mercredi 24 décembre 2025

L'AUBE N° 7 - OCTOBRE 1896


L'AUBE
N° 7 (Octobre 1896)
[Date de publication : Octobre 1896 - Couverture : Année, Numéro, Date, Titre, Sous-titre, Périodicité, Prix du numéro, Illustration de couverture par Fabien Launay, Adresse, Sommaire, Administrateur (Librairie Nilsson), Mention ("La Revue ne publie rien que d'inédit"), Dépôts (à Amsterdam, Barcelone, Athènes, Londres, Milan) - 2e de couverture : Page publicitaire pour (ALBUM D'ART ORIENTAL / Le "Kitab dejâmi ah san es souvar fi teziin djeridet akh bâr el fadjar" va comprendre au fur et à mesure de l'étude de M. Blochet une série de 17 miniatures persanes et indiennes des XIVe et XVIIe siècles, dernières productions d'un art admirable presque oublié aujourd'hui en Orient même. Ces miniatures d'une richesse inouïe, les plus belles de celles que nous connaissons en France sont tirées avec un soin extrême sur papier de luxe. Des traductions des textes persans qu'elles illustrent leur servirent de commentaire. Le tout formera un volume de 50 pages, grand in-4° raisin (format de L'Aube) mis sous riche reliure avec inscription en écriture arabe d'un verset du Coran et reproduction sur le verso de la merveilleuse rosace du divan Divan djagatai de Mir Ali Shir Nevai. / Sujet des miniatures / Cet Album est tiré à cinquante exemplaires numérotés, avec au bas du texte la signature de l'auteur, M. Edgard BLOCHET. On peut dès aujourd'hui s'assurer l'ouvrage par lettre à la Direction de L'Aube. / Prix de l'ouvrage complet : 25 francs. / Livre du recueil des plus belles miniatures pour servir à l'illustration du Journal L'AUBE fait par l'esclave, le faible, l'humble, qui a besoin de la miséricorde du Dieu très haut, Jibrail Iousouf Edgard Blochet, imprimé dans la capitale Paris dans les mois de l'année 1314 de l'hégire du prophète.) - 3e de couverture : Courrier international (Autriche signé Francis Maro ; Suède signé E[rik]. L[ie]. ; Espagne signé E[phrem]. Vincent ; Italie signé B. S.) ; Mention ("L'abondance des matières nous oblige à remettre à notre prochain numéro les Tablettes Isiaques et la Chronique des Livres, de notre éminent collaborateur, Jollivet Castelot, et notre bulletin bibliographique.") - 4e de couverture : Cul-de-lampe de Fabien Launay, Titre, Sous-titre, Adresse, Directeur, Secrétaire de la rédaction, Rédacteur en chef pour la partie étrangère, Prix du numéro, Abonnement, Principaux collaborateurs, Peintres & Dessinateurs, Mention ("L'AUBE est mise en vente, chez tous les libraires des principales villes françaises et étrangères.") ; Encarts publicitaires (Pour paraître prochainement : LA VIE SACREE par Pierre Guédy ; Ad. Van Bever : EN DOULEUR (Essai pour un culte d'âmes) / PREMIERS CONTES DE POUPEES (Album illustré) / Ad. Van Bever : Méditation sentimentale (sur Desbordes-Valmore) ; L'HYPERCHIMIE, revue mensuelle d'alchimie et d'hermétisme / Le Magazine international / Organe de la Société Internationale Artistique ; PRIME A NOS ABONNES) - Page [97] : Titre en en-tête (avec un cul-de-lampe de Fabien Launay) - Bas de Page 112 : Gérant ; Imprimeur - Supplément : Enquête par René Ghil et A. Hamon - Pagination : 16 pages]
Sommaire

F[rançois]. Jollivet Castelot : Le Temple de l'art et l'occultisme, étude [daté "Ostende, le 22 sept. 96"] (p. [97])

Bulée : Supplique adressée au Mikado par soixante citoyens japonais, document [précédée de cette introduction signée Bulée et datée "Paris, juillet 1896" : "On se rappellera que vers la fin de l'année 1894 se répandit en Europe la nouvelle que l'Empereur du Japon avait chargé ses ambassadeurs auprès des Cours occidentales de choisir parmi les familles régnantes une princesse digne d'être l'épouse du prince impérial, héritier présomptif du trône de Tokio. / Cette nouvelle jeta la consternation dans la population intellectuelle de l'Empire japonais, et un homme appartenant à la société patricienne de Yedo, doué d'un grand amour pour la patrie et les institutions nationales sut grouper autour de lui d'autres patriciens, imbus des mêmes sentiments, et, appuyé par l'opinion de ses amis partagée par la grande majorité de la population de son pays, il osa exposer avec une grande franchise les griefs que le peuple japonais devait éprouver contre le projet qu'avait manifesté l'Empereur. / La supplique dans laquelle Kito Foushira expose ses griefs, document dont le secret a été soigneusement observé, m'a été communiquée, non par voie diplomatique, mais par un mien ami qui fréquente la société dont fait partie ce franc citoyen japonais. / A présent que l'orage s'est apaisé, et que la cause est presque oubliée, je crois de quelque intérêt, ne fût-ce qu'à titre de curiosité, de publier ce document, en assumant l'entière responsabilité des sentiments moraux, artistiques ou politiques, qui y sont exprimés. / Entièrement d'accord avec les idées énoncées dans cette supplique et appréciant pleinement son but et sa tendance, je la reproduis exactement comme je l'ai reçue et je réponds de la fidélité de la traduction." - illustré d'un dessin en tête du texte (p. 98) - "Fait à Yedo dans le mois des neiges de la 2555e année de la Dynastie"] (p. 98-100)

Marcel Réja : Eglogue ; L'Autre, poèmes (p. 100)

Gustave Steffen : Les Filles d'Albion, étude [extrait de L'Angleterre moderne - précédée d'une présentation de l'auteur : "L'auteur de L'Angleterre moderne, M. Gustave Steffen, un tout jeune homme, est suédois. Il habite depuis plusieurs années Londres, d'où il envoie des correspondances très goûtées à plusieurs journaux scandinaves. Son ouvrage, traduit en allemand et en danois, a partout conquis les mêmes suffrages qu'en Suède. Nous sommes donc certains d'être agréables à nos lecteurs en leur présentant cet auteur dont ils apprécieront assurément le talent." - traduit du suédois par Bertha Straube - à suivre] (p. 101-102)

Jens Peter Jacobsen : Niels Lyhne (fragment), récit [en note : "Chapitre XIV et dernier" - trad. de J. Khnopff]  (p. 102-10?)

*** : Miniature persane, dessin (hors texte)

Ad[olphe]. Van Bever : Les Lèvres closes (conte de poupées), conte [les pages 103 à 106 manquent dans notre exemplaire] (p. 10?-10?)

