste" ; "Génération consciente" ; "La Mêlée" ; "La Guerre sociale" ; "L'Action d'Art") ; Dépôts ("Les Horizons sont en vente : à Paris chez : Bénard, Galeries de l'Odéon ; Blanchard, 4, Boulevard St-André ; Floury, Boulevard des Capucines ; Stock, 155, Rue St-Honoré ; Chaussier, 67, Rue des Martyrs / à Nice chez : Verdollin-Castellani, 45, rue Gioffredo") ; Bois gravé de Messemin ; Imprimeur - Bas de page 264 : Gérant - Pagination : 40 pages]
Sommaire
Les Horizons : Profession de foi, déclaration liminaire [illustrée d'un bois gravé de Georges Scalup en bandeau (p. [225])] (p. [225]-227)
René Wachthausen : La Vieillesse de la Jeunesse actuelle, étude [à propos de l'ouvrage d'Emile Henriot, A quoi rêvent les jeunes gens - illustrée d'un dessin d'Eugène Messemin en pied d'article] (p. 228-231)
Léon Werth : Rue Saint-Denis, nouvelle [illustrée d'un dessin de Georges Scalup en pied de nouvelle(p. 232-236)
Albert-Jean : Je ne sais rien de vous, poème en vers libres [illustré d'un dessin d'Eugène Messemin en bandeau et d'un dessin de Georges Scalup pied de poème] (p. 237-238)
Louis Nazzi : Georges Pioch et "Les Dieux chez nous", étude [de l'ouvrage de Georges Pioch] (p. 239-242) 
Mateï Rusu : Pensées de Caragiale, présentation [de Ion Luca Caragiale et des pensées reproduites à la suite] (p. 243-244)
Ion Luca Caragiale : De l'art et de la vie, aphorismes [à suivre]  (p. 245-247) 
Henri Strentz : La tant vieille complainte, poème [illustré d'un dessin de Georges Scalup en tête de poème] (p. 248-250)
Gabriel Reuillard : Devant les hommes, essai [illustré d'un dessin de Georges Scalup en pied d'article] (p. 251-255)
Marcel Millet : Lectures, comptes rendus [de Georges Fourest : La Négresse blonde (p. 256-257) ; Léon Vérane : Dans le jardin des lys et des verveines rouges (p. 258) ; Henri-Marx : La Statue enchantée (p. 258-259) ; Memento : Six lais d'amour de Marie de France présentés dans la plus charmante des adaptations par le talentueux Philéas Lebesgue ; Le front aux vitres, des vers émus et sensibles de René Bizet ; Hors des sentiers battus, un drame assez naïf et par trop emphatique de Ch. Bourcier ; Vaines étreintes, d'Emile Payen, des sonnets d'une obscénité voulue, que je préfère cependant aux pâles élégies coutumières ; livre très spécial, qui plaira sans doute aux très jeunes gens - ou aux très vieux messieurs ; Les Chrysanthèmes, d'Henri Herlemond. Des vers honnêtes... désespérément ; Vie et mort de Rose Amy, enfant, par Estienne et Jane Estienne. Il y a de l'observation et de la sensibilité dans ce livre qui se lit sans ennui, et la Seconde Mère est une nouvelle très émouvante dans sa simplicité..] (p. 256-259) 
Jean-Louis : Journal d'un volontaire, essai [en épigraphe : "Pour la défense des lettres de demain, et à la gloire de notre effort d'aujourd'hui"] (p. 260-263) 
J. L. : Petite correspondance, rubrique [illustrée d'un dessin de Georges Scalup en pied d'article] (p. 264)

Documents

"Profession de foi (p. [225]-227)"

« Pour moi, si vous voulez connaître mon sentiment profond, le voici : J’ai une impression de classe. Les écrivains qui m’ont précédé sont sous de classe bourgeoise. Je ne m’intéresse pas aux mêmes choses qu’eux. Toutes les crises morales de la littérature sont des crises morales de la bourgeoisie. Musset dans Rolla, ne conçoit qu’une vie de noce. J’ai bien davantage à penser au travailleur et au pain quotidien. Barrès éprouve le besoin d’aller à Tolède, à Venise, pour trouver son âme. Moi, je la trouve dans le peuple qui m’entoure.

Je lui disais : "Vous séparez les gens par nationalités, tandis que je sens la séparation par classes. Ainsi je me sens séparé de la classe bourgeoise, et en union avec des travailleurs de toutes les nationalités ! Oui, je sens autant qu’il est possible les souffrances des plus humbles classes, et mon âme est venue toute seule au bout de mon bras, avec mon pain quotidien. »

Réponse de CHARLES-LOUIS PHILIPPE

(Enquête de LE CARDONNEL-VELLAY).

Nos efforts avaient tenté depuis un an, tout en n’acceptant que des proses et des vers largement humains, de faire des Horizons une revue anthologique de jeune littérature moderne. Mais la vie nous presse et agit sur nous. Notre époque est troublante et nous croyons qu’il est plus courageux d’oser prendre parti dans les luttes présentes. C’est pourquoi on ne trouvera, désormais, ici, qu’une littérature nettement combative.

Un quotidien signalait récemment, sous le titre « une littérature qui revient » la renaissance d’un mouvement libertaire, et citait avec Les Horizons trois publications qui ont toutes nos sympathies. Il faut mettre en tête de cette liste les Cahiers d’Aujourd’hui parus depuis. – Les jeunes hommes de notre temps, qu’ils veuillent ou non, ne peuvent pas ne pas être troublés par les événements divers dont la confrontation s’impose. Et puisque nous sommes englobés dans la partie qui se joue tous les jours autour de nous, il serait fou de nier ses impressions sur nous et de n’en pas tirer l’enseignement qu’elle propose. Nous n’entendons pas nous mettre platement à la remorque, mais nous n’éprouvons aucune fausse honte à nous rallier aux groupes d’avant-garde. L’Effort libre avait inauguré cette série de publications et marqué clairement un accord entre la littérature et la vie qui semblait oublié depuis la Revue Blanche et la première Plume. Jean-Richard Bloch et ses excellents collaborateurs continuent une œuvre que nous admirons sans réserve. Les Feuilles de Mai, d’autres revues encore dont nous reparlerons souvent, vivent dans notre sens.

