Affichage des articles dont le libellé est ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES. Afficher tous les articles

vendredi 3 avril 2026

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES (2e année) N° 15 - JUIN 1891

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES
N° 15 (Juin 1891)
[Date de publication : Juin 1891 - Couverture : Imprimée en noir sur papier rouge ; Année, Volume, Numéro, Prix, Titre, Sommaire, Adresse, Date - 2e de couverture : Titre, Périodicité, Abonnements, Adresse ("M. Bernard Lazare, 28 rue de Bruxelles"), Mention ("Pour la vente au Numéro s'adresser à la Librairie Charles (dépositaire général), 8, rue Monsieur le Prince."), Dépôts ("En vente au numéro chez : Librairie de l'Art indépendant : 11, Chaussée d'Antin ; Marpon et Flammarion : 10, Boulevard des Italiens ; Id. Id. : 4, Rue Auber ; Id. Id. : 3, Boulevard St-Martin ; Id. Id. : 2, Rue Marengo ; Id. Id. : Galerie de l'Odéon ; Librairie Nouvelle : 15, Boulevard des Italiens ; Id. Id. : 3, rue de la Boëtie ; ; Sévin : 8, Boulevard des Italiens ; Truchy : 26, Boulevard des Italiens ; Dentu : Avenue de l'Opéra ; Sauvaitre : 72, Boulevard Haussmann ; Taride : 16-18, Boulevard St-Denis ; Jamati : 7, Boulevard St-Martin ; Vildier : 8, Boulevard Denain ; Weil : 9, Rue du Havre ; Taillefer : 67, Boulevard Malesherbes ; Méa : 1, rue du Havre ; Chaumont : 48, Rue de Rivoli ; Lecampion : 2, Passage du Saumon ; Baranger : 132, Rue Lafayette ; Tresse et Stock : 9-11, 13, Galerie du Théâtre-Français ; Librairie du Merveilleux : 29, rue de Trévise ; A. Lemerre : Passage Choiseul ; E. Paul : 100, Faubourg Saint-Honoré ; Cretté : Passage Véro-Dodat ; Martin : 93, Faubourg Saint-Honoré ; Brasseur Aîné : 45, Chaussée d'Antin ; Brasseur Jeune : Galeries de l'Odéon ; Léon Vanier : 19, Quai Saint-Michel ; Gagné et Boulinier : 19, Boulevard Saint-Michel ;  // ET // à Bordeaux : Librairie illustrée de la Gironde ; à Nîmes : A. Catelan : Rue Thoumayne ; à Bruxelles : chez Lacomblez, rue des Paroissiens ; à Liège : chez Vaillant-Carmanne, 8, rue St-Adalbert."- 3e de couverture : Chez divers éditeurs (œuvres de : Paul Adam, Jean Ajalbert, Maurice Barrès, Léon Dierx, Edouard Dujardin, Félix Fénéon, Emile Goudeau, F. Hérold, Gustave Kahn, Jules Laforgue, Grégoire Le Roy, Maurice Materlinck, Stéphane Mallarmé, Louis Ménard, Stuart Merrill, Ephraïm Mikhaël, Octave Mirbeau, Jean Moréas, Gabriel Mourey, Francis Poictevin, Pierre Quillard, Ernest Raynaud, Henri de Régnier, Adolphe Retté, J.-H. Rosny, Albert Saint-Paul, Jean E. Schmitt, Fernand Séverin, Jean Thorel, Charles Van Lerberghe, Georges Vanor, Paul Verlaine, Villiers de l'Isle-Adam, Francis Vielé-Griffin, T. de Wyzewa) - 4e de couverture : Appel (Lire ! Lire !! Lire !!! / LA WALLONIE / Directeur : Albert Mockel / LA WALLONIE / Directeur : Pierre N. Olin / LA WALLONIE / Directeur : Henri de Régnier / Communications : 6, Rue Boccador, Paris / Lire ! Lire !! Lire !!!) ; Imprimeur - Bas de page [224] : Gérant ; Imprimeur - Pagination : 32 pages]
Sommaire
Henri de Régnier : Victor Hugo et les symbolistes, étude [en épigraphe, citation de "L'un d'eux" : "Le bonhomme a du bon..."] (p. [193]-197)
Paul Adam : Le sublime entretien ou l'embarquement pour la gloire, récit  (p. [198]-201) 
Bernard Lazare : Entendons-nous, étude [en épigraphe, citation de Charles Morice : "Non plus que vous, je n'estime les théories qui se perpétuent dans l'abstraction. Je n'ai foi qu'aux œuvres." - à propos de la représentation de Chérubin de Charles Morice au Théâtre d'Art] (p. [202]-205) 
Alphonse Germain : A travers les jurys des salons, essai [en épigraphe, citation de Honoré de Balzac : "La nature n'a fait que des bêtes, nous devons des sots à l'état social."] (p. [206]-209) 
André-Ferdinand Hérold : Jeux officiels, essai (p. [210]-214) 
Francis Vielé-Griffin : Deux mots, essai [à propos de l'accusation faite au symbolisme et à Vielé-Griffin en particulier de n'être pas français] (p. [215]-217)
Félix Fénéon, B[ernard]. L[azare]., *** : Notes et notules, brèves [Le Salon des Arts libéraux (Juin 1891). - signé Félix Fénéon (p. [218]-219) ; Au Théâtre d'Art : Cette étrange représentation, dite, on ne sait pourquoi, Symboliste, que nous offrit le 21 mai, le Théâtre d'Art, a eu sans doute pour but de perturber définitivement la critique parisienne. En tout cas, elle aura eu quelque utilité. Elle nous aura permis d'applaudir deux maîtres aimés : Paul Verlaine et Stéphane Mallarmé ; et un des nôtres, d'entre ceux que désigne le plus incontestable des talents : Maurice Maeterlinck. Elle aura autorisé davantage les artistes à se retirer des déclamations obscures et vides que nous offrit M. Mendès, et des prétentieux travaux helvétiques que signa M. Charles Morice...  signé B. L. (p. 219) ; Le lamentable échec du "bénéfice Morice-Mendès" fera réfléchir, nous l'espérons, les personnes de bonne foi ou simplement charitables - qui se sont compromises littérairement dans cette triste affaire, dite de l'Echo de Paris... ; Comme commentaire à la lettre que M. Verlaine écrivit à l'Echo de Paris, nous extrayons ces quelques lignes d'une interview... ; Sur la dénonciation (inconsciente nous voulons croire) de M. Henry Fouquier - qui lui souhaitait un supplice tel "qu'il envierait les damnés du Dante" - M. R. de Gourmont vient d'être révoqué de sa charge de bibliothécaire à la Nationale : nous n'avons à apprécier ni l'article incriminé, ni l'attitude de l'administration ; mais cette façon (involontaire, sans doute) d'atteindre dans ses intérêts matériels un homme coupable d'avoir exprimé gratuitement des idées dont la réfutation vaut toujours quelques louis au contradicteur rémunéré, nous semble infiniment malhabile : en effet, si par pennurie des ressources "les Revues intermittentes" venaient à disparaître, où M. Fouquier prendrait-il ses inspirations ?... ; Certes, l'œuvre de M. Haraucourt suffisait à démontrer l'inconscience de ce poète, le goguenard M. Huret n'avait nul besoin de l'inciter à discourir. Il n'y a pas lieu de discuter les "théories" de M. Haraucourt... ; Un poète de toujours noble et belle attitude : Germain Nouveau, vient d'être enfermé dans un asile, conquis par la folie. M. Camille Sainte-Croix faisait lundi dans la Bataille appel au concours de tous ses confrères des Revues, pour soutenir la publication des œuvres de Nouveau, dont peut-être le mal n'est pas irrémissible... ; Le 13 mai, M. Marcel Prévost, ancien élève de l'Ecole Polytechnique, a inventé le Roman Romanesque... ; Les Livres et les Revues. - La traduction anglaise de l'Intruse, de Maurice Maeterlinck, due à Mary Vielé (W. H. Morrisson, à Washington éd.), est accueillie, en Amérique, par un grand succès... - (p. 222-223)Femmes et paysages, par Jean Ajalbert - (p. 223) ; L'Heure en exil (Vanier), par Dauphin Meunier ; Pétales de nacre (Vanier), par Albert Saint-Paul ; Nous aurons à parler des Pages que M. Mallarmé a fait publier chez l'éditeur Deman, à Bruxelles et de la Philosophie du siècle, par E. de Roberty (Félix Alcan, éditeur). ; La Conque, (3e liv.) - sommaire : Le tombeau du Conquérant. - J. M. de Hérédia ; Orphée, par Paul Valéry... ; La Jeune Belgique (Lacomblez, Bruxelles), n° de mai 91 - Panthée, par Charles van Lerberghe... ; L'adresse de M. Vielé-Griffin est : soit - 122, rue de la Pompe, à Paris, soit - à Nazettes, Indre-et-Loire.] (p. [218]-224)