S.-Pierre Massoni : Le Poème à l'amante, poème [les pages 103 à 106 manquent dans notre exemplaire] (p. 10?)

Edgard Blochet : L'Art oriental, étude [à suivre] (p. 10?-108)

*** : Miniature persane, dessin (hors texte)

Pierre Guédy : D'un érotisme de l'âme, essai [en épigraphe : "Quand je ne serai plus, pensez à moi ma bien-aimée."] (p. 108-109)

Mikhaïl Bakounine : Fragments de lettres inédites, correspondance [lettres à Herzen (8 avril 1867), à Ogareff (8 novembre 1867 et 16 novembre 1869) - traduit du russe par Marie Stromberg] (p. 109)

Maurice Beaubourg, C.-M. Savarit : Du théâtre contemporain, lettres [précédées des lignes introductives suivantes : "Nous publions deux lettres de nos collaborateurs MM. Maurice Beaubourg et C. M. Savarit, concernant l'étude de ce dernier, parue ici sous ce titre."] (p. 109-110)

NOTES D'ART

P[ierre]. G[uédy]. : Mémorial, chronique (p. 111)

Edmond Char : Commentaires, brèves ["Depuis que Déroulède a privé l'armée des sons de son mirliton le général de Saint-Mars la comble de sa prose... ; Si le chagrin tue, Vanier en est évidemment mort. On lui a trop reproché d'avoir découvert Verlaine et de ne pas l'avoir assez couvert d'or... ; Une nouvelle société vient de se fonder pour l'exploitation en commun d'un talent littéraire, c'est la Société Paul et Victor Margueritte... ; Il est défendu au sieur Millet, artiste peintre ayant demeuré à Barbizon et actuellement sans domicile connu, d'avoir signé ses toiles de différentes façons et d'avoir eu moins de talent au commencement de sa carrière qu'à la fin... ; M. Porto-Riche n'a, sans doute, jamais été dans le commerce, sans quoi il saurait qu'une commande doit toujours être livrée à temps..."] (p. 111)

H[enri]. B[oulenger]., E[rik]. L[ie]. : Courrier international, chronique [Belgique - signé H. B. - illustré d'un portrait photographique de Georges Eekhoud accompagné d'une notice bibliographique ; Norvège - illustré d'un portrait photographique de l'explorateur norvégien Nansen ; Danemark -signé E. L. - suite du Courrier international en 3e de couverture] (p. 112)

mardi 23 décembre 2025

LE MASQUE (Série II) N° 1 - JANVIER 1912


LE MASQUE
Série II - N° 1 (Janvier 1912)
[Date de publication : Janvier 1912 - Couverture : Série, Numéro, Titre, Illustration de Georges Lemmen, Lieu de publication, Date (Année seule) - 2e de couverture : Titre, Sous-titre, Abonnement, Prix du numéro, Adresse des Bureaux, Contributeurs ("Le Masque a publié des pages inédites de :"), Mention ("La Série I (1910-1911), dont il ne reste que quelques exemplaires : 20 Francs.") - 3e de couverture : Viennent de paraître (Ferdinand Bouché. - Chrysalides (contes), Jean Dominique. - Les Enfants et les livres (conférence), Franz Hellens. - Massacrons les Innocents, Hubert Stiernet. - Haute plaine, Emile Verhaeren. - Les Plaines (toute la Flandre), Camille Lemonnier. - La Chanson du Carillon, Jethro Bithell. - Contemporary Belgian Poetry, Grégoire Le Roy. - La Guirlande des Soirs- 4e de couverture : Titre, Sous-titre, Editeur, Sommaire, Mention ("Ce numéro est orné d'un dessin de Charles Doudelet."), Imprimeur - Supplément : Prospectus rose - Pagination : 40 pages]
Sommaire

Charles Doudelet : [Frontispice], dessin (hors texte)

André Fontainas : Dans le jardin, à l'aube, poème (p. [1])

Jethro Bithell : W. B. Yeats, étude [à suivre - traduction de Franz Hellens] (p. [2]-16)

Georges Marlow : Poèmes : Thrène pour Charles de Sprimont (p. [17]-18), Thrène pour Charles Dulait (p. 18-20), Thrène pour Renée Vivien (p. 20), Stances [à Grégoire Le Roy en souvenir des Silences] (p. 21-23), poèmes (p. [17]-23)

George Van Wetter : Les Chevaux du soleil, conte (p. [24]-30)

Henry Dérieux : Voyage, poème (p. [31]-33)

*** : Propos de table, chronique [LE BANQUET DUMONT-WILDEN. - Le jeudi 9 novembre 1911, dans les salons de l'abbaye de la Cambre, obligeamment mis à la disposition de la rédaction du Masque par M. Henry de Groux, coadjuteur du ministre de l'Agriculture et des Beaux-Arts, une pléiade de contemporains illustres a offert à M. Louis Dumont-Wilden, nommé chevalier de la Légion d'honneur, un somptueux dîner... ; L'Académie de Belgique vient de couronner un mémoire en cinq volumes in-8° de M. Louis Delattre qui démontre d'irréfutable manière la supériorité socialo-gastronomique de la couque de Dinant et des ballons de Tournai sur le pain d'épices de Gand et les "babeleers" d'Anvers... ; Au cours du mois dernier, on a vendu, à la salle Michel Lalieux, la "Chaise à clous d'or" de Vermeer de Delft et le "Cheval blanc" de Hans Memling... ; CHARTE DE NOBLESSE. - Nous soussignés, Roys Hérauts et Officiers d'Armes ords de S. M., les plus anciens en l'office dans ce pays Bas, certifions à tous ceux qu'il appartiendra d'avoir bonne connaissance de messire Emile Verhaeren, lequel tire son origine de Flandre... ; A NOS ABONNES. - Notre collaborateur Georges Marlow nous informe de ce qu'il leur assure ses soins gratuits y compris l'épitaphe. ; ENCORE UN NOUVEL ORDRE BELGE. - L'"Ordre de la Croix de Bois" institué par le Masque... ; LA BONNE CRITIQUE. - Nous regrettons de ne pouvoir reproduire in extenso la circulaire que la Belgique Artistique et Littéraire adresse aux artistes. En voici les passages les plus édifiants [suit une longue citation de la lettre signée Ray Nyst.] (p. [34]-39)

O. Mnya-Fraterne : Petite anthologie : Centon, poème [à un dauphinl - daté "Nice-Tien Tsin 1910-1911" - en note : "Cette fois la Petite Anthologie n'est pas de celui qu'on pense ; elle est de l'autre."], rubrique [pastiches, parodies et épigrammes] (p. [40])

Documents
"[Frontispice] de Charles Doudelet"

lundi 22 décembre 2025

DOCUMENT : LETTRE DE L'IMPRIMEUR PERRETTE A GASTON PICARD (14 NOVEMBRE 1911)

Il y a, dans l'histoire des "petites revues", une figure que l'on oublie trop souvent de citer, bien que quasi systématiquement mentionnée - discrètement, il est vrai - dans un coin, au bas de la dernière page d'un numéro ; sans doute parce que les questions matérielles et financières passent-elles bien après les préoccupations littéraires et artistiques ; sans doute aussi parce que le travail de l'écrivain ou du poète, frayant avec l'intelligence et la beauté, relègue-t-il dans l'ombre le travail de l'ouvrier qui le sert. Cette figure méprisée, c'est celle de l'imprimeur.