Les amis qui fondèrent avec nous Les Horizons et donnèrent l’apport de leur talent comme la loyauté de leur passé à notre essor, ne partageaient pas absolument nos convictions. C’est pourquoi nous avons dû, faisant passer notre but avant nos sympathies personnelles, prononcer une séparation, – qui ne change rien, nous avons à cœur de l’affirmer, à nos relations tant amicales que littéraires[1].

C’est donc un excès de conscience ou peut-être l’affirmation plus nette d’une conscience qui nous pousse à préciser, dès ce jour, nos tendances. Cette revue ne sera pas éclectique. Elle ne sera ni habile ni élégante. La brutalité est nécessaire comme le pain quotidien. Se taire c’est consentir à la laideur et au mensonge universel. Les Horizons seront une revue de parti. L’art qui n’est pas la politique cependant, ne peut pas être étranger à la vie. Par tout ce qu’il contient d’humain, le livre d’un Flaubert, par exemple, si éloigné qu’il soit d’un livre de doctrine, nous dicte de ferventes résolutions ; le temps des peintures sur éventail est révolu (ou tout au moins cet art n’est plus exercé à présent que par les vieilles demoiselles de province).

Contre les forces organisées il y a la grande force de la vie et seront avec nous ceux qui croient comme nous qu’il n’y a plus d’hésitation possible et qui ont pris conscience d’eux-mêmes.

LES HORIZONS.


[1] Nos amis viennent de fonder Le Gay Sçavoir, revue anthologique et tribune libre ; nous souhaitons à leur belle publication longue et heureuse vie et nous ne cesserons pas de nous intéresser à leur œuvre, qui ne saurait être que probe et sincère, nous le savons.

"Dessin de Georges Scalup (p. 248)"

"Dessin d'Eugène Messemin (4e de couverture)"

[LISTE ALPHABÉTIQUE DES PETITES REVUES]
[INDEX DES CONTRIBUTEURS]
[INDEX DES RECENSÉS]
[ACTUALITÉ AUTOUR DES PETITES REVUES]

