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dimanche 8 mars 2026

LA BELLE FRANCE N° 12 (2e année) - MAI 1919

[Titre : LA BELLE FRANCE - Sous-Titre : Revue d’art - Fait suite à : L’ART DE FRANCE – Organe de l’Association Amicale des Artistes, Artisans, Architectes et Amateurs d’Art [1913-1914] dont 11 numéros parurent de juin 1913 à juin 1914 constituant la 1ère année de publication ; LA BELLE FRANCE en poursuit la numérotation - Devient : LA DOUCE FRANCE à partir du n° 15 (octobre 1919)  - Dates de publication : 3 numéros du n° 12 (mai 1919) au n° 14 (août-septembre 1919) - Périodicité : mensuelle - Lieu de publication : Paris - Format : 160 x 240 mm - Couverture : Imprimée en noir sur papier crème - Pagination :  de 80 à 88 pages (pagination suivie) - Prix et abonnements : Paris et départements. – Numéro = 4 francs ; Abonnement d’un an = 32 francs ; Étranger (Union postale). – Numéro = 4,50 francs ; Abonnement d’un an = 40 francs ; Tirage de luxe à 15 exemplaires sur Vergé d’Arches numérotés. – Abonnement d’un an = 50 francs - Directeur : Adolphe Cadot - Rédacteur en chef : Emmanuel de Thubert - Collaborateurs (liste exhaustive) : François Bidet, Léon Bloy, Paul Claudel, Armand Dayot, Grandigneaux, Francis Jammes, Olivier Calemard de La Fayette, Philéas Lebesgue, Philibert de L’Orme, Georges Pradelle, Germaine de Roctière, Sanglar, Sidi Mohammed Ben El Houçaïn, Emmanuel de Thubert, François Villon - Illusrateurs : Émile Bernard, Georges Bruyer, Jules Flandrin, Henri Lebasque, Albert Lepreux, François Pompon, Paul Sérusier - Adresse : 251, boulevard Raspail, Paris - Gérant : Emmanuel de Thubert, puis, à partir du n° 13 (juin-juillet 1919) : Paul Thomas - Imprimeur : Imprimerie Aubun à Ligugé (Vienne)]
LA BELLE FRANCE
N° 12 (Mai 1919)
[Date de publication : Mai 1919 - Couverture : Année, Numéro, Date, Titre, Sous-titre, Rédacteur en chef, Illustration, Adresse - 2e de couverture : Titre, Directeur, Rédacteur en chef, Année, Numéro, Sommaire, Abonnements, Mentions ("M. Ad. Cadot reçoit le Mercredi soir, 38, rue de Turin." / M. Emm. de Thubert reçoit aux bureaux de La Belle France, 251, Boulevard Raspail, les mercredi et samedi, de 10 h. à midi." / Adresser tout ce qui concerne l'administration à M. Paul Thomas (Bureaux de la revue, 251, Boulevard Raspail)."), Tirage de luxe - 3e de couverture : Mentions ("Quelques suites complètes de L'Art de France sont en vente au prix de 40 fr. sur papier ordinaire, et de 60 fr. sur papier de Hollande." / "La Belle France paraît sur papier vergé d'Arches à 15 exemplaires numérotés : Prix de l'abonnement : 50 francs.") - 4e de couverture : Imprimeur - Page 88 : Encart publicitaire (dessin de Paul Sérusier) pour l'Atelier Ranson, 7, rue Joseph-Bara, Paris VIe - Bas de page 88 : Gérant - Pagination : 88 pages]
Sommaire
La Rédaction : A nos lecteurs, à nos amis, adresse au lecteur (p. [1]-2)
La Rédaction : Notre programme, manifeste (p. [3]-6)
La Rédaction : "La Belle France" revue d'art, éditorial (p. [7]-9)
Emmanuel de Thubert : Le Tombeau d'Henri Favre, poème [en épigraphe, citation du "Psaume I, 8" : "Ecce enim veritatem dilexisti : incerta et occulta sapientiae tuae manifestati mihi." - daté "Novembre 1916" - en note : "Pièce liminaire d'un recueil de poèmes à paraître sous le titre : Le Tombeau d'Henri Favre. / La revue publiera prochainement les études sur la forme que contient la Série Naturelle d'Henri Favre. / J'exposerai moi-même, d'après des notes prises au cours de nombreux entretiens, quelle était l'esthétique de mon vieux maître."] (p. [10]-11)
Olivier Calemard de La Fayette : A ma petite "Victoire de Samothrace", poème (p. [12]-13)
Georges Pradelle : Architecture, poème en prose (p. [14]-18)
Emmanuel de Thubert : Il nous faut des maîtres d'œuvre, essai (p. [19]-25) 
La Rédaction : L'Architecture de la victoire, étude [à suivre] (p. [26]-42)
Philibert de L'Orme : Pages oubliées : Le vrai et le faux architecte, essai [en note : "Chapitre X du Livre I de l'Architecture de Philibert de L'Orme pp. 21b et 22a. Le titre du chapitre est celui-ci : L'Architecte devoir manifester ses inventions par desseings et portraits tant de plates formes et montées que autres et signamment par un modelle qui représentera au naturel tout le bastiment et logis. (Le Premier Tome de l'Architecture de Philibert de L'Orme. Paris, chez Frédéric Morel, rue Saint-Jean de Beauvais, 1568)."] (p. [43]-46) 
Emmanuel de Thubert : Le Mouvement décoratif, comptes rendus [Au Pavillon de Marsan, au Musée Galliéra, aux Arts et Métiers, etc. - (p. [47]-54) ; Un style national - (p. 54-58) ; L'esprit des cathédrales et l'Arc de triomphe - (p. 58-60)] (p. [47]-60) 
Emmanuel de Thubert : Dans les ateliers : Jules Flandrin, étude [illustrée de 11 dessins de Jules Flandrin dans le texte et de 2 dessins hors-texte (p. [68]-[69])] (p. [61]-72) 
Emmanuel de Thubert : Les Inconnus : Un grand sculpteur de petites bêtes, étude [consacrée à François Pompon - illustrée de 3 dessins de François Pompon dans le texte] (p. [73]-77) 
*** : Revue des Revues, chronique [La Revue Contemporaine, n° du 25 janvier 1919. - "La Mission de l'Artiste", par Gabrielle Castellot... ; La Gerbe, n° de février 1919. - "Notes d'un artiste", par Paul Deltombe... ; L'Opinion, n° du 1er mars 1919. - Sous le titre "Taylor et Ruskin", M. Pierre Hamp traite de la philosophie du travail... ; Le Monde Nouveau, n° du 20 mars 1919. - Quatre pages de M. Dugald Sutherland Maccoll intitulées : "Architectures française et anglaise"... ; L'Architecture, année 1919, n° 1 à 8. - Les articles de critique, et ceux d'érudition, tout est excellent dans cette revue... ; L'Art et les Artistes, nouvelle série, n° 1. - De M. Léonce Bénéditte, Le Salon et son histoire, étude historique illustrée de reproductions de Gabriel de Saint-Aubin...] (p. [78]-81) 
*** : Bibliographie, comptes rendus [de : Histoire de la peinture française au XIXe siècle (1793-1903), par Louis Dimier - (p. [82]-85) ; L'Architecture classique à Saint-Pétersbourg à la fun du XVIIIe siècle, par Louis Hautecœur - (p. 85-87) ; "L'abondance des matières nous oblige à remettre aux numéros suivants la suite de la Bibliographie... - (p. 88)] (p. [82]-88)

Documents

"À nos lecteurs, à nos amis"

La revue L’Art de France se représente à ses abonnés et à ses lecteurs sous le titre de La Belle France. Nous espérons que les artistes et les personnes du monde qui l’avaient encouragée à ses débuts lui accorderont encore leur sympathie.