L'imprimeur - à bien y regarder - joua un rôle essentiel dans l'existence des jeunes revues, puisqu'il en fut l'administrateur parfois, le compositeur toujours. Et je pense ici à Lucien Linard, qui fut l'imprimeur de l'Abbaye de Créteil, où il avait installé un atelier typographique dans lequel les "abbés", Georges Duhamel, Charles Vildrac, Henri-Martin Barzun, Alexandre Mercereau travaillèrent et s'initièrent au métier d'ouvrier-typographe, et d'où sortit l'unique numéro double des Cahiers Mécislas Golberg. Je pense également à l'hommage que Saint-Pol-Roux rendit à Hector Menet, jeune employé de l'imprimerie Alcan-Lévy, qui composa les numéros de La Pléiade :

Mais je m’en voudrais de ne pas évoquer parmi ses frères de Brest le bon typo parisien Hector Menet qui, chez Alcan-Lévy, daignait consacrer des heures supplémentaires à composer La Pléiade, revue dont parlait Remy de Gourmont dans le Temps l’autre soir, La Pléiade fondée chez moi, 19, rue Turgot, il y a un quart de siècle. Pour amoindrir nos frais, car chacun des jeunes collaborateurs ne pouvait verser qu’une mince cotisation, Menet nous composait parfois en cachette. Un jour que je le visitais en compagnie de mon très vénéré maître Villiers de l’Isle-Adam, le bon typo nous confessa qu’il agissait ainsi par amour pour la poésie nouvelle dont mes amis et moi étions les annonciateurs – le Symbolisme naissait alors entre ses deux parrains Verlaine et Mallarmé. À présent que le Symbolisme, tant décrié alors, fait le tour du monde et qu’il triomphe officiellement en les personnes d’Henri de Régnier et de Maeterlinck, je suis heureux d’adresser par-dessus votre émotion mon souvenir de gratitude au bon typo Menet, lequel aima nos débuts de révolutionnaires et, sans jeu de mot, adoucit nos premières épreuves.

(Saint-Pol-Roux, "La Saint-Jean Porte-Latine", La Dépêche de Brest, 15 mai 1911, p. 2)

On a peu étudié, me semble-t-il, la correspondance des directeurs de revue avec leur imprimeur, correspondance, peut-être disparue ou dormant dans les archives, d'intérêt pratique et commercial, mais qui nous renseignerait certainement sur la vie matérielle des revues : leur tirage, leurs difficultés financières, leurs transformations, etc. La lettre, que nous publions ci-dessous, d'un imprimeur à un directeur de revue, prouvera peut-être qu'une histoire des "petites revues" ne pourrait être complète sans la connaissance des conditions matérielles de leur existence.

Fig. 1

L'Heure qui sonne, fondée et dirigée par Gaston Picard en novembre 1910, changea quatre fois d'imprimeur au cours de sa courte existence, le dernier numéro datant de janvier 1913. Ses cinq premières livraisons (Fig. 1) furent composées et imprimées sur les presses de l'Imprimerie Lenormand (35, rue Boisnet à Angers). Les numéros de 8 pages adoptent plutôt le format d'un journal, sans couverture, au papier fin et fragile. A partir du n° 6 d'avril 1911 (Fig. 2), c'est à l'Imprimerie de la Vie Moderne (83, 83bis et 85 Boulevard Soult à Paris) qu'est confiée la réalisation de la revue.

Fig. 2

Le nombre de pages y est doublé et les livraisons composées sur un papier plus épais se parent d'une couverture tout en sobriété. Visuellement, rien - hormis peut-être la police du titre - ne cherche à la rendre particulièrement attractive.

Fig. 3

L'Heure qui sonne mue en novembre de la même année (Fig. 3). Nouvelle peau, nouvel imprimeur. La revue, en effet, se veut plus ambitieuse et modifie son sous-titre, "Revue mensuelle des lettres", en "Revue d'avant-garde". Pour accompagner ce changement, Gaston Picard fait affaire avec l'Imprimerie commerciale Perrette (7, cours Jourdan à Limoges), aux tarifs sans doute plus avantageux que la parisienne Imprimerie de la Vie Moderne. C'est ce tournant que renseigne la lettre de l'imprimeur Perrette à Picard, annonçant l'envoi des exemplaires du premier numéro de la nouvelle série tout juste sortis des presses :

Ce 14 Novembre 1911
Monsieur Gaston Picard
77, Boulevard Saint-Michel
Paris

Nous vous faisons, ce soir, l'envoi des 500 exemplaires, n° 1, de L'Heure qui sonne, mis sous bandes.

A notre envoi, nous joignons quelques feuilles papier à lettre et quelques enveloppes. Veuillez nous dire si c'est bien là ce que vous désiriez ; la commande sera complétée immédiatement.

Nous espérons que la façon dont est présentée L'Heure qui sonne vous plaira. Le 2e numéro sera mieux encore ; quelques petits détails n'étant pas tout à fait au point.

Agréez, Monsieur, nos civilités empressées.

Perrette

Nous dire également si les bandes conviennent ; nous en imprimerions 5 ou 6.000, de façon à pouvoir compter moins cher.

N'oubliez pas les dépôts légaux : quatre numéros signés du gérant. Nous ne nous occupons donc pas de ces dépôts-là.

Cette deuxième série fit long feu et L'Heure qui sonne parut une dernière fois en janvier 1913, consacrant un numéro exceptionnel à Paul-Napoléon Roinard (Fig. 4) réalisé cette fois-ci par l'Imprimerie Jouve et Cie (15, rue Racine à Paris).

