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dimanche 20 janvier 2013

L'HEURE QUI SONNE N°5-6 (Nouvelle Série) - MARS-AVRIL 1912

L'HEURE QUI SONNE
N°5-6 (Nouvelle Série) - Deuxième Année (mars-avril 1912)
[Date de publication : Mars-Avril 1912 - Couverture : Imprimée en rouge sur papier crème (Année, Numéro, Série, Date, Titre, Fondateur, Sous-Titre [Revue d'avant-garde], Directeur général, Directeur, Rédacteur en Chef, Secrétaires de rédaction, Prix et Abonnement, Adresse) - 2e de couverture : Sommaire, Mention ("Adresser toute correspondance (lettres, manuscrits, revues, livres, etc.) à M. Gaston Picard, 77, Boulevard Saint-Michel (Ve), Paris - Réception, le Lundi de 3 heures à 7 heures"), Chroniques régulières (Études Poétiques : Robert Veyssié. / Critique des Livres de Prose : Gaston Picard.  / Chronique Dramatique : Jean Héritier. / Chronique d'Art : J.-C. Holl. / Chronique Parisienne : Paris en Zigzag : Marcel Hervieu. / Revue des Revues : Marcel Hervieu. / Chronique Musicale : Hubert Arnaud et Émile Riadis. / Lettre de Belgique : Paul Bernheim. / Divers : Robert Veyssié, Gaston Picard, Marcel Hervieu, Jean Muller, Pierre Laflèche, Sylvain Royé, Gustave-Louis Tautain, Hubert Arnaud, René Tautain) -  3e de couverture : "L'HEURE QUI SONNE / s'est assuré la collaboration de : / Paul Adam, Henri de Régnier, de l'Académie Française, Jules Bois, Paul Vérola, Pierre Mille, Camille Mauclair, Jane-Catulle Mendès, Robert Veyssié, Gaston Picard, Marcel Hervieu, Pierre Laflèche, Hubert Arnaud, Nicolas Beauduin, Jean Thogorma, Pascal Bonetti, Gaston Sauvebois, Ernest Gaubert, M.-C. Poinsot, Jean Muller, Henriette Sauret, Alphonse Roux, Albert Terrien, Jean Héritier, Canudo, Henri Allorge, Marcel Prouille, Octave Béliard, Marcel Millet, B. Reynold, Louis Nazzi, Abel Léger, Auguste Aumaître, Jeanne Nérel, A. Belval-Delahaye, J.-C. Holl, Charles Dornier, Paul Myrriam, Georges Martin, Jean Ott, Marcel Pays, Bernard Combette, Dominique Combette, Marc Elder, Ch. Forot-Defrance, Camille Guerre, Édouard Gazanion, Marie-Louise Vignon, Henri Chomet, Serge Bernstamm, Pierre de la Batut, Florian-Parmentier, Henri Soulat, Jean Cheyre, Maxime Revon, Jacques Noir, Albert Erlande, Maurice Fertoret, Georges Lefèvre, Frantz Simon, Marc Liovet, Emile Dousset, Léon Deubel, Gustave-L. Tautain, Guy Robert de Costal, Pierre Aguétant, Henri Lagrange, Vincent Muselli, Manoël Gahisto, Léon-Claude Mercerot, Paul Bernheim, Lucien Christophe, Sylvain Royé, Roland Manuel, J. André Biguet, René Watchausen, Gabriel-Tristan Franconi, Charles Lichtenberger, Georges Vallery-Radot, Léon Vérane, Pierre Desclaux, Umberto Brunelleschi, J. F. Maxson, Jean Lemoine, Henri Chassin, René Lehmann, Gustave Dupin, Maurice Collin, Emile Riadis, Charles Boudon, M. Tony Révillon, Henri E. Gounelle, René Tautain" ; Bulletin d'abonnement - 4e de couverture : Gérant, Imprimeur - 4 pages marron non numérotées, 2 en début, 2 en fin de livraison (les pages ont été interverties par rapport au numéro précédent, sans doute en raison d'une erreur de brochage) : p. [I] (Informations : Théâtre d'Art Libre / Directeur : René de Campéos / Secrétaire général : Gaston Picard - Secrétaire de la Direction : Marcel Hervieu / Le Théâtre d'Art Libre demande des pièces, des artistes. Il ne reçoit pas d'argent des auteurs ; au contraire. Il a donné le 3 avril, au Théâtre Malakoff, la première représentation de pièces inédites de jeunes auteurs : Pierre de La Batut, André Birabeau, Léon Devy et Maurice Rumac, Mme Fernande Azarian. / Pour tous renseignements, s'adresser à M. René de Campéos, directeur, 7, boulevard Saint-Marcel, qui reçoit le samedi de 5 à 7 heures. / Pour le prochain spectacle du Théâtre d'Art Libre consulter les journaux. Un service gratuit sera adressé aux directeurs de périodiques résidant à Paris. Nous comptons sur l'obligeance de nos confrères pour qu'ils veuillent bien assister à cette représentation et en donner un compte-rendu. // Musique / A ceux de nos lecteurs qui aiment la musique, profonde ou charmante, nous recommandons les morceaux suivants de Mlle Suzanne Coquelin...) ; p. [II] (Livres à lire : Le couple futur par Jules Bois ; Les Tressaillements, poésie de la Chair et de l'Esprit, par Robert Veyssié ; Les ailes ouvertes, poème dramatique en 3 actes et en prose, par Robert Veyssié ; Les princesses de mon songe, poème, par Nicolas Beauduin ; Maurice Ravel, étude, par Roland Manuel ; Les martyrs de l'aviation, par Roger Dépagniat, introduction de Maurice Barrès ; Microcosme, Silhouettes d'aujourd'hui, par Georges Martin ; Charles Guérin, par Albert de Bersaucourt, préface de Francis Jammes ; Maurice Maeterlinck ou Le mystère de la porte close, par Gaston Picard ; Introduction à l'étude de la Stratégie littéraire, par Fernand Divoire ; Vers le grand tout, poésies, par Albert Terrien ; Les poèmes idiots, œuvre posthume de Myriam Mester ; Leur proie, histoire contemporaine, par Héra Mirtel ; L'essor éternel, poésies, par Henri Allorge ; L'humble retour, poèmes, par Pierre de La Batut ; Essai sur la Renaissance française (1911), par Gaston Picard) ; p. [III] (Les Revues) ; p. [IV] (De midi à minuit) - Pagination : 16 pages]
Sommaire
Gaston Picard : Aviation (p. [1]-2)
G[aston]. P[icard]. : Les ailes ouvertes [en note : "Édition de La Renaissance Contemporaine" - au sujet du drame de Robert Veyssié] (p. 3-4)
POÈMES
Sylvain Royé : Le roi de rêve, poème dramatique [fragment : Acte III, scènes 3e et 4e] (p. 4-5)
Henriette Sauret : Matterhorn ; La Rivière ; Léman, poèmes en vers libres [extraits de Le Livre de la Joie, en préparation]  (p. 6)

