lundi 24 août 2026

YGGDRASILL (5e année) N° 43 - JANVIER 1940

YGGDRASILL
N° 43 - cinquième année (janvier 1940)
[Date de publication : Janvier 1940 - Couverture : Sans - En-tête : Titre, Sous-titre, Directeurs, Abonnements, Adresses, Année, Numéro, Prix du numéro, Date, Sommaire - Bas de page [8] : Imprimeur-Gérant - Pagination : 8 pages]
Sommaire
*** : Merci, éditorial (p. 1)
Raymond Schwab : La Poésie et les événements (I), étude [en note : "Voy. les art. de Guy Lavaud sur M. Maulnier dans nos deux derniers numéros." - à suivre] (p. 2-3) 
GUSTAV FRÖDING
Lucien Maury : Gustav Fröding, étude [en épigraphe, citation de Selma Lagerlöf : "Notre ami avait le coeur plein de mélancolie comme Saül, / La tête pleine de songes comme Salomon. Mais sa harpe était pareille à celle de David."] (p. 3-5)
Gustav Fröding : Poèmes : Cantique (p. 5-6) ; Le Coureur des mers ; Ingalill ; Notre pasteur (p. 6), poèmes [traduits du suédois par Jean Nogué, directeur de l'Institut français de Stockolm] (p. 5-6) 
POEMES
Jean Lebrau : Hiver, poème (p. 7)
Anne Quatremère de Quincy : Vitrail ; Silence, poèmes (p. 7) 
Charles Baudouin : En songeant à la guerre : I. "Comme tout est beau maintenant des moindres choses..." [daté "22 octobre 39"] (p. 7) ; II. "Ah ! malgré sa tristesse à d'autres s'ajoutant..." [daté "4 novembre 39"] (p. [8]), poèmes (p. 7-8) 
*** : [Echos], brèves [La Poésie suédoise. - Du Numéro spécial de Poésie suédoise que nous avions préparé avant de pouvoir prévoir quelle cruelle "actualité" la voracité allemande lui donnerait, et que nous annoncions dans notre fascicule de novembre, se lit ci-dessus un premier cahier... ; La Muse Française que dirige le poète A.-P. Garnier, et qui a tant fait pour la poésie, continue, elle aussi, à raison d'un numéro de 96 pages par trimestre... ; Nos amis Marius et Ary Leblond ont reproduit dans leur revue La Vie le jugement sévère d'André Lamandé sur les écrivains à succès, responsables en grande partie de l'abaissement intellectuel de notre pays... ; Un charmant poète, Christiane Delmas, qui est aussi un gentil coeur, a joint à son réabonnement pour Yggdrasill, deux billets de cent francs... ; Le Mercure de France a supprimé sa chronique des revues que Ch.-H. Hirsch tenait depuis si longtemps, avec une haute impartialité et qu'il avait rendue attrayante...] (p. [8])

 LETTRES DE NOS AMIS

Violette Rieder : Quelles que soient les circonstances, la Poésie reste ma grande consolation..., lettre (p. [8])
Luce Laurand : Je vous remercie de continuer aussi généreusement..., lettre (p. [8]) 
Anne Quatremère de Quincy : Depuis le jour où votre Ygg. m'est arrivé dans son uniforme de guerre..., lettre (p. [8]) 
Louisa Paulin : Que je vous dise ma joie de voir paraître régulièrement Ygg.., lettre (p. [8]) 
René Quintrie-Lamothe : Je profite d'une minute de loisir pour vous dire le plaisir..., lettre (p. [8]) 
Emmanuel Lochac : J'approuve votre obstination à vouloir sauver la poésie de la tempête..., lettre (p. [8]) 
Marie-Louise Boudat : C'est avec bonheur que j'ai su qu'Ygg. continuait..., lettre (p. [8]) 
Madeleine Champion : Je lis dans Ygg. votre appel..., lettre (p. [8]) 
Madeleine Broders : On est toujours bien content de voir Ygg., lettre (p. [8]) 
Armand Guibert : Voici Ygg. qui ne veut pas périr..., lettre (p. [8])
Jane Minuel : Merci de ne pas priver les amis de la poésie du réconfort moral que nous apporte votre bulletin..., lettre (p. [8]) 
Document
"Merci"

Nous avons reçu, au cours de ces dernières semaines, de tels témoignages d'amitié, de telles preuves d'attachement à notre œuvre, que nous ne trouvons pas de mots pour exprimer notre reconnaissance et notre émotion.

C'est un soldat du front qui nous écrit : "Yggdrasill, rayon d'espérance". C'est un jeune homme, cruellement atteint dans sa santé, qui nous dit : "Il y a maintenant un aveu que je serais gêné de vous faire si je ne vous connaissais : c'est l'impossibilité où je me trouve de me réabonner à Yggdrasill. Vous savez combien j'aime cette revue ; malheureusement je ne gagne plus rien depuis un an et suis à la charge de mes parents dont je ne vous ai jamais caché la condition très modeste."

Le dévouement des amis d'Yggdrasill, (dont l'un, directeur d'une revue de poésie, éditeur et poète nous envoie deux cents francs en nous interdisant de le nommer), supplée heureusement à la dureté des temps. Grâce à ces dons le soldat du front pour qui notre revue est un rayon d'espérance, le petit malade de Briançon, la recevront gratuitement.

Nous ne pouvons citer ici toutes les lettres qui nous sont parvenues. Notons seulement que des personnes qui s'étaient désabonnées, depuis quelque temps, ayant lu notre appel, se sont immédiatement réabonnées, ne voulant pas, disent-elles, qu'Yggdrasill puisse disparaître, faute d'un petit sacrifice.

A tous, amis de longtemps ou lecteurs inconnus, nous adressons nos remerciements. Grâce à leur obole, non seulement Yggdrasill continuera, mais cette revue pourra parvenir à tous ceux qu'elle intéresse et qui hésitent devant l'aveu pourtant naturel de leur pauvreté présente. Elle sera servie aussi à tous les poètes du front qui nous l'ont demandée et qui la réclament comme "le meilleur d'eux-mêmes". Car la guerre n'a pas tué la poésie. Elle l'a au contraire exaltée et remise à la première place.

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[INDEX DES CONTRIBUTEURS]
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