Fig. 4

dimanche 21 décembre 2025

L'AUBE N° 4 - JUILLET 1896


L'AUBE
N° 4 (Juillet 1896)
[Date de publication : Juillet 1896 - Couverture : Année, Numéro, Date, Titre, Sous-titre, Périodicité, Prix du numéro, Illustration de couverture par Fabien Launay, Adresse, Sommaire, Administrateur (Librairie Nilsson), Mention ("La Revue ne publie rien que d'inédit"), Dépôts (à Amsterdam, Barcelone, Athènes, Londres, Milan) - 2e de couverture : Courrier international (Espagne signé A. E[phrem]. V[incent] ; Belgique signé H[enri]. B[oulenger]. ; Allemagne signé O[tto]. A[ckermann]. ; Norvège signé E[rik]. L[ie]. ; Danemark signé Erik Lie) - 3e de couverture : Suite de la chronique "Les Livres" (voir sommaire) ; Courrier international (Suisse signé O[tto]. A[ckermann]. ; Irlande signé O[tto]. A[ckermann]. ; Suède signé E[rik]. L[ie].) ; Petite correspondance ("MM. T. R. Marr ; Navarro ; Pica : Nous attendons correspondance promise pour notre prochain numéro.") ; Gérant, Imprimeur - 4e de couverture : Cul-de-lampe de Fabien Launay, Titre, Sous-titre, Adresse, Directeur, Secrétaire de la rédaction, Rédacteur en chef pour la partie étrangère, Prix du numéro, Abonnement, Principaux collaborateurs, Peintres & Dessinateurs, Mentions ("L'AUBE est mise en vente, chez tous les libraires des principales villes françaises et étrangères." / "L'Aube offrira en septembre à ses abonnés sa première manifestation artistique internationale à Paris. Au programme : des œuvres dramatiques et des compositions musicales françaises et étrangères." / "L'AUBE donnera en octobre sa première manifestation artistique internationale en Belgique.") ; Encarts publicitaires (Le Magazine international / Organe de la Société Internationale Artistique ; Vient de paraître la 2e édition de LES CITES FUTURES par André Ibels / De Victor Barrucand GRATUIT ; Le Théâtre de l'Œuvre donnera au commencement de sa 4e saison 1896-97 Peer Gynt de Henri Ibsen - Musique de Grieg ; à lire : Revue Blanche, Mercure de France, The Chap Book, L'Art Moderne, La Société Nouvelle, La Revue Socialiste, L'Ermitage, La Plume, Le Journal des Artistes, La Critique, La Revue des Revues, THE SENATE) - Page [49] : Titre en en-tête (avec un cul-de-lampe de Fabien Launay) - Bas de Page 48 : Gérant ; Imprimeur - Supplément : Enquête par René Ghil et A. Hamon - Pagination : 16 pages]
Sommaire

A[ugustin]. Hamon : Notes de voyages : En Angleterre (Liberté de la propagande. - Une visite aux docks. - La rue à Londres), récit de voyage [daté "Londres, 15 octobre 1894"] (p. [49]-50)

Maurice Beaubourg : Joinville-le-Pont, nouvelle (p. 50-51)

Gabriele d'Annunzio : Poema paradisiaco (extraits) : En vain ; Un souvenir (sonnet) (p. 51) ; Sur un air ancien (p. 52), poèmes [en note : "Poema paradisiaco, Trèves, éditeur." ; annonce : "Dans notre prochain numéro : Un Rêve et Romance de la femme voilée de Gabriel d'Annunzio avec un portrait du grand auteur italien." - traduction de Georges Hérelle] (p. 51-52)

Jacques Saint-Cère : Une statue en prose, polémique [au sujet des statues de poètes] (p. 52)

Louis Couperus : Majesté (fragment - chapitre Ier), récit [traduit du hollandais par Georges Khnopff - Sous le texte, des "notes bibliographiques" sur Louis Couperus]  (p. 52-53)

H.-G. Ibels : Dessin illustrant la couverture de Les Cités futures de André Ibels, dessin (hors texte)

Léon Bazalgette : Ada Negri, étude [illustrée d'un portrait de la poétesse par Marguerite de La Quintinie (p. 53)] (p. 53-54)

Ada Negri : Fin de grève ; Chant nocturne, poèmes [traduction de Me Elisabeth Jeanne Hudry-Menos] (p. 54)

S.-Pierre Massoni : La Légende de Cyrnos (suite), poème [à suivre] (p. 54-55)

C.-M. Savarit : Du théâtre contemporain, essai [La fin au prochain numéro] (p. 55-56)

Archag Tchobanian : La Pleureuse, nouvelle (p. 56-57)

Auguste Ymbert : Impressions d'Italie, poème [à Gustave Charpentier] (p. 57)

Ad[olphe]. Van Bever : Le Dernier Christ (confessions sentimentales), souvenirs (p. 58)

Pierre Guédy : Estampes et gouaches : Ma Vie (p. 58-59) ; Marine. Le soir à l'heure du flux (d'après Wilhem van de Velde) (p. 59), poèmes [extraits] (p. 59)

Johannes Schlaf : Dans l'orage, récit [extrait de In Digsda - traduction de Otto Ackermann - suivi d'une notice biographique de l'auteur non signée] (p. 59-60)

M[aurice]. Prozor : Gustave de Geyerstam, étude [illustrée d'un portrait de l'auteur par Marguerite de La Quintinie (p. 60)] (p. 60-61)

Gustave de Geyerstam : La Tête de Méduse, nouvelle (p. 61-62)

NOTES D'ART

Eugène Tardieu : Petite chronique théâtrale, chronique (p. 62)

Edmond Char : Commentaires, brèves ["Le cours de diction tenu par le père Albert Lambert à l'Odéon s'est augmenté de deux élèves : Antoine et Ginisty... ; Un petit coup de pelle, en passant, dans les vieilles cendres du vieux père de Jenny l'ouvrière... ; Et pendant que nous y sommes, un petit coup de pied dans le flacon de laudanum qui a failli nous ravir notre Liane de Pougy... ; Le blanquiste Landrin, que nous avons l'honneur de posséder comme édile, voudrait un théâtre populaire... ; Si vous trouvez que les affaires ne vont pas, si Paris vous semble vide et privé de ses lumineux rastas et de ses gouachées demi-mondaines, la faute en est au Grand-Prix... ; Las d'être inutilement la "Terreur des Batignolles", comme dit Lepelletier, Morès a voulu être le d'Artagnan de l'Afrique centrale... ; Il y eut, en ces temps derniers, une épidémie de banquets..."] (p. 62-63)

Charles Morice : A propos du Champ de Mars, compte rendu [suivi de cette précision : "L'abondance des matières nous oblige à remettre à notre prochain numéro : La critique de l'exposition de Renoir par notre collaborateur et ami L. Radiguet."] (p. 63)

N. D. L. R. : Nos peintres [au sujet de Marguerite de La Quintinie] (p. 63)

A[dolphe]. V[an]. B[ever]., *** : Echos, chronique [Referendum Wagner - signé A. V. B. ; Banquet Eugenio de Castro - non signé ; Erratum] (p. 64)

R[ené]. G[hil]., P[ierre]. G[uédy]., A[dolphe]. V[an]. B[ever]. : Les Livres, comptes rendus [de Une idylle tragique, de Paul Bourget (A. Lemerre, éditeur), signé P. G. (p. 64) ; Une tête de femme, de Gaston Auvard (Perrin éditeur), signé A. V. B. (p. 64) ; Manuel d'escrime, par Emile André (Librairie Garnier) - non signé ; Elisçuah, par Albert Lantoine (Bibliothèque artistique et littéraire), signé René Ghil (3e de couverture) ; La Grande famille, par Jean Grave (Librairie Stock), non signé (3e de couverture) ; L'Anarchie (sa philosophie, son idéal), par Pierre Kropotkine (Librairie Stock), non signé (3e de couverture) ; Contre ce temps de Louis Lumet (L'Association), non signé (3e de couverture) ; Pour notre prochaine critique...] (p. 64-3e de couverture)