[LISTE ALPHABÉTIQUE DES PETITES REVUES]
[INDEX DES CONTRIBUTEURS]
[INDEX DES RECENSÉS]
[ACTUALITÉ AUTOUR DES PETITES REVUES]

lundi 30 mars 2026

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES (2e année) N° 14 - MAI 1891

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES
N° 14 (Mai 1891)
[Date de publication : Mai 1891 - Couverture : Imprimée en noir sur papier rouge ; Année, Volume, Numéro, Prix, Titre, Sommaire, Adresse, Date - 2e de couverture : Titre, Périodicité, Abonnements, Adresse ("M. Bernard Lazare, 28 rue de Bruxelles"), Mention ("Pour la vente au Numéro s'adresser à la Librairie Charles (dépositaire général), 8, rue Monsieur le Prince."), Dépôts ("En vente au numéro chez : Librairie de l'Art indépendant : 11, Chaussée d'Antin ; Marpon et Flammarion : 10, Boulevard des Italiens ; Id. Id. : 4, Rue Auber ; Id. Id. : 3, Boulevard St-Martin ; Id. Id. : 2, Rue Marengo ; Id. Id. : Galerie de l'Odéon ; Librairie Nouvelle : 15, Boulevard des Italiens ; Id. Id. : 3, rue de la Boëtie ; ; Sévin : 8, Boulevard des Italiens ; Truchy : 26, Boulevard des Italiens ; Dentu : Avenue de l'Opéra ; Sauvaitre : 72, Boulevard Haussmann ; Taride : 16-18, Boulevard St-Denis ; Jamati : 7, Boulevard St-Martin ; Vildier : 8, Boulevard Denain ; Weil : 9, Rue du Havre ; Taillefer : 67, Boulevard Malesherbes ; Méa : 1, rue du Havre ; Chaumont : 48, Rue de Rivoli ; Lecampion : 2, Passage du Saumon ; Baranger : 132, Rue Lafayette ; Tresse et Stock : 9-11, 13, Galerie du Théâtre-Français ; Librairie du Merveilleux : 29, rue de Trévise ; A. Lemerre : Passage Choiseul ; E. Paul : 100, Faubourg Saint-Honoré ; Cretté : Passage Véro-Dodat ; Martin : 93, Faubourg Saint-Honoré ; Brasseur Aîné : 45, Chaussée d'Antin ; Brasseur Jeune : Galeries de l'Odéon ; Léon Vanier : 19, Quai Saint-Michel ; Gagné et Boulinier : 19, Boulevard Saint-Michel ;  // ET // à Bordeaux : Librairie illustrée de la Gironde ; à Nîmes : A. Catelan : Rue Thoumayne ; à Bruxelles : chez Lacomblez, rue des Paroissiens ; à Liège : chez Vaillant-Carmanne, 8, rue St-Adalbert."- 3e de couverture : Chez divers éditeurs (œuvres de : Paul Adam, Jean Ajalbert, Maurice Barrès, Léon Dierx, Edouard Dujardin, Félix Fénéon, Emile Goudeau, F. Hérold, Gustave Kahn, Jules Laforgue, Grégoire Le Roy, Maurice Materlinck, Stéphane Mallarmé, Louis Ménard, Stuart Merrill, Ephraïm Mikhaël, Octave Mirbeau, Jean Moréas, Gabriel Mourey, Francis Poictevin, Pierre Quillard, Ernest Raynaud, Henri de Régnier, Adolphe Retté, J.-H. Rosny, Albert Saint-Paul, Jean E. Schmitt, Fernand Séverin, Jean Thorel, Charles Van Lerberghe, Georges Vanor, Paul Verlaine, Villiers de l'Isle-Adam, Francis Vielé-Griffin, T. de Wyzewa) - 4e de couverture : Annonce (Par suite d'un compromis consenti par l'auteur virtuel, d'une part, et d'autre part, par le public généreux mais obsédé / Ne paraître jamais : L'HISTOIRE DU SYMBOLISME par Dogmaël Gloriodonte) ; Imprimeur - Bas de page [192] : Gérant ; Imprimeur - Pagination : 40 pages]
Sommaire
Francis Vielé-Griffin : Élucidations, polémique [à propos de l'article de Ferdinand Brunetière sur "Le Symbolisme contemporain" paru dans La Revue des Deux-Mondes du 1er avril 1891] (p. [153]-158)
Édouard Dujardin : Une préface, préface  [à La Comédie des Amours - précédée des lignes d'introduction suivantes : "En tête du volume de vers : la Comédie des Amours qu'il publie aujourd'hui, M. Edouard Dujardin a placé quelques mots d'explication touchant la forme de ses vers, et indiquant en même temps, d'une façon succincte, ses idées sur l'essence de la poésie. Voici cette préface :"] (p. [159]) 
F[rancis]. V[ielé]-G[riffin]. : Antonia (tragédie moderne), étude [à propos de la tragédie d'Edouard Dujardin jouée au Théâtre d'Application le 20 avril 1891] (p. 160-162) 
Théodore Randal : Conte pour le premier mai, récit [à M. Maurice Block, membre de l'Institut, auteur du roman des Suites d'une Grève - précédé d'une lettre de Randal à Block (p. [163])] (p. [163]-172) 
Paul Adam : Fleur d'antichambre, essai [à propos d'Edmond Haraucourt] (p. [173]-176) 
Henri de Régnier : Commentaire sur l'argent, essai (p. [177]-179) 
Bernard Lazare : Le Justicier, nouvelle (p. [180]-185) 
Louis Anquetin : Une protestation, lettre [précédée des lignes d'introduction suivantes : "Le jury du Champ-de-Mars, formé de peintres que des nécessités commerciales seules ont séparés de leurs frères du Palais de l'Industrie, ce jury, aussi obturés que tous les jurys, vient de refuser M. Anquetin, un peintre dont la probité et la sincérité artistique ne sont plus à discuter. M. Anquetin nous adresse à cette occasion la protestation suivante :"] (p. [186]-188)
*** : Notes et notules, brèves [Nous nous serions, peut-être, plu à discuter, ici, les esthétiques de certains contemporains notoires telles que les présente, depuis quelques numéros, une feuille plus boulevardière, sans doute, que littéraire : l'Echo de Paris. Malheureusement les rectifications qui nous parviennent trop nombreuses ne nous permettent pas de voir dans ces interviews des documents définitifs ; nous en sourirons donc, avec le public... ; Les Livres. - La Légende sceptique et Daniel Valgraive par J.-H. Rosny - (p. [189]-190) - signé P[aul]. A[dam]. ; [Liste des livres parus récemment accompagnés d'un très bref commentaire :] Le Royaume du Silence, par Georges Rodenbach ; La Comédie des Amours, par Edouard Dujardin ; Antonia, par Edouard Dujardin ; Au Pays du Mufle, par Laurent Tailhade ; Daniel Valgraive, par J.-H. Rosny ; Là-bas, par J.-K. Huysmans ; L'Ornement des noces spirituelles, par Ruysbroeck l'Admirable, traduit du flamand par Maurice Maeterlinck ; Poèmes et Ballades d'Algernon Swinburne, traduits par Gabriel Mourey ; A paraître dans les premiers jours de mai : La Joie de Maguelonne, mystère par A.-Ferdinand Hérold ; L'édition de luxe des cahiers d'André Wlter est en vente à la librairie de l'Art Indépendant. ; Le poème Au tombeau d'Hélène de M. Francis Vielé-Griffin, est annoncé par la Wallonie ; ajoutons que cette revue publiera, sous peu, de curieux Jeux parnassiens. ; A la Société nationale de musique a été donnée la première audition d'un quatuor pour instruments à cordes, œuvre nouvelle de Vincent d'Indy... ; Le "bénéfice Morice-Mendès" au Théâtre d'Art : le 26 mai. MM. Gauguin et Verlaine prêteront (!) l'appui de leurs hauts talents et de leurs difficultés matérielles à deux nobles ambitions trop longtemps sevrées des pures gloires... ; Dernière heure : Répondant à une délégation des Ouvriers du vers, qui s'était rendue au Luxembourg à l'occasion du 1er mai, M. Leconte de Lisle a admis en principe le vers de 8 pieds - l'Alexandrin restant facultatif - mais il a maintenu, avec une nouvelle énergie, que les vers de 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 9, 10, 11 pieds n'étaient pas des vers... ; M. Catulle Mendès, soucieux de ne pas laisser les lecteurs de l'Echo de Paris privés de poésie, après leur avoir offert exceptionnellement G. Rodenbach et E. Haraucourt, éprouve le besoin de rimer, avec moins de génie et plus de chevilles, si c'est possible, que feu M. de Banville, des odelettes sur des faits d'actualité, ou des sujets voluptueux, mais d'une sûre vacuité.] (p. [189]-192)

