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lundi 16 mars 2026

FRANCIS VIELÉ-GRIFFIN : LES ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES, UN « FUMOIR SPÉCULATIF »

"Francis Vielé-Griffin", par Jean Veber (1898)
Francis Vielé-Griffin (1864-1937) fut l'un des grands poètes du Symbolisme. "Son vers, dira André Breton qui l'admirait, est le plus ensoleillé de l'époque, le plus fluide". Son œuvre, importante et pourtant méconnue, influença non seulement la deuxième génération symboliste, mais aussi celles qui suivirent. Il est un des rares hérauts du mouvement de 1886 à avoir été publié à la nrf de Gallimard sans renier ni ses maîtres ni même le Symbolisme. Et c'est tout naturellement qu'il fut élu président de l'Académie Mallarmé à sa fondation en février 1937. Essentiellement poète, il fut aussi un homme de revues. Fondateur, avec Paul Adam et Henri de Régnier, des Entretiens politiques & littéraires (1890-1893), on retrouve son nom dans la plupart des publications de la fin-de-siècle et dans de nombreuses revues de jeunes parues dans les vingt premières années du siècle suivant. L'énumération des titres en serait, certes instructive, mais aussi bien fastidieuse, aussi nous contenterons-nous de mentionner celles, déjà bibliographiées ici, dans lesquelles son nom apparaît : Les Heures, Tablettes, L'Occident, Les Bandeaux d'or, Vers et Prose, La Vie des Lettres, Le Recueil pour Ariane ou le pavillon dans un parc, L'ÉventailLes Cahiers, Les Trois RosesLe Buccin, Le Manuscrit autographe. Lançant leur enquête sur "les revues d'avant-garde" pour le n° 62-66 (décembre 1924) de Belles-Lettres, Maurice Caillard et Charles Forot ne pouvaient manquer de l'interroger. Et, puisque nous avons entrepris de publier les notices bibliographiques de plusieurs livraisons des Entretiens politiques & littéraires, nous reproduisons opportunément la longue réponse de leur directeur.

FRANCIS VIELÉ-GRIFFIN

Lutèce, la Vogue, la seconde Vogue avaient disparu ; un besoin de travail esthétique et créateur avait induit les meilleurs d’entre les jeunes écrivains en l’espoir qu’un répit leur serait accordé de quelques années, leur permettant l’élaboration recueillie de l’œuvre qui était en eux. Ils ne réclamaient que la déférence, de l’attente et du silence ; mais il n’en pouvait être ainsi. Des principes tumultueusement émis avaient soulevé trop d’hostilités. Le journalisme ne s’était pas encore imposé les règles commerciales qui en font aujourd’hui, en matière littéraire, une manière d’entreprise de publicité avec ses tarifs que connaissent les éditeurs. Le journaliste trouvait motif à copie où il lui plaisait ; il lui était loisible de citer nominalement un homme de lettres sans que celui-ci ou son éditeur eussent à passer au préalable à la caisse du patron ou de l’administrateur. Nos rédacteurs de feuilles boulevardières trouvaient, donc, un stimulant inépuisable à leur verve dans cette « décadence » et ces « décadents » hypothétiques. Au surplus, ils rendaient ainsi service à la littérature nouvelle, car la négation, en pareil cas surtout, vaut l’affirmation ; et les jeunes écrivains débordés par les communiqués de l’Argus de la Presse, s’amusaient volontiers de tout ce bruit offensif et même profitable à leurs idées, ne songeant même pas à y mêler leurs voix.

Tout pourtant n’était pas gracieux dans ces appréciations, ou mieux, ces dépréciations de leurs efforts ; mais leur existence publique s’en confirmait de jour en jour, c’était, se disaient-ils, au souvenir du « barbare fou », de Victor Hugo, au « balai ivre », d’Eugène Delacroix, une des formes de la gloire. Cependant le Naturalisme avait déteint sur la phraséologie des homes d’esprit du Figaro, et c’est, non sans quelque dégoût révolté, que nos jeunes idéalistes y lisaient en nouvelle à la main, après un préambule plutôt pénible concernant la Tour d’ivoire, cet aphorisme : « les Symbolistes sont donc des Poë de chambre ? » L’esprit français a connu plus de finesse ! Aussi bien, lorsque Émile Zola lui-même, irrité autant qu’étonné de n’avoir pas enterré avec Victor Hugo l’Idéalisme et la Poésie, s’emportait, dans un article du dit Figaro, jusqu’à traiter nos Symbolistes d’« empoisonneurs », tels de ceux-ci sentirent que l’heure de la réserve laborieuse et du silence fécond n’avait pas encore sonné pour eux.

Paul Adam rentré de Nancy, l’âme encore frémissante d’une campagne électorale, s’aboucha avec Vielé-Griffin et Henri de Régnier : ils rédigèrent une réponse que Maurice Barrès le nouveau député s’offrit à faire passer dans la Presse.

Elle était fort digne, fort noble et fort belle, si je me souviens, cette réponse : je regrette de n’en avoir pas gardé la minute. La Presse nous renvoya au Figaro où avait paru l’attaque ; là, Francis Magnard, guidé par l’amabilité déférente qui caractérisa toujours ses rapports avec les lettrés, fut remarquer aux jeunes protestataires que leurs signatures n’avaient pas assez de poids : « Apportez-moi, disait-il au résumé, un manifeste, un grand article que signera un groupe nombreux, je vous le ferai passer en première colonne. »

Il apparaissait très clairement dès lors qu’une campagne affirmatrice devrait être entreprise et, devant les procédés dilatoires des journaux qui par ailleurs accumulaient leurs diffamations, on se résolut à publier une « revue de combat » : c’est l’origine des Entretiens politiques et littéraires, dont le titre lui-même est une petite révolution.

La littérature, depuis bien des années, s’était murée dans sa « Tour d’ivoire » ; désormais, elle se mêlerait activement au problème quotidien. Sans doute, du socialisme chrétien mâtiné de boulangisme, elle marcha assez rapidement aux conclusions logiques et follement idéalistes de l’anarchie : C’est au bruit des explosions et par l’éloge de Ravachol que se clôt cette première intrusion de l’idéalisme symboliste dans l’art de gouverner la cité ! Il n’en faut pas moins constater que les débuts de « l’intellectualisme » politique dont nous ne voulons pas apprécier le rôle prépondérant dans l’histoire des trente dernières années de République française, se retrouveront en partie dans cette petite feuille rouge, dont furent nommés rédacteurs en chef et successivement le catholique Georges Vanor et le sémite Bernard Lazare. Je ne sais, tant ces épisodes sont liés aux souvenirs et aux amitiés de ma jeunesse, s’il me serait possible d’analyser sans longueur et sans partialité, ces trois années de combats joyeux pour le triomphe d’un idéal de logique et de liberté. Depuis nos divergences se sont accentuées, nos routes ont bifurqué, la mort est intervenue…, et la Vie et les ambitions amoindrissantes.

Aussi bien, peut-on se borner à citer l’avant-propos du troisième volume :

« Il n’est peut-être pas inconvenant, au début de cette année 1892, la troisième de notre périodicité, de préciser le caractère, déjà sensible, de cette publication.

Fréquemment (et nous aurions mauvais gré de n’en pas remercier nos gracieux critiques) des juges ont compris, en bonne place, ces Entretiens dans des énumérations de « jeunes revues » ; or nous ne saurions accepter, sans arrogance, cette double gracieuseté… Non, ces Entretiens n’ont eu souci que de justifier leur titre même…

Appellerons-nous ce léger in-16 carré un « fumoir spéculatif » ; où se donnent rendez-vous quelques esthètes pour y deviser des choses qui les sollicitent, au hasard des circonstances ? Peut-être serait-ce quelque peu prétentieux ; mais, puisque la métaphore nous guide, admettons que M. Paul Adam ouvre grande notre croisée, parfois, pour haranguer d’un beau socialisme idéiste la Rue, puis, se retournant, symétrise en larges synthèses nos divergences esthétiques ; admettons que M. Henri de Régnier se penche, silencieux, pour allumer son cigare d’un feuillet embrasé des Rougon-Macquart ; M. Félix Fénéon déchiffre, en se jouant, d’illisibles manuscrits de Jules Laforgue que lui communiqua M. T. de Wyzéwa ; M. Bernard Lazare narre quelques légendes noblement ou cruellement symboliques ; M. Jean Thorel avertit ; M. Pierre Quillard approuve, à demi ; M. Lucien Muhlfeld logique, objecte ; là, MM. É. Dujardin, G. Vanor, Th. Randal, A. Germain ; ici, MM. Ferdinand Hérold, É. Goudeau, J.-E. Schmitt, G. Mourey, J. Cousturier, G. Lecomte ; M. Bailly donne un conseil ; M. Vanier un renseignement ; d’un sourire, MM. Mallarmé et Verlaine, nos maîtres, approuvent ou admonestent ; la porte toujours, entrebâillée, s’ouvre sur de nouveaux survenants : MM. André Gide, Stuart Merrill, Pierre Louÿs, d’autres, et tant qu’il restera métaphoriquement un fauteuil et un cigare… »