Frederick Delius : Mélodie sur des vers de Paul Verlaine, partition de deux pages (hors texte)

René Ghil et Augustin Hamon : Enquête sur l'état psychique des artistes et des scientistes, enquête [feuillet de quatre pages] (supplément hors texte)

Document

"Enquête sur l'état psychique des artistes et des scientistes"




samedi 20 décembre 2025

L'HEURE QUI SONNE N° 4 - FEVRIER 1911

[Titre : L'HEURE QUI SONNE - Sous-Titre : Revue des Lettres ; puis Revue Mensuelle des Lettres ; puis Revue d'avant-garde (à partir du n°1 de la Deuxième Année) - Dates de publication : Novembre 1910 (n°1) à Janvier 1913 (numéro exceptionnel) - Périodicité : mensuelle - Lieu de publication : Paris - Format : 250 x 325 mm pour les cinq premiers numéros (format journal davantage que revue, avec absence de couverture) ; 190 x 280 mm (à partir du n°6) ; puis 185 x 275 mm (à partir du n°1 de la deuxième année) ; et 145 x 230 mm (pour le n° exceptionnel de janvier 1913) - Couverture : Imprimée en noir sur papier beige ; puis imprimée en rouge sur papier crème (à partir du n°1 de la deuxième année) ; et imprimée en noir sur papier jaune (pour le n° exceptionnel) - Pagination : variable (8 pages pour les 5 premiers numéros ; puis généralement 16 pages pour les numéros ordinaires à partir du n°6 ; 48 pages  pour le numéro exceptionnel) ; les cinq premiers numéros sont paginés (pagination suivie) puis la pagination disparaît à partir du n°6 ; pagination suivie à partir de la 2e année - Prix et abonnements : Le numéro = 0,25 francs, Abonnement annuel = 5 francs ; le numéro exceptionnel = 0,60 francs - Directeur : Gaston Picard - Rédacteur en chef : Marcel Hervieu ; (à partir de la 2e année) : Directeur général : Robert Veyssié ; Directeur : Gaston Picard ; Rédacteur en chef : Marcel Hervieu ; Secrétaires de rédaction : Pierre Laflèche, Sylvain Royé, Hubert Arnaud - Collaborateurs (liste non exhaustive - nous comprenons dans la liste des collaborateurs les auteurs de seules réponses aux enquêtes, que nous signalons par une astérisque) : Roger Allard, Henri Allorge, Guillaume Apollinaire, Hubert Arnaud, Auguste Aumaître, Théodore de Banville, Henri-Martin Barzun, Henry Bataille*, Pierre de la Batut, Nicolas Beauduin, Anatole Belval-Delahaye, Paul Bernheim, Jules Bertaut*, J.-André Biguet, Jules Bois, Marc Brésil, Paul Brulat, Umberto Brunelleschi [ill.], Jean Cheyre, Alexandre Chignac, Lucien Christophe, Jean Clary, Henri Clouard*, Bernard Combette, Léon Deubel, Manuel Devaldès, Fernand Divoire, Dorsennus, Albert Erlande, D'Estramiac, Charles-Théophile Féret, Fernand Fleuret, Charles Forot-Defrance, Paul Fort, J. Francis-Bœuf, Gabriel-Tristan Franconi, Ernest Gaubert, Louis de Gonzague Frick, Henri-E. Gounelle, Remy de Gourmont, Henri Guilbeaux, Camille Guerre, Jacques Hébertot, Jean Héritier, Marcel Hervieu, Charles-Henry Hirsch*, J.-C. Holl, Gustave Kahn, Pierre de La Batut, Pierre Laflèche, Carlos Larronde, Sébastien-Charles Leconte, Georges Lefèvre, Abel Léger, René Lehmann, Jules Lemaître*, Camille Lemonnier*, Charles Lichtenberger, Paul Lombard, Henry Maassen*, Roland Manuel, Henri Martineau, François Mauriac, Myriam Mester [pseud. de Gaston Picard], Victor-Émile Michelet, Pierre Mille*, Marcel Millet, Francis de Miomandre*, Charles Morice*, Jean Muller, Paul Myrriam, Jeanne Nérel, Noël Nouët, Olivier-Hourcade, Germaine P., Annie de Pène, Georges Périn, Gaston Picard, M. C. Poinsot*, Georges Polti, Paul Pourot, Marcel Prouille, Rachilde, Paul Reboux*, Henri de Régnier, Maxime Revon, Jean-Charles-Emile Rey, Berthe Reynold, Émile Riadis, Jean Richepin, J.-H. Rosny aîné*, Sylvain Royé, Jean Royère, Han Ryner, Henriette Sauret, Gaston Sauvebois, Henri Strentz, Gustave-Louis Tautain, René TautinAlbert Terrien, Jean Thogorma, Émile Verhaeren, Robert Veyssié, Sébastien Voirol - Adresse : 77, Boulevard Saint-Michel, Paris (Ve) - Gérant : Albert Terrien - Imprimé sur les presses de de l'Imprimerie Lenormand, 35, rue Boisnet à Angers (jusqu'au n°5) puis sur les presses de l'Imprimerie de La Vie Moderne, 83, 83bis et 85, Boulevard Soult (Paris) à partir du n°6, puis sur les presses de l'Imprimerie Perrette à Limoges pour la deuxième année, et sur les presses de l'imprimerie Jouve et Cie, 15 rue Racine (Paris) pour le numéro exceptionnel]
L'HEURE QUI SONNE
N° 4 (février 1911)
[Date de publication : Mars 1911 - [Couverture : format journal sans couverture ; 1re page avec en-tête] : Prix, Titre, Sous-Titre, Adresse, Directeur, Date, Rédacteur en Chef, Sommaire - [4e de couverture : dernière page (p. 32)] : Titre, Sous-Titre, Directeur, Rédacteur en Chef, mention ("publie les meilleurs Auteurs de la Littérature présente, accueille tous les talents"), Abonnement, mentions ("Nous prions tous ceux qui s'intéressent à L'HEURE QUI SONNE de nous envoyer leur abonnement" / "Le Directeur et le Rédacteur en Chef reçoivent aux Bureaux de la Revue de 5 h. à 7 h. le premier Vendredi de chaque mois, et sur rendez-vous") ; Annonces (Vient de paraître : "VERS LE GRAND TOUT / Poèmes / par Albert TERRIEN (Jouve Editeur, 15, Rue Racine) / Prix : 2 fr." ; "LES POÈMES IDIOTS / œuvre posthume de / Myriam MESTER / Publiée avec une introduction et des Notes par Gaston PICARD / aux éditions de L'HEURE QUI SONNE / Prix : 0.50 (Envoi franco contre 0.60 en timbres postes)" ; Publicités : Argus de la Presse ; Au genre moderne / Chemiserie, chapellerie, bonneterie) ; "L'HEURE QUI SONNE / Revue des Lettres / publiera dans ses prochains numéros des œuvres inédites de : Henri de Régnier, Jane Catulle-Mendès, Pierre Mille, Camille de Sainte-Croix, Ch.-F. Caillard, M.-C. Poinsot, Nicolas Beauduin, Louis Nazzi, Henri Martineau, François Mauriac, Abel Léger, Charles Dornier, Noël Nouet, Bernard Combette, Dominique Combette, Octave Béliard, Marc Elder, F.-T. Marinetti, Ch. Forot-Defrance, Henriette Sauret, Édouard Gazanion, Marie-Louise Vignon, Germaine P., Henri Chomet, Jean Héritier, Henri Soulat, Jean Cheyre, Pierre Aguétant, Frantz Simon, Paul d'Harcourt, Georges Lefèvre, Serge Bernstamm, Maxime Revon, Maurice Fertoret, Albert Terrien, Marcel Hervieu, Gaston Picard, etc., etc., etc." ; Imprimeur ; Gérant - Pagination : 8 pages]