Document

"Quatrième de couverture" 

[LISTE ALPHABÉTIQUE DES PETITES REVUES]
[INDEX DES CONTRIBUTEURS]
[INDEX DES RECENSÉS]
[ACTUALITÉ AUTOUR DES PETITES REVUES]

mercredi 25 mars 2026

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES (2e année) N° 13 - AVRIL 1891

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES
N° 13 (Avril 1891)
[Date de publication : Avril 1891 - Couverture : Imprimée en noir sur papier rouge ; Année, Volume, Numéro, Prix, Titre, Sommaire, Adresse, Date - 2e de couverture : Titre, Périodicité, Abonnements, Adresse ("M. Bernard Lazare, 28 rue de Bruxelles"), Mention ("Pour la vente au Numéro s'adresser à la Librairie Charles (dépositaire général), 8, rue Monsieur le Prince."), Dépôts ("En vente au numéro chez : Librairie de l'Art indépendant : 11, Chaussée d'Antin ; Marpon et Flammarion : Boulevard des Italiens ; Id. Id. : Rue Auber ; Dentu : Avenue de l'Opéra ; Léon Vanier : 19, Quai Saint-Michel ; P. Sévin : Boulevard des Italiens ; Tresse et Stock : Galerie du Théâtre-Français ; Brasseur : Galeries de l'Odéon ; Savine : 12, Rue des Pyramides ; Librairie du Merveilleux : 29, rue de Trévise // ET // à Bordeaux : Librairie illustrée de la Gironde ; à Nîmes : A. Catelan : Rue Thoumayne ; à Bruxelles : chez Lacomblez, rue des Paroissiens ; à Liège : chez Vaillant-Carmanne, 8, rue St-Adalbert."- 3e de couverture : Chez divers éditeurs (œuvres de : Paul Adam, Jean Ajalbert, Maurice Barrès, Léon Dierx, Edouard Dujardin, Félix Fénéon, Emile Goudeau, F. Hérold, Gustave Kahn, Jules Laforgue, Grégoire Le Roy, Maurice Materlinck, Stéphane Mallarmé, Louis Ménard, Stuart Merrill, Ephraïm Mikhaël, Octave Mirbeau, Jean Moréas, Gabriel Mourey, Francis Poictevin, Pierre Quillard, Ernest Raynaud, Henri de Régnier, Adolphe Retté, J.-H. Rosny, Albert Saint-Paul, Jean E. Schmitt, Fernand Séverin, Jean Thorel, Charles Van Lerberghe, Georges Vanor, Paul Verlaine, Villiers de l'Isle-Adam, Francis Vielé-Griffin, T. de Wyzewa) - 4e de couverture : Annonce (Pour paraître : L'HISTOIRE DU SYMBOLISME par Dogmaël Gloriodonte) ; Imprimeur - Bas de page [152] : Gérant ; Imprimeur - Pagination : 56 pages]
Sommaire
Jules Laforgue : Notes inédites sur Baudelaire, notes (p. [97]-120)
Francis Vielé-Griffin : Patrie, essai  [à propos du "Joujou Patriotisme" de Remy de Gourmont et de l'article d'Henry Fouquier "Dilettantisme" qui y répondit] (p. [121]-123) 
Karl Marx et Friedrich Engels : Un manifeste, essai [extrait du Manifeste communiste de 1847, rédigé par Karl Marx et Friedrich Engels] (p. [124]-126) 
Bernard Lazare : Interview, interview [de Xavier de Montépin - en marge de l'Enquête sur l'évolution littéraire menée par Jules Huret] (p. [127]-131) 
Georges Lecomte : La Renommée aux cent bouches, conte (p. [132]-136) 
Paul Adam : Commerce de luxe, pamphlet [contre le duo de librettistes Henri Meilhac et Ludovic Halévy] (p. [137]-139)
*** : Notes et notules, brèves [Au cours d'un article dont il a été question plus haut, M. Henri Fouquier appelle dédaigneusement Villiers : M. de l'Isle-Adam. Quand on a osé écrire sur ce mort l'article ignoble qu'écrivit M. Fouquier, on devrait avoir calmé sa haine de raté et ne plus parler. Plus loin, M. Fouquier s'inquiète de "Leforgue que j'ignore"... ; "La rime riche c'est la vertu en poésie" dit M. Bergerat - dans un Figaro de mars ; non, la rime riche : accoupler, d'avance, des mots isophones auxquels on préfixe des syllabes, jusqu'à concurrence de douze par lignes (ce fût-il fait mentalement et avec une rapidité routinière) constitue la plus humiliante, peut-être, des opérations de l'esprit humain, et ravale l'être qui s'y adonne à l'état d'une machine à alexandrins... ; Le poète Théodore de Banville fut autre chose que ce prosodiste critiqué avec quelque acrimonie par une génération impatiente des règles... ; Le 29 mas est mort, à trente-un ans, Seurat, qui exposa : au "Salon", en 1883... ; Les Livres. - N.-B. - Notre collaborateur Bernard Lazare rend compte, tous les lundis dans le journal La Nation, des livres de la semaine. ; Les Cahiers d'André Walter (chez Perrin) - (p. 142) ; Les Fastes (Vanier) par Stuart Merrill - (p. 142-143) ; Les dernières fêtes (Lacomblez, à Bruxelles), par Albet Giraud - (p. 143) ; Confiteor (Comptoir d'édition), par Gabriel Trarieux - (p. 143-144) ; Diptyque, poèmes par Francis Vielé-Griffin dont voici le premier [suit la citation in extenso du premier des deux poèmes (p. 144-150)] ; La Meule (Tresse et Stock), par Georges Lecomte - (p. 150) ; Le Vierge (mêmes éditeurs), par Alfred Vallette - (p. 150) ; Annoncés pour le mois : deux volumes de vers par M. Gustave Kahn : Chansons d'Amants et Livre d'images. UUn grand poème, par M. Edouard Dujardin. Le Rêve de vivre, poème par M. Charles Morice. ; Ont paru les deux premiers numéros de la Conque, revue de vers tirée à cent exemplaires sur papier de luxe, et dirigée par quelques jeunes gens... ; Si l'Académie voulait bien comprendre qu'on n'impose pas des "sujets" à des poètes ; que cette prétention "d'imposer des sujets" est monstrueuse... ; Au Théâtre d'Art : La Fille aux Mains coupées de M. Pierre Quillard, avec ses vers sonores, simples et coloriés, vivifiés d'une illustration de gestes admirables et de hiératiques postures sur un fond de fresque (dû à M. Sérusier) ; Mlle Camée a énoncé le hautain et mélancolique poème de M. Stéphane Mallarmé, le Guignon. ; M. Shakespeare (Maire de la Nouvelle Orléans et, probablement auteur dramatique) approuve hautement le lynchage des bandits de la "Mafia"...] (p. [140]-152)

[LISTE ALPHABÉTIQUE DES PETITES REVUES]
[INDEX DES CONTRIBUTEURS]
[INDEX DES RECENSÉS]
[ACTUALITÉ AUTOUR DES PETITES REVUES]

samedi 21 mars 2026

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES (2e année) N° 12 - 1er MARS 1891