lundi 4 mai 2026

LES HORIZONS (2e année) N° 7 - FÉVRIER 1913

[Titre : LES HORIZONS - Dates de publication : 10 numéros en 10 livraisons du 15 février 1912 (n° 1) à juin 1913 (n° 10) - Périodicité : six fois par an - Lieu de publication : Paris - Format : 155 x 240 mm - Couverture : Imprimée en noir sur papier couleur brique - Pagination :  de 32 à 40 pages (pagination suivie) - Prix et abonnements : Numéro = 0,75 francs ; Abonnement (France) = 5 francs ; Abonnement (Étranger) = 6 francs – entre le n° 4 (15 octobre 1912) et le n° 7 (février 1913), les abonnements France et Étranger passent respectivement à 6 et 7 francs avant de revenir, à partir du n° 8 (mars 1913) au tarif initial - Directeur(s) : Marcel Millet ; puis, à partir du n° 8 de mars 1913, Marcel Millet et Gabriel Reuillard - Comité de rédaction : Marcel Millet, Maurice Pillet, Henri Strentz (jusqu’au n° 3 du 15 juin 1912), auxquels s’adjoignent (à partir du n° 4 du 15 octobre 1912) Dominique Combette, René Morand, Gabriel Reuillard ; disparaît à partir du n° 7 de février 1913 - Administration (pour le seul n° 7 de février 1913) : Maurice Pillet et Gabriel Reuillard - Collaborateurs (liste exhaustive) : Albert-Jean, Georges Bannerot, Paul Bastier, Léon Bazalgette [trad.], Jean-Richard Bloch, Caragiale, Francis Carco, Charles Carrau, Lucien Christophe, Fanny Clar, Dominique Combette, Léon Deffoux, Roger Dévigne, Ernest Dufour, Charles Dullin, Fagus, Georges Fourest, Friedrich Hebbel, Olivier-Hourcade, Pierre Jalabert, Jean-Louis, Legrand-Chabrier, René Lehmann, Jean Le Roy, J. Libère, Maurice Magre, Maurice Maignan, Louis Mandin, Marius Martin, Marcel Martinet, J.-F. Louis Merlet, Marcel Millet, René Morand, Paul Myrriam, Louis Nazzi, Jean Ott, Cécile Périn, Georges Périn, Maurice Pillet, Georges Polti, Gabriel Reuillard, Victor Rocca, Daniel Rogerie, Léonce Rolland, Jules Romains, Sylvain Royé, Mateï Rusu, Han Ryner, Frédéric Saisset, Henriette Sauret, Hermann Schilde, Camille Schiltz, Henri Strentz, Gustave-Louis Tautain, Raoul Toscan, Constant Tournier, Théo Varlet, Léon Vérane, René Wachthausen, Léon Werth, Walt Whitman - Illusrateurs (liste exhaustive) : Bracquemont, Eugène Messemin, Georges Scalup, Tobeen - Adresse : 32, rue des Abbesses, Paris (adresse de Marcel Millet) jusqu’au n° 2 (15 avril 1912) ; puis, à partir du n° 3 (15 juin 1912), 4, rue des Abbesses, Paris (adresse de Marcel Millet) - Imprimeur-Gérant : A. Maillet, 158, faubourg Saint-Martin (Paris) ; puis, à partir du n° 5 (15 novembre 1912) : Imprimerie Henry Lefebvre (Cambrai, Nord)]
LES HORIZONS
N° 7 (Février 1913)
[Date de publication : Février 1913 - Couverture : Année, Numéro, Date, Titre, Citation en épigraphe ("Il ne comprend pas qu'on ait jamais pu se passer du greffe, de parquet et de la buvette... / La Bruyère"), Contributeurs du numéro, Prix, Abonnements, Adresse - 2e de couverture : Titre, Directeur, Administration, Sommaire, Mentions ("La Revue ne publie que de l'inédit." / "Les auteurs sont responsables entièrement de leurs articles." / "Les manuscrits ne sont pas rendus." / "La Revue ne fera pas d'enquêtes."), Adresse ("Prière d'envoyer les manuscrits, livres, revues, correspondances, ainsi que les abonnements à / M. Marcel Millet, 4, Rue des Abbesses, 4"), Mention ("Les Horizons reçoivent le premier samedi du mois, d'octobre à juin, de 4 heures à 6 heures.") - 3e de couverture : Titre, Périodicité ("La Revue paraît six fois par an, sur un minimum de 40 pages, aux dates suivantes : 20 Février, 20 Mars, 20 Mai, 20 Juin, 20 Octobre, 20 Décembre. / Indépendamment des numéros hors-série dont le service est fait aux abonnés sans augmentation de prix."), Sommaire du n° 6, Encarts publicitaires ("L'Argus de la Presse", "Le Courrier de la Presse", "Le Lynx") - 4e de couverture : Annonce ("Vient de paraître : Les Pèlerins d'Emmaüs / par Dominique Combette / (Edition du Temps présent)") ; Bois gravé de Tobeen ; Imprimeur - Bas de page 224 : Imprimeur-gérant - Joint : Prospectus (mot de Marcel Millet aux lecteurs)Pagination : 40 pages]
Sommaire
Paul Bastier : Hebbel, présentation [du fragment inédit de Michel-Ange (voir ci-dessous) - illustrée d'un bois gravé de Georges Scalup en bandeau (p. [185])] (p. [185]-187)
Friedrich Hebbel : Michel-Ange (fragment inédit), théâtre [Acte I, scène 1 - traduit par Paul Bastier] (p. 187-189)
Marcel Millet : L'Homme, poème en vers libres [illustré de deux dessins d'Eugène Messemin en tête et pied de poème(p. 190-193)
Jean-Richard Bloch : Une histoire à dormir debout, nouvelle [illustré d'un dessin d'Eugène Messemin en pied de nouvelle] (p. 194-205)
Marcel Martinet : Un Chant de liberté, poème [illustré d'un bois gravé de Georges Scalup en bandeau en tête de poème] (p. 206-208) 
Camille Schiltz : L'Arbre, poème [à Fagus - illustré d'un dessin d'Eugène Messemin en tête de poème] (p. 209-210)
Paul Myrriam : Les Marsouins, nouvelle [à Gabriel Reuillard -illustré d'un bois gravé de Georges Scalup en pied de nouvelle]  (p. 210-213) 
Raoul Toscan : Les Péniches, poème [illustré d'un dessin d'Eugène Messemin en tête de poème] (p. 214-215)
Gabriel Reuillard : Devant les hommes, essai (p. 216-220)
M[arcel]. M[illet]. : Les revues, rubrique [Dans la Grande Revue un judicieux article de M. Hollebecque "L'Enfant et la Littérature d'étrennes"... ; C'est de Léon Werth encore qu'il faut lire dans les Cahiers d'aujourd'hui ces "Soirs de Théâtre" dont pas une ligne n'est indifférente... D'ailleurs Les Cahiers d'aujourd'hui groupent à ce numéro Colette Willy, Marguerite Audoux, Maeterlinck, Verhaeren, Loos, M. Ray, Elie Faure, Sembat, F. Jourdain... ; Les Bandeaux d'or publient un inoubliable cauchemar "La Bella-Venere" où Théo Varlet en style sobre, poignant, s'affirme le plus hallucinant des conteurs... ; L'Effort libre inaugure une nouvelle série et tous les noms du Comité d'action promettent la plus sûre des réalisations... ; Pan donne des vers harmonieux de Fersen et des "Proses pittoresques et amoureuses" du talentueux Legrand-Chabrier... ; La Phalange. "Odes" de Jules Romains... ; Les Marges. Michel Puy, Fernand Fleuret, Coulon, en des pages diverses, retiennent notre attention... ; Le Parthénon est certainement la plus soporifique des revues reçues. ; Le Temps présent. Lucien Leluc donne une intéressante biographie de "Mon ami Pierrot" (du Théâtre-Italien aux Funambules). De bien mauvais vers dans ce numéro... ; L'Heure qui sonne s'honore en consacrant un n° "Hommages" à P. N. Roinard. Nous avons apporté à l'ami nos témoignages d'admiration et d'affection et salué le libertaire autant que le poète... ; En marge est une crâne petite revue dont le ton tranche singulièrement sur l'ordinaire fadeur de ces petits fascicules... ; La Clarté. "La féerie du jouet", un bel article de Paul Desanges. ; La Route. Des pages franches et vivantes signées des sept collaborateurs. Mais pourquoi refuser l'épithète de libertaire ?... ; Le Divan n'apporte rien de bien neuf. C'est correct et toujours, toujours "de bon ton"... ; Les Cahiers du Centre publient de savoureux dialogues berrichons... ; Poème et Drame. "Anthologie artistique et critique moderne". - De beaux vers de Louis Mandin ; un curieux article du savant G. Polti. Proses de Jean Muller, Sauvebois ; - cette publication est bien présentée. Je n'en vois pas encore le but ; mais on ne saurait condamner un numéro initial. ; J'en dis autant pour Le Cahier des Poètes qui devrait, premier reproche, ne donner que des pièces inédites. Pourquoi cette nouvelle anthologie ?... ; Flamberge est une luxueuse revue belge. Poèmes de Vielé-Griffin, G. Poncelet. Proses de T. Derême, Marchal, L. Christophe. ; Le Moulin est une revue de bonne humeur... ; Miscellanées. De bons vers de Ch. Carrau et Bannerot... ; Burdigala. Il est bien oublié puisqu'il n'y a plus que Burdigala pour reparler de lui. Or Henry-René Lafon vous campe un de ces Rostand... pécaïre ! ; Mémento : Les Rubriques Nouvelles - L'Occident - Le Mouvement anarchiste - La Renaissance contemporaine - Ombres et Formes - Le Beffroi - Le Thyrse - Le Courrier de France - La Critique indépendante - Verviers-Chronique - La Flora - Les Marches de Provence - Les Chroniques de Provence - L'Hexagramme - Le Quadrige - La Revista de America - Le Penseur - Masques et visages - Les Loups - Le Moniteur maritime - Les quatre Dauphins - "Anvers-Athénée" - La Poétique - La Revue sociale - L'Essor - La Revue des Indépendants - Le Cénacle - Les Rayons, etc... - illustrée en pied de rubrique d'un bois gravé de Georges Scalup] (p. 221-224)