On sait qu’une association amicale, sous le titre de L’Art de France, s’est fondée, depuis la guerre, pour ouvrir un lieu de réunion aux bonnes volontés des divers milieux artistiques. Nous sommes heureux d’avoir contribué pour une large part à la fondation d’une société si intéressante. Elle nous doit ses premiers adhérents. Nous lui avons aussi donné son titre.

C’est afin de prévenir toute confusion que nous prenons nous-mêmes le titre de La Belle France. Nous ne saurions, en effet, nous borner à la propagande de l’association amicale. Notre devoir est de suivre avec la même attention les tentatives des groupes qui se fondent encore. En outre, la notoriété de l’association amicale est maintenant suffisante pour qu’elle n’ait plus besoin de l’appui de la revue. Nous tiendrons donc nos lecteurs au courant de son action, comme nous les instruisons du mouvement de toutes les sociétés similaires, et nous témoignerons à son égard de la même impartialité.

Malgré une si longue interruption, on avait bien voulu ne pas nous oublier. On s’inquiétait de notre réapparition. Des abonnements ont même été souscrits pendant la guerre. La sympathie qu’on n’a cessé de nous témoigner nous a profondément touchés. Avant d’aller plus loin, que tous nos amis reçoivent ici nos remerciements.

"Notre Programme"

Nous avons exposé trop longuement notre programme, lors de la première apparition de la revue, pour que nous croyions nécessaire de le développer aujourd’hui. Nous en rappellerons seulement les points principaux.

Nous nous sommes fondés dans un moment où l’Allemagne venait d’engager la lutte contre nos artistes et nos industriels. Elle ne doutait pas, alors, d’avoir créé un style qui dût s’imposer au monde. Au moins pouvait-elle prétendre à s’emparer du marché de l’art, puisque nos industriels semblaient prendre à cœur de ne lui opposer rien. En vain les artistes leur offraient des modèles avec lesquels ils pussent tenter de reprendre la clientèle que leur enlevaient les Allemands. Ils se confinaient dans l’exploitation des styles. La crise que la campagne allemande avait ouverte dans l’art décoratif se compliquait donc d’une hostilité, ou tout au moins, d’un manque d’entente des plus déplorables entre l’art et l’industrie.

Or les Allemands devaient se rencontrer avec nous à l’Exposition Internationale que nous organisions à Paris pour 1916, et, de toutes parts, nous entendions douter que nos industriels possédassent assez de modèles pour résister à leur menace. Nous voulions donc susciter la formation d’ensembles d’architecture et d’ameublement, de manière à assurer en 1916 le succès de l’industrie française.

La rencontre se produira-t-elle en 1922, comme certains l’annoncent, ou en 1924, ainsi que d’autres le croient ? On sait qu’un projet d’exposition est discuté pour l’une ou l’autre de ces dates. L’Allemagne y sera-t-elle conviée ? ou bien l’exposition nous sera-t-elle réservée, à nous et à nos alliés ? Nous attendrons, pour rien augurer, que soit fixé le statut européen dont les termes s’élaborent à Versailles. Nous savons au moins dès à présent, et quel que doive être l’avenir, que l’Allemagne a continué de fabriquer son style, et qu’elle se tient prête encore à nous envahir.

D’autre part, les industriels, malgré quelques tentatives assez heureuses pour qu’il convienne de les louer, ne paraissent pas décidés à poursuivre des recherches de moderne qui seraient si favorables au succès de leur maison. Nous ne voyons pas, non plus, que leurs relations avec les artistes soient encore aussi étroites qu’il est nécessaire. Tant que les possibilités d’un contrat d’édition ne seront pas définitivement acquises, d’ailleurs, la gêne, sinon plus, subsistera entre les artistes et les industriels.

Enfin, nombre de questions dont dépend l’avancement de notre art, celle de l’apprentissage, notamment, sont encore à l’étude, et nous pouvons seulement espérer que la victoire va nous aider à leur donner une solution convenable.

Hélas ! nous avons à déplorer la perte de bien des hommes qui venaient nous apporter le concours de leur intelligence et de leur autorité. La guerre nous a douloureusement frappés, ici. Quelques-uns de nos plus dévoués collaborateurs, quelques-uns de nos meilleurs amis, morts pour la France, allaient proposer à l’opinion publique et au Parlement de nouvelles vues pour résoudre les difficultés de notre art. C’est avec eux que s’était élaboré le programme de la revue. C’est en nous rappelant comme ils pensaient que nous le résumons aujourd’hui. Les questions n’ont pas changé, et les survivants sont toujours d’accord avec les morts. Nous aimerions que nos lecteurs les entendissent en même temps que nous. Les vues que nous avions prises ensemble forment-elles un corps de doctrine ? Nous n’avons pas la prétention de le croire. C’est, au moins, une profession de foi, le résultat logique d’études poursuivies en commun : un ensemble d’idées claires. L’État seul, les Villes, les Chambres de Commerce peuvent décider sur certaines des questions que nous étudions. Pour d’autres, c’est l’intelligence du monde, les mœurs de l’époque. Quant à nous, nous continuons de mettre au point tant de systèmes, tant de théories que suscite le mouvement de notre art. La revue reste donc ouverte, avant tout, à la critique des idées.

Voici les points de notre programme sur lesquels nous sommes appelés à revenir sans cesse :

1° Étude parallèle de l’esprit français et de l’esprit allemand. Invention et inspiration françaises. Industrie allemande ; industrie française. Causes de la supériorité dans le passé de l’art français. Conditions nécessaires à sa prééminence.

2° Réunion des artistes et des artisans autour de leur directeur naturel, l’architecte maître d’œuvre.

3° Rapprochement de l’architecte maître d’œuvre et de l’amateur. Formation de groupes de production artistique.

4° Apprentissage à l’atelier.

5° Vues et projets pour l’extension, l’agrandissement et l’embellissement de Paris et des villes. Reconstitution des régions du Nord et de l’Est.

"« La Belle France » revue d’art"

La Belle France reste une revue de doctrine. Aucune autre ne s’est fondée pour se consacrer à la critique des idées que soulèvent les multiples questions de l’art décoratif. Les revues d’art sont encore des recueils de documents photographiques, dont l’utilité est de premier ordre, puisqu’elles font connaître au public les œuvres de nos artistes et de nos artisans ; malheureusement, l’expression des idées y trouve assez peu de place : ces revues sont faites pour être regardées. Les rédacteurs de La Belle France ont, au contraire, l’espoir d’être lus, car ils ont des idées à défendre, et des explications à donner de l’œuvre décorative contemporaine.

Nous n’entrons en concurrence avec aucune des revues existantes, et nous n'en attaquons aucune ; bien au contraire, nous nous ferons un devoir de signaler à nos lecteurs tout ce qu’elles contiendront d’iconographie intéressante. Notre devoir est de renseigner les artistes et le public sur toutes les tentatives qui se produisent aujourd’hui dans la décoration. Au reste, les questions techniques continuent d’être d’une telle importance que nous consacrerons à leur étude la plus grande partie de la revue.

Chacun des numéros de La Belle France contiendra donc un article sur une des techniques qui se sont renouvelées de notre temps, un article sur l’histoire de cette technique dans le passé ; en même temps, sous le titre de Pages Oubliées, ou de Pages d'actualité, un extrait d’un des écrivains anciens ou contemporains qui se sont occupés de cette même technique. Nous rattacherons ainsi l’actualité au passé, et, à l’occasion de chacune des manifestations nouvelles de l’activité artistique, nous exposerons comment le génie de la décoration contemporaine a ses traditions dans l’histoire de nos anciens styles.

Chacun des numéros de La Belle France contiendra, en outre, l’exposé du mouvement artistique, la description des travaux en cours et l’annonce des projets de décoration.