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES
N° 12 (1er mars 1891)
[Date de publication : 1er mars 1891 - Couverture : Imprimée en noir sur papier rouge ; Année, Volume, Numéro, Prix, Titre, Sommaire, Adresse, Date - 2e de couverture : Titre, Périodicité, Abonnements, Adresse ("M. Bernard Lazare, 28 rue de Bruxelles"), Dépôts ("En vente au numéro chez : Edmond Bailly : 11, Chaussée d'Antin ; Marpon et Flammarion : Boulevard des Italiens ; Id. Id. : Rue Auber ; Dentu : Avenue de l'Opéra ; Léon Vanier : 19, Quai Saint-Michel ; P. Sévin : Boulevard des Italiens ; Tresse et Stock : Galerie du Théâtre-Français ; Brasseur : Galeries de l'Odéon ; Savine : 12, Rue des Pyramides ; Librairie du Merveilleux : 29, rue de Trévise // ET // à Bordeaux : Librairie illustrée de la Gironde ; à Nîmes : A. Catelan : Rue Thoumayne ; à Bruxelles : chez Lacomblez, rue des Paroissiens ; à Liège : chez Vaillant-Carmanne, 8, rue St-Adalbert."- 3e de couverture : Chez divers éditeurs (œuvres de : Paul Adam, Jean Ajalbert, Maurice Barrès, Léon Dierx, Edouard Dujardin, Félix Fénéon, Emile Goudeau, F. Hérold, Gustave Kahn, Jules Laforgue, Grégoire Le Roy, Maurice Materlinck, Stéphane Mallarmé, Louis Ménard, Stuart Merrill, Ephraïm Mikhaël, Octave Mirbeau, Jean Moréas, Gabriel Mourey, Francis Poictevin, Pierre Quillard, Ernest Raynaud, Henri de Régnier, Adolphe Retté, J.-H. Rosny, Albert Saint-Paul, Jean E. Schmitt, Fernand Séverin, Jean Thorel, Charles Van Lerberghe, Georges Vanor, Paul Verlaine, Villiers de l'Isle-Adam, Francis Vielé-Griffin, T. de Wyzewa) - 4e de couverture : Annonces (Viennent de paraître : Robes rouges par Paul Adam / Le Jardin de Bérénice par Maurice Barrès // Pour paraître le 18 mars, anniversaire de la Commune : DIPTYQUE par Francis Vielé-Griffin) ; Imprimeur - Bas de page [96] : Gérant ; Imprimeur - Pagination : 32 pages]
Sommaire
Francis Vielé-Griffin : Qu'est-ce que c'est ?, essai [à propos du sens du mot "Symbolisme"] (p. [65]-66)
Paul Adam : Artisans, étude  [à propos de romanciers feuilletonnistes : Guy de Maupassant, Alphonse Daudet, Paul Bourget] (p. [67]-73) 
Bernard Lazare : Les incarnations, conte [en épigraphe, citation de "La Gnose" : "- Que ne saisis-tu de l'absolu ? / - Que ne vient-il vers moi ?"] (p. [74]-84) 
Jean Thorel : Le droit à l'ignorance, essai (p. [84]-90) 
Henri de Régnier : Francis Poictevin, étude (p. [91]-95)
*** : Notes et notules, brèves [Le grand nombre de nos confrères ont consacré des comptes-rendus sympathiques à la belle manifestation littéraire du 2 février ; nous les en remercions d'autant plus volontiers qu'ils nous avaient habitués à moins de courtoisie. Seuls - ou presque seuls - un parnassien M. Blémont, et un rédacteur de troisième page au Soleil s'insurgent : le premier (à quel propos ?) sort le cadavre de Valade qu'il veille, dit-il, dans la morgue Lemerre ; l'autre se plaint que nous "exigions" son respect - c'est beaucoup dire ; toutefois, s'il était de nos prérogatives "d'exiger" quoique ce fut des prosateurs de son ordre, ce serait, effectivement, le respect de l'art - traduit par un silence absolu. Mais le mot de la situation a été dit par l'Eclair. " Ce banquet marque une date dans l'histoire de notre Poésie Française - ne serait-ce que celle des funérailles du... Parnasse contemporain". ; La Wallonie nous fait savoir que, selon des journaux belges (nous les lisons peu, et c'est nous qui y perdons), le directeur du Théâtre Libre, "cédant à la pression d'auteurs (?) français, jaloux du succès d'un étranger, ne jouera pas la Princesse Maleine." On nous somme de protester, or : Nous n'entretenons pas de relations même commerciales, avec M. Antoine, lequel, souvent, annonce des pièces qu'il ne monte pas ; nous croyons fermement, ainsi, que ce directeur n'a jamais eu l'intention de jouer la Princesse Maleine ; quant à considérer M. Maeterlinck comme "un étranger", la langue qu'il écrit nous l'interdit en littérature. ; Notre collaborateur Bernard Lazare fait tous les lundis, la chronique des livres au journal La Nation.] (p. [96])

[LISTE ALPHABÉTIQUE DES PETITES REVUES]
[INDEX DES CONTRIBUTEURS]
[INDEX DES RECENSÉS]
[ACTUALITÉ AUTOUR DES PETITES REVUES]

mardi 17 mars 2026

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES (2e année) N° 11 - 1er FÉVRIER 1891

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES
N° 11 (1er février 1891)
[Date de publication : 1er février 1891 - Couverture : Imprimée en noir sur papier rouge ; Année, Volume, Numéro, Prix, Titre, Sommaire, Adresse, Date - 2e de couverture : Titre, Périodicité, Abonnements, Adresse ("M. Bernard Lazare, 28 rue de Bruxelles"), Dépôts ("En vente au numéro chez : Edmond Bailly : 11, Chaussée d'Antin ; Marpon et Flammarion : Boulevard des Italiens ; Id. Id. : Rue Auber ; Dentu : Avenue de l'Opéra ; Léon Vanier : 19, Quai Saint-Michel ; P. Sévin : Boulevard des Italiens ; Tresse et Stock : Galerie du Théâtre-Français ; Brasseur : Galeries de l'Odéon ; Savine : 12, Rue des Pyramides ; Librairie du Merveilleux : 29, rue de Trévise // ET // à Bordeaux : Librairie illustrée de la Gironde ; à Nîmes : A. Catelan : Rue Thoumayne ; à Bruxelles : chez Lacomblez, rue des Paroissiens ; à Liège : aux bureaux de la Wallonie, 8, rue St-Adalbert."- 3e de couverture : Chez divers éditeurs (œuvres de : Paul Adam, Jean Ajalbert, Maurice Barrès, Léon Dierx, Edouard Dujardin, Félix Fénéon, Emile Goudeau, F. Hérold, Gustave Kahn, Jules Laforgue, Stéphane Mallarmé, Stuart Merrill, Ephraïm Mikhaël, Jean Moréas, Gabriel Mourey, Francis Poictevin, Ernest Raynaud, Henri de Régnier, Adolphe Retté, J.-H. Rosny, Albert Saint-Paul, Jean E. Schmitt, Jean Thorel, Georges Vanor, Paul Verlaine, Villiers de l'Isle-Adam, Francis Vielé-Griffin, T. de Wyzewa) - 4e de couverture : Encart publicitaire (Jean Moréas / LE PELERIN PASSIONNE / L. Vanier, éditeur), Annonce (Sous Presse : DIPTYQUE de Vielé-Griffin) ; Imprimeur - Bas de page 64 : Gérant ; Imprimeur - Pagination : 32 pages]
Sommaire
Henri de Régnier : A propos des mémoires d'un homme de qualité, étude [à propos d'Edmond de Goncourt] (p. [33]-39)
Alphonse Germain : Aux intellectuels, essai  [en épigraphe, citation de Balzac : "L'Etat pourrait solder le talent, comme il solde la Baïonnette ; mais il tremble d'être trompé par l'homme d'intelligence comme si l'on pouvait longtemps contrefaire le génie."] (p. [40]-44) 
Paul Adam : Au vieillard !, essai (p. [45]-48) 
Edmond Cousturier : La paix chez soi et à l'extérieur, essai (p. [49]-52) 
Bernard Lazare : Les Fleurs, conte [à Stuart Merrill - en épigraphe, citation de Shelley : "Et je regardai la profondeur du lac paisible."] (p. [53]-57)
Francis Vielé-Griffin : Le banquet d'hier, compte rendu [à propos du "banquet du Pèlerin passionné" offert à Jean Moréas] (p. [58]-62)
*** : Notes et notules, brèves [Les livres. - Le don d'enfance de Fernand Séverin (p. [63]) ; Le Pèlerin passionné, par Jean Moréas (p. 30-31) ; M. Maurice Maeterlinck achève une introduction à l'Ornement des noces spirituelles, par Ruysbroeck l'Admirable, traduit du flamand par l'auteur de la Princesse Maleine... ; Dans le n° du 7 janvier d'Art et critique, M. Jean Jullien, qui fut le directeur si accueillant de cette revue où (si nous ne nous trompons), - en Magnard qui ne fit pas regretter l'autre, - il rédigea de petites chroniques signées Gorgias, annonce que cet hebdomadaire cesse de paraître... ; Dans les Débats, sous la signature de Monsieur Paul Desjardins, jeune et désinvolte normalien, cette phrase qu'on n'inventerait pas. / "Or, je voudrais aujourd'hui (pour complaire à quelques amis, et quoique la littérature ne soit pas mon affaire propre) indiquer d'où viennent ces jeunes gens, et ce qui a chance de rester d'eux, tout éphémère qu'ils soient."... ; Les Parisiens qui eurent le 27 janvier 1889 la velléité de reconquérir, par un vote célèbre, leur liberté, l'ont perdue définitivement cette année vers la même date. / La fille Elisa et Thermidor ont dû prendre à leur tour le chemin de l'exil. ; M. Sulpice Bouchor fait représenter aux Marionnettes un mystère qui traite d'un curieux cas d'obstétrique légendaire mis en vers par Bouasse Lebel. ; Vient de paraître : Chez Kolb : Robes rouges par Paul Adam ; chez A. Lemerre : Presque par Francis Poictevin. ; Le Théâtre d'art consacrera sa soirée du 27 février à : L'Après-midi d'un faune, de Stéphane Mallarmé, et au Mystère de la Fille aux mains coupées, de Pierre Quillard.] (p. [63]-64)