« Fumoir spéculatif », en effet, riche d’hyperboles et de gaîté : sérieux d’âme et de pensées que voile un paradoxe, amour sans limite et sans restriction de l’art et de la justice, union dans cette grande folie du rêve et de l’espoir qui magnifie toute jeunesse au seuil de la réalité, et qui est la noblesse perpétuée de l’humanité même. Nous avons connu aux jours lointains de cette « terreur symboliste » qui dura plusieurs années, j’en appelle à ceux qui abordèrent leur vingtième année à mes côtés, des joies et des triomphes qu’aucune gloriole académique ne pourra égaler. Aucune victoire pour une âme bien trempée ne vaudra la lutte ; et l’acquiescement unanime lui apparaît de loin comme la décrépitude de l’Idée qui a porté son fruit.

Ainsi parlions-nous dans notre « fumoir spéculatif » ; et, pour le public, nous rédigions paradoxes et lazzis, notules hyperboliques et déconcertantes ; lui faisant assavoir, en caractères gras, que : « Pour être appréciés, ces Entretiens doivent être lus avec attention et intelligence. »

En politique, si politique il y eut ? la simplicité logique et généreuse de nos collaborateurs fut dévastatrice de toute notion concrète ; ils n’acceptaient que l’absolu ! Vanor réclamait le châtiment des blasphémateurs et que la langue des banqueteurs du Vendredi-Saint fût percée d’un fer rouge ; Bernard Lazare, devant l’affolement que produisit l’acte de Ravachol, citant Berthelot lui-même alors ministre, publiait, malgré telle ordonnance assez naïve d’un gouvernement paternel, la formule de la dynamite !

Les Entretiens politiques et littéraires naquirent, semble-t-il, à leur heure pour souligner de leur attitude l’élargissement des préoccupations intellectuelles des jeunes lettrés de cette heure précise. On peut dire d’eux, sans exagérer la portée de cette équipée de jeunesse ni chercher l’origine de toute la pensée contemporaine dans ces trop brefs feuillets hyperboliques, qu’ils furent trop goûtés de l’élite d’alors et trop imités par la suite pour n’avoir pas correspondu à des nécessités intimes.

C’est au Mercure de France, dont Alfred Vallette promettait de faire une revue née pour la durée, et on sait qu’il a tenu sa promesse, que se consolida le mouvement « symboliste ».

Les Entretiens, « faculté de combat », s’effacèrent à l’heure par nous choisie, leur but étant atteint.

(p. 204-207)

mercredi 11 mars 2026

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES (2e année) N° 10 - 1er JANVIER 1891

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES
N° 10 (1er janvier 1891)
[Date de publication : 1er janvier 1891 - Couverture : Imprimée en noir sur papier rouge ; Année, Volume, Numéro, Prix, Titre, Sommaire, Lieu de publication, Éditeur, Adresse, Date - 2e de couverture : Titre, Périodicité, Abonnements, Adresse de l'administration ("M. Edmond Bailly, 11 rue de la Chaussée d'Antin"), Dépôts ("En vente au numéro chez : Edmond Bailly : 11, Chaussée d'Antin ; Marpon et Flammarion : Boulevard des Italiens ; Id. Id. : Rue Auber ; Dentu : Avenue de l'Opéra ; P. Sévin : Boulevard des Italiens ; Tresse et Stock : Galerie du Théâtre-Français ; Brasseur : Galeries de l'Odéon ; Savine : 12, Rue des Pyramides // ET // à Bordeaux : Librairie illustrée de la Gironde ; à Nîmes : A. Catelan : Rue Thoumayne ; à Bruxelles : chez Lacomblez, rue des Paroissiens ; à Liège : aux bureaux de la Wallonie, 8, rue St-Adalbert."- 3e de couverture : Chez divers éditeurs (œuvres de : Paul Adam, Jean Ajalbert, Edmond Bailly, Maurice Barrès, Paul Bourget, Léon Dierx, Edouard Dujardin, Félix Fénéon, Emile Goudeau, F. Hérold, Gustave Kahn, Jules Laforgue, E. Mikhaël et Bernard Lazare, Stéphane Mallarmé, Stuart Merrill, Ephraïm Mikhaël, Gabriel Mourey, Jean Moréas, Francis Poictevin, Henri de Régnier, Adolphe Retté, J.-H. Rosny, Albert Saint-Paul, Jean E. Schmitt, Jean Thorel, Georges Vanor, Paul Verlaine, Villiers de l'Isle-Adam, Francis Vielé-Griffin, T. de Wyzewa) - 4e de couverture : Annonces (Viennent de paraître / EN DECOR par Paul Adam / LE PELERIN PASSIONNE par Jean Moréas / LA GLOIRE DU VERBE par Pierre Quillard // Sous Presse : LE MIROIR DES LEGENDES par Bernard Lazare / ROBES ROUGES par Paul Adam / LES FASTES par Stuart Merrill / EURYTHMIE par Francis Vielé-Griffin) - 2 feuillets publicitaires reliés en tête et fin de numéro : [a] "Chemins de fer de l'Est / Voyages d'excursion avec itinéraires tracés d'avance, au gré des voyageurs" ; [b] "Théâtre Robert-Houdin / 8, Boulevard des Italiens / G. Méliès, Directeur-Propriétaire" ; [c] "Chemins de fer de l'Ouest / Services quotidiens rapides entre Paris et Londres par Dieppe et Newhaven" ; [d] "Chemin de fer d'Orléans / Voyages dans les Pyrénées" - Bas de page 32 : Gérant ; Imprimeur - Pagination : 32 pages]
Sommaire
Jules Laforgue : Dragées grises, aphorismes inédits [précédés des lignes d'introduction suivantes : "Au printemps de 1886, Jules Laforgue écrivit des aphorismes successivement intitulés : PRALINES CREUSES, GRAINS D'ALOES, DRAGEES A AVALER, DRAGEES GRISES. / Ceux qui parvinrent à leur rédaction définitive furent par lui publiés dans LA VOGUE du 25 avril 1886 sous le titre de MENUES DRAGEES AU CAMPHRE. / Les autres sont exactement reproduits ci-après, même informes."] (p. [1]-10)
Paul Adam : Le Parlementarisme, essai  (p. [11]-15) 
Pierre M. Olin : Jameson et Parnell devant la conscience anglaise, essai [à propos de l'explorateur et naturaliste James Sligo Jameson et du politicien irlandais Charles Stewart Parnell] (p. [16]-19) 
Henri Mazel : Le règne des vieux, essai (p. [20]-25) 
Francis Vielé-Griffin : Pourquoi pas ?, polémique [à propos de Maurice Barrès et Jean Moréas] (p. [26]-28)
*** : Notes et notules, brèves [Bibliographie. - En Décor de Paul Adam - signé R. (p. [29]-30) ; Le Pèlerin passionné, par Jean Moréas (p. 30-31) ; Vient de paraître. - Chez Tresse et Stock : L'Imprévu par Gustave Guiches. Une étude d'égoïste, terne et grise, écrite d'une façon honorable et sans charme. ; Chez Genonceaux : Les chants de Maldoror, par le comte de Lautréamont. Réédition d'un livre qui laisse loin derrière lui les hurlements de Pétrus Borel le Lycanthrope, mais qui ne requiert pas un plus grand intérêt que le Champavert. ; A la Librairie de l'Art indépendant : Tête d'or, un drame sans nom d'auteur, où quelques belles scènes visiblement (trop peut-être) inspirées de Shakespeare et d'Eschyle. Nous ne comprenons pas, d'après quelles lois rythmiques ce poème est écrit. ; A Gand : L'Etudiant socialiste, journal mensuel. ; Pour paraître prochainement : Aénor, poème légendaire, par A. Delaroche. L'Echarpe d'Iris, par A. Saint-Paul - (p. 31) ; A la Librairie de l'Art Indépendant, et chez Lacomblez, à Bruxelles : Les Quatre Faces par Bernard Lazare (Edition des Entretiens Politiques et Littéraires) ; Le monde des théâtres. - La honteuse saturnale où l'on a traîné le cadavre de Bizet se complète par l'annonce d'un concours poétique : douze rimeurs éventuels, après avoir touché quelques francs en salaire, verront - à en croire le prospectus - leur œuvre imprimée et ornée de leur propre portrait, à l'eau-forte... ; A l'Odéon Tartufe : M. Maurice Barrès, attitude correcte, conférencie debout et débite de mémoire...] (p. [29]-32)