Sommaire
Marcel Hervieu : Myriam Mester et "Les Poèmes Idiots", étude [en note : "Les Poèmes idiots, oeuvre posthume de Myriam Mester, publiée avec une introduction et des notes par Gaston Picard. Edition de l'Heure qui sonne. Prix : 0 fr. 50."] (p. [25])
Nicolas Beauduin : Poème, poème en vers libres (p. 26)
Jean Héritier : Note sur "Macbeth", critique [drame lyrique en 7 tableaux de MM. Ernest Bloch et Ed. Fleg - en note : "La critique de M. Jean Héritier sur Macbeth n'ayant pu paraître dans notre numéro de janvier, nous croyons qu'il n'est pas trop tard pour la reproduire ; les représentations de l'œuvre de M. Bloch n'ont, en effet, été qu'interrompues pour être reprises sous peu." - daté "décembre 1910"] (p. 26-27)
Germaine P. : A la dérive, poème en prose ["Amende honorable d'une de celles qui se crurent fortes."] (p. 27)
Gaston Picard : Les Livres, comptes rendus [Nicolas Beauduin. Les Deux règnes. (Ed. des "Rubriques nouvelles") ; Pierre Vierge. Le Navire enchanté. (E. Sansot, éd.) ; Florian Parmentier. Par les routes humaines. (Ollendorff, éd.) ; Paul Lieutier. Les Heures fugitives. (E. Sansot, éd.) ; Henry Maassen. Les Sanglantes. (Marcel Rivière, éd.) ; Charles Péguy. Le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc. (Cahiers de la quinzaine) ; Léon Daudet. Une campagne d'Action Française. (Nouvelle Librairie Nationale) ; Henri Clouard. Pages sociales et politiques de Balzac. (Nouvelle Librairie Nationale) ; Remy de Gourmont. Nouveaux dialogues des amateurs sur les choses du temps 1907-1910 (Epilogues, Ve série). (Mercure de France, éd.) ; Han Ryner. Jules Renard ou de l'humorisme à l'art classique. (E. Figuière, éd.) ; Jane Catulle-Mendès. Chez soi. (E. Sansot, éd.) ; Madeleine Chaumont. L'Eveil (Albin Michel, éd.) ; Charles-Henry Hirsch. Le Crime de Potru, soldat (A. Fayard, éd.) ; Georges Walder. La Chimère (Ed. de "L'Estrade")] (p. 28-29)
A. Belval-Delahaye : Chrysanthèmes, poème [extrait de L'Âme barbare] (p. 30) 
Georges Lefèvre : Plus tard..., poème (p. 30) 
Ch. Forot-Defrance : Air entendu..., poème (p. 30) 
Jean Cheyre : Une voix exquise..., poème (p. 31) 
Noël Nouët : Douleurs & douleur, poème (p. 31) 
J[ean]. H[éritier]., M[arcel]. H[ervieu]., G[aston]. P[icard]. : Les Revues, chronique ["Je tiens à faire mention des principaux articles de Gaston Picard parus au mois dernier. A La Revue critique des idées et des livres, une pénétrante étude critique sur "Un candidat à l'Académie : Maurice Maeterlinck" à laquelle il faut rattacher une "lettre à M. Henri Clouard" sur Maurice Maeterlinck encore publiée aux Guêpes. Aux Loups, Gaston Picard donne un article justement cruel sur les Poèmes de Maurice Rostand et aux Rubriques Nouvelles un article sur "Le Roman de la Couturière". - signé M. H. ; M. Henri de Régnier est aujourd'hui de l'Académie Française. Nous nous réjouissons de cette consécration officielle donnée à l'œuvre d'un des plus grands écrivains de ce temps. On a lu au premier numéro de L'Heure qui sonne un "Sonnet inédit" que M. Henri de Régnier nous avait gracieusement communiqué ; c'est que ce délicieux poète, ce charmant conteur, est encore un parfait galant homme. Qu'il veuille bien trouver ici l'expression des compliments les meilleurs que nous puissions lui adresser. - signé G. P. ; A signaler dans Les Annales politiques et littéraires (15 janvier) une étude de M. Jules Bois sur l'œuvre de M. Henri de Régnier. Il est une chose que M. Jules Bois a dite, que nul je crois, n'avait dite avant lui, à savoir que l'œuvre entière de M. Henri de Régnier est une rêverie littéraire. C'est original et juste. - signé J. H. ; Je signalerai, aux Loups, "la Mort de l'Automne", de M. Belval-Delahaye - au Penseur, des sonnets d'Abel Léger - à La Revue du Temps présent, le roman d'un auteur qui garde l'anonymat - au Mousquetaire, aimablement transformé, les articles de Pierre La Batut - à Ombres et Formes, un poème de Fernand Manise, "Symbole" - au Tout-Liège, un article de M. Henry Maassen sur "Maeterlinck et la critique". - non signé] (p. 31) 
Jean-Charles-Emile Rey : Périphrase, épigramme [précédé de ce chapeau : "Dernier écho du "Cas J. Ernest-Charles". Nous recevons, de M. Jean-Charles-Emile Rey cette :"] (p. 31)

vendredi 19 décembre 2025

LE MASQUE N° 12 - AVRIL 1911


LE MASQUE
N° 12 (Avril 1911)
[Date de publication : Avril 1911 - Couverture : Numéro, Titre, Illustration de Georges Lemmen, Lieu de publication, Date (Année seule) - 2e de couverture : Titre, Sous-titre, Abonnement, Prix du numéro, Adresse des Bureaux, Contributeurs ("Le Masque a publié des pages inédites de :") - 3e de couverture : Viennent de paraître (René Arcos. - Ce qui naît, Ferdinand Bouché. - Chrysalides (contes), Jean Dominique. - Les Enfants et les livres (conférence), Georges Duhamel. - Selon ma loi (poèmes), Franz Hellens. - Massacrons les Innocents, Jules Romains. - Les Puissances de Paris, Hubert Stiernet. - Haute plaine, Charles Vildrac. - Livre d'Amour, Emile Verhaeren. - Les Plaines (toute la Flandre), Camille Lemonnier. - La Chanson du Carillon, Jethro Bithell. - Contemporary Belgian Poetry- 4e de couverture : Titre, Sous-titre, Editeur, Sommaire, Mention ("Ce numéro est orné d'un dessin de Georges Minne.") - Pagination : 38 pages]
Sommaire