Pierre de La Batut : Deux silhouettes de Sarah Bernhardt : I. Dans "Phèdre" ; II. Dans la Dorine de "Tartuffe", poèmes [extraits de L'Humble Retour] (p. 7)
Albert Erlande : Émotions chantées : Soleil ; Phoebus, poèmes (p. 7)
René Tautain, Jean Muller, Gustave-Louis Tautain, Gaston Picard : Notes bibliographiques [Jules Bois. - Le Couple futur (Edit. des Annales) - p. 8, signé René Tautain ; Nicolas Beauduin. - Les Princesses de mon Songe (Edit. des Rubriques Nouvelles) - p. 8-9, signé Jean Muller ; Alexandre Mercereau. - La Littérature et les idées nouvelles (E. Figuière, éditeur) ; Jean Schlumberger. - L'inquiète paternité (Edit. de la Nouvelle Revue française) - p. 9, signé Gustave-Louis Tautain ; Georges Martin. - Microcosme (Edit. de La Renaissance Contemporaine) ; Antoine Avinen. - L'Aventure de demoiselle Yolande (Bernard Grasset, édit.) - p. 9 ; Cubistes et Cônistes n'ont rien compris à mon K. nous dit M. Kube (Edit. de La Mêlée) ; Carlos Larronde. - Ferveur (Sans nom d'édit.) ; Jean Lorrain. - La nostalgie de la Beauté, Henry Bataille. - Le Règne intérieur (E. Sansot, édit.) ; Chateaubriand. - Amours. - Bjornstjerne Bjornson. - Magnhild ; Oscar Wilde. - Poèmes en prose (E. Figuière, éditeur) - p. 10 ; Albert de Bersaucourt. - Louis Mercier (Jouve, édit.). - Charles Guérin (Ed. du Temps Présent) - p. 10-11, signé Gaston Picard.] (p. 8-11)
Intérim : Spectacles [Le Roi de Rêve de Sylvain Royé ; Curieuse de Jean Lemoine ; le Théâtre d'Art Libre] (p. 11)
René Lehmann : Fantaisie : Apollon, épopée en six légendes(p. 12-13)
Bernard Combette : Vendredi-saint à Bania (suite et fin) [daté "Londres, 7-8-11"] (p. 13-16)
Marcel Hervieu : Les Revues [Ombres et Formes. - Un conte plaisant de M. Gaston Picard : L'Aventure de M. Bordin. Des poèmes de Mlle Henriette Sauret, pleins de talent. ; Les Marges. - M. Anatole France a fait précéder la première brochure que publient "Les Amis du Latin" d'une juste déclaration destinée à combattre les funestes effets de la réforme des programmes scolaires de 1902... ; Le Parvis. - Le directeur et unique rédacteur de cette nouvelle revue, M. Jacques Noir, proclame que son effort sera multiple : "Au hasard des événements et des hommes, il ira de la littérature à la philosophie, de l'histoire à la fantaisie."... ; Les Horizons. - Au premier n°, d'originales "Fêtes de Nuit", étranges poèmes en prose de M. Henri Strentz ; un extrait de Markos, vaste poème philosophique de M. Maurice Pillet... ; L'Effort. - La Vogue Française, avant de disparaître, nous a gratifiés d'un numéro à la gloire de Paul Fort. C'est à cette étude, consacrée par M. Louis Mandin au "poète-enfant", comme dit Gaston Picard, que M. Jean-Richard Bloch commente dans son organe... ; Les Cahiers de l'Amitié de France. - Une étude de M. de Brémond d'Ars sur Francis Jammes, l'autre "poète-enfant". Le même numéro publie d'ailleurs in extenso, le chant sixième des Géorgiques chrétiennes. Francis Jammes ! Après les violences du réalisme et les obscénités du naturalisme, le retour à la candeur initiale, au balbutiement des premiers âges ! Francis Jammes, c'est Adam avant le péché. Sa poésie, quelle fleur pure ! Mais attention ! n'est-ce point une fleur artificielle ? ; Miscellanées. - Des vers de MM. Henri Chassin, Maurice Simart, Robert Doucet, etc... ; La Renaissance Contemporaine. - Deux études assez considérables, à la fois par leur longueur, leur sujet et les idées qu'elles remuent. L'une sur M. Paul Adam, est de M. Jean Héritier ; l'autre, l'Expression de l'Amour dans la Poésie contemporaine, de M. Alphonse Séché...  L’Œil de Veau. - Des pages oubliées de Charles-Louis Philippe. ; Les Rubriques Nouvelles. - Un poème d’Émile Verhaeren ; de belles pages de M. Nicolas Beauduin sur la situation littéraire actuelle. ] (p. [III])
Les Mille et uns : De Midi à Minuit [C'est M. Gustave-Louis Tautain qui assurera désormais dans L'Heure qui Sonne la chronique dramatique... ; Une nouvelle revue encore, Terre d'Art, dont s'occuperont MM. Jean Fromeuse, Mario Delorme, Charles Lichtenberger, d'autres. Bonne chance. ; D'aucuns regretteront de ne point lire, dans le présent numéro, la Chronique Parisienne de notre excellent rédacteur en chef. Mais M. Marcel Hervieu flânait dans le Midi, ces derniers temps. Il nous reviendra au prochain numéro, et sa copie avec lui. ; Nous ne saurions trop recommander le Théâtre d'Art Libre, qui intéresse particulièrement les jeunes artistes et les jeunes auteurs dramatiques. Voyez plus loin. ; Une cuisinière (meilleures références) nous informe que Robert Veyssié, médite, à l'instant de son dessert, un Recueil d'évidences, dédié au sieur Joseph Thoto, l'auteur humoristique du Crépuscule de la sonde. Après quoi, il s'assied sur Le Divan. ; M. Jacques Nayral devenant directeur littéraire de la maison d'édition Eugène Figuière, se voit dans l'obligation d'abandonner sa chronique dramatique de La Revue Indépendante. M. Jean Muller le remplace. ; De La Gazette de la Capitale et du Parlement, qui paraît toutes les semaines, bien informée et très vivante, nous tirons cet écho : "M. Roland Manuel, l'un des directeurs de L’Œil de Veau, M. Gaston Picard étant l'autre, revue encyclopédique à l'usage des gens d'esprit, avait écrit à la direction du journal Les N......... pour lui faire part de la proche parution de ce nouveau canard. Le surlendemain, il reçoit la visite d'une dame respectable : "Je viens, dit-elle, de la part de Mme la directrice des N... Elle me prie de vous demander l'explication de la plaisanterie grossière que vous vous êtes permis à son égard. - Mais... - Ne niez pas. Voici votre lettre. - Je la reconnais bien. Mais encore ? - Eh ! Monsieur que signifie cet Œil de Veau que vous annoncez ? Quelle infamie ou quelle sottise devons-nous lire derrière ces mots : Œil de Veau ?" M. Roland Manuel, devant tant de naïveté, s'avise de rire un peu : "C'est, affirme-t-il, une expression franco-mahométane. Elle veut dire : Tous mes vœux. Comment donc, Madame la directrice des N... ignore-t-elle une chose aussi commune ?" Alors, la dame respectable, qui ne sait plus que comprendre, de s'écrier : "Elle le savait !... elle le savait... Seulement, vous lui annoncez : L'Œil de Veau. Elle l'attend toujours. Je suis venue le chercher." ; Achetez, tous les quinze jours, L'Escholier de France, qui sous l'intelligente direction de M. Georges Cerf est devenu le meilleur journal, bien informé et très littéraire, que puisse lire la jeunesse universitaire... ; L'enquête menée par MM. Jean Muller et Gaston Picard sur les Tendances présentes de la Littérature française, auprès des personnalités marquantes du monde des Lettres, paraîtra en un volume à 3 fr. 50, chez M. E. Basset... ; Il faut lire dans Masques et Visages, les chroniques de Mlle Henriette Sauret... ; La Renaissance Contemporaine a publié une première Anthologie de poètes, précédée des Études poétiques de Robert Veyssié et d'une Étude critique d’Édouard Schuré. Elle annonce une première Anthologie de prosateurs. ; M. Henri Vianat, dit-on, assurera désormais le "Courrier Littéraire" de La Revue des Deux-Mondes. Nos compliments. ; Il a été vendu un exemplaire du Microcosme de M. Georges Martin sous les galeries de l'Odéon. M. Georges Martin, d'émotion, a dû s'aliter.] (p. [IV])

samedi 19 janvier 2013

L'HEURE QUI SONNE N°4 (Nouvelle Série) - FÉVRIER 1912

L'HEURE QUI SONNE
N°4 (Nouvelle Série) - Deuxième Année (février 1912)
[Date de publication : Février 1912 - Couverture : Imprimée en rouge sur papier crème (Année, Numéro, Série, Date, Titre, Fondateur, Sous-Titre [Revue d'avant-garde], Directeur général, Directeur, Rédacteur en Chef, Secrétaires de rédaction, Prix et Abonnement, Adresse) - 2e de couverture : Sommaire, Mention ("Adresser toute correspondance (lettres, manuscrits, revues, livres, etc.) à M. Gaston Picard, 77, Boulevard Saint-Michel (Ve), Paris - Réception, le Lundi de 3 heures à 7 heures"), Chroniques régulières (Études Poétiques : Robert Veyssié. / Critique des Livres de Prose : Gaston Picard.  / Chronique Dramatique : Jean Héritier. / Chronique d'Art : J.-C. Holl. / Chronique Parisienne : Paris en Zigzag : Marcel Hervieu. / Revue des Revues : Marcel Hervieu. / Chronique Musicale : Hubert Arnaud et Émile Riadis. / Lettre de Belgique : Paul Bernheim. / Divers : Robert Veyssié, Gaston Picard, Marcel Hervieu, Pierre Laflèche, Sylvain Royé, Jean Héritier, Hubert Arnaud) -  3e de couverture : "L'HEURE QUI SONNE / s'est assuré la collaboration de : / Paul Adam, Henri de Régnier, de l'Académie Française, Jules Bois, Paul Vérola, Pierre Mille, Camille Mauclair, Jane-Catulle Mendès, Robert Veyssié, Gaston Picard, Marcel Hervieu, Pierre Laflèche, Hubert Arnaud, Nicolas Beauduin, Jean Thogorma, Pascal Bonetti, Gaston Sauvebois, Ernest Gaubert, M.-C. Poinsot, Jean Muller, Henriette Sauret, Alphonse Roux, Albert Terrien, Jean Héritier, Canudo, Henri Allorge, Marcel Prouille, Octave Béliard, Marcel Millet, B. Reynold, Louis Nazzi, Abel Léger, Auguste Aumaître, Jeanne Nérel, A. Belval-Delahaye, J.-C. Holl, Charles Dornier, Paul Myrriam, Georges Martin, Jean Ott, Marcel Pays, Bernard Combette, Dominique Combette, Marc Elder, Ch. Forot-Defrance, Camille Guerre, Édouard Gazanion, Marie-Louise Vignon, Henri Chomet, Serge Bernstamm, Pierre de la Batut, Florian-Parmentier, Henri Soulat, Jean Cheyre, Maxime Revon, Jacques Noir, Albert Erlande, Maurice Fertoret, Georges Lefèvre, Frantz Simon, Marc Liovet, Emile Dousset, Léon Deubel, Gustave-L. Tautain, Guy Robert de Costal, Pierre Aguétant, Henri Lagrange, Vincent Muselli, Manoël Gahisto, Léon-Claude Mercerot, Paul Bernheim, Lucien Christophe, Sylvain Royé, Roland Manuel, J. André Biguet, René Watchausen, Gabriel-Tristan Franconi, Charles Lichtenberger, Georges Vallery-Radot, Léon Vérane, Pierre Desclaux, Umberto Brunelleschi, J. F. Maxson, Jean Lemoine, Henri Chassin, René Lehmann, Gustave Dupin, Maurice Collin, Emile Riadis, Charles Boudon, M. Tony Révillon, Henri E. Gounelle" ; Bulletin d'abonnement - 4e de couverture : Gérant, Imprimeur - 4 pages marron non numérotées, 2 en début, 2 en fin de livraison : p. [I] (Les Revues) ; p. [II] (De midi à minuit) ; p. [III] (Livres à lire : Les Libérés par Canudo ; Les Tressaillements, poésie de la Chair et de l'Esprit, par Robert Veyssié ; Les ailes ouvertes, poème dramatique en 3 actes et en prose, par Robert Veyssié ; Les princesses de mon songe, poème, par Nicolas Beauduin ; Maurice Ravel, étude, par Roland Manuel ; Dans la serre, poèmes, par Pierre Laflèche ; Microcosme, Silhouettes d'aujourd'hui, par Georges Martin ; Au cœur des vignes, roman, par Pierre Jalabert ; Maurice Maeterlinck ou Le mystère de la porte close, par Gaston Picard ; Montlhéry-la-Bataille, par Paul Fort ; Vers le grand tout, poésies, par Albert Terrien ; Les poèmes idiots, œuvre posthume de Myriam Mester ; Leur proie, histoire contemporaine, par Héra Mirtel ; L'essor éternel, poésies, par Henri Allorge ; Le cœur insoupçonné, par Abel Léger ; Essai sur la Renaissance française (1911), par Gaston Picard) ; p. [IV] (Informations : La Renaissance Contemporaine, Les Rubriques Nouvelles, Miscellanées, L’Œil de Veau, Le Parvis, Masques et Visages, Le Jardin de la France, La Belgique Française, Les Loups, Le Théâtre d'Astrée, Vers et Prose, Ombres et Formes, Les Marches de Provence, Le Roman romanesque) - Pagination : 16 pages]
Sommaire
Marcel Hervieu : Les Revues [L’Œil de Veau. - Cette "revue encyclopédique à l'usage des gens d'esprit" que dirigent MM. Roland Manuel et Gaston Picard, publie un premier numéro varié, satirique, divertissant... ; Masques et Visages. - Des chroniques excellentes. Cet hebdomadaire a toutes les grâces parisiennes. ; La Belgique française. - Un curieux poème de M. François Léonard sur l'automobile. ; La Revue de Savoie. - "Henry Bordeaux, romancier social", une juste étude de M. Jean Héritier. ; La Revue de France et des Pays français. - M. Olivier Bag signe ses articles de son vrai nom : Olivier Hourcade. - "Un Hymne aux saints Anges" de M. Paul Claudel. ; Burdigala. - Une bonne revue décentralisatrice. - Comme il vous plaira. - M. Bernard Zimmer donne un "lieu" pittoresque. ; La Revue d'Europe et d'Amérique. - Une étude de M. Florian Parmentier sur Carpaux. ; Le Penseur. - D'agréables vers de nos collaborateurs Abel Léger et Sylvain Royé... ; Les Entretiens Idéalistes. - M. Paul Vuillaud, à propos de la statue de l'Aigle de Meaux, récemment inaugurée, nous entretient très finement de Bossuet... ; La Renaissance Contemporaine. - La Chanson Populaire (Hier-Aujourd'hui), par M. René Lehmann. M. Maxime Revon, à propos des prix littéraires, fait le procès des prix annuellement accordés par l'Académie, et qui sont innombrables... ; Les Rubriques Nouvelles. - M. Nicolas Beauduin nous expose "Le Paroxysme", qui est l'exaltation de la poésie héroïque. - Des pages de M. Camille Mauclair, remarquables, sur Les Visages de Florence. Des poèmes de Paul Claudel, Canudo, Henri E. Gounelle. ; La Nouvelle Revue. - Nous sommes tous malades, paraît-il ; un fléau contagieux dévaste le monde des lettres et des arts. Notre excellent confrère Henri Allorge l'a baptisé : Le Mal de la Gloire... ; Les Marches de Provence. - Sous la direction de M. J. Aurélien-Coulanges, cette revue nouvelle publie une enquête sur Mistral. - Des proses de Jean Muller, Auguste Aumaître, Jean-Marc Bernard ; des chroniques de Robert Veyssié, de Nicolas Beauduin, de Roland Manuel. ] (p. [I])
Les Mille et uns : De Midi à Minuit [MM. Jean Muller et Gaston Picard entreprennent une enquête considérable auprès des personnalités marquantes de la Littérature contemporaine. Les interviews et les réponses, accompagnées d'une introduction et d'une conclusion, seront publiées en un volume, à paraître chez M. E. Basset, 3, rue Dante, le jeune et actif éditeur. On n'avait rien fait de tel depuis les enquêtes de M. Jules Huret, en 1891, de MM. Georges Le Cardonnel et Ch. Vellay, en 1905. Nous reproduisons ici le questionnement : I.- Dans quelle mesure la littérature actuelle, dans son ensemble, continue-t-elle à votre avis, ou transforme-t-elle les grands courants littéraires qui se sont partagés le XIXe siècle : romantisme, naturalisme, symbolisme et Parnasse ; dans quelle mesure s'y oppose-t-elle ? Croyez-vous, d'autre part, que la nouvelle génération littéraire apporte des formules originales ? II.- Jugez-vous heureuse la diffusion littéraire qu'a réalisée le développement récent des publications à bon marché ou croyez-vous, au contraire, qu'elle soit de nature à produire un abaissement général du niveau des œuvres par suite de la tendance qui inclinerait les écrivains à flatter le goût du grand public ? ; Les Horizons paraissent tous les deux mois sous la direction de Marcel Millet, Henri Strentz, Maurice Pillet. Au premier numéro on lit des proses de : Maurice Maignan, Fagus, Georges Polti, etc. ; des poèmes de Lucien Christophe, Paul Myrriam, Léonce Rolland, etc. Bureaux : 32, rue des Abbesses, Paris. ; Avez-vous lu le "Microcosme" de M. Georges Martin ? Oui ? Vous êtes un homme d'esprit... Non ? Vous êtes... ; M. Marcel Hervieu a écrit, en collaboration avec M. Rosal-Berry, La Chair de Poule, pièce en deux actes qui sera prochainement représentée... ; Une revue vient de naître : La Flora, sous la rédaction en chef de M. Lucien Rolmer, qui y tient la critique des livres. M. Gaston Picard traite dans La Flora des "articles du mois". M. Louis Lormel y publie un roman satirique : "Les Babyloniens" ; M. Pierre Laflèche a pensé mourir d'avoir pris trop de kummel. Il a été trouvé, dans un état pitoyable, rue Grégoire-de-Tours. ; Lisez L’Œil de Veau revue encyclopédique à l'usage des gens d'esprit, mensuelle, 1, rue des Chazelles, Paris. Vous y gagnerez. ; M. Marcel Prouille a trouvé un moyen charmant d'envoyer ses vœux de bonne année pour 2012. Il a fait éditer une plaquette de douze poèmes, L'Offrande à l'année et l'a envoyée à ses amis avec des dédicaces votives. C'est à coup sûr plus amusant qu'une carte de visite. D'ailleurs, les vers sont exquis ; il y a même trois poèmes qui... des poèmes d'été... lisez-les. ; Il y a Revue Libre. Il y a La Revue Libre. Ne pas confondre. Cette dernière va s'agrandir. ; On nous informe que M. Pierre Jaudon va donner un recueil des Pages choisies de la Comtesse de Ségur, à l'usage de la jeunesse. ; M. Gaston Picard a été élu membre de l'Association syndicale des critiques littéraires et bibliographes, sous le parrainage de MM. Paul Reboux et Jules Bois. Également M. Henri Vianat, notre excellent confrère de La Dépêche Parlementaire. ; Une grève des poètes est imminente. Il y aura du sang.] (p. [II])
Théodore de Banville : Sur un premier feuillet d'Album, poème inédit ["Notre excellent ami et collaborateur René Lehmann nous communique ce poëme inédit que Théodore de Banville écrivit un jour sur l'album d'une personne amie. - N.D.L.D." - dédié "A Madame Laure P". - daté "30 Décembre 1862"] (p. [1])
Robert Veyssié : L’œuvre féminine (p. 2-3)
Gaston Picard : Une réception à l'Académie [A Jean Héritier] (p. 3-4)
POÈMES
Camille Guerre : Crise, poème (p. 5)
Sylvain Royé : Une voix dans la forêt [A Lucien-Claude Lafontaine] ; J'ai laissé..., poèmes  (p. 8)