La Belle France publiera de même les renseignements les plus complets sur le mouvement décoratif des grands centres de la province.

Enfin, nos correspondants nous feront connaître les principes et les tendances de l’art décoratif en Europe et en Amérique. Ils nous signaleront en même temps toutes les influences que notre art exerce encore sur les artistes étrangers, afin que nous puissions favoriser tout ce qui s’inspire, hors de France, de notre génie décoratif.

Les questions de l’art décoratif restent le principal sujet d’étude de La Belle France. Nous réserverons, cependant, une partie de la revue à des chroniques sur la poésie, la musique, le théâtre et la danse.

Chaque mois nous publierons quelques poèmes. En outre, nous relèverons périodiquement quelles sont les tendances de la poésie, de la musique et de la scène. Dans la chronique du théâtre, nous rechercherons, outre les indications qu’il nous donne sur les mouvements de la sensibilité, ce qu’il doit à l’art lui-même pour le décor, la mise en scène et le costume.

La Belle France publiera toujours de préférence les chroniques des techniciens qui sont ses rédacteurs. Néanmoins, la revue reste ouverte aux écrivains du dehors. Toutes les opinions peuvent donc trouver place dans La Belle France. Seulement, la Rédaction, et notamment le Rédacteur en chef, se réserve le droit d’exprimer, à la suite des opinions qui nous seront contraires, l’opinion de la revue.

Dessin hors-texte de Jules Flandrin (p. [68])


 Dessin de François Pompon (p. 76)

[LISTE ALPHABÉTIQUE DES PETITES REVUES]
[INDEX DES CONTRIBUTEURS]
[INDEX DES RECENSÉS]
[ACTUALITÉ AUTOUR DES PETITES REVUES]

vendredi 27 février 2026

LES LETTRES PARISIENNES N° 3 - 15 NOVEMBRE 1918

[Titre : LES LETTRES PARISIENNES - Dates de publication : 9 numéros, en 8 livraisons, du 1er juin 1918 (n° 1) au 1er avril 1920 (n° 9) - Périodicité : Paraît neuf fois l’an - Lieu de publication : Paris - Format : 255 x 222 mm - Couverture : Imprimée en noir sur papier beige puis sur papier bleu (à partir du n° 8 du 1er janvier 1920) - Pagination :  de 24 à 36 pages (pagination poursuivie) - Prix et abonnements : Tirage de luxe à 75 exemplaires (puis 50 à partir du n° 5) sur papier Ingres d’Arches ; Numéro ordinaire = 1 fr. 50, puis 2 fr. (à partir du n° 8 du 1er janvier 1920) ; Numéro de luxe = 2 fr. 50, puis 3 fr. 50 (à partir du n° 8) ; Abonnements pour 3 numéros ordinaires = 3 fr. puis 4 fr., pour 6 = 6 fr. puis 8 fr., pour 9 = 9fr. puis 12 fr. ; Abonnement pour 9 numéros de luxe = 20 fr. ; puis, à partir du n° 8 (1er janvier 1920) : Abonnement pour 9 numéros ordinaires = 16 fr. ; Abonnement pour 9 numéros de luxe = 30 fr. - Directeur(s) : Georges Pillement ; puis, à partir du n° 8 (1er janvier 1920) – Directeur artistique : Henry Ramey ; Directeurs littéraires : Georges Pillement et Maurice Martin du Gard - Administrateur : Camille Bloch (à partir du n° 8 du 1er janvier 1920) - Collaborateurs (liste exhaustive) : René Arcos, Louis Armand, D’Arthez, Ricardo Baeza, Albert de Bersaucourt, Gaston Bornstein, Jean Cassou, Gabrielle Castelot, Maurice Chabas, Marcel Chaminade, Cuvillier l’héritier, Henry Dalby, Georges Duhamel, Édouard Dujardin, Luc Durtain, Georges Duthuit, Louis Émié, Georges Gabory, Jacinto Grau, Arthur K. Grieggs (trad.), Marguerite Henry, Henry Hertz, Charles Ieu, Tristan Klingsor, Louise Lara, Fernand de Lisle, Marcel Loumaye, Antonio Machado, Maurice Martin du Gard, Raphaël Maurice, Jean Metzinger, Victor-Émile Michelet, Hera Mirtel, Madeleine Misard, Paul Morand, John-Antoine Nau, Eugenio d’Ors, Marcel Paquot, Georges Pillement, Po Chu-I, Valentine Prax, Henri Puig, Juan Rafael, Jules Romains, Jeanne Ronsay, Vitta Rosen (trad.), Jean Royère, Han Ryjack, Saint-Pol-Roux, Hermann Schilde, André Spire, Marc Taloff, Charles Vildrac (trad.), Walt Whitman, André Wurmser, Osip Zadkine - Illusrateurs : Ben Sussan, Joseph Bernard, Louis Bouquet, Maurice Chabas, Roland Chavenon, Coubine, Crissay, Frédéric Deshayes, René Durey, Favory, Feder, Foujita, Othon Friesz, Gimmi, Jean Laffite, Celso Lagar, Marcel Lenoir, Lotiron, Jean Lurçat, Ivan Mestrovic, Modigliani, Enrico Prampolini, Henry Ramey, Jacques Risler, Toma Rosandic, Paul Signac, Van Rees, de Varocquié, Osip Zadkine, Ortiz de Zarate - Adresse : 49, Boulevard Magenta, Paris Xe - Dépôt principal : Librairie A. Monnier & Cie (7, rue de l’Odéon, Paris) jusqu’au n° 6-7 (1er novembre 1919), puis, à partir du n° 8 (1er janvier 1920) : Camille Bloch, (366, rue Saint-Honoré, Paris) - Gérant : Henri Puig - Imprimeur : Imprimerie Levé (71, rue de Rennes, Paris) ; puis, à partir du n° 8 (1er janvier 1920) : Imprimerie M. Dumont Schauberg (Strasbourg) ; puis, pour le n° 9 et dernier (1er avril 1920) : Imprimerie Alsacienne, anct G. Fischbach (Strasbourg) ; Nota : les deux suppléments aux n° 8 et 9 sont imprimés par l’Imprimerie Levé]
LES LETTRES PARISIENNES
N° 3 (15 novembre 1918)
[Date de publication : 15 novembre 1918 - Couverture : Prix, Titre, Collaborateurs du numéro, Année, Numéro, Date - 2e de couverture : Adresses ("Adresser tout ce qui concerne l'administration et la rédaction à Georges Pillement, 49, Boulevard Magenta, Paris (Xe) / Adresser tout ce qui concerne les théâtres à Henri Puig, 24, Avenue Aubert, Vincennes"), Collaborateurs des premier, deuxième et quatrième numéros - 3e de couverture : Annonce concernant l'augmentation des abonnements à partir du 1er décembre, Titre, Adresse, Périodicité, Prix, Dépôt principal, Encart publicitaire ("Le Courrier de la presse"), Imprimeur - 4e de couverture : Muette - Page [49] : Titre, Collaborateurs du numéro, Tirage de luxe, Illustration (bois d'Ortiz de Zarate) - Bas de page 72 : Gérant - Pagination : 24 pages]
Sommaire
Ortiz de Zarate : [Bois], bois gravé [illustre la page de titre de la revue] (p. [49])
Saint-Pol-Roux : Lettre à Thomas-Alva Edison, lettre [datée "Camaret, décembre 1917"] (p. 50-51)
Jean Cassou : Te voilà donc, Tête-de-Bœuf, noire et rouge..., poème en prose (p. 52)
Jean Cassou : Histoire nostalgique, récit (p. 53)
Georges Pillement : Estime, poème en vers libres [à Charles Ieu - en épigraphe, citation de Pascal : "Nous avons une si grande idée de l'âme de l'homme que nous ne pouvons souffrir d'en être méprisés, et de n'être pas dans l'estime d'une âme ; et toute a félicité des hommes consiste dans cette estime."] (p. 54-56)
Henry Ramey : Dessin, dessin (p. 57)
Jeanne Ronsay : Une danse renouvelée, essai (p. 58) 
Henry Ramey : Dessins, dessins [légendés par ce commentaire de J[eanne]. R[onsay]. : "Les dessins du peintre Henry Ramey qui illustrent cet article forment ici l'exemple des formes vivantes et synthétiques dont la danse peut directement s'inspirer en les transposant en rythmes simples."] (p. 59) 
Antonio Machado : Neuf poèmes : Rue dans l'ombre... ; Les cendres d'un soir violet... ; Songe enfantin (p. 60) ; Certains tableaux de la mémoire... (p. 60-61) ; Et tu pourras te reconnaître en rappelant... ; Champs ; Et doit-il mourir avec toi, le monde mage... ; En songe peut-être, la main... ; Du seuil d'un songe on m'appela... (p. 61), poèmes [traduits de l'espagnol par Jean Cassou - précédés de ces quelques lignes d'introduction : "Mystérieux et silencieux" - comme le qualifia Ruben Dario - le poète espagnol Antonio Machado, en vers magiques et profonds, où passe parfois l'écho d'une ritournelle verlainienne, chante la tristesse au clair de lune des villages austères de Castille et des enivrants jardins d'Andalousie, la pudeur des vies solitaires et retirées qu'enchante encore le vague souvenir d'une jeunesse inutile et d'un amour lointain, et l'obscure nostalgie de rêves étranges en d'étranges nuits, qui se prolonge en nous, dans les "galeries de l'âme", ce "labyrinthe des miroirs qui vont s'effaçant". Il vient de publier à Madrid ses poésies complètes, de 1899 à 1917."] (p. 60-61) 
H[ermann]. Schilde : Alcyone, théâtre [à Madame Jeanne Ronsay] (p. 62-65) 
Jean Cassou : Stéphane Mallarmé, poème (p. 66) 
Gabrielle Castelot : En étrangers et en pèlerins (Paroles de saint Paul), poème en prose (p. 67-68) 
Louis Bouquet : Bois, bois gravé (p. 68) 
Henri Puig : Chronique théâtrale, chronique (p. 68-69) 
Jean Cassou, Fernand de Lisle, Georges Pillement, Schilde : Les Livres, comptes rendus [de Roger Gaillard : La Statue sans visage ;  Paul Eluard : Le Devoir et l'Inquiétude - signés Georges Pillement (p. 69) ; Rubén Dario : Pages choisies ; Émile Cagin : Poèmes ; Camille Le Mercier d'Erm : Le Poète et la femme - signés Fernand de Lisle (p. 70) ; Louise Faure-Favier : Six contes et deux rêves ; Suzanne Fournier : Amour et Guerre ; A. de Sawely : Anna Orgeschko - signés Schilde (p. 70) ; Fernand Divoire : Âmes ; Émile Dermenghem : La Vie affective d'Olivier Minterne - signés Jean Cassou (p. 70)] (p. 69-70) 
Georges Pillement : Les Revues, chronique [Soi-même : Le numéro double de juillet-août s'ouvre sur une prose nostalgique de Joseph Rivière évocatrice des alertes d'antan ; deux beaux poèmes de Jean Cassou... ; L'Éventail, d'une belle présentation artistique, paraît à Genève, 5, rue Voltaire. Le numéro du 15 juillet contient des traductions inédites de Walt Whitman par André Gide... Celui du 15 octobre débute par des notes et souvenirs de Mario Meunier sur Rodin... ; Les Cahiers publiés au Front pour la Défense et l'Illustration de la Lague Française en Belgique (secrétaire : L. J. Herbos Z 154. Armée Belge) sont d'un remarquable effort qui mérite d'être encouragé. Les cahiers de juillet (n° 2) parurent poly-dactylographiés, illustrés d'un hors-texte de Massonet... Les cahiers d'août ainsi que ceux de septembre sont typographiés... ; Hispania : Le N° 3 (juillet-août-septembre) de cette revue franco-espagnole est particulièrement intéressant : des Critiques à mi-voix : Gongora et Mallarmé de Francis de Miomandre... ; Les Humbles (juin) : Noté de petites proses mièvres de Maurice Bataille... ; La Forge : Au sommaire du numéro de juillet, un Fragment d'une étude sur Jean Jaurès, de Paul Desanges et Luc Meriga... Dans celui de septembre un article judicieux de Romain Rolland sur Auguste Forel... ; Le Verbe (août-septembre) : Noté un poème de Fernand Divoire... ; Le Scarabée (juillet-août) : Une étude consciencieuse d'Etienne Marie sur Edmond Haraucourt... ; Le Jardin Fleuri : Un charmant et gracile poème de Charles Ieu... ; Reçu aussi : La Mêlée, la Synthèse, le Faubourg, de Léo Poldès, Lutetia, la Tramontane, le Trait d'union, Infinito, Iberia et Il Messagera della Dominica.] (p. 71-72) 
G[eorges]. P[illement]. : Les Arts, chronique [Le vernissage de l'exposition que les Lettres parisiennes ont organisée chez Monnier, 7, rue de l'Odéon, a eu lieu le 31 octobre... ; Du 25 octobre au 6 novembre compris a eu lieu à la Galerie Chappe-Lautier, 10, rue Lapeyrouse, Toulouse, une très remarquable exposition d'œuvres de nos collaborateurs Ramey et Zadkine... ; On nous fait part du beau succès qu'a eu à Lyon l'exposition de notre collaborateur Marcel Lenoir...] (p. 72)