Documents

"Bois gravé de Georges Scalup (p. [185])"

"Dessin d'Eugène Messemin (p. 209)"

"Bois gravé de Tobeen (4e de couverture)"

"Prospectus : mot aux lecteurs de Marcel Millet"

"Bulletin d'abonnement"

[LISTE ALPHABÉTIQUE DES PETITES REVUES]
[INDEX DES CONTRIBUTEURS]
[INDEX DES RECENSÉS]
[ACTUALITÉ AUTOUR DES PETITES REVUES]

dimanche 8 mars 2026

LA BELLE FRANCE N° 12 (2e année) - MAI 1919

[Titre : LA BELLE FRANCE - Sous-Titre : Revue d’art - Fait suite à : L’ART DE FRANCE – Organe de l’Association Amicale des Artistes, Artisans, Architectes et Amateurs d’Art [1913-1914] dont 11 numéros parurent de juin 1913 à juin 1914 constituant la 1ère année de publication ; LA BELLE FRANCE en poursuit la numérotation - Devient : LA DOUCE FRANCE à partir du n° 15 (octobre 1919)  - Dates de publication : 3 numéros du n° 12 (mai 1919) au n° 14 (août-septembre 1919) - Périodicité : mensuelle - Lieu de publication : Paris - Format : 160 x 240 mm - Couverture : Imprimée en noir sur papier crème - Pagination :  de 80 à 88 pages (pagination suivie) - Prix et abonnements : Paris et départements. – Numéro = 4 francs ; Abonnement d’un an = 32 francs ; Étranger (Union postale). – Numéro = 4,50 francs ; Abonnement d’un an = 40 francs ; Tirage de luxe à 15 exemplaires sur Vergé d’Arches numérotés. – Abonnement d’un an = 50 francs - Directeur : Adolphe Cadot - Rédacteur en chef : Emmanuel de Thubert - Collaborateurs (liste exhaustive) : François Bidet, Léon Bloy, Paul Claudel, Armand Dayot, Grandigneaux, Francis Jammes, Olivier Calemard de La Fayette, Philéas Lebesgue, Philibert de L’Orme, Georges Pradelle, Germaine de Roctière, Sanglar, Sidi Mohammed Ben El Houçaïn, Emmanuel de Thubert, François Villon - Illusrateurs : Émile Bernard, Georges Bruyer, Jules Flandrin, Henri Lebasque, Albert Lepreux, François Pompon, Paul Sérusier - Adresse : 251, boulevard Raspail, Paris - Gérant : Emmanuel de Thubert, puis, à partir du n° 13 (juin-juillet 1919) : Paul Thomas - Imprimeur : Imprimerie Aubun à Ligugé (Vienne)]
LA BELLE FRANCE
N° 12 (Mai 1919)
[Date de publication : Mai 1919 - Couverture : Année, Numéro, Date, Titre, Sous-titre, Rédacteur en chef, Illustration, Adresse - 2e de couverture : Titre, Directeur, Rédacteur en chef, Année, Numéro, Sommaire, Abonnements, Mentions ("M. Ad. Cadot reçoit le Mercredi soir, 38, rue de Turin." / M. Emm. de Thubert reçoit aux bureaux de La Belle France, 251, Boulevard Raspail, les mercredi et samedi, de 10 h. à midi." / Adresser tout ce qui concerne l'administration à M. Paul Thomas (Bureaux de la revue, 251, Boulevard Raspail)."), Tirage de luxe - 3e de couverture : Mentions ("Quelques suites complètes de L'Art de France sont en vente au prix de 40 fr. sur papier ordinaire, et de 60 fr. sur papier de Hollande." / "La Belle France paraît sur papier vergé d'Arches à 15 exemplaires numérotés : Prix de l'abonnement : 50 francs.") - 4e de couverture : Imprimeur - Page 88 : Encart publicitaire (dessin de Paul Sérusier) pour l'Atelier Ranson, 7, rue Joseph-Bara, Paris VIe - Bas de page 88 : Gérant - Pagination : 88 pages]
Sommaire
La Rédaction : A nos lecteurs, à nos amis, adresse au lecteur (p. [1]-2)
La Rédaction : Notre programme, manifeste (p. [3]-6)
La Rédaction : "La Belle France" revue d'art, éditorial (p. [7]-9)
Emmanuel de Thubert : Le Tombeau d'Henri Favre, poème [en épigraphe, citation du "Psaume I, 8" : "Ecce enim veritatem dilexisti : incerta et occulta sapientiae tuae manifestati mihi." - daté "Novembre 1916" - en note : "Pièce liminaire d'un recueil de poèmes à paraître sous le titre : Le Tombeau d'Henri Favre. / La revue publiera prochainement les études sur la forme que contient la Série Naturelle d'Henri Favre. / J'exposerai moi-même, d'après des notes prises au cours de nombreux entretiens, quelle était l'esthétique de mon vieux maître."] (p. [10]-11)
Olivier Calemard de La Fayette : A ma petite "Victoire de Samothrace", poème (p. [12]-13)
Georges Pradelle : Architecture, poème en prose (p. [14]-18)
Emmanuel de Thubert : Il nous faut des maîtres d'œuvre, essai (p. [19]-25) 
La Rédaction : L'Architecture de la victoire, étude [à suivre] (p. [26]-42)
Philibert de L'Orme : Pages oubliées : Le vrai et le faux architecte, essai [en note : "Chapitre X du Livre I de l'Architecture de Philibert de L'Orme pp. 21b et 22a. Le titre du chapitre est celui-ci : L'Architecte devoir manifester ses inventions par desseings et portraits tant de plates formes et montées que autres et signamment par un modelle qui représentera au naturel tout le bastiment et logis. (Le Premier Tome de l'Architecture de Philibert de L'Orme. Paris, chez Frédéric Morel, rue Saint-Jean de Beauvais, 1568)."] (p. [43]-46) 
Emmanuel de Thubert : Le Mouvement décoratif, comptes rendus [Au Pavillon de Marsan, au Musée Galliéra, aux Arts et Métiers, etc. - (p. [47]-54) ; Un style national - (p. 54-58) ; L'esprit des cathédrales et l'Arc de triomphe - (p. 58-60)] (p. [47]-60) 
Emmanuel de Thubert : Dans les ateliers : Jules Flandrin, étude [illustrée de 11 dessins de Jules Flandrin dans le texte et de 2 dessins hors-texte (p. [68]-[69])] (p. [61]-72) 
Emmanuel de Thubert : Les Inconnus : Un grand sculpteur de petites bêtes, étude [consacrée à François Pompon - illustrée de 3 dessins de François Pompon dans le texte] (p. [73]-77) 
*** : Revue des Revues, chronique [La Revue Contemporaine, n° du 25 janvier 1919. - "La Mission de l'Artiste", par Gabrielle Castellot... ; La Gerbe, n° de février 1919. - "Notes d'un artiste", par Paul Deltombe... ; L'Opinion, n° du 1er mars 1919. - Sous le titre "Taylor et Ruskin", M. Pierre Hamp traite de la philosophie du travail... ; Le Monde Nouveau, n° du 20 mars 1919. - Quatre pages de M. Dugald Sutherland Maccoll intitulées : "Architectures française et anglaise"... ; L'Architecture, année 1919, n° 1 à 8. - Les articles de critique, et ceux d'érudition, tout est excellent dans cette revue... ; L'Art et les Artistes, nouvelle série, n° 1. - De M. Léonce Bénéditte, Le Salon et son histoire, étude historique illustrée de reproductions de Gabriel de Saint-Aubin...] (p. [78]-81) 
*** : Bibliographie, comptes rendus [de : Histoire de la peinture française au XIXe siècle (1793-1903), par Louis Dimier - (p. [82]-85) ; L'Architecture classique à Saint-Pétersbourg à la fun du XVIIIe siècle, par Louis Hautecœur - (p. 85-87) ; "L'abondance des matières nous oblige à remettre aux numéros suivants la suite de la Bibliographie... - (p. 88)] (p. [82]-88)