[LISTE ALPHABÉTIQUE DES PETITES REVUES]
[INDEX DES CONTRIBUTEURS]
[INDEX DES RECENSÉS]
[ACTUALITÉ AUTOUR DES PETITES REVUES]

lundi 16 mars 2026

FRANCIS VIELÉ-GRIFFIN : LES ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES, UN « FUMOIR SPÉCULATIF »

"Francis Vielé-Griffin", par Jean Veber (1898)
Francis Vielé-Griffin (1864-1937) fut l'un des grands poètes du Symbolisme. "Son vers, dira André Breton qui l'admirait, est le plus ensoleillé de l'époque, le plus fluide". Son œuvre, importante et pourtant méconnue, influença non seulement la deuxième génération symboliste, mais aussi celles qui suivirent. Il est un des rares hérauts du mouvement de 1886 à avoir été publié à la nrf de Gallimard sans renier ni ses maîtres ni même le Symbolisme. Et c'est tout naturellement qu'il fut élu président de l'Académie Mallarmé à sa fondation en février 1937. Essentiellement poète, il fut aussi un homme de revues. Fondateur, avec Paul Adam et Henri de Régnier, des Entretiens politiques & littéraires (1890-1893), on retrouve son nom dans la plupart des publications de la fin-de-siècle et dans de nombreuses revues de jeunes parues dans les vingt premières années du siècle suivant. L'énumération des titres en serait, certes instructive, mais aussi bien fastidieuse, aussi nous contenterons-nous de mentionner celles, déjà bibliographiées ici, dans lesquelles son nom apparaît : Les Heures, Tablettes, L'Occident, Les Bandeaux d'or, Vers et Prose, La Vie des Lettres, Le Recueil pour Ariane ou le pavillon dans un parc, L'ÉventailLes Cahiers, Les Trois RosesLe Buccin, Le Manuscrit autographe. Lançant leur enquête sur "les revues d'avant-garde" pour le n° 62-66 (décembre 1924) de Belles-Lettres, Maurice Caillard et Charles Forot ne pouvaient manquer de l'interroger. Et, puisque nous avons entrepris de publier les notices bibliographiques de plusieurs livraisons des Entretiens politiques & littéraires, nous reproduisons opportunément la longue réponse de leur directeur.

FRANCIS VIELÉ-GRIFFIN

Lutèce, la Vogue, la seconde Vogue avaient disparu ; un besoin de travail esthétique et créateur avait induit les meilleurs d’entre les jeunes écrivains en l’espoir qu’un répit leur serait accordé de quelques années, leur permettant l’élaboration recueillie de l’œuvre qui était en eux. Ils ne réclamaient que la déférence, de l’attente et du silence ; mais il n’en pouvait être ainsi. Des principes tumultueusement émis avaient soulevé trop d’hostilités. Le journalisme ne s’était pas encore imposé les règles commerciales qui en font aujourd’hui, en matière littéraire, une manière d’entreprise de publicité avec ses tarifs que connaissent les éditeurs. Le journaliste trouvait motif à copie où il lui plaisait ; il lui était loisible de citer nominalement un homme de lettres sans que celui-ci ou son éditeur eussent à passer au préalable à la caisse du patron ou de l’administrateur. Nos rédacteurs de feuilles boulevardières trouvaient, donc, un stimulant inépuisable à leur verve dans cette « décadence » et ces « décadents » hypothétiques. Au surplus, ils rendaient ainsi service à la littérature nouvelle, car la négation, en pareil cas surtout, vaut l’affirmation ; et les jeunes écrivains débordés par les communiqués de l’Argus de la Presse, s’amusaient volontiers de tout ce bruit offensif et même profitable à leurs idées, ne songeant même pas à y mêler leurs voix.

Tout pourtant n’était pas gracieux dans ces appréciations, ou mieux, ces dépréciations de leurs efforts ; mais leur existence publique s’en confirmait de jour en jour, c’était, se disaient-ils, au souvenir du « barbare fou », de Victor Hugo, au « balai ivre », d’Eugène Delacroix, une des formes de la gloire. Cependant le Naturalisme avait déteint sur la phraséologie des homes d’esprit du Figaro, et c’est, non sans quelque dégoût révolté, que nos jeunes idéalistes y lisaient en nouvelle à la main, après un préambule plutôt pénible concernant la Tour d’ivoire, cet aphorisme : « les Symbolistes sont donc des Poë de chambre ? » L’esprit français a connu plus de finesse ! Aussi bien, lorsque Émile Zola lui-même, irrité autant qu’étonné de n’avoir pas enterré avec Victor Hugo l’Idéalisme et la Poésie, s’emportait, dans un article du dit Figaro, jusqu’à traiter nos Symbolistes d’« empoisonneurs », tels de ceux-ci sentirent que l’heure de la réserve laborieuse et du silence fécond n’avait pas encore sonné pour eux.

Paul Adam rentré de Nancy, l’âme encore frémissante d’une campagne électorale, s’aboucha avec Vielé-Griffin et Henri de Régnier : ils rédigèrent une réponse que Maurice Barrès le nouveau député s’offrit à faire passer dans la Presse.

Elle était fort digne, fort noble et fort belle, si je me souviens, cette réponse : je regrette de n’en avoir pas gardé la minute. La Presse nous renvoya au Figaro où avait paru l’attaque ; là, Francis Magnard, guidé par l’amabilité déférente qui caractérisa toujours ses rapports avec les lettrés, fut remarquer aux jeunes protestataires que leurs signatures n’avaient pas assez de poids : « Apportez-moi, disait-il au résumé, un manifeste, un grand article que signera un groupe nombreux, je vous le ferai passer en première colonne. »

Il apparaissait très clairement dès lors qu’une campagne affirmatrice devrait être entreprise et, devant les procédés dilatoires des journaux qui par ailleurs accumulaient leurs diffamations, on se résolut à publier une « revue de combat » : c’est l’origine des Entretiens politiques et littéraires, dont le titre lui-même est une petite révolution.

La littérature, depuis bien des années, s’était murée dans sa « Tour d’ivoire » ; désormais, elle se mêlerait activement au problème quotidien. Sans doute, du socialisme chrétien mâtiné de boulangisme, elle marcha assez rapidement aux conclusions logiques et follement idéalistes de l’anarchie : C’est au bruit des explosions et par l’éloge de Ravachol que se clôt cette première intrusion de l’idéalisme symboliste dans l’art de gouverner la cité ! Il n’en faut pas moins constater que les débuts de « l’intellectualisme » politique dont nous ne voulons pas apprécier le rôle prépondérant dans l’histoire des trente dernières années de République française, se retrouveront en partie dans cette petite feuille rouge, dont furent nommés rédacteurs en chef et successivement le catholique Georges Vanor et le sémite Bernard Lazare. Je ne sais, tant ces épisodes sont liés aux souvenirs et aux amitiés de ma jeunesse, s’il me serait possible d’analyser sans longueur et sans partialité, ces trois années de combats joyeux pour le triomphe d’un idéal de logique et de liberté. Depuis nos divergences se sont accentuées, nos routes ont bifurqué, la mort est intervenue…, et la Vie et les ambitions amoindrissantes.