Jeanne Nérel : Sonnet de l'amertume, poème (p. 7)
Marcel Prouille : Blanche contre le Rouge..., poème (p. 7)
Gaston Picard : Maurice Maeterlinck ou Le mystère de la porte close ["Du petit volume qui porte ce titre, M. Robert Veyssié donne plus loin une critique. Nous en publions, ici, quelques-unes des pages les plus significatives." ; en note : Édition de l’Œil de Veau, revue encyclopédique à l'usage des gens d'esprit, mensuelle ; Prix : 0 fr. 50] (p. 8-10)

Robert Veyssié, Gustave-Louis Tautain : Notes bibliographiques [Maurice Maeterlinck ou le Mystère de la porte close, par Gaston Picard - p. 11-12, signé "R. V." ; Ricciotto Canudo. - Les Libérés, préface de Paul Adam (Fasquelle, éditeur) - p. 12, signé Gustave-Louis Tautain] (p. 11-12)
CHRONIQUE PARISIENNE
Marcel Hervieu : Paris en zigag [Notre éminent collaborateur, M. Henri de Régnier, a été reçu en séance solennelle à l'Académie Française. L'ombre de Boileau dut frémir d'horreur : on accueillait sous l'immortelle coupole, un poète qui osait mépriser la sacro-sainte alternance des rimes masculines et féminines !... ; C'est une mode nouvelle que de vouloir découvrir un plagiat là où il n'y en a pas. Des envieux aujourd'hui s'en prennent à M. Nicolas Beauduin, et mettent en regard de textes divers des textes de notre confrère, dans lesquels ils prétendent trouver un rapprochement. Mais leur maladresse est bien amusante... ] (p. 13)
Bernard Combette : Vendredi-saint à Bania [A suivre] (p. 14-16)

mercredi 16 janvier 2013

L'HEURE QUI SONNE N°5 - MARS 1911

[Titre : L'HEURE QUI SONNE - Sous-Titre : Revue des Lettres ; puis Revue Mensuelle des Lettres ; puis Revue d'avant-garde (à partir du n°1 de la Deuxième Année) - Dates de publication : Novembre 1910 (n°1) à Janvier 1913 (numéro exceptionnel) - Périodicité : mensuelle - Lieu de publication : Paris - Format : 250 x 325 mm pour les cinq premiers numéros (format journal davantage que revue, avec absence de couverture) ; 190 x 280 mm (à partir du n°6) ; puis 185 x 275 mm (à partir du n°1 de la deuxième année) ; et 145 x 230 mm (pour le n° exceptionnel de janvier 1913) - Couverture : Imprimée en noir sur papier beige (au moins à partir du n°6) ; puis imprimée en rouge sur papier crème (à partir du n°1 de la deuxième année) ; et imprimée en noir sur papier jaune (pour le n° exceptionnel) - Pagination : variable (8 pages pour les 5 premiers numéros ; puis généralement 16 pages pour les numéros ordinaires à partir du n°6 ; 48 pages  pour le numéro exceptionnel) ; les numéros ne sont pas paginés la première année (à partir du n°6) ; pagination suivie à partir de la 2e année - Prix et abonnements : Le numéro = 0,25 francs, Abonnement annuel = 5 francs ; le numéro exceptionnel = 0,60 francs - Directeur : Gaston Picard - Rédacteur en chef : Marcel Hervieu ; (à partir de la 2e année) : Directeur général : Robert Veyssié ; Directeur : Gaston Picard ; Rédacteur en chef : Marcel Hervieu ; Secrétaires de rédaction : Pierre Laflèche, Sylvain Royé, Hubert Arnaud - Collaborateurs (liste non exhaustive - nous comprenons dans la liste des collaborateurs les auteurs de seules réponses aux enquêtes, que nous signalons par une astérisque) : Roger Allard, Henri Allorge, Guillaume Apollinaire, Hubert Arnaud, Auguste Aumaître, Théodore de Banville, Henri-Martin Barzun, Henry Bataille*, Pierre de la Batut, Nicolas Beauduin, Paul Bernheim, Jules Bertaut*, J.-André Biguet, Jules Bois, Marc Brésil, Paul Brulat, Umberto Brunelleschi [ill.], Alexandre Chignac, Lucien Christophe, Jean Clary, Henri Clouard*, Bernard Combette, Léon Deubel, Manuel Devaldès, Fernand Divoire, Dorsennus, Albert Erlande, D'Estramiac, Charles-Théophile Féret, Fernand Fleuret, Charles Forot-Defrance, Paul Fort, J. Francis-Bœuf, Gabriel-Tristan Franconi, Ernest Gaubert, Louis de Gonzague Frick, Henri-E. Gounelle, Remy de Gourmont, Henri Guilbeaux, Camille Guerre, Jacques Hébertot, Jean Héritier, Marcel Hervieu, Charles-Henry Hirsch*, J.-C. Holl, Gustave Kahn, Pierre de La Batut, Pierre Laflèche, Carlos Larronde, Sébastien-Charles Leconte, Abel Léger, René Lehmann, Jules Lemaître*, Camille Lemonnier*, Charles Lichtenberger, Paul Lombard, Henry Maassen*, Roland Manuel, Henri Martineau, François Mauriac, Myriam Mester [pseud. de Gaston Picard], Victor-Émile Michelet, Pierre Mille*, Marcel Millet, Francis de Miomandre*, Charles Morice*, Jean Muller, Paul Myrriam, Jeanne Nérel, Olivier-Hourcade, Annie de Pène, Georges Périn, Gaston Picard, M. C. Poinsot*, Georges Polti, Paul Pourot, Marcel Prouille, Rachilde, Paul Reboux*, Henri de Régnier, Maxime Revon, Berthe Reynold, Émile Riadis, Jean Richepin, J.-H. Rosny aîné*, Sylvain Royé, Jean Royère, Han Ryner, Henriette Sauret, Gaston Sauvebois, Henri Strentz, Gustave-Louis Tautain, René TautinAlbert Terrien, Jean Thogorma, Émile Verhaeren, Robert Veyssié, Sébastien Voirol - Adresse : 77, Boulevard Saint-Michel, Paris (Ve) - Gérant : Albert Terrien - Imprimé sur les presses de de l'Imprimerie Lenormand, 35, rue Boisnet à Angers (jusqu'au n°5) puis sur les presses de l'Imprimerie de La Vie Moderne, 83, 83bis et 85, Boulevard Soult (Paris) à partir du n°6, puis sur les presses de l'Imprimerie Perrette à Limoges pour la deuxième année, et sur les presses de l'imprimerie Jouve et Cie, 15 rue Racine (Paris) pour le numéro exceptionnel]
L'HEURE QUI SONNE
N°5 (mars 1911)
[Date de publication : Mars 1911 - [Couverture : format journal sans couverture ; 1re page avec en-tête] : Prix, Titre, Sous-Titre, Adresse, Directeur, Date, Rédacteur en Chef, Sommaire - [4e de couverture : dernière page (p. 40)] : Titre, Sous-Titre, Directeur, Rédacteur en Chef, mention ("publie les meilleurs Auteurs de la Littérature présente, accueille tous les talents"), Abonnement, mentions ("Nous prions tous ceux qui s'intéressent à L'HEURE QUI SONNE de nous envoyer leur abonnement" / "Le Directeur et le Rédacteur en Chef reçoivent aux Bureaux de la Revue de 5 h. à 7 h. le premier Vendredi de chaque mois, et sur rendez-vous") ; Annonces (Vient de paraître : "VERS LE GRAND TOUT / Poèmes / par Albert TERRIEN (Jouve Editeur, 15, Rue Racine) / Prix : 2 fr." ; "LES POÈMES IDIOTS / œuvre posthume de / Myriam MESTER / Publiée avec une introduction et des Notes par Gaston PICARD / aux éditions de L'HEURE QUI SONNE / Prix : 0.50 (Envoi franco contre 0.60 en timbres postes)" ; Publicités : Argus de la Presse ; Au genre moderne / Chemiserie, chapellerie, bonneterie) ; "L'HEURE QUI SONNE / Revue des Lettres / publiera dans ses prochains numéros des œuvres inédites de : Henri de Régnier, de l'Académie française, Jules Bois, Jane Catulle-Mendès, Pierre Mille, Camille de Sainte-Croix, Ch.-F. Caillard, M.-C. Poinsot, Nicolas Beauduin, Gaston Sauvebois, Louis Nazzi, Henri Martineau, François Mauriac, Abel Léger, Charles Dornier, Noël Nouet, Bernard Combette, Dominique Combette, Octave Béliard, Marc Elder, F.-T. Marinetti, Ch. Forot-Defrance, Henriette Sauret, Germaine Batandier, Édouard Gazanion, Marie-Louise Vignon, Germaine P., Henri Chomet, Jean Héritier, Henri Soulat, Jean Cheyre, Pierre Aguétant, Paul Myrriam, Georges Martin, Frantz Simon, Paul d'Harcourt, Georges Lefèvre, Serge Bernstamm, Maxime Revon, Maurice Fertoret, Albert Terrien, Marcel Hervieu, Gaston Picard, etc., etc., etc." ; Imprimeur ; Gérant - Pagination : 8 pages]
Sommaire
Jules Bois : Dialogue Intérieur [poème inédit], poème (p. [33])
Henriette Sauret : L'esclave parle ; Le Pilote, poèmes (p. 34)
Gaston Picard : Quelques revues [daté "mars 1911"] (p. 34-36)
B[erthe]. Reynold : Badinage, poème en vers libre (p. 37])
Albert Terrien : Homo homini lupus..., poème en prose (p. 37)