[LISTE ALPHABÉTIQUE DES PETITES REVUES]
[INDEX DES CONTRIBUTEURS]
[INDEX DES RECENSÉS]
[ACTUALITÉ AUTOUR DES PETITES REVUES]

vendredi 6 mars 2026

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES N° 9 - 1er DÉCEMBRE 1890

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES
N° 9 (1er décembre 1890)
[Date de publication : 1er décembre 1890 - Couverture : Imprimée en noir sur papier rouge ; Année, Numéro, Prix, Titre, Sommaire, Lieu de publication, Éditeur, Adresse, Date - 2e de couverture : Titre, Périodicité, Abonnements, Adresse de l'administration ("M. Edmond Bailly, 11 rue de la Chaussée d'Antin"), Mention ("Tout abonnement non perçu directement par M. Bailly n'est pas valable."), Dépôts ("En vente au numéro chez : Edmond Bailly : 11, Chaussée d'Antin ; Marpon et Flammarion : Boulevard des Italiens ; Id. Id. : Rue Auber ; Dentu : Avenue de l'Opéra ; P. Sévin : Boulevard des Italiens ; Tresse et Stock : Galerie du Théâtre-Français ; Brasseur : Galeries de l'Odéon ; Savine : 12, Rue des Pyramides // ET // à Bordeaux : Librairie illustrée de la Gironde ; à Nîmes : A. Catelan : Rue Thoumayne ; à Bruxelles : chez Lacomblez, rue des Paroissiens ; à Liège : aux bureaux de la Wallonie, 8, rue St-Adalbert."- 3e de couverture : Encarts publicitaires (Lire : La Jeune Belgique (10e année) / Directeur : Valère Gille / Éditeur : Paul Lacomblez / Rédaction : 55, Boulevard d'Anderlecht, Bruxelles // Lire : La Wallonie / Revue mensuelle de littérature et d'art / Directeurs : MM. M. A. Mockel, P.-O. Olin, H. de Régnier / Bureaux : Rue Saint-Adalbert, 8, Liège.) - 4e de couverture : Annonce (Vient de paraître / Chez Savine, 12, rue des Pyramides, Paris / EN DECOR par Paul Adam // Chez Vanier / LE PELERIN PASSIONNE par Jean Moréas) ; Imprimeur - 2 feuillets publicitaires reliés en tête et fin de numéro : [a] "Chemins de fer de l'Est / Voyages d'excursion avec itinéraires tracés d'avance, au gré des voyageurs" ; [b] "Théâtre Robert-Houdin / 8, Boulevard des Italiens / G. Méliès, Directeur-Propriétaire" ; [c] "Chemins de fer de l'Ouest / Services quotidiens rapides entre Paris et Londres par Dieppe et Newhaven" ; [d] "Chemin de fer d'Orléans / Voyages dans les Pyrénées" - Bas de page 320 : Gérant ; Imprimeur - Pagination : 32 pages]
Sommaire
Bernard Lazare : Les quatre faces, essai [à la très vénérée mémoire des poètes qui sont morts misérables et bafoués - critique, sous la forme d'un dialogue, de quatre parnassiens : Théodore de Banville, François Coppée, Armand Silvestre et Catulle Mendès] (p. [289]-300)
Paul Adam : Avis à l'enfant, essai  (p. [301]-306) 
Henri de Régnier : A la mémoire de la Forêt de S..., essai (p. [307]-310) 
A.-Ferdinand Hérold : César Franck, nécrologie (p. [311]-312) 
Francis Vielé-Griffin : L'abstentionnisme, essai (p. [313]-314)
*** : Notes et notules, brèves [Les Livres. - Derniers vers de Jules Laforgue - (p. [315]-316) ; La Gloire du Verbe, par Pierre Quillard (Librairie de l'Art indépendant) - (p. 316-317) ; Vient de paraître, à la Librairie de l'Art Indépendant : Le Bouddhisme ésotérique de Sinnet, traduit de l'anglais par C. Lemaitre ; Physiologie de l'amour moderne, par Paul Bourget (A. Lemerre, éditeur) - (p. 317-318) ; Le Pèlerin passionné de M. Jean Moréas, paraîtra le 6 décembre chez Vanier ; En Décor, par Paul Adam, vient de paraître chez A. Savine ; Comme tous les ans, la vertu vient d'être couronnée à l'Académie Française - toute recrépie, cette année, pour la réception imminente de l'aède de Saulce de Freycinet, dont le duc d'Aumale veut consacrer solennellement le haut talent ; - M. Léon Say, financier austère et législateur, avait été choisi, en cette fête préliminaire, comme Coryphée... ; D'après une étude du Dr Régnard, la putréfaction n'a pas lieu dans les substances putrescibles soumises à une pression de 600 à 700 atmosphères... ; Un certain Boulanger (par le député de Clignancourt), sénateur de son métier, vient d'affirmer, en une phrase lapidaire, le respect que l'Etat professe pour les juges qu'il nous impose... ; Nous avons remarqué avec plaisir que le Gil Blas, curieux - à l'occasion de cette pauvre petite cérémonie rouennaise - de l'opinion de ses contemporains sur Flaubert, n'a pas oublié de consulter M. Chincholle et M. Maxime Ducamp... ; Nous lisons, émerveillés : "On signale, en Vénétie, un propriétaire qui, pour protéger les raisins de ses vignobles contre de menus gaspillages consacrés par une coutume universelle, fait mettre une muselière à chacun de ses vendangeurs. Le fait s'explique par l'état de misère dans lequel se trouvent les habitants de la Vénétie, où la famine exerce d'épouvantables ravages"... ; Dans le monde des théâtres les "maîtres" se multiplient en raison directe du décroissement des chefs-d'œuvre... ; Confidentiel. - Il nous revient de tous côtés que le nom de Chevillard, qui figurait sur un récent programme des concerts Lamoureux, abriterait de son pseudonyme transparent un des vétérans des lettres françaises : M. Théodore de Banville, le sympathique auteur de Sonnailles et Clochettes.] (p. [279]-288)

Document

Feuillet publicitaire pour le "Théâtre Robert-Houdin" de Georges Méliès 

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[INDEX DES CONTRIBUTEURS]
[INDEX DES RECENSÉS]
[ACTUALITÉ AUTOUR DES PETITES REVUES]