Aussi bien, peut-on se borner à citer l’avant-propos du troisième volume :

« Il n’est peut-être pas inconvenant, au début de cette année 1892, la troisième de notre périodicité, de préciser le caractère, déjà sensible, de cette publication.

Fréquemment (et nous aurions mauvais gré de n’en pas remercier nos gracieux critiques) des juges ont compris, en bonne place, ces Entretiens dans des énumérations de « jeunes revues » ; or nous ne saurions accepter, sans arrogance, cette double gracieuseté… Non, ces Entretiens n’ont eu souci que de justifier leur titre même…

Appellerons-nous ce léger in-16 carré un « fumoir spéculatif » ; où se donnent rendez-vous quelques esthètes pour y deviser des choses qui les sollicitent, au hasard des circonstances ? Peut-être serait-ce quelque peu prétentieux ; mais, puisque la métaphore nous guide, admettons que M. Paul Adam ouvre grande notre croisée, parfois, pour haranguer d’un beau socialisme idéiste la Rue, puis, se retournant, symétrise en larges synthèses nos divergences esthétiques ; admettons que M. Henri de Régnier se penche, silencieux, pour allumer son cigare d’un feuillet embrasé des Rougon-Macquart ; M. Félix Fénéon déchiffre, en se jouant, d’illisibles manuscrits de Jules Laforgue que lui communiqua M. T. de Wyzéwa ; M. Bernard Lazare narre quelques légendes noblement ou cruellement symboliques ; M. Jean Thorel avertit ; M. Pierre Quillard approuve, à demi ; M. Lucien Muhlfeld logique, objecte ; là, MM. É. Dujardin, G. Vanor, Th. Randal, A. Germain ; ici, MM. Ferdinand Hérold, É. Goudeau, J.-E. Schmitt, G. Mourey, J. Cousturier, G. Lecomte ; M. Bailly donne un conseil ; M. Vanier un renseignement ; d’un sourire, MM. Mallarmé et Verlaine, nos maîtres, approuvent ou admonestent ; la porte toujours, entrebâillée, s’ouvre sur de nouveaux survenants : MM. André Gide, Stuart Merrill, Pierre Louÿs, d’autres, et tant qu’il restera métaphoriquement un fauteuil et un cigare… »

« Fumoir spéculatif », en effet, riche d’hyperboles et de gaîté : sérieux d’âme et de pensées que voile un paradoxe, amour sans limite et sans restriction de l’art et de la justice, union dans cette grande folie du rêve et de l’espoir qui magnifie toute jeunesse au seuil de la réalité, et qui est la noblesse perpétuée de l’humanité même. Nous avons connu aux jours lointains de cette « terreur symboliste » qui dura plusieurs années, j’en appelle à ceux qui abordèrent leur vingtième année à mes côtés, des joies et des triomphes qu’aucune gloriole académique ne pourra égaler. Aucune victoire pour une âme bien trempée ne vaudra la lutte ; et l’acquiescement unanime lui apparaît de loin comme la décrépitude de l’Idée qui a porté son fruit.

Ainsi parlions-nous dans notre « fumoir spéculatif » ; et, pour le public, nous rédigions paradoxes et lazzis, notules hyperboliques et déconcertantes ; lui faisant assavoir, en caractères gras, que : « Pour être appréciés, ces Entretiens doivent être lus avec attention et intelligence. »

En politique, si politique il y eut ? la simplicité logique et généreuse de nos collaborateurs fut dévastatrice de toute notion concrète ; ils n’acceptaient que l’absolu ! Vanor réclamait le châtiment des blasphémateurs et que la langue des banqueteurs du Vendredi-Saint fût percée d’un fer rouge ; Bernard Lazare, devant l’affolement que produisit l’acte de Ravachol, citant Berthelot lui-même alors ministre, publiait, malgré telle ordonnance assez naïve d’un gouvernement paternel, la formule de la dynamite !

Les Entretiens politiques et littéraires naquirent, semble-t-il, à leur heure pour souligner de leur attitude l’élargissement des préoccupations intellectuelles des jeunes lettrés de cette heure précise. On peut dire d’eux, sans exagérer la portée de cette équipée de jeunesse ni chercher l’origine de toute la pensée contemporaine dans ces trop brefs feuillets hyperboliques, qu’ils furent trop goûtés de l’élite d’alors et trop imités par la suite pour n’avoir pas correspondu à des nécessités intimes.

C’est au Mercure de France, dont Alfred Vallette promettait de faire une revue née pour la durée, et on sait qu’il a tenu sa promesse, que se consolida le mouvement « symboliste ».

Les Entretiens, « faculté de combat », s’effacèrent à l’heure par nous choisie, leur but étant atteint.

(p. 204-207)

mercredi 11 mars 2026

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES (2e année) N° 10 - 1er JANVIER 1891

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES
N° 10 (1er janvier 1891)
[Date de publication : 1er janvier 1891 - Couverture : Imprimée en noir sur papier rouge ; Année, Volume, Numéro, Prix, Titre, Sommaire, Lieu de publication, Éditeur, Adresse, Date - 2e de couverture : Titre, Périodicité, Abonnements, Adresse de l'administration ("M. Edmond Bailly, 11 rue de la Chaussée d'Antin"), Dépôts ("En vente au numéro chez : Edmond Bailly : 11, Chaussée d'Antin ; Marpon et Flammarion : Boulevard des Italiens ; Id. Id. : Rue Auber ; Dentu : Avenue de l'Opéra ; P. Sévin : Boulevard des Italiens ; Tresse et Stock : Galerie du Théâtre-Français ; Brasseur : Galeries de l'Odéon ; Savine : 12, Rue des Pyramides // ET // à Bordeaux : Librairie illustrée de la Gironde ; à Nîmes : A. Catelan : Rue Thoumayne ; à Bruxelles : chez Lacomblez, rue des Paroissiens ; à Liège : aux bureaux de la Wallonie, 8, rue St-Adalbert."- 3e de couverture : Chez divers éditeurs (œuvres de : Paul Adam, Jean Ajalbert, Edmond Bailly, Maurice Barrès, Paul Bourget, Léon Dierx, Edouard Dujardin, Félix Fénéon, Emile Goudeau, F. Hérold, Gustave Kahn, Jules Laforgue, E. Mikhaël et Bernard Lazare, Stéphane Mallarmé, Stuart Merrill, Ephraïm Mikhaël, Gabriel Mourey, Jean Moréas, Francis Poictevin, Henri de Régnier, Adolphe Retté, J.-H. Rosny, Albert Saint-Paul, Jean E. Schmitt, Jean Thorel, Georges Vanor, Paul Verlaine, Villiers de l'Isle-Adam, Francis Vielé-Griffin, T. de Wyzewa) - 4e de couverture : Annonces (Viennent de paraître / EN DECOR par Paul Adam / LE PELERIN PASSIONNE par Jean Moréas / LA GLOIRE DU VERBE par Pierre Quillard // Sous Presse : LE MIROIR DES LEGENDES par Bernard Lazare / ROBES ROUGES par Paul Adam / LES FASTES par Stuart Merrill / EURYTHMIE par Francis Vielé-Griffin) - 2 feuillets publicitaires reliés en tête et fin de numéro : [a] "Chemins de fer de l'Est / Voyages d'excursion avec itinéraires tracés d'avance, au gré des voyageurs" ; [b] "Théâtre Robert-Houdin / 8, Boulevard des Italiens / G. Méliès, Directeur-Propriétaire" ; [c] "Chemins de fer de l'Ouest / Services quotidiens rapides entre Paris et Londres par Dieppe et Newhaven" ; [d] "Chemin de fer d'Orléans / Voyages dans les Pyrénées" - Bas de page 32 : Gérant ; Imprimeur - Pagination : 32 pages]
Sommaire
Jules Laforgue : Dragées grises, aphorismes inédits [précédés des lignes d'introduction suivantes : "Au printemps de 1886, Jules Laforgue écrivit des aphorismes successivement intitulés : PRALINES CREUSES, GRAINS D'ALOES, DRAGEES A AVALER, DRAGEES GRISES. / Ceux qui parvinrent à leur rédaction définitive furent par lui publiés dans LA VOGUE du 25 avril 1886 sous le titre de MENUES DRAGEES AU CAMPHRE. / Les autres sont exactement reproduits ci-après, même informes."] (p. [1]-10)
Paul Adam : Le Parlementarisme, essai  (p. [11]-15) 
Pierre M. Olin : Jameson et Parnell devant la conscience anglaise, essai [à propos de l'explorateur et naturaliste James Sligo Jameson et du politicien irlandais Charles Stewart Parnell] (p. [16]-19) 
Henri Mazel : Le règne des vieux, essai (p. [20]-25) 
Francis Vielé-Griffin : Pourquoi pas ?, polémique [à propos de Maurice Barrès et Jean Moréas] (p. [26]-28)
*** : Notes et notules, brèves [Bibliographie. - En Décor de Paul Adam - signé R. (p. [29]-30) ; Le Pèlerin passionné, par Jean Moréas (p. 30-31) ; Vient de paraître. - Chez Tresse et Stock : L'Imprévu par Gustave Guiches. Une étude d'égoïste, terne et grise, écrite d'une façon honorable et sans charme. ; Chez Genonceaux : Les chants de Maldoror, par le comte de Lautréamont. Réédition d'un livre qui laisse loin derrière lui les hurlements de Pétrus Borel le Lycanthrope, mais qui ne requiert pas un plus grand intérêt que le Champavert. ; A la Librairie de l'Art indépendant : Tête d'or, un drame sans nom d'auteur, où quelques belles scènes visiblement (trop peut-être) inspirées de Shakespeare et d'Eschyle. Nous ne comprenons pas, d'après quelles lois rythmiques ce poème est écrit. ; A Gand : L'Etudiant socialiste, journal mensuel. ; Pour paraître prochainement : Aénor, poème légendaire, par A. Delaroche. L'Echarpe d'Iris, par A. Saint-Paul - (p. 31) ; A la Librairie de l'Art Indépendant, et chez Lacomblez, à Bruxelles : Les Quatre Faces par Bernard Lazare (Edition des Entretiens Politiques et Littéraires) ; Le monde des théâtres. - La honteuse saturnale où l'on a traîné le cadavre de Bizet se complète par l'annonce d'un concours poétique : douze rimeurs éventuels, après avoir touché quelques francs en salaire, verront - à en croire le prospectus - leur œuvre imprimée et ornée de leur propre portrait, à l'eau-forte... ; A l'Odéon Tartufe : M. Maurice Barrès, attitude correcte, conférencie debout et débite de mémoire...] (p. [29]-32)