Documents

"À nos lecteurs, à nos amis"

La revue L’Art de France se représente à ses abonnés et à ses lecteurs sous le titre de La Belle France. Nous espérons que les artistes et les personnes du monde qui l’avaient encouragée à ses débuts lui accorderont encore leur sympathie.

On sait qu’une association amicale, sous le titre de L’Art de France, s’est fondée, depuis la guerre, pour ouvrir un lieu de réunion aux bonnes volontés des divers milieux artistiques. Nous sommes heureux d’avoir contribué pour une large part à la fondation d’une société si intéressante. Elle nous doit ses premiers adhérents. Nous lui avons aussi donné son titre.

C’est afin de prévenir toute confusion que nous prenons nous-mêmes le titre de La Belle France. Nous ne saurions, en effet, nous borner à la propagande de l’association amicale. Notre devoir est de suivre avec la même attention les tentatives des groupes qui se fondent encore. En outre, la notoriété de l’association amicale est maintenant suffisante pour qu’elle n’ait plus besoin de l’appui de la revue. Nous tiendrons donc nos lecteurs au courant de son action, comme nous les instruisons du mouvement de toutes les sociétés similaires, et nous témoignerons à son égard de la même impartialité.

Malgré une si longue interruption, on avait bien voulu ne pas nous oublier. On s’inquiétait de notre réapparition. Des abonnements ont même été souscrits pendant la guerre. La sympathie qu’on n’a cessé de nous témoigner nous a profondément touchés. Avant d’aller plus loin, que tous nos amis reçoivent ici nos remerciements.

"Notre Programme"

Nous avons exposé trop longuement notre programme, lors de la première apparition de la revue, pour que nous croyions nécessaire de le développer aujourd’hui. Nous en rappellerons seulement les points principaux.

Nous nous sommes fondés dans un moment où l’Allemagne venait d’engager la lutte contre nos artistes et nos industriels. Elle ne doutait pas, alors, d’avoir créé un style qui dût s’imposer au monde. Au moins pouvait-elle prétendre à s’emparer du marché de l’art, puisque nos industriels semblaient prendre à cœur de ne lui opposer rien. En vain les artistes leur offraient des modèles avec lesquels ils pussent tenter de reprendre la clientèle que leur enlevaient les Allemands. Ils se confinaient dans l’exploitation des styles. La crise que la campagne allemande avait ouverte dans l’art décoratif se compliquait donc d’une hostilité, ou tout au moins, d’un manque d’entente des plus déplorables entre l’art et l’industrie.

Or les Allemands devaient se rencontrer avec nous à l’Exposition Internationale que nous organisions à Paris pour 1916, et, de toutes parts, nous entendions douter que nos industriels possédassent assez de modèles pour résister à leur menace. Nous voulions donc susciter la formation d’ensembles d’architecture et d’ameublement, de manière à assurer en 1916 le succès de l’industrie française.

La rencontre se produira-t-elle en 1922, comme certains l’annoncent, ou en 1924, ainsi que d’autres le croient ? On sait qu’un projet d’exposition est discuté pour l’une ou l’autre de ces dates. L’Allemagne y sera-t-elle conviée ? ou bien l’exposition nous sera-t-elle réservée, à nous et à nos alliés ? Nous attendrons, pour rien augurer, que soit fixé le statut européen dont les termes s’élaborent à Versailles. Nous savons au moins dès à présent, et quel que doive être l’avenir, que l’Allemagne a continué de fabriquer son style, et qu’elle se tient prête encore à nous envahir.