lundi 2 mars 2026

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES N° 8 - 1er NOVEMBRE 1890

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES
N° 8 (1er novembre 1890)
[Date de publication : 1er novembre 1890 - Couverture : Imprimée en noir sur papier rouge ; Année, Numéro, Prix, Titre, Sommaire, Lieu de publication, Editeur, Adresse, Date - 2e de couverture : Titre, Périodicité, Abonnements, Adresse de l'administration ("M. Edmond Bailly, 11 rue de la Chaussée d'Antin"), Mention ("Tout abonnement non perçu directement par M. Bailly n'est pas valable."), Dépôts ("On vend à Paris chez : Marpon et Flammarion : Boulevard des Italiens ; Id. Id. : Rue Auber ; Dentu : Avenue de l'Opéra ; P. Sévin : Boulevard des Italiens ; Tresse et Stock : Place du Théâtre-Français // à Bordeaux : Librairie illustrée de la Gironde // à Nîmes : A. Catelan : Rue Thoumayne."- 3e de couverture : Chez divers éditeurs (œuvres de : Paul Adam, Jean Ajalbert, Edmond Bailly, Maurice Barrès, Paul Bourget, Léon Dierx, Edouard Dujardin, Félix Fénéon, Emile Goudeau, F. Hérold, Gustave Kahn, Jules Laforgue, Bernard Lazare, Stéphane Mallarmé, Stuart Merrill, Ephraïm Mikhaël, Gabriel Mourey, Jean Moréas, Francis Poictevin, Henri de Régnier, Adolphe Retté, J.-H. Rosny, Albert Saint-Paul, Jean E. Schmitt, Jean Thorel, Georges Vanor, Paul Verlaine, Villiers de l'Isle-Adam, Francis Vielé-Griffin, T. de Wyzewa) - 4e de couverture : Annonce (Vient de paraître / Chez Savine, 12, rue des Pyramides, Paris / EN DECOR par Paul Adam // Chez Vanier / LE PELERIN PASSIONNE par Jean Moréas) ; Imprimeur - Bas de page 288 : Gérant ; Imprimeur - Pagination : 48 pages]
Sommaire
Louis Ménard : Préface, préface [En note : "Ces belles pages, trop peu connues, sont extraites de la préface, placée par M. Ménard en tête de ses Poèmes (Charpentier, 2e édit., 1863) ; leur actualité est telle que nos lecteurs nous sauront gré de les avoir reproduites à leur intention."] (p. [241]-252)
Georges Lecomte : Sic vos..., récit (p. [253]-260) 
Henri de Régnier : Indulgence bourgeoise, étude [sur Maurice Barrès] (p. [261]-264) 
Bernard Lazare : La Règlementation de la guerre, conte (p. [265]-273) 
Alphonse Germain : L'Art et l'État, essai (p. [274]-276)
Francis Vielé-Griffin : Le plus grand Poète, essai (p. [277]-278)
*** : Notes et notules, brèves [Les Livres. - Œuvre de Éphraïm Mikhaël (Lemerre, éd.) - (p. [279]-280) ; Thaïs, par Anatole France (Calman Lévy, éditeur) - (p. 280) ; M. Gabriel Mourey nous apporte une traduction des Poèmes et Ballades (1re partie) de Charles Algernon Swinburne - (p. 280-281) ; Sonnailles et Clochettes, par Théodore de Banville (G. Charpentier, éditeur) - (p. 281) ; Sixtine par Remy de Gourmont (A. Savine, éditeur) - (p. 281-282) ; Chez A. Savine : Aurora Leig, traduction du roman versifié de Madame E. Barret Browning - (p. 282) ; Chez Savine aussi, une réédition du livre de M. de Puymaigre : Les Vieux auteurs castillans - (p. 282-283) ; Rimes familières, par Camille Saint-Saëns (C. Lévy, éditeur) - (p. 283) ; Rythmes pittoresques, par Marie Krysinska (Lemerre, éditeur) - (p. 283) ; Pour paraître en novembre deux volumes de vers attendus. La gloire du verbe de Pierre Quillard (A la librairie de l'art indépendant). Les Fastes de Stuart Merrill (chez Léon Vanier). ; On annonce pour paraître en décembre chez Deman, Pages, le volume attendu de Stéphane Mallarmé. ; Chez Charpentier, une réédition de l'Eve future, de Villiers de l'Isle-Adam. ; Chez Vanier, Tendresse, par H. de Braisne. ; On annonce pour paraître vers la Noël, le second numéro de The Dial - la merveilleuse revue anglaise de MM. C. Ricketts, C. H. Shannon, John Gray, - M. C. Ricketts dans ce second numéro donnera une lithographie : le Silence qui est impatiemment attendue. ; Un sénile philosophe et quelques membres des diverses académies ont été choisis pour glorifier Lamartine, qu'un poète malade a chanté - de loin... ; Les voyages de Monsieur Carnot, sa correcte attitude, l'officiel enthousiasme des populations, les jeunes vierges offrant des bouquets tricolores, les maires psalmodiant des discours, les évêques homélisant avec politesse, tout cet appareil pompeux a ému Monsieur le comte de Paris... ; M. Mirbeau a affirmé sa haute sympathie pour les Entretiens politiques et littéraires et pour leurs rédacteurs, dans une lettre que nous n'avons pas à rendre publique ; nous en remercions l'auteur, tout en déplorant encore, les amphibologies de ses Propos belges du Figaro. ; Nous avons vu, récemment, plusieurs aquarelles d'un grand effet, signées Jean E. Schmitt ; le public du Champ de Mars saura les apprécier au printemps prochain. ; La vente des œuvres de Lamartine, malgré de nombreuses éditions, est encore bonne et rapporte "pas mal" à... M. Coppée !... ; Monsieur Scholl informe la France entière qu'il comprend désormais la "poésie nouvelle". Madame Krysinska a opéré ce miracle... ; Monsieur Daudet, romancier, est à la recherche d'une opinion sur Lamartine... ; Monsieur Méténier mène grand bruit à propos de l'interdiction de En Famille... ; On informe le public trop prompt aux enthousiasmes que M. G. Rodenbach n'est pas "Le prince des poètes doux et subtils" ainsi que le proclama un jeune critique exagéré en ses admirations... ; Les mormons de l'Utah ont dû céder "devant l'hostilité de 60 millions d'hommes" : la polygamie est abolie aux bords du Grand Lac Salé... ; Définition du génie de Lamartine par le... je ne sais quoi de M. Coppée... ; La réponse de M. Vacquerie aux Entretiens politiques et littéraires ne s'est pas fait attendre. Dom Pedro, l'ex-empereur du Brésil, vient de flétrir la jeunesse contemporaine dans les colonnes mêmes du Rappel. - Edifiant. ; M. Ferdinand Brunetière, après lecture de la Bête humaine aurait prononcé ces simples mots : "Encore une ordure de plus."... ; Les poètes doivent encore perdre tout espoir de voir leurs vers signalés au Figaro... ; Un suprême niais : Monsieur Laur a dit cette phrase : "Il ne faut pas oublier que c'est très probablement par ordre supérieur et, dans tous les cas, au su de l'administration, qu'un établissement subventionné par l'Etat, "l'Opéra" vient de représenter subrepticement une œuvre allemande qu'une manifestation patriotique avait précédemment proscrite de la scène française."... ; Certes les Sylvestre célébrant P. Dupont, les Banville glorifiant Delacroix, les Coppée chantant Lamartine, les Mendès louant le 14 juillet, montrèrent une rare sottise... ; Les électeurs se lassent enfin de morigéner vainement leurs élus... ; Nous lisons quelque part : "Au bureau prend place M. Gabriel Barrès, député de Nancy"... ; De l'application du bill Mac-Kinley, la France seule n'a pas à souffrir... ; Encore la brute Stanley !... ; Notre collaborateur M. Paul Adam, indisposé, n'a pu, ce mois, donner aux Entretiens son article habituel... ; M. Coppée "rit, parce qu'il ne craint pas la mort."... ; Un anonyme chez Bailly annonce, chiffres terribles en main, ce fait : "La France n'aura plus, avant 25 ans, que trente millions d'habitants..." ; N.B.-M.F. nous prie de vous aviser que ce n'est pas son nom qu'il faut lire dans le n° 7 des Entretiens, p. 239, lig. 15 : tout autre nom, - bien.] (p. [279]-288)