[LISTE ALPHABÉTIQUE DES PETITES REVUES]
[INDEX DES CONTRIBUTEURS]
[INDEX DES RECENSÉS]
[ACTUALITÉ AUTOUR DES PETITES REVUES]

vendredi 6 mars 2026

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES N° 9 - 1er DÉCEMBRE 1890

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES
N° 9 (1er décembre 1890)
[Date de publication : 1er décembre 1890 - Couverture : Imprimée en noir sur papier rouge ; Année, Numéro, Prix, Titre, Sommaire, Lieu de publication, Éditeur, Adresse, Date - 2e de couverture : Titre, Périodicité, Abonnements, Adresse de l'administration ("M. Edmond Bailly, 11 rue de la Chaussée d'Antin"), Mention ("Tout abonnement non perçu directement par M. Bailly n'est pas valable."), Dépôts ("En vente au numéro chez : Edmond Bailly : 11, Chaussée d'Antin ; Marpon et Flammarion : Boulevard des Italiens ; Id. Id. : Rue Auber ; Dentu : Avenue de l'Opéra ; P. Sévin : Boulevard des Italiens ; Tresse et Stock : Galerie du Théâtre-Français ; Brasseur : Galeries de l'Odéon ; Savine : 12, Rue des Pyramides // ET // à Bordeaux : Librairie illustrée de la Gironde ; à Nîmes : A. Catelan : Rue Thoumayne ; à Bruxelles : chez Lacomblez, rue des Paroissiens ; à Liège : aux bureaux de la Wallonie, 8, rue St-Adalbert."- 3e de couverture : Encarts publicitaires (Lire : La Jeune Belgique (10e année) / Directeur : Valère Gille / Éditeur : Paul Lacomblez / Rédaction : 55, Boulevard d'Anderlecht, Bruxelles // Lire : La Wallonie / Revue mensuelle de littérature et d'art / Directeurs : MM. M. A. Mockel, P.-O. Olin, H. de Régnier / Bureaux : Rue Saint-Adalbert, 8, Liège.) - 4e de couverture : Annonce (Vient de paraître / Chez Savine, 12, rue des Pyramides, Paris / EN DECOR par Paul Adam // Chez Vanier / LE PELERIN PASSIONNE par Jean Moréas) ; Imprimeur - 2 feuillets publicitaires reliés en tête et fin de numéro : [a] "Chemins de fer de l'Est / Voyages d'excursion avec itinéraires tracés d'avance, au gré des voyageurs" ; [b] "Théâtre Robert-Houdin / 8, Boulevard des Italiens / G. Méliès, Directeur-Propriétaire" ; [c] "Chemins de fer de l'Ouest / Services quotidiens rapides entre Paris et Londres par Dieppe et Newhaven" ; [d] "Chemin de fer d'Orléans / Voyages dans les Pyrénées" - Bas de page 320 : Gérant ; Imprimeur - Pagination : 32 pages]
Sommaire
Bernard Lazare : Les quatre faces, essai [à la très vénérée mémoire des poètes qui sont morts misérables et bafoués - critique, sous la forme d'un dialogue, de quatre parnassiens : Théodore de Banville, François Coppée, Armand Silvestre et Catulle Mendès] (p. [289]-300)
Paul Adam : Avis à l'enfant, essai  (p. [301]-306) 
Henri de Régnier : A la mémoire de la Forêt de S..., essai (p. [307]-310) 
A.-Ferdinand Hérold : César Franck, nécrologie (p. [311]-312) 
Francis Vielé-Griffin : L'abstentionnisme, essai (p. [313]-314)
*** : Notes et notules, brèves [Les Livres. - Derniers vers de Jules Laforgue - (p. [315]-316) ; La Gloire du Verbe, par Pierre Quillard (Librairie de l'Art indépendant) - (p. 316-317) ; Vient de paraître, à la Librairie de l'Art Indépendant : Le Bouddhisme ésotérique de Sinnet, traduit de l'anglais par C. Lemaitre ; Physiologie de l'amour moderne, par Paul Bourget (A. Lemerre, éditeur) - (p. 317-318) ; Le Pèlerin passionné de M. Jean Moréas, paraîtra le 6 décembre chez Vanier ; En Décor, par Paul Adam, vient de paraître chez A. Savine ; Comme tous les ans, la vertu vient d'être couronnée à l'Académie Française - toute recrépie, cette année, pour la réception imminente de l'aède de Saulce de Freycinet, dont le duc d'Aumale veut consacrer solennellement le haut talent ; - M. Léon Say, financier austère et législateur, avait été choisi, en cette fête préliminaire, comme Coryphée... ; D'après une étude du Dr Régnard, la putréfaction n'a pas lieu dans les substances putrescibles soumises à une pression de 600 à 700 atmosphères... ; Un certain Boulanger (par le député de Clignancourt), sénateur de son métier, vient d'affirmer, en une phrase lapidaire, le respect que l'Etat professe pour les juges qu'il nous impose... ; Nous avons remarqué avec plaisir que le Gil Blas, curieux - à l'occasion de cette pauvre petite cérémonie rouennaise - de l'opinion de ses contemporains sur Flaubert, n'a pas oublié de consulter M. Chincholle et M. Maxime Ducamp... ; Nous lisons, émerveillés : "On signale, en Vénétie, un propriétaire qui, pour protéger les raisins de ses vignobles contre de menus gaspillages consacrés par une coutume universelle, fait mettre une muselière à chacun de ses vendangeurs. Le fait s'explique par l'état de misère dans lequel se trouvent les habitants de la Vénétie, où la famine exerce d'épouvantables ravages"... ; Dans le monde des théâtres les "maîtres" se multiplient en raison directe du décroissement des chefs-d'œuvre... ; Confidentiel. - Il nous revient de tous côtés que le nom de Chevillard, qui figurait sur un récent programme des concerts Lamoureux, abriterait de son pseudonyme transparent un des vétérans des lettres françaises : M. Théodore de Banville, le sympathique auteur de Sonnailles et Clochettes.] (p. [279]-288)