D’autre part, les industriels, malgré quelques tentatives assez heureuses pour qu’il convienne de les louer, ne paraissent pas décidés à poursuivre des recherches de moderne qui seraient si favorables au succès de leur maison. Nous ne voyons pas, non plus, que leurs relations avec les artistes soient encore aussi étroites qu’il est nécessaire. Tant que les possibilités d’un contrat d’édition ne seront pas définitivement acquises, d’ailleurs, la gêne, sinon plus, subsistera entre les artistes et les industriels.

Enfin, nombre de questions dont dépend l’avancement de notre art, celle de l’apprentissage, notamment, sont encore à l’étude, et nous pouvons seulement espérer que la victoire va nous aider à leur donner une solution convenable.

Hélas ! nous avons à déplorer la perte de bien des hommes qui venaient nous apporter le concours de leur intelligence et de leur autorité. La guerre nous a douloureusement frappés, ici. Quelques-uns de nos plus dévoués collaborateurs, quelques-uns de nos meilleurs amis, morts pour la France, allaient proposer à l’opinion publique et au Parlement de nouvelles vues pour résoudre les difficultés de notre art. C’est avec eux que s’était élaboré le programme de la revue. C’est en nous rappelant comme ils pensaient que nous le résumons aujourd’hui. Les questions n’ont pas changé, et les survivants sont toujours d’accord avec les morts. Nous aimerions que nos lecteurs les entendissent en même temps que nous. Les vues que nous avions prises ensemble forment-elles un corps de doctrine ? Nous n’avons pas la prétention de le croire. C’est, au moins, une profession de foi, le résultat logique d’études poursuivies en commun : un ensemble d’idées claires. L’État seul, les Villes, les Chambres de Commerce peuvent décider sur certaines des questions que nous étudions. Pour d’autres, c’est l’intelligence du monde, les mœurs de l’époque. Quant à nous, nous continuons de mettre au point tant de systèmes, tant de théories que suscite le mouvement de notre art. La revue reste donc ouverte, avant tout, à la critique des idées.

Voici les points de notre programme sur lesquels nous sommes appelés à revenir sans cesse :

1° Étude parallèle de l’esprit français et de l’esprit allemand. Invention et inspiration françaises. Industrie allemande ; industrie française. Causes de la supériorité dans le passé de l’art français. Conditions nécessaires à sa prééminence.

2° Réunion des artistes et des artisans autour de leur directeur naturel, l’architecte maître d’œuvre.

3° Rapprochement de l’architecte maître d’œuvre et de l’amateur. Formation de groupes de production artistique.

4° Apprentissage à l’atelier.

5° Vues et projets pour l’extension, l’agrandissement et l’embellissement de Paris et des villes. Reconstitution des régions du Nord et de l’Est.

"« La Belle France » revue d’art"

La Belle France reste une revue de doctrine. Aucune autre ne s’est fondée pour se consacrer à la critique des idées que soulèvent les multiples questions de l’art décoratif. Les revues d’art sont encore des recueils de documents photographiques, dont l’utilité est de premier ordre, puisqu’elles font connaître au public les œuvres de nos artistes et de nos artisans ; malheureusement, l’expression des idées y trouve assez peu de place : ces revues sont faites pour être regardées. Les rédacteurs de La Belle France ont, au contraire, l’espoir d’être lus, car ils ont des idées à défendre, et des explications à donner de l’œuvre décorative contemporaine.

Nous n’entrons en concurrence avec aucune des revues existantes, et nous n'en attaquons aucune ; bien au contraire, nous nous ferons un devoir de signaler à nos lecteurs tout ce qu’elles contiendront d’iconographie intéressante. Notre devoir est de renseigner les artistes et le public sur toutes les tentatives qui se produisent aujourd’hui dans la décoration. Au reste, les questions techniques continuent d’être d’une telle importance que nous consacrerons à leur étude la plus grande partie de la revue.

Chacun des numéros de La Belle France contiendra donc un article sur une des techniques qui se sont renouvelées de notre temps, un article sur l’histoire de cette technique dans le passé ; en même temps, sous le titre de Pages Oubliées, ou de Pages d'actualité, un extrait d’un des écrivains anciens ou contemporains qui se sont occupés de cette même technique. Nous rattacherons ainsi l’actualité au passé, et, à l’occasion de chacune des manifestations nouvelles de l’activité artistique, nous exposerons comment le génie de la décoration contemporaine a ses traditions dans l’histoire de nos anciens styles.

Chacun des numéros de La Belle France contiendra, en outre, l’exposé du mouvement artistique, la description des travaux en cours et l’annonce des projets de décoration.

La Belle France publiera de même les renseignements les plus complets sur le mouvement décoratif des grands centres de la province.

Enfin, nos correspondants nous feront connaître les principes et les tendances de l’art décoratif en Europe et en Amérique. Ils nous signaleront en même temps toutes les influences que notre art exerce encore sur les artistes étrangers, afin que nous puissions favoriser tout ce qui s’inspire, hors de France, de notre génie décoratif.

Les questions de l’art décoratif restent le principal sujet d’étude de La Belle France. Nous réserverons, cependant, une partie de la revue à des chroniques sur la poésie, la musique, le théâtre et la danse.

Chaque mois nous publierons quelques poèmes. En outre, nous relèverons périodiquement quelles sont les tendances de la poésie, de la musique et de la scène. Dans la chronique du théâtre, nous rechercherons, outre les indications qu’il nous donne sur les mouvements de la sensibilité, ce qu’il doit à l’art lui-même pour le décor, la mise en scène et le costume.

La Belle France publiera toujours de préférence les chroniques des techniciens qui sont ses rédacteurs. Néanmoins, la revue reste ouverte aux écrivains du dehors. Toutes les opinions peuvent donc trouver place dans La Belle France. Seulement, la Rédaction, et notamment le Rédacteur en chef, se réserve le droit d’exprimer, à la suite des opinions qui nous seront contraires, l’opinion de la revue.