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jeudi 26 février 2026

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES N° 7 - 1er OCTOBRE 1890

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES
N° 7 (1er octobre 1890)
[Date de publication : 1er octobre 1890 - Couverture : Imprimée en noir sur papier rouge ; Année, Numéro, Prix, Titre, Sommaire, Lieu de publication, Editeur, Adresse, Date - 2e de couverture : Titre, Périodicité, Abonnements, Adresse de l'administration ("M. Edmond Bailly, 11 rue de la Chaussée d'Antin"), Mention ("Tout abonnement non perçu directement par M. Bailly n'est pas valable."), Annonce ("Des Fleurs de bonne volonté / Œuvre posthume de Jules Laforgue / En souscription chez M. E. Dujardin, 11, rue Le Peletier.") - 3e de couverture : Chez divers éditeurs (œuvres de : Paul Adam, Jean Ajalbert, Edmond Bailly, Maurice Barrès, Paul Bourget, Léon Dierx, Edouard Dujardin, Félix Fénéon, Emile Goudeau, Gustave Kahn, Jules Laforgue, Bernard Lazare, Stéphane Mallarmé, Stuart Merrill, Ephraïm Mikhaël, Gabriel Mourey, Jean Moréas, Francis Poictevin, Henri de Régnier, Adolphe Retté, J.-H. Rosny, Albert Saint-Paul, Jean E. Schmitt, Jean Thorel, Georges Vanor, Paul Verlaine, Villiers de l'Isle-Adam, Francis Vielé-Griffin, T. de Wyzewa) - 4e de couverture : Annonce (Lisez : L'ÉCLAIR / L'ÉCLAIR / L'ÉCLAIR / L'ÉCLAIR / L'ÉCLAIR) ; Imprimeur - Bas de page 240 : Gérant ; Imprimeur - Pagination : 40 pages]
Sommaire
Les Entretiens Politiques et Littéraires : Pour clore une polémique, réponse à Octave Mirbeau ["Les Entretiens politiques et littéraires, tout désireux qu'ils soient d'abandonner une discussion, oiseuse sans doute et qui menaçait de se faire peu cordiale, avec leurs sympathiques confrères de Belgique, ne peuvent qu'insérer l'article qui suit, communiqué par un de leurs amis non littérateur et sous sa responsabilité, en réponse à l'attaque de M. Mirbeau (Figaro 26 septembre)] (p. [201]-212)
Paul Adam : Invectives au mendiant, essai (p. [213]-221) 
Bernard Lazare : La Solidarité juive, essai (p. [222]-232)
Francis Vielé-Griffin : Méprise, essai [sur le rôle du poète] (p. [233]-235)
*** : Notes et notules, brèves [M. Octave Mirbeau qui nous a révélé Maeterlinck, que nous connaissions depuis longtemps - je parle des artistes - pousse un peu loin son admiration. Il avait déjà jeté un fort pavé d'ours à la Princesse Maleine en l'exaltant au-dessus d'Hamlet ; cette fois-ci il daigne dans l'Echo de Paris plagier l'"Intruse" d'une rare et absolue façon... ; D'un interview de l'Eclair avec M. Vacquerie : "Balzac a dit que travailler après son repas était la chose la plus mauvaise du monde, que cela vidait un homme au bout de quelques années. Je vous avoue que je ne m'en suis pas aperçu". Il est probable que la vacuité de M. Vacquerie a été telle dès ses débuts - que le fait qu'il ne soit pas vidé n'infirmerait pas la théorie de Balzac - et puis, qui sait, les contemporains de M. Vacquerie l'ont peut-être considéré d'un œil plus perspicace que le sien... ; M. Mazel, directeur de l'Ermitage, publie dans le numéro de septembre de cette revue une intéressante critique des Poèmes anciens et romanesques, de M. Henri de Régnier ; malgré des vers inutiles signés par M. Dorchain, nous avons plaisir à recommander l'Ermitage. MM. les directeurs de la Wallonie consacrent leur numéro d'août à des œuvres inédites de M. A. Retté, auteur de Cloches en la nuit et ex-secrétaire de rédaction à la seconde Vogue de M. Gustave Kahn. Nous recevons le premier numéro de l'Eclaireur, organe de socialisme chrétien dont l'attitude commande toutes les sympathies... ; L'Académie des rhythmes, tiendra sa séance d'automne le 15 octobre. - Avis aux intéressés. ; Villégiatures picturales. M. Camille Pissarro, après un court voyage en Angleterre, au cours duquel il revit à loisir l'œuvre de Turner et de Bonnington, est rentré à Eragny (Eure)... M. Paul Signac, de retour d'un voyage en Bretagne, où il s'est enquis de paysages lumineux et infinis, est actuellement à Herblay (S.-et-O.). M. Maximilien Luce, après avoir exécuté des commandes d'illustrations que lui confia la maison Firmin Didot, a dû se rendre à l'appel de M. Scamarzyi, l'opulent seigneur morave... M. Seurat, continue dans le nord ses curieuses recherches d'harmonies de directions. M. Lucien Pissarro, à Eragny. M. Gausson, à Lagny... On nous signale un séjour de M. van Rysselberghe en Italie et le passage un peu partout du peintre nomade de Regoyos. M. Louis Anquetin est rentré à Paris, chargé de toutes les dépouilles de la Normandie. M. Félix Fénéon, le styliste expressif et fin, le gardien des techniques modernes, rêve de grand art et de noble littérature et promène dans Paris ses souples allures de haut levrier aristocratique et va s'éjouir la vue aux splendeurs du home de M. Edmond Couturier. ; A propos de villégiatures d'artistes, on narre un rowing néo-impressionniste des plus mouvementés. Dimanche dernier, entre Val-d'Herblay et Andrésy, les bateaux de M. Paul Signac promenaient Luce et un lot de littérateurs de la faction symboliste. MM. P. Signac, en peau de phoque, et G. L., en molleton aurore, ornaient le cat-boat LE TUB qui courait des bordées pour remonter vent debout la Seine aux belles îles... ; Bibliographie. Entrevue du Tzar et de l'Empereur (comptoir d'édition, 17, rue Halevy), de M. A. Jhouney. Les noces de Satan (Savine), poème par M. Jules Bois "où palpite l'aile invisible de l'ancienne et pure Eloa du noble Vigny". Miette (Savine), par M. Henri Maubel, une idylle des plages, écrite par un artiste au loin du "naturalisme" puant d'avant-hier. M. Gabriel Mourey donne à l'impression le manuscrit définitif de l'Embarquement pour ailleurs ; le volume s'ouvrira par un prélude musical de M. Debussy, le musicien des Ariettes de Verlaine, etc. ; M. Zola a parlé ce mois de Tolstoï ; il est dit que l'homme de Médan ne laissera pas une ânerie informulée. ; En Allemagne. Aujourd'hui expire la loi sur les socialistes.] (p. [196]-200)

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dimanche 22 février 2026

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES N° 6 - 1er SEPTEMBRE 1890

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES
N° 6 (1er septembre 1890)
[Date de publication : 1er septembre 1890 - Couverture : Imprimée en noir sur papier rouge ; Année, Numéro, Prix, Titre, Sommaire, Lieu de publication, Editeur, Adresse, Date - 2e de couverture : Titre, Périodicité, Abonnements, Adresse de l'administration ("M. Edmond Bailly, 11 rue de la Chaussée d'Antin"), Mention ("Tout abonnement non perçu directement par M. Bailly n'est pas valable."), Annonce ("Des Fleurs de bonne volonté / Œuvre posthume de Jules Laforgue / En souscription chez M. E. Dujardin, 11, rue Le Peletier.") - 3e de couverture : Chez divers éditeurs (œuvres de : Paul Adam, Jean Ajalbert, Edmond Bailly, Maurice Barrès, Paul Bourget, Léon Dierx, Edouard Dujardin, Félix Fénéon, Emile Goudeau, Gustave Kahn, Jules Laforgue, Stéphane Mallarmé, Stuart Merrill, Ephraïm Mikhaël, Gabriel Mourey, Jean Moréas, Francis Poictevin, Henri de Régnier, Adolphe Retté, J.-H. Rosny, Albert Saint-Paul, Jean E. Schmitt, Jean Thorel, Georges Vanor, Paul Verlaine, Villiers de l'Isle-Adam, Francis Vielé-Griffin, T. de Wyzewa) - 4e de couverture : Annonce (Lisez : L'ÉCLAIR / L'ÉCLAIR / L'ÉCLAIR / L'ÉCLAIR / L'ÉCLAIR) ; Imprimeur - Bas de page 200 : Gérant ; Imprimeur - Pagination : 32 pages]
Sommaire
Ralph Waldo Emerson : Poésie, essai (p. [169]-170)
Paul Adam : Le Reporter Stanley, essai (p. [171]-173) 
Bernard Lazare : Juifs et Israëlites, essai (p. [174]-179)
Gabriel Mourey : Théophile Gautier, étude (p. [180]-182) 
Georges Vanor : La nouvelle Jérusalem, essai [sur Lourdes] (p. [183]-185)
Jean E. Schmitt : Les méfaits de l'État, essai (p. [186]-190) 
Francis Vielé-Griffin : "Tendances socialistes", essai [à propos des "tendances socialistes" de François Coppée] (p. [191]-194) 
A[ndré].-F[erdinand]. Hérold : Correspondance, lettre [à M. Francis Vielé-Griffin, Paris, 122, rue de la Pompe - datée "Lampas, par Lamastre (Ardèche), le 21 août 90" - à propos des réactions sur son article sur Berlioz paru dans le numéro précédent] (p. [195])
*** : Notes et notules, brèves [Rodin, un des rares génies qui consolent de vivre en ces temps, a accepté sans révolte, avec un sourire de mépris, le jugement d'une "commission" : l'artiste est trop haut pour que l'atteignent ces pauvretés... ; Maître ! - Un journaliste belge, interviewant la brute Stanley, lui donne ce titre ; un mot peut-il tomber plus bas ?... ; Accidents : L'année dernière nous avons su (par télégramme) le naufrage de Georges Hugo qui - par bonheur - put s'échapper de l'épave et gagner la côte à pied sec, par un temps superbe. Cet été, M. le "poète" Haraucourt - la presse entière s'en est très émue - "parvint - par bonheur - à se faire jeter par les lames au pied d'une falaise ; il en a été quitte pour la peur" - et cela se passa près de Vaucottes.. D'autre part, toujours les aulx, notre collaborateur, M. Bernard Lazare, en traversant Marseille, s'est évanoui, - par bonheur l'asphyxie n'était pas complète et des soins intelligents l'ont vite remis. ; Notre envoyé spécial en Bulgarie a tiré, une première fois, sans résultat, sur M. Stambouloff, - dont, en s'excusant de son peu d'adresse, il annonce le prochain massacre... ; Nous relevons dans la Jeune Belgique un éloge mérité de Chéret... ; Bibliographie : Chez Lacomblez (Bruxelles), Les Flaireurs, par Ch. van Lerberghe, que publia jadis la Wallonie (nous eûmes alors l'occasion d'en féliciter l'auteur. Les Aveugles, délicieux petit volume, où le haut et étrange talent de M. Maeterlinck s'affirme par deux fois. Nous renonçons à annoncer à nos lecteurs "l'imminence" d'un livre de M. Jean Moréas. Ceux-ci nous pardonneront une telle erreur d'information, notre bonne foi ayant été surprise. Le N° 63 d'Art et Critique contient une importante étude : le Théâtre vivant, par Jean Jullien (auteur du Maître, de l'Echéance, etc.) ; Nous lisons avec plaisir dans la Wallonie... ; Ouvrir un Gaulois et lire en phrase de tête ! "Avant hier est mort à Paris le dernier des vieux domestiques, celui qui était resté jusque le suprême moment auprès de son maître, l'un des plus grands génies du siècle, le maître écrivain dans le manteau duquel dix auteurs dramatiques et autant de romanciers eussent pu se tailler une célébrité. J'ai nommé Alexandre Dumas." Nous pensions plus ancien ce décès d'Alexandre Dumas... ; Le peintre Dubois-Pillet est mort ce mois - C'était un fidèle du groupe néo-impressionniste, et le meilleur des hommes. ; L'Académie, affolée de sa propre bêtise, renonce à continuer son dictionnaire. Commencée en 1835, la révision en était encore à la lettre... A !... ; Monsieur Octave Mirbeau, dans un article du Figaro que nous approuvons d'ailleurs, découvre la Princesse Maleine, de Maurice Maeterlinck, l'exalte au-dessus de Shakespeare... ; Notre collaborateur Paul Adam corrige les épreuves de son roman En décor (Savine) que publia la Revue indépendante de Dujardin. Il met aussi la dernière main à Robes rouges, autre roman, sur les mœurs de la magistrature. ; Le docteur Tripiera réuni toutes les observations sur l'influence de l'état météorologique pendant les épidémies de choléra... ; N. B. Tout ce qui concerne la rédaction des Entretiens politiques et littéraires ne peut être adressé, utilement, qu'à M. Francis Vielé-Griffin, 122, rue de la Pompe, Paris.] (p. [196]-200)