Sylvain Royé : Crépuscule au Faouet (Finistère), poème (p. 38)
Pierre de La Batut : Les prometteurs, poème (p. 38)

Gaston Picard, Marcel Hervieu, Jean Héritier : Les Livres [Jules Lemaître. Discours royalistes. (Nouvelle Librairie Nationale) - signé Gaston Picard ; Émilie Arnal. La Maison de Granit. (Plon, Nourrit, éd.) - signé Marcel Hervieu ; Marc Saunier. La Légende des Symboles. (E. Sansot, éd.) - signé Jean Héritier ; Auguste Aumaître. Rustica. (E. Sansot, éd.) ; A. Bout. Notre ancienne Picardie (E. Figuière, éd.) ; J.-F. Louis Merlet. Nitokris. (Société de l’Édition Libre) ; Marcel Martinet. Le jeune homme et la vie. Poèmes. (L’Édition de Paris) ; Henry Dérieux. Le Sable d'Or. (Édition de "L'Art Libre") ; Oscar Thiry. La Belle au bois s'éveille. (Édition de "Wallonia") ; Jean Drault. Contes de l’Étape. (Jouve, éd.) - signés Gaston Picard] (p. 38-39)
Gaston Picard, Marcel Hervieu : Notes [Les personnes auxquelles "L'Heure qui sonne" a fait jusqu'au présent numéro le service entièrement gratuit de la Revue, sont très instamment priées de vouloir bien nous adresser, par mandat ou bon de poste, le montant d'un abonnement d'un an, cinq francs. Il n'est rien qui puisse nous obliger davantage. / A nos abonnés de demain nous adressons nos remerciements anticipés et reconnaissants. / LA RÉDACTION. // On nous annonce comme devant paraître prochainement, "Les Moutons Noirs" de notre collaboratrice, Mlle Berthe Reynold, "Les Tressaillements" de M. Robert Veyssié, "Jasmin" de M. Olivier Bag, et "L’Équivoque du Classicisme" de M. Gaston Sauvebois. / M. Serge Bernstamm a fait récemment une très intéressante conférence sur "George Sand, sa vie et ses œuvres". M. Serge Bernstamm est certainement le plus jeune des conférenciers : il a seulement dix-sept ans. / M. Jules Bois a été élu président du Félibrige Parisien. A cette occasion, disons que "L'Heure qui Sonne" publiera, dans un prochain numéro, une étude critique sur "Frédéric Mistral, poète français". / Nous avons lu avec plaisir, à "La Revue critique des idées et des livres" un délicat article de M. Henri Lagrange sur Gérard de Nerval - à "La Revue catholique et royaliste" de beaux Sonnets de M. Abel Léger - à "La Veillée d'Auvergne" une dramatique nouvelle de M. Marcel Hervieu "Le Train Fou" - aux "Rubriques Nouvelles" des poèmes de Mlle Berthe Reynold, de M. Nicolas Beauduin et de M. Marcel Prouille. / Le premier numéro des "Marches du Sud-Ouest" vient de paraître, sous la direction de M. Olivier Bag, 86, rue Bonaparte, Paris. / "Ombres et Formes" s'occupe de former un comité, en vue d'un médaillon qui rappellerait le souvenir de Renée Vivien. Écrire, à ce sujet, à M. Charles de Richter, 16, rue des Jardies, à Bellevue (Seine-et-Oise). - signées Gaston Picard ; Parmi les récents articles de Gaston Picard, citons : à "L'Intransigeant" Enquête sur l’œuvre de Maurice Maeterlinck devant l'opinion - à "La Renaissance Contemporaine" Petit monde des Lettres : Impressions d'un "bourgeois" unanimiste - à "Paris-Journal" Une Réponse à M. Jules Romains - à "La Revue critique des Idées et des Livres" A propos d'une pièce "unanimiste" - à "La Critique Indépendante" Lettre à M. Gaston Sauvebois sur "Le Cas J. Ernest-Charles" - aux "Rubriques Nouvelles" Le Roman de la Couturière - au "Mousquetaire" L’Étrange histoire de Jemmy Pampock - au "Tout Liège" La Littérature belge d'expression française. - signée Marcel Hervieu.] (p. 39)
Document
"Quelques revues"
La "jeune littérature" présente le spectacle admirable d'une activité passionnée. Incessemment elle se produit dans ces revues de couleurs et de formats divers, qu'on feuillette au plein vent des "Galeries de l'Odéon", qu'on lit dans le confortable du "chez soi".
Le lecteur s'étonnera de la divergence d'opinions qui divise la "jeune littérature". Il comprendra, s'il a l'intelligence de clarifier ses idées que cette divergence se ramène, somme toute, à deux points capitaux : nous dirons le point gauche et le point droit. La "continuation du Symbolisme" d'une part, le "retour au Classicisme" de l'autre. En marge, les titres imprévus d'écoles qui voudraient être créatrices, mais se rattachent nécessairement, soit au point gauche, soit au point droit : ainsi le Futurisme et l'Unanimisme (1).

Ces points comptent, indifféremment, des partisans, dont la sincérité de conviction suffit à excuser des erreurs autrement critiquables.

Je voudrais, ici, parler de quelques revues.
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La "continuation du Symbolisme" ai-je dit. Cependant le Symbolisme est mort. L'heure est passée de la période de décadence ; on ne voit plus de poète véritable qui veuille encore allonger sur le papier, au hasard d'une inspiration fantasque, des lignes d'inégale longueur, avec les licornes enchanteresses, les vierges déflorées, les éphèbes pâles, les lys merveilleux, les clairs de lune mouillés, les amours maladives qui concouraient à cette espèce d'hystérie mentale dont naquirent tant d'oeuvres incompréhensibles : justement parce que l'auteur lui-même, dans le tohu-bohu de ses sensations sciemment faussées, ne pouvait se comprendre. Mais cette période de décadence, pour avoir produit deux grands noms, Verlaine et Mallarmé, a derrière elle laissé l'héritage d'une littérature de rêve et de brume, dont aujourd'hui encore des disciples fervents continuent l’œuvre.

La "continuation du Symbolisme" vaut qu'on la considère, à lire Vers et Prose et La Nouvelle Revue française. Encore de ces deux revues la première a-t-elle des tendances à passer du point gauche au point droit. Qu'on lise ses derniers sommaires. J'y vois, d'abord, les "Ballades" de M. Paul Fort. Ces "Ballades" n'appartiennent-elles pas beaucoup plus au "Classicisme" qu'au "Symbolisme" ? Par une fantaisie puérile, M. Paul Fort veut pour ses vers une typographie à laquelle la prose seule nous accoutuma. Mais si nous faisons exception de quelques licences poétiques, libérant le vers de certaines obligations un peu sévères, le vers de M. Paul Fort demeure d'expression purement classique.

Aux sommaires de Vers et Prose je vois encore des poèmes de M. Maurice du Plessys, naguère de l'"École Romane", et de M. Julien Ochsé, lequel évolue du vers libéré de "Entre l'heure et la faux" au vers régulier de "Profils d'or et de cendre". Classicisme, cela. Et Classicisme également les gloses ingénieuses, ironiques un peu, de M. Émile Godefroid.