Georges Minne : [Frontispice], dessin (hors texte)

Camille Lemonnier : Chansons : I. "Va, va, petite chose de vie..." (p. [353]), II. "Si j'étais petit clair de lune..." (p. 354), poèmes (p. [353]-354)

Francis de Miomandre : La Canne de jaspe, récit [souvenir qui prend pour point de départ la lecture de La Canne de jaspe d'Henri de Régnier] (p. [355]-357)

Raymond Limbosch : Roses des quatre-temps, poème (p. [358])

Prosper Roidot : Bruyère blanche (suite), roman [en note : "Voir pages 239 et 330" - chapitres IX à XV (p. [359]-385)

*** : Propos de table, chronique [Un abonné grincheux qui a pris pour devise : Je porte à droite ! (On se demande pourquoi ?) a eu l'effronterie de nous adresser l'ironique lettre que voici :... ; LA DERNIERE PAROLE IMMORTELLE DE CYRILLE !. - Grosse émotion au Ministère de l'Instruction publique... ; POUR LE PROCHAIN CONCOURS DE ROME. - Une correspondance aigre-douce s'est échangée entre "Pourquoi pas" et Paul André... ; M. Valère Gille, qui avait adopté pour son papier à lettres l'ancienne devise de la Jeune Belgique : "Ne crains", vient de la remplacer par cette épigraphe mieux appropriée : In Cauderlier Venenum.] (p. [386]-388)

*** : Petite anthologie : Le Lustre de Cristal, poème [à Albert Mockel - Ecrit à Manières-les-Bains, l'avant-veille d'après-demain], rubrique [pastiches, parodies et épigrammes] (p. [389])

*** : Table des Matières (p. [390]-[392])

Documents
"[Frontispice] de Georges Minne"

mercredi 17 décembre 2025

LES POÈTES DU MERCREDI CHEZ LIPP N° 2 - 1952

[Titre : LES POÈTES DU MERCREDI CHEZ LIPP - Dates de publication : 1951 (Cahier n° 1) à 1957 (Cahier n° 4) - Périodicité : Annuelle (non suivie) - Lieu de publication : Paris - Format : 136 x 184 mm - Couverture : Imprimée en noir sur papier marron (avec initiales des mots du titre en rouge pour le n° 1) - Pagination : 32 pages (pagination recommencée) - Prix et abonnements : Non précisés - Fondateur-directeur : Jacques-G. Krafft - Collaborateurs [liste non exhaustive] : Charles Barlande, Paul Bazan, Serge Brindeau, Simonne Chantalou, Claude Chanterive, Jean Follain, Maurice Fombeure, Georges de Givray, Marc-Adolphe Guégan, Jacques-G. Krafft, Jean Léger, Roger Lucas, Joseph Maurelle, Jacques Nielloux, Jean Royère, André Salmon - Editeur : Librairie Taffin-Lefort - Adresse : Librairie Taffin-Lefort (5, rue du Jardinet, Paris VIe - 16, rue Charles-de-Muyssart, Lille), à partir du Cahier n° 2 - Imprimeur : Imprimerie Taffin-Lefort (Lille)]

LES POÈTES DU MERCREDI CHEZ LIPP
N° 2 (1952)
[Date de publication : 1952 - Couverture : Titre, Numéro, Contributeurs, Editeur, Adresses - 2e de couverture : Muette - 3e de couverture : Muette - 4e de couverture : Muette - Page [1] : Faux-titre (reprise des indications de couverture) - Page [2] : Bibliographie des six contributeurs, membres du cercle Aliénor (Marc-Adolphe Guégan, Claude Chanterive, Roger Lucas, Georges de Givray, Jacques-G. Krafft, Jean Léger) - Page [32] : Table des matières ; Imprimeur - Pagination : 32 pages]
Sommaire

Georges de Givray : Prolemme, éditorial (p. 3-6)

Jean Follain : Le Champ, poème en vers libres (p. 7)

Maurice Fombeure : A la manière... (p. 8) ; Il s'en passe des choses pendant que vous dormez (p. 9-10), poèmes (p. 8-10)

Marc-Adolphe Guégan : Interrogatoire (Extraits), poème [dédicace : "Je t'ai compris, mon vieux Fombeure, / De ta couronne à tes sabots, / Paysan digne des châteaux, / Roi-Citoyen dans ta demeure."](p. 11-13)

Georges de Givray  : Aloès [à mes cousines Léonie Musso et Yvonne Durili - daté "Nice, août 1952"] (p. 14) ; Courage [à Marc-Adolphe Guégan - Extrait de Sept chants pour la délivrance du monde] (p. 15-16) ; Sacrilège [à ma nièce Jannie, ma lectrice assidue... - daté "juin 1952"] (p. 16) ; Cercle [au poète et à Madame Jacques-Krafft de Boério - daté "mai 1951"] (p. 17) ; Parallèles [à Jean Léger. Réponse à d'autres parallèles - daté "mai 1952"] (p. 18), poèmes (p. 14-18)

Jacques-G. Krafft : Pour Milosz (p. 19) ; Point mort ; Matériau sur le tas (p. 20) ; Jeune âge - Âge - Vieil âge (p. 21-22), poèmes (p. 19-22)

Jean Léger : Poète ; Au laboureur ; Larme (p. 23) ; Insomnie ; Chant du cygne (p. 24) ; Conquête (p. 25) ; Flaques (p. 26), poèmes (p. 23-26)

Claude Chanterive : Paysages (extraits), poème en vers libres (p. 27-29)

Roger Lucas : Le Temps de blasphème (fragments), poème (p. 30-31)

Document

"Prolemme"

Douze ans déjà ! oui douze ans depuis le soir où dans un décor d'ombres et de demi-silence, un Paris sévère et froid, quelques poètes liés par des affinités intellectuelles et les exigences de leur second métier décidèrent de se réunir tous les mercredis à 18 heures à la Brasserie Lipp...