Dessin hors-texte de Jules Flandrin (p. [68])


 Dessin de François Pompon (p. 76)

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[ACTUALITÉ AUTOUR DES PETITES REVUES]

vendredi 27 février 2026

LES LETTRES PARISIENNES N° 3 - 15 NOVEMBRE 1918

[Titre : LES LETTRES PARISIENNES - Dates de publication : 9 numéros, en 8 livraisons, du 1er juin 1918 (n° 1) au 1er avril 1920 (n° 9) - Périodicité : Paraît neuf fois l’an - Lieu de publication : Paris - Format : 255 x 222 mm - Couverture : Imprimée en noir sur papier beige puis sur papier bleu (à partir du n° 8 du 1er janvier 1920) - Pagination :  de 24 à 36 pages (pagination poursuivie) - Prix et abonnements : Tirage de luxe à 75 exemplaires (puis 50 à partir du n° 5) sur papier Ingres d’Arches ; Numéro ordinaire = 1 fr. 50, puis 2 fr. (à partir du n° 8 du 1er janvier 1920) ; Numéro de luxe = 2 fr. 50, puis 3 fr. 50 (à partir du n° 8) ; Abonnements pour 3 numéros ordinaires = 3 fr. puis 4 fr., pour 6 = 6 fr. puis 8 fr., pour 9 = 9fr. puis 12 fr. ; Abonnement pour 9 numéros de luxe = 20 fr. ; puis, à partir du n° 8 (1er janvier 1920) : Abonnement pour 9 numéros ordinaires = 16 fr. ; Abonnement pour 9 numéros de luxe = 30 fr. - Directeur(s) : Georges Pillement ; puis, à partir du n° 8 (1er janvier 1920) – Directeur artistique : Henry Ramey ; Directeurs littéraires : Georges Pillement et Maurice Martin du Gard - Administrateur : Camille Bloch (à partir du n° 8 du 1er janvier 1920) - Collaborateurs (liste exhaustive) : René Arcos, Louis Armand, D’Arthez, Ricardo Baeza, Albert de Bersaucourt, Gaston Bornstein, Jean Cassou, Gabrielle Castelot, Maurice Chabas, Marcel Chaminade, Cuvillier l’héritier, Henry Dalby, Georges Duhamel, Édouard Dujardin, Luc Durtain, Georges Duthuit, Louis Émié, Georges Gabory, Jacinto Grau, Arthur K. Grieggs (trad.), Marguerite Henry, Henry Hertz, Charles Ieu, Tristan Klingsor, Louise Lara, Fernand de Lisle, Marcel Loumaye, Antonio Machado, Maurice Martin du Gard, Raphaël Maurice, Jean Metzinger, Victor-Émile Michelet, Hera Mirtel, Madeleine Misard, Paul Morand, John-Antoine Nau, Eugenio d’Ors, Marcel Paquot, Georges Pillement, Po Chu-I, Valentine Prax, Henri Puig, Juan Rafael, Jules Romains, Jeanne Ronsay, Vitta Rosen (trad.), Jean Royère, Han Ryjack, Saint-Pol-Roux, Hermann Schilde, André Spire, Marc Taloff, Charles Vildrac (trad.), Walt Whitman, André Wurmser, Osip Zadkine - Illusrateurs : Ben Sussan, Joseph Bernard, Louis Bouquet, Maurice Chabas, Roland Chavenon, Coubine, Crissay, Frédéric Deshayes, René Durey, Favory, Feder, Foujita, Othon Friesz, Gimmi, Jean Laffite, Celso Lagar, Marcel Lenoir, Lotiron, Jean Lurçat, Ivan Mestrovic, Modigliani, Enrico Prampolini, Henry Ramey, Jacques Risler, Toma Rosandic, Paul Signac, Van Rees, de Varocquié, Osip Zadkine, Ortiz de Zarate - Adresse : 49, Boulevard Magenta, Paris Xe - Dépôt principal : Librairie A. Monnier & Cie (7, rue de l’Odéon, Paris) jusqu’au n° 6-7 (1er novembre 1919), puis, à partir du n° 8 (1er janvier 1920) : Camille Bloch, (366, rue Saint-Honoré, Paris) - Gérant : Henri Puig - Imprimeur : Imprimerie Levé (71, rue de Rennes, Paris) ; puis, à partir du n° 8 (1er janvier 1920) : Imprimerie M. Dumont Schauberg (Strasbourg) ; puis, pour le n° 9 et dernier (1er avril 1920) : Imprimerie Alsacienne, anct G. Fischbach (Strasbourg) ; Nota : les deux suppléments aux n° 8 et 9 sont imprimés par l’Imprimerie Levé]
LES LETTRES PARISIENNES
N° 3 (15 novembre 1918)
[Date de publication : 15 novembre 1918 - Couverture : Prix, Titre, Collaborateurs du numéro, Année, Numéro, Date - 2e de couverture : Adresses ("Adresser tout ce qui concerne l'administration et la rédaction à Georges Pillement, 49, Boulevard Magenta, Paris (Xe) / Adresser tout ce qui concerne les théâtres à Henri Puig, 24, Avenue Aubert, Vincennes"), Collaborateurs des premier, deuxième et quatrième numéros - 3e de couverture : Annonce concernant l'augmentation des abonnements à partir du 1er décembre, Titre, Adresse, Périodicité, Prix, Dépôt principal, Encart publicitaire ("Le Courrier de la presse"), Imprimeur - 4e de couverture : Muette - Page [49] : Titre, Collaborateurs du numéro, Tirage de luxe, Illustration (bois d'Ortiz de Zarate) - Bas de page 72 : Gérant - Pagination : 24 pages]
Sommaire
Ortiz de Zarate : [Bois], bois gravé [illustre la page de titre de la revue] (p. [49])
Saint-Pol-Roux : Lettre à Thomas-Alva Edison, lettre [datée "Camaret, décembre 1917"] (p. 50-51)
Jean Cassou : Te voilà donc, Tête-de-Bœuf, noire et rouge..., poème en prose (p. 52)
Jean Cassou : Histoire nostalgique, récit (p. 53)
Georges Pillement : Estime, poème en vers libres [à Charles Ieu - en épigraphe, citation de Pascal : "Nous avons une si grande idée de l'âme de l'homme que nous ne pouvons souffrir d'en être méprisés, et de n'être pas dans l'estime d'une âme ; et toute a félicité des hommes consiste dans cette estime."] (p. 54-56)