Il est vrai que la venue toute récente, de M. Alexandre Mercereau à la direction littéraire de Vers et Prose me fait craindre qu'avec lui il ne donne un droit d'accès quasi-officiel aux poètes de l'ancienne "Abbaye" : Jules Romains, Georges Duhamel, Charles Vildrac, René Arcos. Il est vrai encore qu'au dernier numéro on lisait des "contes" symbolistes tout à fait de M. Rémy de Gourmont. Mais M. Alexandre Mercereau est un excellent lettré ; on sait le dévouement qu'il apporte aux récitations poétiques, éclectiques intelligemment, du "Salon d'Automne". Quant à M. Rémy de Gourmont, il n'est pas de la "jeune littérature" dont il sied que je m'occupe seulement ici, et ses contes, pour être, tant par la conception que par la réalisation, imprégnés de symbolisme déliquescent, n'en sont pas moins délicieux, caprices d'un esprit divers, toujours averti.

M. André Gide n'est point non plus de la "jeune littérature". Mais il a groupé, avec M. Jules (sic) Copeau, quelques-uns de ses meilleurs membres à la Nouvelle Revue française.

Il entretient donc avec elle les plus courtoises relations - quand il veut bien ne pas passer au crible les œuvres de jeunes poètes lesquelles, si elles ne justifient pas absolument la faveur dont on se plut à saluer leur aurore, ne méritaient pas les "abattages" rigoureux - méchants semble-t-il - de M. André Gide. Et après que l'auteur de la très admirable Porte étroite décoche des flèches empoisonnées à ces jeunes poètes : Maurice Levaillant, Edmond Gojon, après, surtout, qu'il s'en prenne à M. Rémy de Gourmont, qui fut son maître, et l'un de ses premiers entremetteurs auprès du public, l'on ne s'explique guère que M. André Gide ne reconnaisse pas à M. Faguet le droit d'abattre - par des moyens tous semblables aux siens - Baudelaire par exemple.

Ceci n'est point pour défendre M. Faguet. J'ai pour ce vulgaire bâcleur de copie, devenu le Ponson du Terrail de la Critique, tout le mépris possible. Il mériterait, s'il existait une justice ès-littérature, qu'on l'exécutât publiquement. Et je demanderais la confiscation, non de ses biens, mais de ses œuvres. Les nourritures indigestes qu'il vomit, d'une plume fatiguée, sont des menaces pour l'enseignement des générations prochaines. On frémit de penser qu'un jour peut-être on voudra faire comprendre, et Platon, et Nietzsche, au travers des commentaires qu'un critique d'impuissance et de bêtise, autour de ces cerveaux magnifiques, a dressé en autant de lignes à tirer.

Mais je ferme la parenthèse.

Deux jeunes revues Pan et L'Ile Sonnante continuent le Symbolisme. Les sommaires de Pan sont variés. M. Jean Clary, qui en est le directeur avec M. Marcel Rieu, dont j'aime les "contes" bien croqués y donne des vers ultra-libres en même temps qu'il accueille les beaux sonnets, impeccables, de M. Abel Léger, poète délicat. A ses sommaires vous rencontrerez, outre M. Georges Régnier, des poètes comme le doux Touny-Léris (sic), disciple immédiat de M. Francis Jammes, Émile Cottinet, Fernand Divoire, André Spire, Théo Varlet, Louis Mandin, Roger Allard. Et encore M. Guy Lavaud, dont la Muse élégiaque souvent surprend, mais souvent enchante.

Nous retrouverons ces poètes à L'Ile Sonnante de M. Michel Puy. En plus, M. Edouard Gazanion, le poète élégamment raffiné des Chansons pour celle qui n'est pas venue. M. Tristan Derême, dont les poèmes acrobatiques tiennent tout ensemble, tant ils ont de grâce et d'esprit, de Théodore de Banville... et de M. Franc-Nohain. Enfin M. Louis Pergaud, dont les Histoires de bêtes justement remarquées par les Dix - stupidement éreintées, par quelque jaloux - constituent l'un des livres les plus curieux d'aujourd'hui.

Le Feu auquel vient de s'adjoindre La Revue des Lettres et des Arts de M. Jean Veillon, est intéressant par les diverses chroniques de M. Jean Florence, de M. Tancrède de Visan, de M. Émile Henriot.

Voilà pour le point gauche. Je passe au point droit.
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Le "retour au Classicisme" est solidaire du "mouvement d'Action Française". Je ne considèrerai point ici les tendances politiques d'un mouvement dont les forces s'emploient à une restauration monarchiste. République ou Monarchie, cela aujourd'hui me laissera indifférent. Et cependant, comment faire abstraction de toute opinion, lorsque M. Jean-Marc Bernard, en conclusion de son "Discours sur le Symbolisme" s'écrie : "Politique d'abord !"

Les écrivains qui défendent le point droit sont les disciples certains de M. Charles Maurras. Il n'est pas nécessaire, je pense, d'insister sur le nom de M. Charles Maurras. L'avenir de l'Intelligence est un monument impérissable, son auteur un de ces hommes auxquels une vie entièrement probe, un esprit entièrement désintéressé, ont prévenu les discordances véritables. Le mouvement d'Action Française est l’œuvre même de M. Charles Maurras : il en incarne, vivant, le principe. Un peu plus de dix années M. Charles Maurras, à la Revue encyclopédique Larousse tint la critique des œuvres nouvelles. Déjà il était le défenseur du "Classicisme" et, par opposition, l'adversaire terrible du Romantisme, comme de toute œuvre dans laquelle il en relevait l'influence. Voyant, dans le fond essentiel du "Symbolisme" non du tout quelque chose de surprenant par une exceptionnelle nouveauté, mais au contraire une décadence de l'extrême fin du Romantisme, il lui fut impitoyable. Alors tout le succès allait aux écrivains étrangers : à Maeterlinck, à Verhaeren, comme à Viélé-Griffin (sic), à Gustave Kahn. Contre cette littérature "métèque" qui prétendait écraser notre littérature nationale, et s'opposait diamétralement au génie français, M. Maurras mena, de front, l'attaque. S'il ne vainquit pas complètement l'élément étranger - la "continuation du Symbolisme" en est la preuve - du moins M. Charles Maurras, critique stratégiste, par la puissance d'articles qui sont autant de batailles savamment conçues, créa une génération proche de la victoire : la "jeune littérature" du point droit.

Les disciples de M. Charles Maurras, nourris de sa critique, pleins de sa pensée, nous ont donné La Revue Critique des Idées et des Livres. Je n'hésite pas à proclamer M. Henri Clouard et M. Eugène Marsan, comme les meilleurs esprits critiques de la "jeune littérature". Nous leur devons des articles excellents de savoir, de pondération et de grâce. Qu'on lise, de M. Henri Clouard, "Les Mauvais Maîtres" et qu'on lise, de M. Eugène Marsan, les pages qu'il écrivit à l'occasion du centenaire de Musset, on m'accordera raison.

Je cite, en passant, M. André du Fresnois, pour ses articles, M. Pierre Gilbert, dissipateur des "Nuées" et M. Henri Lagrange, pour sa remarquable étude sur "Jean-Christophe et M. Romain Rolland".

A ce que La Revue Critique des idées et des livres peut présenter à certains d'un peu sévère, Les Guêpes ajoutent l'esprit. On connaît les pages de M. Jean-Marc Bernard, par ailleurs excellent poète, et celles de M. Maurice de Noisay ; on connaît encore les "épigrammes" de M. René Dumaine, qui piquent le plus joliment du monde, et les fantaisies spirituelles de M. Jean-Charles-Emile-Rey. Le Divan constitue sous sa couverture pimpante, une petite anthologie de proses et de vers. M. Henri Martineau ne semble pas "classiciste" absolument lorsqu'il publie des vers qui continuent, sinon par la forme du moins par la pensée, le nébuleux du Symbolisme. Mais il a lui-même donné une mince plaquette Apparition qui contient des strophes simplement admirables. Sans doute elles furent écrites sous l'inspiration visible des Stances. Mais une inspiration produite par Moréas ne peut être que bienfaisante. Et c'est le cas excellemment.

La Revue du Temps Présent, Les Rubriques Nouvelles, La Renaissance Contemporaine, La Plume politique et littéraire sont toutes d'importantes revues. La dernière, qui rallie les noms de Robert et Georges Vallery-Radot, Philippe de Brémond d'Ars, François Hepp, est plus déterminément "classiciste". On sait qu'elle poursuit présentement une "Enquête sur la résistance à l'esprit allemand".

On voit tous les noms aux sommaires des Rubriques Nouvelles : Nicolas Beauduin, Gaston Sauvebois, Alexandre Chignac, Abel Léger, André du Fresnois, Jean Florence, Manoël Gahisto, et souvent ceux de deux écrivains Belges : Henry Maassen, le poète des Marches arides, et G.-M. Rodrigue. Les articles de M. Nicolas Beauduin, particulièrement, m'incitent à rattacher Les Rubriques Nouvelles au point droit. M. Nicolas Beauduin qui est notre plus grand poète présent, publie encore une petite "gazette d'études critiques" dans laquelle il dessine, d'une  plume intéressante, des croquis d'auteurs divers. Il nous a donné un "Maurice Barrès". Nous attendons un "André Gide".

La Renaissance Contemporaine qui donnait récemment le beau poème dramatique de M. Paul Vérola Zara-Thustra publie, à chaque numéro, une très intelligente et très utile "Chronique poétique" de M. Robert Veyssié. Nous y lisons encore, la "Revue des Revues" de M. Gaston Sauvebois, des articles de M. Jean Thogorma, de M. Henri Allorge, de M. Jean Huré, et nous nous amusons fort du très spirituel "microcosme" de M. Georges Martin, qui caricature ingénieusement quelques écrivains notoires.

Les sommaires de La Revue du Temps Présent sont très unis. M. Ch.-F. Caillard, M. Albert de Bersaucourt, M. Ch. Chabault, y tiennent bienveillamment la chronique des livres. C'est à La Revue du Temps Présent que nous devons d'admirer des poètes jusque-là inconnus, François Mauriac, Dominique Combette, Noël Noüet.

Mais je lui reprocherai de prétendre avoir sa place "entre toutes les mains". Ainsi un nouveau grand quotidien se refuse à imprimer les mots d'"amant" et de "maîtresse" ! Tout cela, pour n'offenser, paraît-il, nulle pudeur. Mais quelle pudeur ? Veut-on parler des jeunes filles ? En ce cas, c'est voir des vierges là où il n'y en a que de demi. Sinon toutes du moins beaucoup. La jeune fille, par le mélange de savoir et d'ignorance, de jeunesse candide et d'expérience avertie, qui fait son âme, est la pire des femmes. Mais on ne la considère jamais exactement. On veut voir dans toutes ces aimables cousines dont notre jeune âge animait ses premières secrètes flammes.

