dimanche 6 juillet 2014

L'ILE SONNANTE N°13 - JANVIER 1911

L'ILE SONNANTE
N°13 (Janvier 1911)
[Date de publication : Janvier 1911 - Couverture : Série (2e), Numéro, Date, Titre (en rouge), Sous-titre, Périodicité (Paraissant tous les mois), Sommaire, Prix du numéro, Adresse - 2e de couverture : Titre, Adresse, Rédaction ("Le Mardi de 5 heures et demie à 7 heures et demie"), Comité de Rédaction, Mentions ("Adresser toutes les communications à M. Michel Puy, 21, rue Rousselet, Paris (VIIe)", "Les manuscrits peuvent aussi être déposés chez MM. Charles Callet, 23, rue de Vaugirard, Paris, 6e (le samedi soir de 9 à 11 h.), Édouard Gazanion, 67, rue Caulaincourt, Paris, 18e (le mercredi de 5 à 7 h.), et Louis Pergaud, 6, rue des Ursulines, Paris, 5e (le mercredi soir, de 9 h. à 11 h.)", "Les auteurs sont seuls responsables de leurs articles", "Les manuscrits seront retournés aux auteurs qui en feront la demande, mais l'Administration de la Revue décline toute responsabilité en ce qui concerne les manuscrits qui viendraient à être perdus ou détruits.", "La revue ne paraît pas pendant les mois d'août et de septembre."), Abonnement, Abonnement d'essai (3 numéros : 1 franc) - 3e de couverture : Livres récents (liste), Publicité pour Le Courrier de la Presse - 4e de couverture : Revues à lire (Arlequin ; L'art libre ; Les Bandeaux d'or ; Le Beffroi ; Le Centaure ; La chronique des lettres françaises ; Le Divan ; Le Feu ; Les Guêpes ; Isis ; Les Marges ; Mercure de France ; La Nouvelle Revue FrançaiseL'Occident ; Pan ; La Phalange ; Les Poèmes ; Propos ; Les Rubriques Nouvelles ; Le Spectateur ; Vers et Prose- Bas de Page 96 : Gérant, Imprimeur - Pagination : 32 pages]
Sommaire
Guy Lavaud : Deux petits Poèmes : I. Le cher paysage qui m'avait souri... ; II. Comme un beau geste ouvert je voyais cette plaine... , poèmes (p. [65])
Eugène Montfort : De Reggio à Messine, récit de voyage [en note : "Tiré de En flânant de Messine à Cadix. Un ouvrage qui paraîtra cet hiver."] (p. [66]-70)
Paul Vimereu : L'Eveil des Ancêtres, conte (p. [71]-83)
[CHRONIQUES]
Tristan Derème  : Chronique des Poèmes [Au moment de prendre cette place, où brillait M. Roger Frène, il convient, semble-t-il, de découvrir le principe, la lampe que j'élèverai, pour éclairer l'oeuvre des poètes. Et je déclare aussitôt que le principe contraire peut être parfaitement valable. Cela est affaire de constitution et si j'avais un crâne autrement fait je penserais autrement. / On a dit que la critique devait être partiale et l'on a bien dit, car il faut que la critique soit vivante ; rien n'est beau sans être vivant ou pareil à la vie, et la vie n'est que partialité. La critique est une lutte où le critique s'efforce de faire triompher ses idées au moyen des œuvres ou contre elles. / Celui qui, tour à tour, en lisant, a senti comme Verlaine, Ronsard et Villon s'est enrichi. L'effet de la poésie (je ne dis pas son but) est de nous agrandir, nous ne l'aimons que pour cela et d'elle nous exigeons des émotions neuves et essentielles. Des émotions neuves, car ce qui n'est pas nouveau ne saurait évidemment rien ajouter à notre esprit qui ne peut contenir en double une émotion ou un sentiment. Des émotions essentielles, c'est-à-dire qui se rapportent au plus profond de nous-mêmes. Il importe peu que la gymnastique renforce notre gros orteil, mais nous voulons développer notre squelette, nos muscles, notre système nerveux, et ce sont les bases de notre être. De même, nous voulons voir grandir en nombre et en profondeur les sentiments qui sont le support de notre vie mentale et qui se rapportent à la notion d'existence et à ses dépendances les idées de mort, de nature, d'amour, de gloire. Ces sujets, dira-t-on, sont usés jusqu'à la corde. Il n'en est rien et si l'on veut considérer que Virgile, le trouvère de Roland, Villon, Racine, Baudelaire ont parlé de l'amour et de la mort, on devra reconnaître qu'ils l'ont fait chacun à leur manière, que nous pouvons gagner en lisant l'Enéïde, la Chanson