Documents

"Page de titre et Bois, d'Ortiz de Zarate"

 "Dessin d'Henry Ramey"

[LISTE ALPHABÉTIQUE DES PETITES REVUES]
[INDEX DES CONTRIBUTEURS]
[INDEX DES RECENSÉS]
[ACTUALITÉ AUTOUR DES PETITES REVUES]

mardi 23 décembre 2025

LE MASQUE (Série II) N° 1 - JANVIER 1912


LE MASQUE
Série II - N° 1 (Janvier 1912)
[Date de publication : Janvier 1912 - Couverture : Série, Numéro, Titre, Illustration de Georges Lemmen, Lieu de publication, Date (Année seule) - 2e de couverture : Titre, Sous-titre, Abonnement, Prix du numéro, Adresse des Bureaux, Contributeurs ("Le Masque a publié des pages inédites de :"), Mention ("La Série I (1910-1911), dont il ne reste que quelques exemplaires : 20 Francs.") - 3e de couverture : Viennent de paraître (Ferdinand Bouché. - Chrysalides (contes), Jean Dominique. - Les Enfants et les livres (conférence), Franz Hellens. - Massacrons les Innocents, Hubert Stiernet. - Haute plaine, Emile Verhaeren. - Les Plaines (toute la Flandre), Camille Lemonnier. - La Chanson du Carillon, Jethro Bithell. - Contemporary Belgian Poetry, Grégoire Le Roy. - La Guirlande des Soirs- 4e de couverture : Titre, Sous-titre, Editeur, Sommaire, Mention ("Ce numéro est orné d'un dessin de Charles Doudelet."), Imprimeur - Supplément : Prospectus rose - Pagination : 40 pages]
Sommaire

Charles Doudelet : [Frontispice], dessin (hors texte)

André Fontainas : Dans le jardin, à l'aube, poème (p. [1])

Jethro Bithell : W. B. Yeats, étude [à suivre - traduction de Franz Hellens] (p. [2]-16)

Georges Marlow : Poèmes : Thrène pour Charles de Sprimont (p. [17]-18), Thrène pour Charles Dulait (p. 18-20), Thrène pour Renée Vivien (p. 20), Stances [à Grégoire Le Roy en souvenir des Silences] (p. 21-23), poèmes (p. [17]-23)

