samedi 15 novembre 2014

LES CAHIERS N° 17 - OCTOBRE 1919

LES CAHIERS D'OCTOBRE
N° 17 (Octobre 1919)
[Date de publication : Octobre 1919 - Couverture : Sous-Titre, Titre complet, Contributeurs du numéro, 2e Année, Numéro, Année, Prix du N° - 2e de couverture : Sommaire, Mention ("Les Cahiers de Novembre seront illustrés de six reproductions d’œuvres du sculpteur Georges Petit.") - 3e de couverture : Editions des Cahiers (Quand ils auront passé de l'ombre à la lumière, un acte en prose de Louis Boumal... / La Joie d'Aimer, poèmes de Marcel Paquot... / Le Jardin sans soleil, poèmes de Louis Boumal ; En préparation : La Rose à la lance nouée, poèmes de Lucien Christophe / Nous possédons encore quelques-uns des numéros qui furent publiés au front belge. On peut se les procurer aux Cahiers contre envoi de 2 frs.") - 4e de couverture : Titre, Rédaction, "LES CAHIERS ont publié des pages inédites de : (suit la liste des collaborateurs), Abonnements, "Envoyer ce qui concerne la revue à Marcel Paquot, 34, rue Darchis, Liège", Imprimeur - Page [1] : Faux-Titre (reprend les informations de la couverture) - Page [2] : Imprimeur - Pagination : 40 pages]
Sommaire
Paul Fort : Ballades au "gentil" William : Henri VIII (p. 3) ; Les Personnages invisibles ; Le Grain de Rosée shakespearien (p. 4), poèmes en prose (p. 3-4)
Jean-Marc Bernard Poésies inédites : Billet (p. 5) ; Odelette (p. 5-6) ; Conseil (p. 6-7), poèmes [en note : "Nous avons la bonne fortune de publier dans ce numéro des vers inédits que Jean-Marc Bernard avait envoyés en 1914 à la Nouvelle Revue franco-wallonne et dont la guerre empêcha la publication. Notre ami Arthur Cantillon veut bien nous autoriser à les donner dans cette revue. Nous l'en remercions. S'il avait vécu, Jean-Marc Bernard eût certainement été des nôtres. Par deux fois déjà (Cahiers de février 1919), nous nous sommes plu à honorer la haute mémoire du grâcieux et fin poète dans lequel nous reconnaissions une des faces les plus émouvantes et les plus généreuses de la sensibilité et de la raison françaises."] (p. 5-7)
Luc Durtain : Illumination, poème en vers libres [extrait de Le Retour des hommes] (p. 8-9)
Léon Vérane : La barque fleurie, poème (p. 10)
Richard Dupierreux Fontaines de Rome, étude [en épigraphe, citation du Voyage d'Italie de l'Abbé Coyer : "La reine Christine, admirant pour la première fois ces belles eaux, crut que ce n'était, comme ailleurs, que le jeu de quelques heures, pour lui faire honneur, et par économie elle pria de cesser."] (p. 11-16)
Albert Calay : A propos d'un manifeste, étude [à propos des articles de Jacques Rivière "La Nouvelle Revue Française" et de Michel Arnauld "Explications" parus respectivement dans la Nouvelle Revue Française de juin et de juillet 1919] (p. 17-23)
[CHRONIQUES]
Georges Duquesnoy : Art [Auguste Rodin, par Camille Mauclair (Renaissance du Livre) - (p. 24-27) ; Henri Chapront, aquatintiste, par A. M. Gossez, avec une préface de Philéas Lebesgue (Paris, Edition des Humbles) - (p. 27)], comptes rendus (p. 24-27)
Lucien Christophe, Lucien-Paul Thomas, A[lfred]. D[ubois]. : Les Livres [Paul Fort. - Les Enchanteurs (Paris, Mercure de France) - (p. 28-29) ; Jules Supervielle. - Poèmes (Figuière, Paris) - (p. 29) - signé Lucien Christophe ; Gonzague Truc. - Charles Maurras et son Temps (Editions Bossard) - (p. 29-30) ; Gaston Esnault. - Le Poilu tel qu'il se parle (Edition Bossard) - (p. 30) ; L. Vincent. - George Sand et l'Amour (Paris, Champion, 1917) - (p. 30-33) - signé Lucien-Paul Thomas ; Han Ryner. - Le Livre de Pierre (Les Humbles) ; Roger Pillet. - (Aux éditions des Pionniers de Normandie) ; Yvan Nohé. - Echos d'épopée (Berger-Levrault) ; Oscar et Marcel Thiry. - Soldats belges à l'armée russe (Printing, Liège) ; Gaston-Denys Périer. - Promenades (Collection Exil, Bruxelles) - (p. 33) - signé A. D.], comptes rendus (p. 28-33)