Ceci n'est point pour critiquer La Revue du Temps Présent. Je reconnais bien volontiers que tel roman pudique comme les Amies de M. Louis Haugmard, comme aussi La jeunesse sociale de Jean Venables présente un très grand charme. Et je dirai combien de joie j'éprouve à lire les contes de M. Bernard Combette, qui nous narre des impressions vécues dans l'imprévu tragique des contrées lointaines. Je placerai ces contes, dans notre littérature exotique, tout à côté des contes de M. Pierre Mille. Et dans ma pensée je ne saurais faire à M. Bernard Combette de compliment qui fut meilleur.
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En marge du point droit et du point gauche, disais-je au début du présent article, il y a les écoles soi-disant libres. Mais j'ajouterai : le foyer brillant des revues mixtes.

En effet, à quel point rattacherais-je celles que je vais dire ?

Les Marges, naguère l'unique propriété de M. Eugène Montfort, rallient aujourd'hui Pierre Leguay, Guillaume Apollinaire, Jean Viollis, Marc Lafargue, Michel Puy, Louis Rouart. - Les Marches du Sud-Ouest aux destinées desquelles préside M. Olivier Bag, veulent faire œuvre de décentralisation. A son premier sommaire, paru ces temps-ci, nous lisons une Enquête sur M. Vielé-Griffin, pleine de très intéressantes réponses, des vers de M. André Lafon, le poète de La Maison Pauvre et de M. Francis Eon. Notons encore les diverses chroniques de M. Olivier Bag. - L'Art Libre également décentralisateur, nous donne des proses de M. Joseph Billet. - L'Effort nous présente des études de M. Jean Richard et de M. René Georgin. - Les Loups, sous la conduite du bon et beau poète de La Chanson du Bronze A. Belval-Delahaye, "hurlent" des vers sonores à la Muse fidèlement aimée. - Les Nouvelles de la République des Lettres sont pleines de l'esprit verveux, mordant, qu'y prodigue M. André Salmon, poète d'une originalité grande... Mais il est encore bien d'autres revues. A celles que je viens de citer, comme à celles que je ne nomme pas, faute de place, je consacrerai un deuxième article.
Mars 1911
GASTON PICARD.

mardi 28 février 2012

GASTON PICARD & SES PETITES REVUES

C'est avec quelques regrets que nous abandonnons - le temps de découvrir d'autres numéros - L'Heure qui sonne et son fondateur, Gaston Picard. Mais pour ne le point quitter trop abruptement, donnons-lui, l'espace d'un message, la parole. Comme beaucoup d'autres directeurs de revues, il répondit à l'enquête de Maurice Caillard et Charles Forot sur "Les revues d'avant-garde" que publia Belles-Lettres dans son épaisse  - puisque quintuple - livraison de décembre. Voici sa réponse :
Photographie, par Delbo, du buste de Gaston Picard réalisé par Chana Orloff (Musée municipal, Le Touquet)
GASTON PICARD
Quelle enquête serait plus intéressante ? Les petites revues composent le visage, l'âme de notre mouvement littéraire. C'est à feuilleter les pages poudreuses de la Vogue, de l'Ermitage, de la Plume, de bien d'autres, qu'on apprend à respecter et à aimer le rôle de l'écrivain. Personnellement je prends le plus charmant plaisir à lire Verlaine, Mallarmé, Charles-Louis Philippe dans les revues où ils firent leurs débuts. Et que d'heureuses trouvailles ! Je compte publier tout un livre sur les fascicules rarissimes qui enfantèrent le symbolisme. Un livre qui ne vaudra pas votre enquête, car celle-ci apportera au lecteur un supplément d'attraits avec les souvenirs des fondateurs, des directeurs. On en connaît, de ces souvenirs qui sont délicieux. Demandez à M. Georges Lecomte comment l'excellent président de la Société des gens de lettres dirigea autrefois la Cravache !

Après cela, faut-il que je vous entretienne de deux revues que j'ai fondées ? Il manquerait à mes souvenirs le recul. L'Heure qui sonne, L’Œil de Veau, mais c'est d'hier ! A mon témoignage les poussières font défaut.

Les tendances de l'Heure qui sonne, - pour répondre à votre questionnaire, - s'affirmèrent parallèlement au mouvement de Renaissance Française dont Robert Veyssié, directeur général de l'Heure qui sonne lors de la troisième série de ma petite revue, fut le promoteur ardent, ses tendances n'étaient pas mauvaises, qui défendaient la littérature dans ce qu'elle porte de vitalité purement nationale, et opposaient aux chapelles étroites une religion de la beauté qui permit à chacun de respirer à sa place dans le pays des Lettres. Incontestablement le Mouvement de Renaissance Française eut son influence. Je ne dis pas que nos hommes de lettres aujourd'hui s'en inspirent. Les chapelles sont nombreuses, et l'esprit tend à des forces d'universalité. On est cosmopolite, on pratique plusieurs langues avant de bien posséder la sienne. Quand même, je crois à la durée, sous des apparences bariolées, d'un idéal homogène. On ne se passe pas d'être né français !

L’Œil de Veau, que Roland-Manuel, le compositeur dont vous savez le talent, fonda avec moi, se présentait : revue encyclopédique à l'usage des gens d'esprit. Pas de tendance. De la fantaisie, - une fantaisie que j'appellerai livresque. Un humour dont notre collaborateur le bon maître Erik-Satie donnait le ton.

Je vous citerai, pour les collaborateurs de l'Heure qui sonne, Marcel Hervieu, venu à la revue dès la première minute, en qualité de rédacteur en chef, Robert Veyssié, déjà cité, Gustave-Louis Tautain, un disparu de Douaumont : Sylvain Royé, et notre cher Gabriel-Tristan Franconi, Jean Thogorma, le pauvre et glorieux Léon Deubel, Nicolas Beauduin, Pierre Laflèche, Jean Héritier, Jean Muller, Abel Léger, Albert Terrien, Berthe Reynold, Henri Allorge, Bernard Combette le conteur vigoureux de Des Hommes, Pierre de la Batut, Albert Erlande, Jeanne Nérel, et vous-même Charles Forot.

Sous le regard de L’Œil de Veau, - ce titre m'a valu bien des questions étonnées ! - il y avait, outre Erik-Satie et Roland-Manuel, Paul Lombard, Henriette Sauret, Francis Carco, Marcel Millet, Marcel Ormoy, Jean-Gabriel Lemoine, etc.

Voulez-vous noter que l'Heure qui sonne a paru de 1910 à 1912, que l’Œil de Veau a paru en 1912.

Un souvenir pour finir : l'impression, le tirage de l’Œil de Veau, revenaient, pour cinq cents exemplaires et sous couverture de couleur, à moins de trente francs. Je suis tenté d'ajouter, selon une formule qui sera de circonstance : c'était le bon temps !

Aujourd'hui le papier est cher. Le veau aussi. Je ne fonderais pas une revue - une petite revue - sans vider mon porte-monnaie au-delà de ses possibilités raisonnables. Cette cherté, au reste, nuit à des fondations qui seraient peut-être excellentes. Les revues sont beaucoup. Elles sont même trop. Mais il faut regretter que la vie chère retienne des esprits nouveaux de s'exprimer. Ils ont les revues des autres. Mais où est-on plus à l'aise que chez soi ? Rappelez-vous les revues dirigées par un seul. Dans un esprit très différent : les Taches d'Encre de Barrès et Sincérité, de Louis Nazzi.
(Belles-Lettres, 6e année, N°62-66, décembre 1924, p. 176-177)

L'HEURE QUI SONNE (N° EXCEPTIONNEL) - JANVIER 1913

L'HEURE QUI SONNE
NUMÉRO EXCEPTIONNEL - Troisième Année (janvier 1913)
[Date de publication : Janvier 1913 - Couverture : Imprimée en noir sur papier jaune (Numéro, Prix, Titre, Adresse, Date, "Au poète / PAUL-NAPOLÉON ROINARD / L'HEURE QUI SONNE / et / [liste des contributeurs] / rendent hommage") - 2e de couverture : muette -  3e de couverture : muette - 4e de couverture : Titre, Sous-Titre, Année, Fondateur, Directeur général, Directeur, Rédacteur en chef, Secrétaire de la rédaction, Adresse, Mention ("Le lundi, de 3 à 7 heures"), Abonnement et prix au numéro, Imprimeur, Gérant - Particularité : Frontispice (portrait de Paul-Napoléon Roinard d'après un dessin inédit du poète) - Pagination : 48 pages]
Sommaire
Gaston Picard : A Paul-Napoléon Roinard (p. [1-3])
Roger Allard : Hommage au poète P.-N. Roinard, poème [daté "17 octobre 1912"] (p. [4]-5)
Guillaume Apollinaire : Le Brasier, poème [A mon ami, le grand poète P.-N. Roinard] (p. [6]-9)
Henri-Martin Barzun : Hommage à Roinard (p. [10]-11)
Nicolas Beauduin : Je suis tout particulièrement heureux de saluer ici l’œuvre de Napoléon Roinard... (p. 11)
Marc Brésil : A l'ombre des... cantiques (p. [12]-13)
Paul Brulat : Mon cher confrère..., lettre (p. [14])
Jean Clary : P.-N. Roinard  (p. [14]-15)

Manuel Devaldès : Je salue d'abord en mon ami, maître et compatriote Paul-Napoléon Roinard, l'artiste..., (p. 15-16)
Fernand Divoire : Vous avez raison de rendre hommage à P.-N. Roinard... (p. 16-17)
Ch.-Th. Féret : J'admire Roinard, et son vers puissant... (p. 17)
Fernand Fleuret : Je tiens à vous dire quelle estime et quel respect j'ai pour P.-N. Roinard... (p. 18)
Paul Fort : Je tiens mon ami Paul-Napoléon Roinard pour l'un des plus nobles et des plus profonds poètes de ce temps... (p. 18)
J. Francis-Bœuf : Paul-Napoléon Roinard est, à mes yeux, un grand et très noble poète... (p. 18-19)
Louis de Gonzague Frick : Los à P.-N. Roinard, poème (p. [20])

Ernest Gaubert : P.-N. Roinard (p. [21])

Henri-E. Gounelle : Hommage à P.-N. Roinard, poème [Souvenir d'une lecture de la Mort du Rêve] (p. [22])

Remy de Gourmont : Mon cher Confrère..., lettre (p. [23]-24)

Henri Guilbeaux : Roinard ! J'inscris ce nom avec une bien grande joie... (p. 24-25)

Jacques Hébertot : Vous vous honorez, monsieur, en consacrant un numéro... (p. 25-27)

Gustave Kahn : Mon cher Confrère..., lettre (p. 27)

Sébastien-Charles Leconte : Paul-Napoléon Roinard, en ce temps où, presque tous, nous ne donnons à l'art qu'une part de notre vie... (p. 28)

Paul Lombard et Marcel Millet : Trophée (p. 28-29)

Victor-Émile Michelet : ... Roinard, qui est un artiste rigoureusement fidèle à ses conceptions... (p. 29-30)

Olivier Hourcade, Carlos Larronde, Dorsennus : Cher ami, bravo pour votre geste... (p. 30)

Annie de Pène : Gloire, honneur, los à Paul-Napoléon Roinard... (p. 30)