George Van Wetter : Les Chevaux du soleil, conte (p. [24]-30)

Henry Dérieux : Voyage, poème (p. [31]-33)

*** : Propos de table, chronique [LE BANQUET DUMONT-WILDEN. - Le jeudi 9 novembre 1911, dans les salons de l'abbaye de la Cambre, obligeamment mis à la disposition de la rédaction du Masque par M. Henry de Groux, coadjuteur du ministre de l'Agriculture et des Beaux-Arts, une pléiade de contemporains illustres a offert à M. Louis Dumont-Wilden, nommé chevalier de la Légion d'honneur, un somptueux dîner... ; L'Académie de Belgique vient de couronner un mémoire en cinq volumes in-8° de M. Louis Delattre qui démontre d'irréfutable manière la supériorité socialo-gastronomique de la couque de Dinant et des ballons de Tournai sur le pain d'épices de Gand et les "babeleers" d'Anvers... ; Au cours du mois dernier, on a vendu, à la salle Michel Lalieux, la "Chaise à clous d'or" de Vermeer de Delft et le "Cheval blanc" de Hans Memling... ; CHARTE DE NOBLESSE. - Nous soussignés, Roys Hérauts et Officiers d'Armes ords de S. M., les plus anciens en l'office dans ce pays Bas, certifions à tous ceux qu'il appartiendra d'avoir bonne connaissance de messire Emile Verhaeren, lequel tire son origine de Flandre... ; A NOS ABONNES. - Notre collaborateur Georges Marlow nous informe de ce qu'il leur assure ses soins gratuits y compris l'épitaphe. ; ENCORE UN NOUVEL ORDRE BELGE. - L'"Ordre de la Croix de Bois" institué par le Masque... ; LA BONNE CRITIQUE. - Nous regrettons de ne pouvoir reproduire in extenso la circulaire que la Belgique Artistique et Littéraire adresse aux artistes. En voici les passages les plus édifiants [suit une longue citation de la lettre signée Ray Nyst.] (p. [34]-39)

O. Mnya-Fraterne : Petite anthologie : Centon, poème [à un dauphinl - daté "Nice-Tien Tsin 1910-1911" - en note : "Cette fois la Petite Anthologie n'est pas de celui qu'on pense ; elle est de l'autre."], rubrique [pastiches, parodies et épigrammes] (p. [40])

Documents
"[Frontispice] de Charles Doudelet"