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mercredi 18 février 2026

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES N° 5 - 1er AOÛT 1890

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES
N° 5 (1er août 1890)
[Date de publication : 1er août 1890 - Couverture : Imprimée en noir sur papier rouge ; Année, Numéro, Prix, Titre, Sommaire, Lieu de publication, Editeur, Adresse, Date - 2e de couverture : Titre, Périodicité, Abonnements, Adresse de l'administration ("M. Edmond Bailly, 11 rue de la Chaussée d'Antin"), Mention ("Tout abonnement non perçu directement par M. Bailly n'est pas valable."), Annonce ("Des Fleurs de bonne volonté / Œuvre posthume de Jules Laforgue / En souscription chez M. E. Dujardin, 11, rue Le Peletier.") - 3e de couverture : Chez divers éditeurs (œuvres de : Paul Adam, Jean Ajalbert, Edmond Bailly, Maurice Barrès, Paul Bourget, Léon Dierx, Edouard Dujardin, Félix Fénéon, Emile Goudeau, Gustave Kahn, Jules Laforgue, Stéphane Mallarmé, Stuart Merrill, Ephraïm Mikhaël, Gabriel Mourey, Jean Moréas, Francis Poictevin, Henri de Régnier, Adolphe Retté, J.-H. Rosny, Albert Saint-Paul, Jean E. Schmitt, Jean Thorel, Georges Vanor, Paul Verlaine, Villiers de l'Isle-Adam, Francis Vielé-Griffin, T. de Wyzewa) - 4e de couverture : Annonce (Lire : Dans un de nos prochains Numéros / Une étude raisonnée du fameux Quadrige parnassien) ; Imprimeur - Bas de page 168 : Gérant ; Imprimeur - Pagination : 32 pages]
Sommaire
Emile Goudeau : L'Individualisme, essai (p. [137]-142)
Paul Adam : Remarques sur la libération du territoire, essai (p. [143]-147) 
A[ndré].-Ferdinand Hérold : Un méconnu, essai [sur Hector Berlioz] (p. [148]-152)
Jean E. Schmitt : L'individu et l'employé, essai (p. [153]-159) 
Georges Vanor : Où aller ?, essai (p. [160]-161)
Francis Vielé-Griffin : Les "Forts", essai (p. [162]-165)
*** : Notes et notules, brèves [Décorés du 14 juillet : M. Léon Dierx (ruban rouge). / M. Emile Goudeau (ruban violet). Un banquet, que seuls auraient dû offrir des littérateurs, a été imposé le 22 juillet à Léon Dierx, à l'occasion de sa nomination au grade de chevalier le la légion d'honneur... ; En l'honneur des sinistrés de Fort de France on va - les afficionados exultent - tuer le taureau - le veau gras viendra plus tard... ; Le poète Gottfried Keller est mort à Zurich, le 16 juillet. ; Bibliographie. La conférence sur Villiers de l'Isle Adam, prononcée par M. Stéphane Mallarmé, a paru à la librairie de l'Art Indépendant. M. Albert Mockel nous prie de "dénoncer l'apparition très prochaine d'un petit livre de lui : chantefable un peu naïve, contenant un petit prélude symphonique." La Princesse Maleine, le très beau drame de Maurice Maeterlinck, a paru chez Van Melle, 14, rue Saint-Georges, à Gand. P. S. - Les lettres de l'ouvreuse, (3 fr. 50) sont une compilation singulière, œuvre (paraît-il), d'un inconnu qui selon les uns serait de nationalité bulgare et proche parent de l'assassin Stambouloff - d'autres nomment tout haut le péruvien Garcias. - Nous n'avons pas d'opinion à ce sujet. ; M. Bouguereau déplore le vote du bill Mac Kinley - qui punit de prison l'importateur dont les déclarations douanières travestissent la valeur véritable des objets introduits en Amérique... ; Le monde des théâtres : M. Jules Claretie, de la Comédie Française, prépare pour le Gymnase une comédie intitulée Les Décadents, il compte, au cas d'un succès, tirer - pour la province - un roman de sa pièce. / On annonçait à tort, avant hier le silence prématurément définitif de M. de Goncourt - nous pouvons affirmer, au contraire, que MM. Vidal et Bonnetain se préparent à tirer un drame passionnel, en 5 actes, de l'œuvre du maître japoniste : "La Femme au XVIIIe siècle ou la société française sous le directoire". ; Il nous vient d'Alsace que M. Henri de Régnier accepterait une part de direction à l'excellente revue liégeoise : La Wallonie. Nos félicitations à l'ancienne rédaction. ; Dernière heure (de l'Eclair) : "... M. C. Mendès ne se met pas à son bureau, il marche dans son cabinet de travail, ne s'arrêtant que lorsque la phrase est arrêtée dans sa tête, alors il la fixe"... ; Victoire Salvatorienne ! L'arrière-garde du général Antonio Ezeta s'est emparé, sans grande résistance, de COCO (?) où elle put se rafraîchir. Une division de 130 hommes menace la capitale.] (p. [166]-168)