Georges Périn : Roinard est une des plus nobles figures de notre temps... (p. 31)

Georges Polti : Au lendemain des Miroirs, j'écrivais... (p. 32-33)

Rachilde : Paul-Napoléon Roinard est un bon poète... (p. 33)

Henri de Régnier : Cher Monsieur..., lettre [datée "Venise, 18 octobre 1912"] (p. 33)

Maxime Revon : Je vois en P.-N. Roinard un des poètes contemporains qui possède un vers dont le rythme soit le plus harmonieux... (p. 34)

Jean Richepin : Monsieur et cher Confrère..., lettre [datée "Les Trois-Fontaines, 28 octobre"] (p. 34)

Jean Royère : Thrène, poème (p. [35])

Han Ryner : Malherbe ou Corneille, Flaubert ou Barbey d'Aurevilly, quel est à vos yeux le vrai normand ?... (p. [36]-37)

Paul Pourot : Paul Roinard ? C'est, de notre temps, le poète le plus connu - ou le plus méconnu... (p. 37-38)

Henri Strentz : D'une Conférence sur Paul-Napoléon Roinard (p. 39-40)

Gustave-Louis Tautain : La Promesse, poème en prose (p. [41]-42)

Émile Verhaeren : Mon cher Monsieur..., lettre (p. [43])

Sébastien Voirol : Hangdir et Vehdir, scène [Fragmentaire prose en l'honneur de P.-N. Roinard] (p. [44]-48)
Document
"A Paul-Napoléon Roinard"
A Paul-Napoléon Roinard, l'Heure qui sonne, revue d'avant-garde, mensuelle, aujourd'hui dans sa troisième année, rend ici hommage. On trouvera, dans ce numéro exceptionnel, des proses, des poèmes, que des écrivains estimés, des maîtres et des jeunes, ont bien voulu nous envoyer à notre prière, et dans lesquels ils disent leur admiration pour l’œuvre du poète, leur sympathie pour l'homme.
A ces proses, à ces poèmes, nous avons joint un portrait de Paul-Napoléon Roinard, exécuté d'après un dessin inédit du poète lui-même.
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Paul-Napoléon Roinard naquit le 4 février 1856, à Neufchâtel-en-Bray (Seine-Inférieure). Nous estimons inutile de rapporter ici, par le menu, la vie de Paul-Napoléon Roinard, et nous nous bornerons simplement à donner une bibliographie de ses œuvres telle qu'elle se trouve en tête de l'édition des Miroirs. La voici :

Nos plaies, poèmes.
Édition de la Coopération Typographique de Paris, 28, rue Saint-Lazare. Tirage à 2.000 (épuisé)...... 1 vol.

La Mort du Rêve, poèmes.
Édition du Mercure de France, 26, rue de Condé, Paris. Tirage à 1.000...... 1 vol.

Sur l'Avenue sans fin, poème.
En vente chez l'auteur, 7, rue Pixérécourt, Paris(1). Édition de La Revue de Paris et de Champagne, Reims. Tirage à 200 dont 100 numérotés et signés par l'auteur...... 1 vol.

Enfin :

Les Miroirs, moralité lyrique en cinq phases, huit stades, sept gloses et en vers. Éditions de La Phalange...... 1 vol.(2)

La bibliographie porte encore une liste d’œuvres en préparation, dont nous citerons celle-ci :

Adaptation du Cantique des Cantiques, représenté au Théâtre d'Art, le 11 décembre 1891. Prose rythmée...... 1 vol.
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Le public aurait peut-être désiré lire ici quelques extraits significatifs de l’œuvre de Paul-Napoléon Roinard. Nous prions le public de s'en rapporter à l’œuvre même. Des extraits, même soigneusement choisis, ne donneraient de l’œuvre de Paul-Napoléon Roinard qu'une idée naturellement imparfaite. Aussi bien, le présent numéro n'a-t-il aucun caractère anthologique.
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Ajoutons que les proses, les poèmes qu'on va lire, sont inédits. L'Heure qui sonne remercie les auteurs de leur précieuse contribution à notre hommage à Paul-Napoléon Roinard.
1. Paul-Napoléon Roinard ne demeure plus à cette adresse. Note de l'Heure qui sonne.
2. Et encore : la Rencontre radieuse, publiée récemment chez E. Figuière, 7, rue Corneille, Paris...... 1 vol.
GASTON PICARD
Directeur de l'Heure qui sonne.
Document iconographique
Frontispice
Paul-Napoléon Roinard (d'après un dessin inédit du poète)

lundi 27 février 2012

L'HEURE QUI SONNE N°1 (Nouvelle Série) - NOVEMBRE 1911

L'HEURE QUI SONNE
N°1 (Nouvelle Série) - Deuxième Année (novembre 1911)
[Date de publication : Novembre 1911 - Couverture : Imprimée en rouge sur papier crème (Année, Numéro, Série, Date, Titre, Fondateur, Sous-Titre [Revue d'avant-garde], Directeur général, Directeur, Rédacteur en Chef, Secrétaires de rédaction, Prix et Abonnement, Adresse) - 2e de couverture : Sommaire, Mention ("Adresser toute correspondance (lettres, manuscrits, revues, livres, etc.) à M. Gaston Picard, 77, Boulevard Saint-Michel (Ve), Paris - Réception, le Lundi de 3 heures à 7 heures"), Chroniques régulières (Études Poétiques : Robert Veyssié. / Critique des Livres de Prose : Gaston Picard.  / Chronique Dramatique : Jean Héritier. / Chronique d'Art : J.-C. Holl. / Chronique Parisienne : Paris en Zigzag : Marcel Hervieu. / Revue des Revues : Marcel Hervieu. / Chronique Musicale : Hubert Arnaud et Émile Riadis. / Lettre de Belgique : Paul Bernheim. / Divers : Robert Veyssié, Gaston Picard, Marcel Hervieu, Pierre Laflèche, Sylvain Royé, Jean Héritier, Hubert Arnaud) -  3e de couverture : "L'HEURE QUI SONNE / s'est assuré la collaboration de : / Paul Adam, Henri de Régnier, de l'Académie Française, Jules Bois, Paul Vérola, Pierre Mille, Camille Mauclair, Jane-Catulle Mendès, Robert Veyssié, Gaston Picard, Marcel Hervieu, Pierre Laflèche, Hubert Arnaud, Nicolas Beauduin, Jean Thogorma, Pascal Bonetti, Gaston Sauvebois, Ernest Gaubert, M.-C. Poinsot, Jean Muller, Henriette Sauret, Alphonse Roux, Albert Terrien, Jean Héritier, Canudo, Henri Allorge, Marcel Prouille, Octave Béliard, Marcel Millet, B. Reynold, Louis Nazzi, Abel Léger, Auguste Aumaître, Jeanne Nérel, A. Belval-Delahaye, J.-C. Holl, Charles Dornier, Paul Myrriam, Georges Martin, Jean Ott, Marcel Pays, Bernard Combette, Dominique Combette, Marc Elder, Ch. Forot-Defrance, Camille Guerre, Édouard Gazanion, Marie-Louise Vignon, Henri Chomet, Serge Bernstamm, Pierre de la Batut, Florian-Parmentier, Henri Soulat, Jean Cheyre, Maxime Revon, Jacques Noir, Albert Erlande, Maurice Fertoret, Georges Lefèvre, Frantz Simon, Marc Liovet, Emile Dousset, Léon Deubel, Gustave-L. Tautain, Guy Robert de Costal, Pierre Aguétant, Henri Lagrange, Vincent Muselli, Manoël Gahisto, Léon-Claude Mercerot, Paul Bernheim, Lucien Christophe, Sylvain Royé, Roland Manuel, J. André Biguet, René Watchausen, Gabriel-Tristan Franconi, Charles Lichtenberger, Georges Vallery-Radot, Léon Vérane, Pierre Desclaux, Umberto Brunelleschi, J. F. Maxson, Jean Lemoine, Henri Chassin, René Lehmann, Gustave Dupin, Maurice Collin, Emile Riadis, Charles Boudon, M. Tony Révillon" ; Bulletin d'abonnement - 4e de couverture : Gérant, Imprimeur - 4 pages marron non numérotées, 2 en début, 2 en fin de livraison : p. [I] (Les Revues) ; p. [II] (De midi à minuit) ; p. [III] (Livres à lire : La Ville inconnue par Paul Adam ; Les Tressaillements, poésie de la Chair et de l'Esprit, par Robert Veyssié ; L'esthétique vivante / Les barbares contre Racine, par Jean Thogorma ; Les cités du Verbe, poésies, par Nicolas Beauduin ; Impressions, poésies, par Marcel Prouille ; Dans la serre, poèmes, par Pierre Laflèche ; Microcosme, Silhouettes d'aujourd'hui, par Georges Martin ; Idées Fatales, roman, par Émile Dousset ; Les dieux éternels, par Yvonne de Romain ; L'équivoque du classicisme, par Gaston Sauvebois ; Vers le grand tout, poésies, par Albert Terrien ; Les poèmes idiots, œuvre posthume de Myriam Mester ; Le château d'Anet, par Alphonse Roux ; L'essor éternel, poésies, par Henri Allorge ; Le cœur insoupçonné, par Abel Léger ; Essai sur la Renaissance française (1911), par Gaston Picard) ; p. [IV] (Informations : La Renaissance Contemporaine, Les Rubriques Nouvelles, Miscellanées, Les Gaudes, Le Mercure Méridional, Le Jardin de la France, L’œil de veau, La Belgique Française, Les Loups, Le Théâtre d'Astrée, La Province, Ombres et Formes, La Plume politique et littéraire, Paris-Théâtre) - Pagination : 16 pages]
Sommaire
Marcel Hervieu : Les Revues [La Renaissance Contemporaine. - Dans le numéro du 24 septembre, M. Martin-Mamy dit son fait au somnifère auteur du Mystère de la charité de Jeanne d'Arc... Dans le numéro du 10 octobre, Robert Veyssié publie une étude, l'Atmosphère d'une renaissance française et idéaliste, parue antérieurement dans l’Écho de Paris, qui définit admirablement ses principes - nos principes littéraires... ; Revue du Temps Présent. - M. Alfred Mortier décrit un lever de soleil, sur la montagne... ; La Belgique française. - Vaillante petite revue, dont M. Gaston Picard devient secrétaire pour la France... ; Le Thyrse. - En feuilletant le Thyrse, j'y retrouve... la chronique sus-nommée de M. Prosper-Henri Devos... ; Arthénice. - Ne craignons pas pour les rédacteurs d'Arthénice, une inflammation de l'arachnoïde. M. Robert Vallet, qui préside à leurs destinées, se lamente en un style calamiteux, de ce que "chaque revue se déclare franchement pour telle école ; pourquoi donc ? D'ailleurs, peut-on se réclamer réellement d'une école lorsque l'on débute et même plus âgé (sic) lorsque l'on cherche le genre qui soit le plus adéquat de notre tempérament d'écrivain et susceptible de vous mener au succès."... ; Vers et Prose. - Les fascicules de cette revue sont si énormes, si compacts, qu'il me faudrait pour les analyser en conscience beaucoup plus de place que celle dont je dispose... ; Les Rubriques Nouvelles. - Un intéressant article de M. Jean Florence sur Daniel Halévy et l'Aristocratie d'information... ; La Mêlée. - M. René Legrand, dans un article fougueux, demande simplement que M. Jules Claretie soit mis "à la porte" de la Comédie-Française... ; Pan. - Un poème de M. Nicolas Beauduin. M. Paul Bernheim nous parle d'une "Renaissance musicale en Grèce". ] (p. [I])
Les Mille et un : De Midi à Minuit [On nous prie d'annoncer, comme devant paraître prochainement, La Revue Mosane et de France. A la tête de la direction : M. Paul Dermée, M. Stanislas Fumet, M. René Dessambre. Le bruit court que M. Henri de Rothschild commanditerait la revue ; M. Charles Péguy a posé sa candidature à l'Académie Française ; Nous avons lu, dans le Mercure de France, des souvenirs très pittoresques de M. Bernard Combette sur le Congo... ; M. Abel Léger cumule : dans la même quinzaine il a donné des poèmes et articles dans La Nouvelle Revue, dans Pan, dans L'Opinion... ; Qu'est devenu M. Olivier Bag ? Le sympathique directeur des Démarches du Sud-Ouest sollicitait les habitués de la "Closerie des Lilas" de collaborer à sa revue. A la suite d'une rixe, il aurait été séquestré dans les caves de la dite Closerie. Le Tribunal Révolutionnaire des Cucubistes le jugerait incessamment ; La Phalange s'est attachée un précieux collaborateur : le prince G. Ghika. D'autre part, M. Jean Royère écrirait, en collaboration avec M. Jean-Marc Bernard, un "essai sur Mme Liane de Pougy dans ses rapports avec l'épigramme" ; On nous fait part de la mort d'un poète de talent, M. Victor Hugo. Sincères condoléances ; De toute rime Farigoul / Se dit dégoûté et proteste. / Que ne peut-il, ce bon maboul, / Se dégoûter aussi du reste ! ; Nous lirons bientôt le premier numéro de L’Œil de Veau, revue encyclopédique à l'usage des gens d'esprit ; C'est M. Gaston Picard qui tient désormais la "Revue des Revues" à La Renaissance Contemporaine ; M. Sylvain Royé met "la dernière main" à un livre de poèmes. Titre : L’Âme sans miroir ; Grand succès de rire au Salon d'Automne devant les très humoristiques "charges" des cucubistes. Il serait question de "recommencer" La Joconde en cube. C'est la Belle Otéro qui ferait... l'intérim de Monna Lisa ; Les Échos du Silence... Qu'est-ce ? Une publication occulte... Mystère et discrétion. Vous verrez... Il y aurait des "inédits" de Félicien Rops au premier numéro ; M. Maurice Rostand donnerait une tragédie en sept actes, et en vers mêlés de prose. Le sujet serait l'amour d'un poète pour sa mère. Titre "Marie-Thérèse". Le septième acte présente, parait-il, une situation des plus hardies ; Makoko Kangourou épouse Nini Mester, fille de feu Myriam Mester. Adoré Floupette épouse la Négresse Blonde. MM. Marcel Prouille, Charles Moulié, Gaston Picard, Henri Beauclair, Georges Fourest ont célébré les noces de leurs fils et filles respectifs dans un grand banquet ; M. Pierre de La Batut dirige désormais Paris-Théâtre, un gros hebdomadaire. Il a confié à M. Gaston Picard la critique littéraire. Parmi les autres rédacteurs : Camille Le Senne, Armory, José de Bérys, etc.] (p. [II])
La Rédaction : Déclaration (p. [1])
Robert Veyssié : La Vague de Médiocrité (p. 2-3)
G[aston]. P[icard]., Jean Héritier, M[arcel]. H[ervieu]. : Notes bibliographiques [M. Gaston Picard étudie ici deux livres parus à la fin de la saison dernière. M. Robert Veyssié prendra la chronique poétique à partir du prochain numéro ; Les Cités du Verbe, poèmes deNicolas Beauduin (p. 4, col. 1,2) ; Dans la Serre, poésies de Pierre Laflèche (p. 4, col. 2-5, col. 1) - signés G. P. ; Paul Adam. - La Ville inconnue (Ollendorff, éditeur) (p. 5, col. 1,2) - signé Jean Héritier ; Pierre Mille. - Caillou et Tili (Calmann-Lévy, édit.) (p. 5, col. 2) - signé M. H.] (p. 4-5)
Gaston Picard : Critique des Livres de Prose [Louis Pergaud. - La Revanche du Corbeau. Nouvelles Histoires de Bêtes. (Mercure de Francr) ; André du Fresnois. Pages choisies de Jules Lemaître. (Nouvelle Librairie Nationale) ; Jean Herluison. Maurice Barrès et le Problème de l'Ordre. (Nouvelle Librairie Nationale) ; Roger Lalli. Nella jolie fille (Eugène Figuière, édit.) ; Louis Thomas. L'Espoir en Dieu (Dorbon aîné) ; André Gide. Isabelle, récit (Marcel Rivière, édit.) ; Charles-Henry Hirsch. Parfieu et Martin. (Fasquelle, édit.) ; M. C. Poinsot. Esthétique Régionaliste (Eugène Figuière, édit.) ; Pierre Lelong. Luroué le Braco (Eugène Figuière, édit.) ; Camille Mauclair. Les Passionnés. (Calmann-Lévy, édit.) ; Louis Alibert. Loïk (E. Falque, édit.) ; Gaston Camus. L'Aveugle (B. Grasset, édit.) ; F. T. Marinetti. Le Futurisme (E. Sansot, édit.)] (p. 6-8)
POÈMES
Camille Guerre : Paroles d’apôtre, poème (p. 9)
Pierre Laflèche : La femme heureuse, poème  (p. 9)