samedi 20 décembre 2025

L'HEURE QUI SONNE N° 4 - FEVRIER 1911

[Titre : L'HEURE QUI SONNE - Sous-Titre : Revue des Lettres ; puis Revue Mensuelle des Lettres ; puis Revue d'avant-garde (à partir du n°1 de la Deuxième Année) - Dates de publication : Novembre 1910 (n°1) à Janvier 1913 (numéro exceptionnel) - Périodicité : mensuelle - Lieu de publication : Paris - Format : 250 x 325 mm pour les cinq premiers numéros (format journal davantage que revue, avec absence de couverture) ; 190 x 280 mm (à partir du n°6) ; puis 185 x 275 mm (à partir du n°1 de la deuxième année) ; et 145 x 230 mm (pour le n° exceptionnel de janvier 1913) - Couverture : Imprimée en noir sur papier beige ; puis imprimée en rouge sur papier crème (à partir du n°1 de la deuxième année) ; et imprimée en noir sur papier jaune (pour le n° exceptionnel) - Pagination : variable (8 pages pour les 5 premiers numéros ; puis généralement 16 pages pour les numéros ordinaires à partir du n°6 ; 48 pages  pour le numéro exceptionnel) ; les cinq premiers numéros sont paginés (pagination suivie) puis la pagination disparaît à partir du n°6 ; pagination suivie à partir de la 2e année - Prix et abonnements : Le numéro = 0,25 francs, Abonnement annuel = 5 francs ; le numéro exceptionnel = 0,60 francs - Directeur : Gaston Picard - Rédacteur en chef : Marcel Hervieu ; (à partir de la 2e année) : Directeur général : Robert Veyssié ; Directeur : Gaston Picard ; Rédacteur en chef : Marcel Hervieu ; Secrétaires de rédaction : Pierre Laflèche, Sylvain Royé, Hubert Arnaud - Collaborateurs (liste non exhaustive - nous comprenons dans la liste des collaborateurs les auteurs de seules réponses aux enquêtes, que nous signalons par une astérisque) : Roger Allard, Henri Allorge, Guillaume Apollinaire, Hubert Arnaud, Auguste Aumaître, Théodore de Banville, Henri-Martin Barzun, Henry Bataille*, Pierre de la Batut, Nicolas Beauduin, Anatole Belval-Delahaye, Paul Bernheim, Jules Bertaut*, J.-André Biguet, Jules Bois, Marc Brésil, Paul Brulat, Umberto Brunelleschi [ill.], Jean Cheyre, Alexandre Chignac, Lucien Christophe, Jean Clary, Henri Clouard*, Bernard Combette, Léon Deubel, Manuel Devaldès, Fernand Divoire, Dorsennus, Albert Erlande, D'Estramiac, Charles-Théophile Féret, Fernand Fleuret, Charles Forot-Defrance, Paul Fort, J. Francis-Bœuf, Gabriel-Tristan Franconi, Ernest Gaubert, Louis de Gonzague Frick, Henri-E. Gounelle, Remy de Gourmont, Henri Guilbeaux, Camille Guerre, Jacques Hébertot, Jean Héritier, Marcel Hervieu, Charles-Henry Hirsch*, J.-C. Holl, Gustave Kahn, Pierre de La Batut, Pierre Laflèche, Carlos Larronde, Sébastien-Charles Leconte, Georges Lefèvre, Abel Léger, René Lehmann, Jules Lemaître*, Camille Lemonnier*, Charles Lichtenberger, Paul Lombard, Henry Maassen*, Roland Manuel, Henri Martineau, François Mauriac, Myriam Mester [pseud. de Gaston Picard], Victor-Émile Michelet, Pierre Mille*, Marcel Millet, Francis de Miomandre*, Charles Morice*, Jean Muller, Paul Myrriam, Jeanne Nérel, Noël Nouët, Olivier-Hourcade, Germaine P., Annie de Pène, Georges Périn, Gaston Picard, M. C. Poinsot*, Georges Polti, Paul Pourot, Marcel Prouille, Rachilde, Paul Reboux*, Henri de Régnier, Maxime Revon, Jean-Charles-Emile Rey, Berthe Reynold, Émile Riadis, Jean Richepin, J.-H. Rosny aîné*, Sylvain Royé, Jean Royère, Han Ryner, Henriette Sauret, Gaston Sauvebois, Henri Strentz, Gustave-Louis Tautain, René TautinAlbert Terrien, Jean Thogorma, Émile Verhaeren, Robert Veyssié, Sébastien Voirol - Adresse : 77, Boulevard Saint-Michel, Paris (Ve) - Gérant : Albert Terrien - Imprimé sur les presses de de l'Imprimerie Lenormand, 35, rue Boisnet à Angers (jusqu'au n°5) puis sur les presses de l'Imprimerie de La Vie Moderne, 83, 83bis et 85, Boulevard Soult (Paris) à partir du n°6, puis sur les presses de l'Imprimerie Perrette à Limoges pour la deuxième année, et sur les presses de l'imprimerie Jouve et Cie, 15 rue Racine (Paris) pour le numéro exceptionnel]
L'HEURE QUI SONNE
N° 4 (février 1911)
[Date de publication : Mars 1911 - [Couverture : format journal sans couverture ; 1re page avec en-tête] : Prix, Titre, Sous-Titre, Adresse, Directeur, Date, Rédacteur en Chef, Sommaire - [4e de couverture : dernière page (p. 32)] : Titre, Sous-Titre, Directeur, Rédacteur en Chef, mention ("publie les meilleurs Auteurs de la Littérature présente, accueille tous les talents"), Abonnement, mentions ("Nous prions tous ceux qui s'intéressent à L'HEURE QUI SONNE de nous envoyer leur abonnement" / "Le Directeur et le Rédacteur en Chef reçoivent aux Bureaux de la Revue de 5 h. à 7 h. le premier Vendredi de chaque mois, et sur rendez-vous") ; Annonces (Vient de paraître : "VERS LE GRAND TOUT / Poèmes / par Albert TERRIEN (Jouve Editeur, 15, Rue Racine) / Prix : 2 fr." ; "LES POÈMES IDIOTS / œuvre posthume de / Myriam MESTER / Publiée avec une introduction et des Notes par Gaston PICARD / aux éditions de L'HEURE QUI SONNE / Prix : 0.50 (Envoi franco contre 0.60 en timbres postes)" ; Publicités : Argus de la Presse ; Au genre moderne / Chemiserie, chapellerie, bonneterie) ; "L'HEURE QUI SONNE / Revue des Lettres / publiera dans ses prochains numéros des œuvres inédites de : Henri de Régnier, Jane Catulle-Mendès, Pierre Mille, Camille de Sainte-Croix, Ch.-F. Caillard, M.-C. Poinsot, Nicolas Beauduin, Louis Nazzi, Henri Martineau, François Mauriac, Abel Léger, Charles Dornier, Noël Nouet, Bernard Combette, Dominique Combette, Octave Béliard, Marc Elder, F.-T. Marinetti, Ch. Forot-Defrance, Henriette Sauret, Édouard Gazanion, Marie-Louise Vignon, Germaine P., Henri Chomet, Jean Héritier, Henri Soulat, Jean Cheyre, Pierre Aguétant, Frantz Simon, Paul d'Harcourt, Georges Lefèvre, Serge Bernstamm, Maxime Revon, Maurice Fertoret, Albert Terrien, Marcel Hervieu, Gaston Picard, etc., etc., etc." ; Imprimeur ; Gérant - Pagination : 8 pages]
Sommaire
Marcel Hervieu : Myriam Mester et "Les Poèmes Idiots", étude [en note : "Les Poèmes idiots, oeuvre posthume de Myriam Mester, publiée avec une introduction et des notes par Gaston Picard. Edition de l'Heure qui sonne. Prix : 0 fr. 50."] (p. [25])
Nicolas Beauduin : Poème, poème en vers libres (p. 26)
Jean Héritier : Note sur "Macbeth", critique [drame lyrique en 7 tableaux de MM. Ernest Bloch et Ed. Fleg - en note : "La critique de M. Jean Héritier sur Macbeth n'ayant pu paraître dans notre numéro de janvier, nous croyons qu'il n'est pas trop tard pour la reproduire ; les représentations de l'œuvre de M. Bloch n'ont, en effet, été qu'interrompues pour être reprises sous peu." - daté "décembre 1910"] (p. 26-27)
Germaine P. : A la dérive, poème en prose ["Amende honorable d'une de celles qui se crurent fortes."] (p. 27)
Gaston Picard : Les Livres, comptes rendus [Nicolas Beauduin. Les Deux règnes. (Ed. des "Rubriques nouvelles") ; Pierre Vierge. Le Navire enchanté. (E. Sansot, éd.) ; Florian Parmentier. Par les routes humaines. (Ollendorff, éd.) ; Paul Lieutier. Les Heures fugitives. (E. Sansot, éd.) ; Henry Maassen. Les Sanglantes. (Marcel Rivière, éd.) ; Charles Péguy. Le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc. (Cahiers de la quinzaine) ; Léon Daudet. Une campagne d'Action Française. (Nouvelle Librairie Nationale) ; Henri Clouard. Pages sociales et politiques de Balzac. (Nouvelle Librairie Nationale) ; Remy de Gourmont. Nouveaux dialogues des amateurs sur les choses du temps 1907-1910 (Epilogues, Ve série). (Mercure de France, éd.) ; Han Ryner. Jules Renard ou de l'humorisme à l'art classique. (E. Figuière, éd.) ; Jane Catulle-Mendès. Chez soi. (E. Sansot, éd.) ; Madeleine Chaumont. L'Eveil (Albin Michel, éd.) ; Charles-Henry Hirsch. Le Crime de Potru, soldat (A. Fayard, éd.) ; Georges Walder. La Chimère (Ed. de "L'Estrade")] (p. 28-29)
A. Belval-Delahaye : Chrysanthèmes, poème [extrait de L'Âme barbare] (p. 30) 
Georges Lefèvre : Plus tard..., poème (p. 30) 
Ch. Forot-Defrance : Air entendu..., poème (p. 30) 
Jean Cheyre : Une voix exquise..., poème (p. 31) 
Noël Nouët : Douleurs & douleur, poème (p. 31) 
J[ean]. H[éritier]., M[arcel]. H[ervieu]., G[aston]. P[icard]. : Les Revues, chronique ["Je tiens à faire mention des principaux articles de Gaston Picard parus au mois dernier. A La Revue critique des idées et des livres, une pénétrante étude critique sur "Un candidat à l'Académie : Maurice Maeterlinck" à laquelle il faut rattacher une "lettre à M. Henri Clouard" sur Maurice Maeterlinck encore publiée aux Guêpes. Aux Loups, Gaston Picard donne un article justement cruel sur les Poèmes de Maurice Rostand et aux Rubriques Nouvelles un article sur "Le Roman de la Couturière". - signé M. H. ; M. Henri de Régnier est aujourd'hui de l'Académie Française. Nous nous réjouissons de cette consécration officielle donnée à l'œuvre d'un des plus grands écrivains de ce temps. On a lu au premier numéro de L'Heure qui sonne un "Sonnet inédit" que M. Henri de Régnier nous avait gracieusement communiqué ; c'est que ce délicieux poète, ce charmant conteur, est encore un parfait galant homme. Qu'il veuille bien trouver ici l'expression des compliments les meilleurs que nous puissions lui adresser. - signé G. P. ; A signaler dans Les Annales politiques et littéraires (15 janvier) une étude de M. Jules Bois sur l'œuvre de M. Henri de Régnier. Il est une chose que M. Jules Bois a dite, que nul je crois, n'avait dite avant lui, à savoir que l'œuvre entière de M. Henri de Régnier est une rêverie littéraire. C'est original et juste. - signé J. H. ; Je signalerai, aux Loups, "la Mort de l'Automne", de M. Belval-Delahaye - au Penseur, des sonnets d'Abel Léger - à La Revue du Temps présent, le roman d'un auteur qui garde l'anonymat - au Mousquetaire, aimablement transformé, les articles de Pierre La Batut - à Ombres et Formes, un poème de Fernand Manise, "Symbole" - au Tout-Liège, un article de M. Henry Maassen sur "Maeterlinck et la critique". - non signé] (p. 31) 
Jean-Charles-Emile Rey : Périphrase, épigramme [précédé de ce chapeau : "Dernier écho du "Cas J. Ernest-Charles". Nous recevons, de M. Jean-Charles-Emile Rey cette :"] (p. 31)

vendredi 19 décembre 2025

LE MASQUE N° 12 - AVRIL 1911


LE MASQUE
N° 12 (Avril 1911)
[Date de publication : Avril 1911 - Couverture : Numéro, Titre, Illustration de Georges Lemmen, Lieu de publication, Date (Année seule) - 2e de couverture : Titre, Sous-titre, Abonnement, Prix du numéro, Adresse des Bureaux, Contributeurs ("Le Masque a publié des pages inédites de :") - 3e de couverture : Viennent de paraître (René Arcos. - Ce qui naît, Ferdinand Bouché. - Chrysalides (contes), Jean Dominique. - Les Enfants et les livres (conférence), Georges Duhamel. - Selon ma loi (poèmes), Franz Hellens. - Massacrons les Innocents, Jules Romains. - Les Puissances de Paris, Hubert Stiernet. - Haute plaine, Charles Vildrac. - Livre d'Amour, Emile Verhaeren. - Les Plaines (toute la Flandre), Camille Lemonnier. - La Chanson du Carillon, Jethro Bithell. - Contemporary Belgian Poetry- 4e de couverture : Titre, Sous-titre, Editeur, Sommaire, Mention ("Ce numéro est orné d'un dessin de Georges Minne.") - Pagination : 38 pages]
Sommaire