Henry Ramey : Dessin, dessin (p. 57)
Jeanne Ronsay : Une danse renouvelée, essai (p. 58) 
Henry Ramey : Dessins, dessins [légendés par ce commentaire de J[eanne]. R[onsay]. : "Les dessins du peintre Henry Ramey qui illustrent cet article forment ici l'exemple des formes vivantes et synthétiques dont la danse peut directement s'inspirer en les transposant en rythmes simples."] (p. 59) 
Antonio Machado : Neuf poèmes : Rue dans l'ombre... ; Les cendres d'un soir violet... ; Songe enfantin (p. 60) ; Certains tableaux de la mémoire... (p. 60-61) ; Et tu pourras te reconnaître en rappelant... ; Champs ; Et doit-il mourir avec toi, le monde mage... ; En songe peut-être, la main... ; Du seuil d'un songe on m'appela... (p. 61), poèmes [traduits de l'espagnol par Jean Cassou - précédés de ces quelques lignes d'introduction : "Mystérieux et silencieux" - comme le qualifia Ruben Dario - le poète espagnol Antonio Machado, en vers magiques et profonds, où passe parfois l'écho d'une ritournelle verlainienne, chante la tristesse au clair de lune des villages austères de Castille et des enivrants jardins d'Andalousie, la pudeur des vies solitaires et retirées qu'enchante encore le vague souvenir d'une jeunesse inutile et d'un amour lointain, et l'obscure nostalgie de rêves étranges en d'étranges nuits, qui se prolonge en nous, dans les "galeries de l'âme", ce "labyrinthe des miroirs qui vont s'effaçant". Il vient de publier à Madrid ses poésies complètes, de 1899 à 1917."] (p. 60-61) 
H[ermann]. Schilde : Alcyone, théâtre [à Madame Jeanne Ronsay] (p. 62-65) 
Jean Cassou : Stéphane Mallarmé, poème (p. 66) 
Gabrielle Castelot : En étrangers et en pèlerins (Paroles de saint Paul), poème en prose (p. 67-68) 
Louis Bouquet : Bois, bois gravé (p. 68) 
Henri Puig : Chronique théâtrale, chronique (p. 68-69) 
Jean Cassou, Fernand de Lisle, Georges Pillement, Schilde : Les Livres, comptes rendus [de Roger Gaillard : La Statue sans visage ;  Paul Eluard : Le Devoir et l'Inquiétude - signés Georges Pillement (p. 69) ; Rubén Dario : Pages choisies ; Émile Cagin : Poèmes ; Camille Le Mercier d'Erm : Le Poète et la femme - signés Fernand de Lisle (p. 70) ; Louise Faure-Favier : Six contes et deux rêves ; Suzanne Fournier : Amour et Guerre ; A. de Sawely : Anna Orgeschko - signés Schilde (p. 70) ; Fernand Divoire : Âmes ; Émile Dermenghem : La Vie affective d'Olivier Minterne - signés Jean Cassou (p. 70)] (p. 69-70) 
Georges Pillement : Les Revues, chronique [Soi-même : Le numéro double de juillet-août s'ouvre sur une prose nostalgique de Joseph Rivière évocatrice des alertes d'antan ; deux beaux poèmes de Jean Cassou... ; L'Éventail, d'une belle présentation artistique, paraît à Genève, 5, rue Voltaire. Le numéro du 15 juillet contient des traductions inédites de Walt Whitman par André Gide... Celui du 15 octobre débute par des notes et souvenirs de Mario Meunier sur Rodin... ; Les Cahiers publiés au Front pour la Défense et l'Illustration de la Lague Française en Belgique (secrétaire : L. J. Herbos Z 154. Armée Belge) sont d'un remarquable effort qui mérite d'être encouragé. Les cahiers de juillet (n° 2) parurent poly-dactylographiés, illustrés d'un hors-texte de Massonet... Les cahiers d'août ainsi que ceux de septembre sont typographiés... ; Hispania : Le N° 3 (juillet-août-septembre) de cette revue franco-espagnole est particulièrement intéressant : des Critiques à mi-voix : Gongora et Mallarmé de Francis de Miomandre... ; Les Humbles (juin) : Noté de petites proses mièvres de Maurice Bataille... ; La Forge : Au sommaire du numéro de juillet, un Fragment d'une étude sur Jean Jaurès, de Paul Desanges et Luc Meriga... Dans celui de septembre un article judicieux de Romain Rolland sur Auguste Forel... ; Le Verbe (août-septembre) : Noté un poème de Fernand Divoire... ; Le Scarabée (juillet-août) : Une étude consciencieuse d'Etienne Marie sur Edmond Haraucourt... ; Le Jardin Fleuri : Un charmant et gracile poème de Charles Ieu... ; Reçu aussi : La Mêlée, la Synthèse, le Faubourg, de Léo Poldès, Lutetia, la Tramontane, le Trait d'union, Infinito, Iberia et Il Messagera della Dominica.] (p. 71-72) 
G[eorges]. P[illement]. : Les Arts, chronique [Le vernissage de l'exposition que les Lettres parisiennes ont organisée chez Monnier, 7, rue de l'Odéon, a eu lieu le 31 octobre... ; Du 25 octobre au 6 novembre compris a eu lieu à la Galerie Chappe-Lautier, 10, rue Lapeyrouse, Toulouse, une très remarquable exposition d'œuvres de nos collaborateurs Ramey et Zadkine... ; On nous fait part du beau succès qu'a eu à Lyon l'exposition de notre collaborateur Marcel Lenoir...] (p. 72)

Documents

"Page de titre et Bois, d'Ortiz de Zarate"

 "Dessin d'Henry Ramey"

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