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samedi 14 février 2026

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES N° 4 - 1er JUILLET 1890

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES
N° 4 (1er juillet 1890)
[Date de publication : 1er juillet 1890 - Couverture : Imprimée en noir sur papier rouge ; Année, Numéro, Prix, Titre, Sommaire, Lieu de publication, Editeur, Adresse, Date - 2e de couverture : Titre, Périodicité, Abonnements, Adresse de l'administration ("M. Edmond Bailly, 11 rue de la Chaussée d'Antin"), Mention ("Tout abonnement non perçu directement par M. Bailly n'est pas valable."), Annonce ("Des Fleurs de bonne volonté / Œuvre posthume de Jules Laforgue / En souscription chez M. E. Dujardin, 11, rue Le Peletier.") - 3e de couverture : Chez divers éditeurs (œuvres de : Paul Adam, Jean Ajalbert, Edmond Bailly, Maurice Barrès, Paul Bourget, Léon Dierx, Edouard Dujardin, Félix Fénéon, Gustave Kahn, Jules Laforgue, Stéphane Mallarmé, Stuart Merrill, Gabriel Mourey, Jean Moréas, Francis Poictevin, Henri de Régnier, Adolphe Retté, J.-H. Rosny, Albert Saint-Paul, Jean E. Schmitt, Jean Thorel, Georges Vanor, Paul Verlaine, Villiers de l'Isle-Adam, Francis Vielé-Griffin, T. de Wyzewa) - 4e de couverture : Annonces (Vient de paraître : Tresse et Stock / En amour, par Jean Ajalbert / Essence de soleil, roman social sur l'or des Juifs, par Paul Adam // Vient de paraître : Librairie de l'art indépendant / Poèmes anciens et romanesques, par Henri de Régnier) ; Imprimeur - 1 feuillet publicitaire relié en tête de numéro : [a] "Seul véritable Raspail / la plus / hygiénique / et la plus / savoureuse / des liqueurs de table / exiger impérieusement la marque / F.V.R. / et la signature / E. Raspail / sur toutes les étiques" ; [b] "Chemin de fer de l'Est / Voyages d'excursion" - Bas de page 136 : Gérant ; Imprimeur - Pagination : 32 pages]
Sommaire
Thomas Carlyle : Deux hommes, essai (p. [105]-106)
Paul Adam : Un Centenaire, essai [sur le centenaire de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790] (p. [107]-117) 
Henri de Régnier : L'Eau, essai (p. [118]-121)
Bernard Lazare : L'Eternel fugitif, conte [à Emile Vermeil] (p. [122]-127) 
Francis Vielé-Griffin : Inutilisations, essai (p. [128]-132)
Georges Vanor : Notes et notules, brèves [Dans la Bataille, M. Lissagaray accuse violemment M. Stéphane Mallarmé de la misère de Madame Louis Michel. Sans discuter la bouffonnerie de cet outrage, je déclarerai que l'apostolat du poète comprend l'apostolat de la mystique révolutionnaire... ; M. Rousseau, des magasins du Louvre, est mort ce mois... ; On nous rapporte que M. Ch. Morice est entré à la Vie Parisienne, où il signerait Charlice... ; La Wallonie publie ce mois de M. Verhaeren plusieurs poèmes du plus haut intérêt, dont "Le Silencieusement". ; M. Achille Delaroche nous prie de dire que son poème Aénor, que doit publier prochainement la Wallonie, fut annoncé dès le mois d'avril 1888 par cette Revue... ; Un honnête critique ! / M. Emile Zola a refusé 35.000 francs qu'on lui offrait pour "esquinter les jeunes" au Figaro. (Il en demandait cinquante mille.) ; Chez Vanier, Les Lettres de l'ouvreuse, par trois étoiles de concerts. - Chez Savine, Le Rousset, par Jacques Le Lorrain. - Chez Perrin, Hénor, poème dramatique de Mathias Morhardt... ; M. Borras est enfin un homme libre après trois ans de bagne sous l'œil des barbares. ; M. Lemerre, qui, pour égayer de calembours ses agapes de Ville d'Avray, a le titre de maire de cette commune, tire encore de gros bénéfices, dit-on, de son Anthologie (d'où Jules Laforgue, Jean Moréas, Gustave Kahn et d'autres furent exclus)... ; "Quiconque rature n'est pas un poète" cet axiome est de M. Théodore de Banville. En effet, si M. de Banville raturait nous nous demandons ce qu'il pourrait épargner de son œuvre... ; On souscrit aux Fleurs de bonne volonté de Jules Laforgue, chez M. Edouard Dujardin, 11, rue Le Peletier. ; Les jeunes auteurs sont prévenus, que pour voir annoncer leurs livres au Figaro, il leur faudra attendre l'entier épuisement du poème l'Herbier, de M. Philippe Gille... ; 200 individus, au jour anniversaire de Waterloo, ont bafoué la France sur ce champ de bataille... ; Le dompteur Pezon de la Foire de Neuilly vient d'être affligé d'un deuil irréparable. On annonce l'aphonie définitive du frère Lionnet qui subsiste... ; Nous recommandons l'Etoile ; au sommaire : A. Thounet, G. Mourey, Bois, Moréas, Hérold. ; Dans l'affaire de Vicq, M. Constans a rappelé sournoisement à la droite comme elle le félicita d'avoir bousculé les passants de la place de la Concorde au premier mai... ; Les quelques deux ou trois salons ferment cette nuit de Juin, après avoir officiellement constaté le clair talent de M. Louis Anquetin. ; PROCES-VERBAL. - A la suite d'articles de M. Lafage parus dans le journal le Soir, M. Georges Vanor se trouvant particulièrement visé a envoyé à M. Lafage MM. François de Nion et Francis Chevassu, pour lui demander des explications. / M. Lafage, a de son côté, constitué comme témoins, MM. Vallat et de Saint-Albin. / Les quatre témoins s'étant réunis, ont examiné les termes de l'article visé par M. Georges Vanor, ainsi que ceux de la polémique antérieure. / MM. Vallat et de Saint-Albin ont déclaré au nom de leur client, que ces articles ne prétendaient s'adresser qu'à une œuvre de M. Georges Vanor et nullement à sa personne. / En présence de cette déclaration, les quatre témoins sont tombés d'accord pour reconnaître qu'il n'y avait pas lieu de donner suite à l'affaire. / En foi de quoi ils ont signé le présent procès-verbal. Fait en double, à Paris, le 25 juin 1890. Pour M. Georges Vanor : Cte Fr. de Nion, Francis Chevassu / Pour M. Lafage : G. Vallat, A. de Saint-Albin.] (p. [133]-136)