Georges Minne : [Frontispice], dessin (hors texte)

Camille Lemonnier : Chansons : I. "Va, va, petite chose de vie..." (p. [353]), II. "Si j'étais petit clair de lune..." (p. 354), poèmes (p. [353]-354)

Francis de Miomandre : La Canne de jaspe, récit [souvenir qui prend pour point de départ la lecture de La Canne de jaspe d'Henri de Régnier] (p. [355]-357)

Raymond Limbosch : Roses des quatre-temps, poème (p. [358])

Prosper Roidot : Bruyère blanche (suite), roman [en note : "Voir pages 239 et 330" - chapitres IX à XV (p. [359]-385)

*** : Propos de table, chronique [Un abonné grincheux qui a pris pour devise : Je porte à droite ! (On se demande pourquoi ?) a eu l'effronterie de nous adresser l'ironique lettre que voici :... ; LA DERNIERE PAROLE IMMORTELLE DE CYRILLE !. - Grosse émotion au Ministère de l'Instruction publique... ; POUR LE PROCHAIN CONCOURS DE ROME. - Une correspondance aigre-douce s'est échangée entre "Pourquoi pas" et Paul André... ; M. Valère Gille, qui avait adopté pour son papier à lettres l'ancienne devise de la Jeune Belgique : "Ne crains", vient de la remplacer par cette épigraphe mieux appropriée : In Cauderlier Venenum.] (p. [386]-388)

*** : Petite anthologie : Le Lustre de Cristal, poème [à Albert Mockel - Ecrit à Manières-les-Bains, l'avant-veille d'après-demain], rubrique [pastiches, parodies et épigrammes] (p. [389])

*** : Table des Matières (p. [390]-[392])

Documents
"[Frontispice] de Georges Minne"

lundi 15 décembre 2025

LE MASQUE N° 10-11 - FEVRIER-MARS 1911


LE MASQUE
N° 10-11 (Février-Mars 1911)
[Date de publication : Février-Mars 1911 - Couverture : Numéro, Titre, Illustration de Georges Lemmen, Lieu de publication, Date (Année seule) - 2e de couverture : Titre, Sous-titre, Abonnement, Prix du numéro, Adresse des Bureaux, Contributeurs ("Le Masque a publié des pages inédites de :") - 3e de couverture : Viennent de paraître (René Arcos. - Ce qui naît, Ferdinand Bouché. - Chrysalides (contes), Jean Dominique. - Les Enfants et les livres (conférence), Georges Duhamel. - Selon ma loi (poèmes), Jules Romains. - Les Puissances de Paris, Hubert Stiernet. - Haute plaine, Charles Vildrac. - Livre d'Amour, Emile Verhaeren. - Les Plaines (toute la Flandre), Camille Lemonnier. - La Chanson du Carillon, Jethro Bithell. - Contemporary Belgian Poetry- 4e de couverture : Titre, Sous-titre, Editeur, Sommaire, Mention ("Ce numéro est orné d'une gravure sur bois de Jehan Frison.") - Pagination : 64 pages]
Sommaire

Jehan Frison : [Frontispice], gravure sur bois (hors texte)

Franz Hellens : Massacrons les Innocents... (pièce en un acte), théâtre libres (p. [289]-305)

Edouard Henry : Orphée, conte [à la mémoire de mon ami Robert Coppieters - en épigraphe, citation de L'Humaine tragédie d'Anatole France : "C'est par toi que je souffre, et je t'aime. Je t'aime, parce que tu es ma misère et mon orgueil, ma joie et ma douleur, la splendeur et la cruauté des choses, parce que tu es le désir et la pensée, et parce que tu m'as rendu semblable à toi." - daté "Gand, le 23 février 1910"] (p. [306]-319)

Eugène Herdies : Voyage, poème (p. [320]-322)

Georges Van Wetter  : Mauri-Ga-Suma (L'île des porcelaines), conte (p. [323]-327)

Paul Maas : Ivoire du Japon, poème (p. [328]-329)

Prosper Roidot : Bruyère blanche (suite), roman (p. [330]-348)

*** : Propos de table, chronique [MAUVAISE NOUVELLE. - M. Cyrille vient de donner ordre au Ministre de circoncire notablement les acquisitions de livres et les souscriptions aux publications littéraires... ; Cueilli dans l'Introduction de Contemporary Belgian Poetry une excellente Anthologie des poètes belges qui vient de paraître à Londres : "Quant à Sylvain Bonmariage, c'est un prodige. Il a 24 ans et a publié 12 volumes"... ; Notre collaborateur L. Dumont-Wilden est rentré de Rome, porteur de la bénédiction et d'un abonnement de S. S. le Pape pour le Masque... ; INIMITIES LITTERAIRES : L'abbé Moeller et Georges Ramaekers se sont rencontrés sur le terrain... ; Georges Lemmen est parti pour la Côte d'azur. Il n'est pas douteux qu'il ne nous rapporte quelques images fidèles des beaux ciels bleus et des verts chauds de cette contrée bénie, car il n'hésite jamais, quand il voyage, à se charger de tout ce qu'il faut pour peindre. Il a donc pris avec lui un crayon noir et un crayon rouge.] (p. [349]-350)

Brahma-Kers : Petite anthologie : Sur l'île de Pathos, poème [pastiche de Georges Ramaekers], rubrique [pastiches, parodies et épigrammes] (p. [351]-352)

Document
"[Frontispice] de Jehan Frison"

mercredi 10 décembre 2025

LE MASQUE N° 6-7 - OCTOBRE-NOVEMBRE 1910


LE MASQUE
N° 6-7 (Octobre-Novembre 1910)
[Date de publication : Octobre-Novembre 1910 - Couverture : Numéro, Titre, Illustration de Georges Lemmen, Lieu de publication, Date - 2e de couverture : Titre, Sous-titre, Abonnement, Prix du numéro, Adresse des Bureaux - 3e de couverture : Imprimeur ; Editeur - 4e de couverture : Titre, Sous-titre, Editeur, Sommaire, Mention ("Ce numéro est orné d'un dessin de Dréso.") - Pagination : 64 pages]
Sommaire

Dréso : [Dessin], dessin (hors texte)

Albert Mockel : L'Adoration du berger (Hommage à Paul Verlaine), poème en vers libres [en épigraphe, citation de Paul Verlaine : "L'espoir luit comme un brin de paille dans l'étable."] (p. [160]-163)

Franz Hellens : Le Retour, conte  (p. [164]-166)

Georges Duhamel : Ceux que je connais (p. [167]-168), Repos (p. 168-169), Evangile (p. 169-170), poèmes en vers libres (p. [167]-170)

Ferdinand Bouché  : Le Blanc Pennat, nouvelle [à Grégoire Le Roy] (p. [171]-181)

Maurice Drapier : "Pour la première fois nous allons voir ensemble...", poème (p. [182]-183)

Gaston Furst : L'Année, poème en versets [à Albert Mockel] (p. [184]-188)