Robert Vivier : Les Revues [Les Cahiers idéalistes français publient (avril et mai-juin) une étude d'Edouard Dujardin qui vaut d'être analysée avec quelque détail. L'auteur caractérise d'une façon pénétrante l'esthétique de Mallarmé et celle des Unanimistes, puis il établit avec netteté les linéaments d'une théorie qui appuierait sur le réel une poésie d'idéalité... ; Les Écrits Nouveaux de mars nous donnent du Suarès (...) En avril-mai, Suarès lance, à propos de Critique, un bouquet éblouissant d'étincelles et de vérités... ; Le Divan publie, en mars-avril, dans ses cahiers élégants, une prose imagée et mélancolique, un peu précieuse, d'Edmond Jaloux : Allégra, où scintille un reflet de Morella et d'Eléonora, ces nostalgiques figures évoquées par Poë... ; Les Chants de l'Aube. En avril, Conrardy chante : "Vous revoici, ma vie..." Le numéro de mai est consacré à Emile-Henry Tielemans, décorateur. En juin, signalons les Chants du désir et de la mort, de Léo Somerhausen... ; Nous avons aussi reçu : Les Marges, La Veilleuse, Ariste, les Pionniers de Normandie, le Scarabée, la Rose rouge, les Tablettes, les Facettes, le Jardin fleuri, les Lettres parisiennes, Arts et Lettres, le Bulletin des Artistes belges, le Thyrse, la Bataille littéraire, les Chants de l'Aube, le Flambeau, la Jeunesse nouvelle, la Lucarne, Hélianthe, Demain, le Petit Messager des Arts et des Artistes, Haro, le Réveil.], comptes rendus (p. 34-39)
Octave Lohest : Italiques..., étude [voir ci-dessous] (p. 40)
Document
"Italiques..."
"Il se dépense souvent dans les jeunes revues, infiniment plus de talent que dans les autres." Je voudrais qu'elle fût d'Anatole France, cette boutade-là !
Anatole France n'est pas indulgent ; et il dit sans doute, parfois, la vérité. Les petites revues, il est vrai, ont du mal à reconnaître qu'elles ne sont pas de grandes revues. L'orgueil ou l'ambition leur fait du tort.
Les revues de littérature sont hebdomadaires ou mensuelles. Elles ne sont pas toujours très périodiques, ni homogènes, ni continues, ni persistantes : elles passeraient, en dépit du titre, pour des anthologie d'artistes locaux, si elles n'avaient pas des chroniques.
La chronique établit une "revue", lui fiche des repères, lui accorde de la continuité. Elle est - pour employer une expression tout à fait neuve ! - une cheville ouvrière, la chronique, ce coup d’œil - chaque semaine et du même œil - sur les romans, sur les arts, les poèmes, la musique, sur la vie ! Malheureusement, un genre facile, dérobant la pénurie ; un bout d'article qui n'est souvent - n'est-ce pas ? - qu'un ingénieux enchaînement, apparemment spirituel, de coq-à-l'âne.
Mais c'est parfois très sérieux, une fois sur dix : la sagace critique des idées courantes, des petits événements, des tentatives quotidiennes ; une critique qui ne se limite pas à l'analyse d'un roman ; une excellente manière, au surplus, de vérifier les idées, d'en suggérer et d'en défendre.
A l'heure actuelle, où toutes les choses de l'esprit sont en baisse, c'est peut-être au taux de la chronique qu'elle est tombée, la philosophie !
Philosophie rieuse, parfois profonde si l'on veut, mais philosophie chancelante. Car si les revues dépendent des chroniques, les chroniques dépendent des revues. Le péril de l'une est le péril de l'autre.
Elles vivront souvent ce que vivent les roses... l'espace d'un abonnement.
Octave LOHEST.

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