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mardi 10 février 2026

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES N° 3 - 1er JUIN 1890

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES
N° 3 (1er juin 1890)
[Date de publication : 1er juin 1890 - Couverture : Imprimée en noir sur papier rouge ; Année, Numéro, Prix, Titre, Sommaire, Lieu de publication, Editeur, Adresse, Date - 2e de couverture : Titre, Périodicité, Abonnements, Adresse de l'administration ("M. Edmond Bailly, 11 rue de la Chaussée d'Antin"), Annonce ("Lire Art et Critique / Incontestablement la plus intéressante et la plus complète des Revues hebdomadaires.") - 3e de couverture : Chez divers éditeurs (œuvres de : Paul Adam, Jean Ajalbert, Edmond Bailly, Maurice Barrès, Paul Bourget, Edouard Dujardin, Félix Fénéon, Gustave Kahn, Jules Laforgue, Stéphane Mallarmé, Stuart Merrill, Gabriel Mourey, Jean Moréas, Francis Poictevin, Henri de Régnier, Adolphe Retté, J.-H. Rosny, Albert Saint-Paul, Jean Thorel, Georges Vanor, Paul Verlaine, Francis Vielé-Griffin, T. de Wyzewa) - 4e de couverture : Annonces (Vient de paraître : Tresse et Stock / En amour, par Jean Ajalbert / Essence de soleil, roman social sur l'or des Juifs, par Paul Adam // Vient de paraître : Librairie de l'art indépendant / Poèmes anciens et romanesques, par Henri de Régnier) ; Imprimeur - Bas de page 104 : Directeur-Gérant - Pagination : 40 pages]
Sommaire
Jean E. Schmitt : A propos du 1er mai, essai (p. [65]-73)
Paul Adam : Les derniers jours d'Alexis le grand Comnène, récit [extrait du ch. VI de "Anne Comnène" qui sera recueilli dans Princesses byzantines (Firmin-Didot, 1893)] (p. [74]-86) 
Henri de Régnier : Puvis de Chavannes : Panneau pour le Musée de Rouen, étude (p. [87]-89)
Georges Lecomte : Japon, essai (p. [90]-94) 
Francis Vielé-Griffin : La Phonographie, essai (p. [95]-98)
*** : Le 8 mai 1890, est mort Ephraïm Mikhaël..., annonce ["Le 8 mai 1890, est mort Ephraïm Mikhaël. / Il ne sied pas à la jeunesse littéraire, en ce deuil prématuré, de mesurer le nouveau vide que laisse le départ d'un des siens ; mais qu'il lui soit permis, devant ce tombeau de jeune homme, de s'incliner respectueuse, et d'invoquer l'éternité de l'Art."] (p. [99])
Georges Vanor : Notes et notules, brèves [Nous engageons péremptoirement tous les Lettrés à souscrire à l'édition des Fleurs de Bonne Volonté, œuvre posthume de Jules Laforgue... ; Une définition de Carnot par le duc d'Orléans : une pince monseigneur. ; Madame Louis Josèphe Carrette, née sous le règne de Louis XVI, vit encore à Roucq (Nord)... ; A propos de la suppression des courses de taureaux, un journal du matin a reçu la lettre suivante... ; Notre église en ruine est pleine de couleuvres ; / L'herbe y croit. (Ruy Blas). / Les promeneurs peuvent constater le fait à l'église Sainte-Geneviève (depuis : Panthéon). L'herbe est si abondante à l'intérieur des grilles, qu'elle nourrirait pendant la saison tous les laïcisateurs de ce lieu de prière. ; M. Edouard Dujardin vient d'achever une tragédie moderne : la Fin d'Antonia, dont on nous dit le plus grand bien. ; Un jeune belge, M. Louis D., exerçant la profession honorable de garçon de café, a, le 25 mai dernier, enlevé d'un coup de dent, toute l'aile gauche du nez de sa jeune femme... ; M. Jhouney n'est pas Jésus-Christ. ; "Dans l'entr'acte qui divise le spectacle de la Plaza en deux parties, et, et après la représentation on invite le public moyennant un prix d'entrée d'un franc, à pénétrer dans le coral, et à regarder les taureaux qui viennent de courir, panteler, et saigner, des banderilles plein le col, le sang ruisselant sur les jambes, la nuque en charpie, littéralement une omelette de viande ente les deux épaules. A-t-on en France, le droit d'exhiber des bêtes blessées pour de l'argent ?" Séverine. ; Pastels en prose. Sous ce titre, M. Stuart Merrill a prestigieusement traduit en anglais des pages choisies de Baudelaire, Louis Bertrand, Mallarmé, de l'Isle Adam, de Banville, de Régnier, Huysmans, Mikhaël... ; Nous recommandons aux tenanciers attardés du Parnassisme d'inscrire des "idées nobles", dans la "forme fixe" dont voici la formule d'après un législateur universel... ; Un précieux aveu de l'auteur du même Traité de versification ; après avoir constaté que "notre oreille" ne peut admettre une nouvelle modification de la forme du vers, il s'interroge : "Des raisons ? Encore une fois, il n'y en a point d'autres que d'habitude." Alors quoi ?. ; MM. B. Lazare, P. Quillard, Collière et Bloch - amis personnels du regretté Ephraïm Mikhaël - préparent une édition de ses œuvres complètes. ; La Jeune Belgique, notre vaillant confrère du Nord, poursuit avec un succès croissant sa campagne hautement littéraire sous l'habile direction de Valère Gille. ; En librairie : En Amour (Tresse et Stock). M. Jean Ajalbert s'affirme de nouveau psychologue des grandes douleurs de la vie humble. Le Pèlerin passionné, de Jean Moréas est imminent. Les Fastes de Stuart Merrill, sont sous presse (chez Vanier). Le Miroir des Légendes, de Bernard Lazare (en préparation). L'Âme des choses par H. Chainaye. ; Un ingénieux Saxon vient d'imaginer un appareil automatique pour lequel il s'est empressé de prendre un brevet et qui est destiné à épargner aux chefs d'orchestre âgés, la fatigue dans l'exercice de leurs fonctions... ; La Bible est incontestablement le meilleur livre de Dieu. ; Des renseignements particuliers nous permettent d'affirmer que la République sera sauvée les 12, 19, 27 et 32 de ce mois. ; N. B. Les Entretiens politiques et littéraires - comme le prouve, d'ailleurs, l'absence sur son enveloppe de manchette-réclame - fondés par MM. Paul Adam, Francis Vielé-Griffin et Henri de Régnier, - et dont M. Georges Vanor devint directeur-gérant - n'ont pour but la glorification ni l'utilité d'une personnalité, quelle qu'elle soit.] (p. [100]-104)

[LISTE ALPHABÉTIQUE DES PETITES REVUES]
[INDEX DES CONTRIBUTEURS]
[INDEX DES RECENSÉS]
[ACTUALITÉ AUTOUR DES PETITES REVUES]

jeudi 5 février 2026

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES N° 2 - 1er MAI 1890

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES
N° 2 (1er mai 1890)
[Date de publication : 1er mai 1890 - Couverture : Imprimée en noir sur papier rouge ; Année, Numéro, Prix, Titre, Sommaire, Lieu de publication, Editeur, Adresse, Date - 2e de couverture : Titre, Périodicité, Abonnements, Adresse de la direction, Adresse de la rédaction, Annonce ("Lire Art et Critique / Incontestablement la plus intéressante et la plus complète des Revues hebdomadaires.") - 3e de couverture : Chez divers éditeurs (œuvres de : Paul Adam, Jean Ajalbert, Maurice Barrès, Edouard Dujardin, Félix Fénéon, Gustave Kahn, Jules Laforgue, Stéphane Mallarmé, Stuart Merrill, Jean Moréas, Francis Poictevin, Henri de Régnier, Adolphe Retté, J.-H. Rosny, Albert Saint-Paul, Jean Thorel, Georges Vanor, Paul Verlaine, Francis Vielé-Griffin, T. de Wyzewa) - 4e de couverture : Annonces (Vient de paraître : Tresse et Stock / Essence de soleil, roman social sur l'or des Juifs, par Paul Adam // Vient de paraître : Librairie de l'art indépendant / Poèmes anciens et romanesques, par Henri de Régnier) ; Imprimeur - Bas de page 64 : Directeur-Gérant - Pagination : 32 pages]
Sommaire
Paul Adam : Excitation à la révolte, essai (p. [33]-45)
Henri de Régnier : Philosophie du pastel, étude [suivie d'un compte rendu de l'Exposition des Pastellistes de l'année 1890, s'attardant sur Albert Besnard, Jacques-Émile Blanche, Paul César Helleu et Jean-Louis Forain] (p. [46]-51) 
Georges Vanor : Le Mandat sacré, pamphlet (p. [52]-55)
Francis Vielé-Griffin : A l'illettré, essai (p. [56]-60) 
*** : Notes et notules, brèves [Berlin, 24 avril. - Le nouveau député antisémite Pichenbach est poursuivi pour usure. ; Sur le vif : "Chauffage économique - 117, rue de la Glacière". ; Le Petit Journal, en titaniques affiches murales, porte son tirage quotidien de 950.000 à un million - voilà M. Zola rattrapé. ; Dans la Revue indépendante (mars 90 - parue le 22 avril) un critique d'art, au sortir de l'exposition Van Gogh, s'écrie : "M. Pissaro n'est pas l'écervelé lunatique, en béguiné (sic) sans cesse de toquades et de fantaisies absurdes... que nous avons cru... ; Le même numéro contient des trouvailles et curiosités, de M. Remy de Gourmont... ; M. Joris Karl Huysmans - qui passe, à tort ou à raison, pour un latiniste - ne pouvait-il suggérer au même commentateur admiratif que Parvoque lacte pastus est peut ne pas signifier "que le petit Jésus fut nourri - (comme les cochons !) - de "petit lait" - mais : d'un lait humble ? ; Nous remercions nos confrères [suit la liste] et tous ceux dont nous avons connu trop tard la gracieuseté de l'accueil fait aux Entretiens politiques et littéraires. ; Le 10 mai, on célèbrera à la mairie du VIIIe arrondissement le mariage de Mlle Ferdinand de Lesseps. Tous les actionnaires de Panama assisteront à la cérémonie. ; Le Vendredi d'avant Pâques, jour sanctifié, M. Edmond Haraucourt, auteur de la Légende des Sexes, eut l'idée malséante de présenter N.-S. Jésus-Christ dans un cirque assimilant ainsi le Divin Sauveur au Lion cavalier... ; Un événement : pour paraître ce mois, chez M. Vanier, un volume de vers le Pèlerin Passionné auteur : Jean Moréas. ; Très remarqué, dans un récent numéro de la grande Revue, l'article d'Ephraïm Mikhaël traitant du naturalisme. ; On redoute de nouvelles révélations de M. Edmond de Goncourt dont le Journal se transformerait en pamphlet tri-hebdomadaire avec peut-être, la collaboration effective de Numa Gilly. ; Sous presse : la traduction complète des Poèmes et Ballades de Swinburne - par M. G. Mourey... ; L'Administration du Jardin des Plantes vient d'acquérir et d'installer dans un coquet pavillon, un mammifère du plus grand intérêt pour les Naturalistes : LA BÊTE HUMAINE ! - Immense succès ! - 3 fr. 50 chez tous les libraires - (Réclame payée).] (p. [61]-64)

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