Gaston-Denys Périer : Un paysage de Goethe, nouvelle [en épigraphe, citation de Werther : "Und doch ! missverstanden zu werden ist das Schicksal von unser Einem."] (p. [189]-198)

Fernand Crommelynck : La Vengeance de Papillons, poème en vers libres [en épigraphe, citation de Baudelaire : "Les parfums, les couleurs et les sons se répondent."] (p. [199]-207)

Jean Dominique : Les Enfants et les livres, conférence [sous la signature, entre parenthèses, cette précision concernant l'identité de l'auteure : Marie Closset - à suivre] (p. [208]-217)

*** : Propos de table, chronique [On lit dans Le Soir : L'OEUVRE DES CONFERENCES DANS LES HÔPITAUX... ; De M. Georges Buisseret vient de paraître au Mercure de France une remarquable étude sur l'Evolution idéologique d'Emile Verhaeren... ; Notre compatriote M. Albert du Bois vient de faire représenter sur la scène du Théâtre Sarah Bernhardt, une pièce en vers La Conquête d'Athènes... ; LA REVANCHE DE POTVIN, FREDERIX ET TARDIEU : La Maladie de la Reine [poème d'Ivan Gilkin] (extrait du Courrier du Soir, 1er décembre 1910)] (p. [218]-222)

Valère de Bangille, Fra Angelico : Petite anthologie : Académie, poème [pastiche de Valère Gille], signé Valère de Bangille (p. [223]-224) ; Le Refrain du Terme [à Maurice Maeterlinck], poème [pastiche de Maurice Maeterlinck], signé Fra Angelico (p. 224), rubrique [pastiches, parodies et épigrammes] (p. [223]-224)

Documents
"[Dessin] de Dréso"
"Le Refrain du Terme" 

à MAURICE MAETERLINCK

Et s'il revenait demain,

Que faut-il lui dire ?

- Dis-lui que l'on est sorti,

Qu'on va lui écrire...


Et s'il ajoutait alors

Que la chose presse ?

- Dis-lui que l'on est parti

Sans laisser d'adresse...


Et s'il insistait beaucoup

Pour toucher le terme ?

- Pouss' le doucement dehors

Et la porte ferme...


Et s'il trouve une autre fois

Cette porte ouverte ?

- Zut ! Tu nous embêt' enfin !

Dis-lui qu'on... l'enderme...

FRA ANGELICO.

lundi 8 décembre 2025

LE MASQUE N° 5 - SEPTEMBRE 1910


LE MASQUE
N° 5 (Septembre 1910)
[Date de publication : Septembre 1910 - Couverture : Numéro, Titre, Illustration de Georges Lemmen, Lieu de publication, Date - 2e de couverture : Titre, Sous-titre, Abonnement, Prix du numéro, Adresse des Bureaux - 3e de couverture : Imprimeur ; Editeur - 4e de couverture : Titre, Sous-titre, Sommaire, Mention ("Ce numéro est orné d'un dessin de Charles Doudelet.") - Pagination : 32 pages]
Sommaire

Charles Doudelet : [Dessin], dessin (hors texte)

Albert Giraud : Le Secret du Sphinx, poème (p. [129]-130)

Stuart Merrill : Petits poèmes d'amour, poèmes en prose [numérotés de I à X]  (p. [131]-135)

Emile Verhaeren : Septembre, poème en vers libres (p. [136])

Marguerite Gillot  : Poèmes : I. Angélus (p. [137]), II. Crépuscule (p. 138), poèmes (p. [137]-138)

Blanche Rousseau : Grande Mademoiselle Fanny, nouvelle [à Georges Lemmen] (p. [139]-147)

Grégoire Le Roy : Les Silences, poème en vers libres (p. [148]-150)

Louis Dumont-Wilden et Georges Marlow : Tristan Bernard (essai de critique dialoguée), critique (p. [151]-156)

*** : Propos de table, chronique [Le 13 septembre à 4 heures du matin, nous pénétrions dans le somptueux poulailler de la rue des Sept Béguines où, guidé par un sublime souci d'art et de charité, Grégoire Le Roy nous conviait à la première représentation d'une adaptation belge de Chantecler au profit du Cercle Noble et de M. Myrtil Schleisinger... ; Quelques phrases d'un article de M. Edmond Picard, intitulé "La Question Maeterlinck" (La Chronique, 9 octobre 1910) :...] (p. [157]-158)

Saint François d'Assise de Bouhélier le Magnifique : Petite anthologie : Bénédiction [à Thomas Braun], poème ["médité et écrit le jour de St-Eusèbe en l'an 1909"], rubrique [pastiches, parodies et épigrammes] (p. [159]-160)

Documents
"[Dessin] de Charles Doudelet"

"Bénédiction" 

à THOMAS BRAUN

Ô Seigneur, bénissez les humbles pieds des hommes,

Ceux des bêtes et ceux des enfants, bénissez

A Bruxelles les pieds d'Albert Premier, à Rome

Ceux que notre ferveur honore de baisers.


Bénissez les orteils des pauvres et des riches,

Ceux du coureur agile, ornés d'œils de perdrix

Ceux du fier colonel, ceux du colleur d'affiches

Ceux du banquier et du marchand de canaris.


Faites que la sueur dont le front adamique

Méconnut la fraîcheur, ne les épargne pas

Et donnez-leur, mon Dieu, l'âcreté balsamique

Qui baigne les souliers en transperçant les bas.


Si de mon jardinier, j'enfile les chaussures

Pour affronter la boue éparse en la cité,

Imprégnez du parfum de l'humble créature

Mes poétiques pieds épris d'humilité.


Bénissez, ô Seigneur, les pieds de ma servante,

Qui foulent tour à tour ma chambre et mon jardin,

Les pieds de mon curé, ceux de ma vieille tante

Et surtout ceux de Francis Jammes, mon parrain,


Si les uns sont couleur de cendre et de tristesse

Comme mon âme, il est parmi ces pieds qui vont

Allègrement par les chemins de la sagesse,

Des doux habitués du linge et du savon.


Mais qu'ils soient blancs ou noirs, de satin ou de corne,

Tous, depuis le plus fruste et le plus indolent

Jusqu'au plus fier, mon Dieu, pour votre gloire s'ornent

D'oignons comme les lys, de cors comme Roland !


Pâles et décharnés, voici les pieds des Carmes,

Rouges, ceux des Chartreux, noirs, ceux des Capucins

Puis, voici les grands pieds tragiques des gendarmes,

Raillant l'onde attardée aux vasques des bassins.


Voici vos pieds charmants, porteurs de télégrammes,

Les tiens, ô chef de gare, et les tiens, ô facteur,

Véhicules discrets des lettres que ma femme

Confie à votre zèle, ô nobles serviteurs !


Hélas, que j'en ai vu courir en espadrilles,

En sabots cliquetants, en souliers éculés,

Pieds d'hommes, pieds d'enfants et pieds de jeunes filles,

Esclaves de mes vœux à peine formulés :


Ils allaient, quelquefois vaincus par la tempête,

Un brusque arrêt troublant leur inlassable ardeur,

Mais vainqueurs du Destin, leurs orteils en trompette

Bientôt sonnaient la charge et repartaient en chœur.


Il est bien d'autres pieds que j'oublie ou j'évite :

Pieds d'alouette en fleur, pieds de nez folichons,

Pieds de marmite et vous, coups de pied d'Aphrodite

Que j'assimile à vos horreurs, pieds de cochons !


Sur tous ces pieds aussi, déversez votre grâce

Ô Seigneur, que j'implore en cette nuit d'hiver,

Et faites que les miens que la poussière encrasse

Soient pour Jammes un jour l'objet de tendres vers !

SAINT FRANCOIS D'ASSISE DE BOUHELIER LE MAGNIFIQUE.

Médité et écrit le jour de St-Eusèbe en l'an 1909.