Cette résolution était à l'époque comme une sorte de pacte contre la fatigue et l'abandon, la formulation même d'une résistance aux faciles entraînements du désespoir. Il s'agissait de continuer à penser, de redonner chaleur et sens aux idées, de se grouper pour demeurer chacun soi-même, d'affirmer enfin que cela était possible - mieux, nécessaire... L'an 40, ce millésime jadis synonyme d'insouciance, de désinvolte rendez-vous donné aux enfers, fut donc au contraire pour ces quêteurs de lumière, ces conspirateurs de l'impondérable, le point de départ d'une prise de conscience plus profonde de leur personnalité et de la signification spirituelle qu'ils entendaient conférer à leurs œuvres. Les initiateurs de ce défi aux amertumes de l'heure furent Jacques-G. KRAFFT et Marc-Adolphe GUEGAN. Jacques KRAFFT, bien connu sur la Rive Gauche autant par ses qualités d'animateur que par l'étendue de connaissances lui permettant de jouer sur le triple clavier de la poésie, de l'esthétique et d'une science quelque peu spagirique et subsidiairement hippocratique, s'était signalé en 1936 à l'attention des lettres en publiant L'Année infinie, œuvre touffue, foisonnante, d'une envolée capricieuse, où s'affirmait en un brio prosodique une des recherches formelles les plus originales et les plus séduisantes de notre temps.

Une telle position implique des devoirs. Avec leur charme persuasif, Jacques KRAFFT et Marc-Adolphe GUEGAN, l'aède de l'île d'Yeu, tendre rocher - et des belles harmonies océanes d'Oya-Insula - attirèrent Roger LUCAS, qui mûrissait alors une admirable Passion - maintenant célèbre dans toute l'Europe chrétienne, et le signataire de ces lignes, Georges DE GIVRAY, surtout absorbé par ses méditations théâtrales, mais qui commençait à rêver à Preuves, chant d'espoir et d'évasion que préfaça plus tard Jean ROYERE.

Tandis que, parallèlement, mais en une mutuelle estime, se créait et se développait à partir de 1942, auprès de ce premier noyau de poètes celui du truculent poitevin Maurice FOMBEURE et de Jean ROUSSELOT, brillants chefs de file de toute une piaffante génération de vates, de nouveaux apports fournirent à ce quatuor primitif une plus large innervation.

Ces inestimables adhésions s'accomplirent peu à peu sitôt la libération, tout d'abord celle de Jean LEGER, solide artiste du vers, intelligence éprise de concision et de fine élégance, douée au surplus de ce bonheur d'expression, de ce sens plastique si naturel aux natifs des terres occitaniennes. Les yeux pleins des promesses du monde mystérieux que par une lente décantation spirituelle elle a défini pour elle-même, la malouine Claude CHANTERIVE devint, elle aussi, une fidèle des rendez-vous du mercredi. Ses beaux rythmes empreints d'un mysticisme voilé, notamment ceux de La Forêt primitive furent une des révélations du premier Cahier des poètes du Lipp.

S'y rattachèrent souvent, au gré de leur fantaisie, Paul BAZAN, créateur omnivox, et Camille PEDREGA qui a égrené, depuis, la jolie monnaie des Poèmes d'un sou...

N'oublions pas Guy FERCHAULT, l'éminent musicographe auquel on doit, entre autres travaux, un remarquable Debussy.

C'est s'acquitter d'un agréable devoir que de mentionner en outre combien la présence de Denyse KRAFFT DE BOERIO, la fée de la Chandeleur, et de Suzanne DE GIVRAY ajoute à ces colloques de rayonnement et de bienfaisant équilibre.

Dans cette indispensable introduction, nous avons jusqu'à présent laissé de côté le solennel, le cérémonial, en autres termes ce qu'il est convenu d'appeler l'esprit du groupe, ses tendances, ses buts... etc... Pourquoi ? objectera-t-on,... parce que les Poètes du Mercredi ne se définissent point par des intentions - codifiées en quelque manifeste tonitruant, - encore moins par des ambitions, mais par une sorte d'état d'âme, un mépris des compromissions fructueuses, une exigence de la forme, enfin un dédain absolu des tabous et engagements à la mode. Venus chacun d'horizons différents, désireux les uns comme les autres de conserver, d'exaspérer même leur individualité, ces croisés solitaires, ces insulaires de l'inspiration concrétiseraient leur position, si cela n'était point trop ambitieux, en la fameuse formule : l'Unité dans la Diversité... Du moins y tendent-ils. Aussi pour eux pas de jansénisme littéraire, ni de porte étroite ! Les poètes du mercredi ne rejettent personne, pas plus qu'ils ne prononcent d'excommunication ou n'instaurent de "dignus intrare". Les questions d'âge, d'opinions, d'éthique, de confession, etc... les laissent indifférents. Cela confère un attrait particulier à leur réunion, qui jamais n'exhale une odeur de "chapelle" ni de vieille barrique. De nombreux artistes, musiciens, peintres, sculpteurs, voire des psychanalystes, des mages, des explorateurs.... gravitent autour de nos poètes sans le moindre coupe-file ou mot de passe. Il serait facile de citer parmi eux, au hasard de la mémoire, André BLED, illustrateur musical des poètes, le portraitiste Line COUWEMBERG, Mme LOUTREL-TSCHIRRET, auteur de Les Astres et nous, où apparaissent les liens unissant la poésie et le Cosmos, le graveur Colette PETTIER, Madeleine CHASTENET DE GERY, animatrice éclairée et providence des plasticiens, sans oublier, dernière recrue de marque, Ania TEILLARD, illustre disciple de JUNG, que ses importantes études Le Symbolisme du rêve, L'Âme et l'écriture placent au premier rang des écrivains de la psychologie des profondeurs... Mais la place manque pour une pareille somme de personnalités et de talents... Cette énumération nous amènerait aussi à signaler un fraternel coude à coude avec des romanciers possesseurs de leur forme, s'inscrivant dans la grande lignée balzacienne et proustienne, tels que Robert VIEL et Jean AIMOT. Pendant un temps, Jean ROYERE, le créateur de l'immortelle Phalange, l'esthéticien du "Musicisme", vint à intervalles réguliers apporter aux poètes la caution de son apollinienne autorité... Mais la mort de Marie ROYERE a rendu ses visites plus espacées. Celles de son ami et disciple, l'orphique Joseph MAURELLE sont heureusement fréquentes et témoignent d'une même volonté de transcendance.

La dernière initiative des poètes du mercredi a été la publication d'un Cahier périodique unissant, à côté de leurs signatures, celles d'invités de grande classe. Le précédent recueil s'honorait du patronage d'André SALMON et Jean ROYERE. Celui-ci a tenu à placer en exergue les renommées établies de Maurice FOMBEURE et Jean FOLLAIN, trop universellement connus dans le monde des lettres pour qu'il soit nécessaire d'en parler davantage ici.

Georges DE GIVRAY.