de Roland, les Testaments, Phèdre et les Fleurs du Mal et que la route était presque aussi rebattue à la mort de Virgile qu'à la naissance de Baudelaire. / D'ailleurs si l'on me demande à quoi sert de nous agrandir, je répondrai que je l'ignore. Mais la tendance profonde de tous les êtres vivants est de se développer. Cette tendance est-elle bonne ou mauvaise, raisonnable ou absurde ? Peu nous importe. Elle est ; cela suffit. - (p. [84]-85) ; Charles Vildrac, Livre d'Amour (chez Eugène Figuière) - (p. 85-87) ; A. Belval-Delahaye, La Chanson du Bronze (chez l'auteur) - (p. 87) ; Jules Romains, Deux Poèmes (Mercure de France) - (p. 87-88) ; Les Poésies de Makoko Kangourou, publiées par Marcel Prouille et Charles Moulié (chez Dorbon aîné) - (p. 88)(p. [84]-88)
Édouard Gazanion : Les Revues ["Politique d'abord !" conclut M. Jean-Marc Bernard dans son "Discours sur le Symbolisme" (Les Guêpes, Octobre 1910) et, par ce terme de : discours, il faut bien se garder d'entendre : panégyrique. Voilà posée une fois encore la vieille querelle du classicisme... - (p. [89]-92) ; A Lire. - La Nouvelle Revue Française : "L'Otage" par Paul Claudel ; La Phalange : "Critobal, le Poète" (roman) par John-Antoine Nau ; Pan : "Poèmes" par Nicolas Beauduin, "Notes sur le poète André Spire" par Guy Lavaud, "Préciosités" proses par Marcel Rieu ; Les Nouvelles de la République des Lettres : "Par à travers" par André Salmon ; Les Muses : "Variations du Cœur pensif" par Mme Cécile Périn dont le manque de place m'empêche de parler plus longuement ; Le Feu : "Poèmes en prose" par Gabrielle Guisane, "Racine et M. René Fauchois" par Emile Sicard ; Les Guêpes : numéro de novembre consacré à "La Bataille de l'Odéon" ; L'Art libre : "Bouton d'képi" (nouvelle) par Francis Carco ; L'Occident : "Discipline" notes critiques, par Francis Vielé-Griffin ; Le Thyrse ; La Revue des Lettres et des Arts : "La Maison fermée" (nouvelle) par Mme Renée d'Ulmès ; La Voile Latine ; Les Marges : "Chrysanthèmes" poème en prose par Eugène Montfort ; La Renaissance contemporaine ; L'Amitié de France : "Maine de Biran" étude par Georges Dumesnil ; L'Art décoratif : "Le Salon d'Automne" par Louis Vauxcelles ; La Revue Septentrionale ; Propos ; Les Actes des poètes ; Le Penseur ; Le Spectateur ; La Jeune Wallonie ; La Province ; L'Action Régionaliste ; L'heure qui sonne ; L'Œuvre : "Ode" par Maurice de Faramond, "Paul Fort" étude par André Salmon ; La Rénovation morale ; La Chronique des Lettres Françaises ; L'Estello ; Les Rubriques nouvelles : "La Peinture de Camille Mauclair" par Emile Bernard ; Le Chroniqueur de Paris ; Les Nouvelles Françaises ; Ombres et Formes  : "Un Rêve", prose par Mme Annie de Pène ; Mercure de France : "Poèmes" de Louis Mandin. / Les Droits de l'Homme, journal hebdomadaire, Directeur : Paul-Hyacinthe Loyson. - (p. 92-93)] (p. [89]-93)
R[oger]. F[rène]., A[ndré]. L[afon]. (?), M[ichel]. P[uy]. Notes [Le ton familier. - Les jolies et simples lettres de Charles-Louis Philippe, en cours de publication, ne sont pas remarquables seulement par l'attrait naïf et poétique des mots et des choses qu'ils expriment, ou parce qu'elles nous découvrent la source généreuse et limpide d'où sont jaillis les récits du regretté romancier... - signé R. F. - (p. [94]-95) ; L'Œuvre. - Le 18 novembre dernier, le théâtre de l'Œuvre a représenté une tragédie rustique en un acte de M. Maurice de Faramond : Le Mauvais Grain... - signé A. L. - (p. 95) ; Le Prix Goncourt. - Nous ne tenons point ici en trop grande faveur les prix littéraires. Qu'ils soient décernés par l'Académie, par un magazine, par un comité, ou même à l'issue d'une récitation dans un théâtre, par le public, ils ne nous persuadent guère de la valeur de l'oeuvre primée. Pourtant il nous est difficile aujourd'hui de ne pas faire une exception en faveur du prix Goncourt, puisqu'il est revenu en 1910 à notre ami Louis Pergaud... - signé M. P. - (p. 95-96)]  (p. [94]-96)

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