Sylvain Royé : Poème, poème [Pour Gaston Picard, en toute sincère amitié - "L'âme sans miroir" (En préparation) - "Nous publierons, dans notre prochain numéro, des poëmes de Henri Allorge et de Jacques Noir"] (p. 10)
CHRONIQUE PARISIENNE
Marcel Hervieu : Paris en zigag [M. Ernest La Jeunesse porte à Comœdia Illustré ses exclamations, et ses pâmoisons ; ce qu'il appelle, en somme, sa critique dramatique. Il est remplace au Journal par M. Abel Hermant. Le père spirituel (ô combien !) de M. de Courpière, qui avait abandonné pendant un temps l'organe de la rue de Richelieu pour un quotidien plus matinal, revient à ses premières amours. Sorti par la porte, il rentre par les coulisses. M. Ernest La Jeunesse avait, au Journal, un talent bien à lui... et bien à Mendès... ; M. Marinetti s'en va-t-en guerre, mirliton, ton, ton... Il existe une vieille plaisanterie : Qui est-ce qui est plus fort qu'un turc ? Autrefois on répondait : C'est deux turcs. Aujourd'hui, on répond : C'est le signor Marinetti... ; Depuis que les femmes de lettres se sont mises à fabriquer leurs robes elles-mêmes, les couturières se désolent, et meurent de faim. L'une d'elles, vous le savez, a pris un parti héroïque : pour vivre, elle compose des romans. Ce sont d'ailleurs, des romans propres : il est si difficile d'écrire des saletés à jet continu ! M. Octave Mirbeau pourrait pourtant, à ce sujet, lui donner des conseils... ] (p. 11-12)
ÉCHO MUSICAL
Hubert Arnaud et Émile Riadis : Les Concerts (p. 12-13)
LETTRE DE BELGIQUE
Paul Bernheim : Le congrès des amitiés françaises à Mons (p. 13-14)
*** : Note ["Nous insérons avec plaisir le communiqué suivant" (suit une présentation de La Compagnie Dramatique)] (p. 14)
J.-C. Holl : L’École Française et le Salon d'Automne [en bas de p. 16 : "Pour paraître prochainement : / Essai sur la Renaissance Française (1911) / par Gaston Picard / Un volume (Ed. de La Renaissance Contemporaine) Prix : 3 fr."] (p. 15-16)
Document
"Déclaration"
Les amis, les lecteurs, les abonnés de L'Heure qui Sonne nous sauront gré de la transformation apportée à une revue dont ils n'ont pas cessé de suivre les efforts depuis plus d'un an.

L'Heure qui Sonne sera très prochainement bi-mensuelle. Jusqu'à la date de cette amélioration, elle paraîtra très régulièrement chaque mois.

Le prix de l'abonnement d'un an reste fixé à cinq francs (France, Colonies, Étranger).

L'Heure qui Sonne compte désormais une rédaction ainsi conçue :
Directeur général : Robert VEYSSIÉ.
Directeur : Gaston PICARD.
Rédacteur en chef : Marcel HERVIEU.
Secrétaires de rédaction : Pierre LAFLÈCHE ; Sylvain ROYÉ ; Hubert ARNAUD.
L'Heure qui Sonne, publiera comme précédemment, des études critiques, des articles divers, des contes, des poèmes, toujours inédits. Nous faisons une plus large part aux chroniques et nous ne négligerons point la satire.

L'Heure qui Sonne n'aura d'autre action que de participer, dans la mesure de ses forces, au très large mouvement de "Renaissance Française". Nous aimons toutes les idées neuves et saines, nous les défendrons ardemment. Mais les officines néo-symbolistes, les petites chapelles, les écoles fantasques, ne sauraient nous intéresser. Tout cet obscurantisme voulu n'est qu'une manière de réclame. Au contraire, nous respecterons toujours la sincérité, comme nous admirerons toujours la beauté, d'où qu'elle vienne. Nous combattrons les exploiteurs, la foule des maîtres-chanteurs ès-lettres qui aurait voulu s'imposer à la littérature tout entière, qui le tente encore aujourd'hui. Il y a une volonté qui doit unir la majorité des groupes de la génération nouvelle : c'est celle de rendre la littérature française habitable. Les œuvres de chacun feront le reste. C'est pour le triomphe de cette volonté que L'Heure qui Sonne veut poursuivre, plus activement que jamais sa carrière, et qu'elle fait appel à tous les écrivains français de bonne foi et de talent.
LA RÉDACTION.
N.-B. - Nous remercions, par avance, ceux de nos confrères qui voudront bien consacrer un mot d'information à notre transformation définitive.
- Il sera répondu à toute lettre. Mais les personnes qui nous demanderont un spécimen, comme celles qui nous solliciteront de prendre connaissance d'un manuscrit susceptible de nous intéresser, sont priées de joindre à leur lettre un timbre pour la réponse.
- Les directeurs, rédacteur en chef, et secrétaires de rédaction de la recevront tous les lundis, de 3 à 7 heures.
- Adresser toute correspondance (livres, revues, manuscrits, lettres, imprimés et divers) à M. Gaston Picard, directeur de L'Heure qui Sonne, 77, boulevard Saint-Michel, Paris (Ve).