Document

Feuillet publicitaire pour le "Théâtre Robert-Houdin" de Georges Méliès 

[LISTE ALPHABÉTIQUE DES PETITES REVUES]
[INDEX DES CONTRIBUTEURS]
[INDEX DES RECENSÉS]
[ACTUALITÉ AUTOUR DES PETITES REVUES]

lundi 2 mars 2026

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES N° 8 - 1er NOVEMBRE 1890

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES
N° 8 (1er novembre 1890)
[Date de publication : 1er novembre 1890 - Couverture : Imprimée en noir sur papier rouge ; Année, Numéro, Prix, Titre, Sommaire, Lieu de publication, Editeur, Adresse, Date - 2e de couverture : Titre, Périodicité, Abonnements, Adresse de l'administration ("M. Edmond Bailly, 11 rue de la Chaussée d'Antin"), Mention ("Tout abonnement non perçu directement par M. Bailly n'est pas valable."), Dépôts ("On vend à Paris chez : Marpon et Flammarion : Boulevard des Italiens ; Id. Id. : Rue Auber ; Dentu : Avenue de l'Opéra ; P. Sévin : Boulevard des Italiens ; Tresse et Stock : Place du Théâtre-Français // à Bordeaux : Librairie illustrée de la Gironde // à Nîmes : A. Catelan : Rue Thoumayne."- 3e de couverture : Chez divers éditeurs (œuvres de : Paul Adam, Jean Ajalbert, Edmond Bailly, Maurice Barrès, Paul Bourget, Léon Dierx, Edouard Dujardin, Félix Fénéon, Emile Goudeau, F. Hérold, Gustave Kahn, Jules Laforgue, Bernard Lazare, Stéphane Mallarmé, Stuart Merrill, Ephraïm Mikhaël, Gabriel Mourey, Jean Moréas, Francis Poictevin, Henri de Régnier, Adolphe Retté, J.-H. Rosny, Albert Saint-Paul, Jean E. Schmitt, Jean Thorel, Georges Vanor, Paul Verlaine, Villiers de l'Isle-Adam, Francis Vielé-Griffin, T. de Wyzewa) - 4e de couverture : Annonce (Vient de paraître / Chez Savine, 12, rue des Pyramides, Paris / EN DECOR par Paul Adam // Chez Vanier / LE PELERIN PASSIONNE par Jean Moréas) ; Imprimeur - Bas de page 288 : Gérant ; Imprimeur - Pagination : 48 pages]
Sommaire
Louis Ménard : Préface, préface [En note : "Ces belles pages, trop peu connues, sont extraites de la préface, placée par M. Ménard en tête de ses Poèmes (Charpentier, 2e édit., 1863) ; leur actualité est telle que nos lecteurs nous sauront gré de les avoir reproduites à leur intention."] (p. [241]-252)
Georges Lecomte : Sic vos..., récit (p. [253]-260) 
Henri de Régnier : Indulgence bourgeoise, étude [sur Maurice Barrès] (p. [261]-264) 
Bernard Lazare : La Règlementation de la guerre, conte (p. [265]-273) 
Alphonse Germain : L'Art et l'État, essai (p. [274]-276)
Francis Vielé-Griffin : Le plus grand Poète, essai (p. [277]-278)
*** : Notes et notules, brèves [Les Livres. - Œuvre de Éphraïm Mikhaël (Lemerre, éd.) - (p. [279]-280) ; Thaïs, par Anatole France (Calman Lévy, éditeur) - (p. 280) ; M. Gabriel Mourey nous apporte une traduction des Poèmes et Ballades (1re partie) de Charles Algernon Swinburne - (p. 280-281) ; Sonnailles et Clochettes, par Théodore de Banville (G. Charpentier, éditeur) - (p. 281) ; Sixtine par Remy de Gourmont (A. Savine, éditeur) - (p. 281-282) ; Chez A. Savine : Aurora Leig, traduction du roman versifié de Madame E. Barret Browning - (p. 282) ; Chez Savine aussi, une réédition du livre de M. de Puymaigre : Les Vieux auteurs castillans - (p. 282-283) ; Rimes familières, par Camille Saint-Saëns (C. Lévy, éditeur) - (p. 283) ; Rythmes pittoresques, par Marie Krysinska (Lemerre, éditeur) - (p. 283) ; Pour paraître en novembre deux volumes de vers attendus. La gloire du verbe de Pierre Quillard (A la librairie de l'art indépendant). Les Fastes de Stuart Merrill (chez Léon Vanier). ; On annonce pour paraître en décembre chez Deman, Pages, le volume attendu de Stéphane Mallarmé. ; Chez Charpentier, une réédition de l'Eve future, de Villiers de l'Isle-Adam. ; Chez Vanier, Tendresse, par H. de Braisne. ; On annonce pour paraître vers la Noël, le second numéro de The Dial - la merveilleuse revue anglaise de MM. C. Ricketts, C. H. Shannon, John Gray, - M. C. Ricketts dans ce second numéro donnera une lithographie : le Silence qui est impatiemment attendue. ; Un sénile philosophe et quelques membres des diverses académies ont été choisis pour glorifier Lamartine, qu'un poète malade a chanté - de loin... ; Les voyages de Monsieur Carnot, sa correcte attitude, l'officiel enthousiasme des populations, les jeunes vierges offrant des bouquets tricolores, les maires psalmodiant des discours, les évêques homélisant avec politesse, tout cet appareil pompeux a ému Monsieur le comte de Paris... ; M. Mirbeau a affirmé sa haute sympathie pour les Entretiens politiques et littéraires et pour leurs rédacteurs, dans une lettre que nous n'avons pas à rendre publique ; nous en remercions l'auteur, tout en déplorant encore, les amphibologies de ses Propos belges du Figaro. ; Nous avons vu, récemment, plusieurs aquarelles d'un grand effet, signées Jean E. Schmitt ; le public du Champ de Mars saura les apprécier au printemps prochain. ; La vente des œuvres de Lamartine, malgré de nombreuses éditions, est encore bonne et rapporte "pas mal" à... M. Coppée !... ; Monsieur Scholl informe la France entière qu'il comprend désormais la "poésie nouvelle". Madame Krysinska a opéré ce miracle... ; Monsieur Daudet, romancier, est à la recherche d'une opinion sur Lamartine... ; Monsieur Méténier mène grand bruit à propos de l'interdiction de En Famille... ; On informe le public trop prompt aux enthousiasmes que M. G. Rodenbach n'est pas "Le prince des poètes doux et subtils" ainsi que le proclama un jeune critique exagéré en ses admirations... ; Les mormons de l'Utah ont dû céder "devant l'hostilité de 60 millions d'hommes" : la polygamie est abolie aux bords du Grand Lac Salé... ; Définition du génie de Lamartine par le... je ne sais quoi de M. Coppée... ; La réponse de M. Vacquerie aux Entretiens politiques et littéraires ne s'est pas fait attendre. Dom Pedro, l'ex-empereur du Brésil, vient de flétrir la jeunesse contemporaine dans les colonnes mêmes du Rappel. - Edifiant. ; M. Ferdinand Brunetière, après lecture de la Bête humaine aurait prononcé ces simples mots : "Encore une ordure de plus."... ; Les poètes doivent encore perdre tout espoir de voir leurs vers signalés au Figaro... ; Un suprême niais : Monsieur Laur a dit cette phrase : "Il ne faut pas oublier que c'est très probablement par ordre supérieur et, dans tous les cas, au su de l'administration, qu'un établissement subventionné par l'Etat, "l'Opéra" vient de représenter subrepticement une œuvre allemande qu'une manifestation patriotique avait précédemment proscrite de la scène française."... ; Certes les Sylvestre célébrant P. Dupont, les Banville glorifiant Delacroix, les Coppée chantant Lamartine, les Mendès louant le 14 juillet, montrèrent une rare sottise... ; Les électeurs se lassent enfin de morigéner vainement leurs élus... ; Nous lisons quelque part : "Au bureau prend place M. Gabriel Barrès, député de Nancy"... ; De l'application du bill Mac-Kinley, la France seule n'a pas à souffrir... ; Encore la brute Stanley !... ; Notre collaborateur M. Paul Adam, indisposé, n'a pu, ce mois, donner aux Entretiens son article habituel... ; M. Coppée "rit, parce qu'il ne craint pas la mort."... ; Un anonyme chez Bailly annonce, chiffres terribles en main, ce fait : "La France n'aura plus, avant 25 ans, que trente millions d'habitants..." ; N.B.-M.F. nous prie de vous aviser que ce n'est pas son nom qu'il faut lire dans le n° 7 des Entretiens, p. 239, lig. 15 : tout autre nom, - bien.] (p. [279]-288)

[LISTE ALPHABÉTIQUE DES PETITES REVUES]
[INDEX DES CONTRIBUTEURS]
[INDEX DES RECENSÉS]
[ACTUALITÉ AUTOUR DES PETITES REVUES]