mercredi 10 mai 2017

L'ILE SONNANTE N° 26 - DÉCEMBRE 1912

L'ILE SONNANTE
N° 26 (Décembre 1912)
[Date de publication : Décembre 1912 - Couverture : Série (3e), Numéro, Date, Titre (en rouge), Sous-titre, Périodicité (Paraissant tous les deux mois), Sommaire, Prix du numéro, Adresse - 2e de couverture : Titre, Adresse, Rédaction ("Le Mardi de 6 h. à 7 h. (Sauf du 1er Mai au 1er Octobre)"), Comité de Rédaction, Mentions ("Adresser toutes les communications à M. Michel Puy, 21, rue Rousselet, Paris (VIIe)" / "Les auteurs sont seuls responsables de leurs articles" / "Les manuscrits seront retournés aux auteurs qui en feront la demande, mais l'Administration de la Revue décline toute responsabilité en ce qui concerne les manuscrits qui viendraient à être perdus ou détruits." / "L'Île Sonnante paraît 6 fois par an : les 1er février, 1er avril, 1er juin, 1er août, 1er octobre et 1er décembre."), Abonnement, Abonnement d'essai ("2 Numéros : 1 franc") - 3e de couverture : Titre, Adresse, Mention ("publie chaque année environ 300 pages in-8"), extrait des sommaires des deux premières séries, Publicités (Galerie Marseille et Vildrac ; Le Courrier de la Presse) - 4e de couverture : Service des Revues (Alceste, L'Amitié de France, L'Art décoratif, Le Beffroi, Les Cahiers du Centre, La Chronique des lettres françaises, Le Chroniqueur de Paris, Le Divan, Les Droits de l'Homme, L'Effort, Les Entretiens idéalistes, Les Facettes, Le Feu, Les Feuillets, Le Florilège, La Forge, Les GuêpesL'Heure qui sonne, Les Hommes du Jour, Les Loups, Les Marches de l'Est, Les Marches de Provence, Les Marches du Sud-Ouest, Les Marges, La Nouvelle Revue françaiseL'Occident, Pan, Le Penseur, La Phalange, La Plume, Poésie, Propos, La Renaissance contemporaine, La Revue septentrionale, La Revue du traditionnisme, Le RythmeLes Rubriques nouvelles, Le Spectateur, Le Thyrse, L'Unita, La Voce, Vers et Prose- Bas de Page 264 : Gérant, Imprimeur - Pagination : 48 pages]
Sommaire
Tristan Derème : La Gloire, poème [à Stuart Merrill] (p. [217]-218)
Charles Callet : Rêverie sur un centenaire, texte lyrique en prose [sur Auguste Callet, père de l'auteur] (p. [219]-220)
Julien Ochsé : Dans les jardins Eaden, poème [daté "Venise 1912"] (p. [221]-222)
René Schmickrath Départs (p. [223]) ; Autre Départ [A ma femme] (p. [224]-226), poèmes (p. [223]-226)
Marcel Martinet : Noël, nouvelle (p. [227]-230)
Gaston Guilleré : A la louange du cirque, poème en prose (p. [231])
Roger Frène : L'aimable retraite, poème (p. [232]-233)
Michel Puy : Le journal à deux sous, étude [extrait de La Rose des Pénombres] (p. [234]-242)
CHRONIQUES
Tristan Derème : Chronique des Poèmes [Henry Dérieux : Le Sable d'Or (L'art libre), Le regard derrière l'épaule (Grasset) - (p. [243]-245) ; Jean Bonnerot : Province (Les cahiers du centre) - (p. 245-246) ; Gabriel-Joseph Gros : Les yeux pleins de larmes (L'art libre), La beauté du ciel (Basset) - (p. 246-248) ; Louis Darmet : Près du piano fermé (Basset) - (p. 248-249)] (p. [243]-249)
Louis Pergaud : Les Romans [Les Rafales, par J. H. Rosny aîné (Plon) - (p. [249]-250) ; Le Monoplan du Pape, par F.-T. Marinetti (Sansot) - (p. 250-251) ; Le Roman de la Fleur, par Edmond Rocher (p. 251) ; Les cent gosses, par Alfred Machard (Mercure de France) - (p. 251-252) ; Memento : Vieille histoire, par Pierre Hamp (Nouvelle Revue française) ; Les mirages possibles, par Paul Flamant (Sansot) - (p. 252) ; Les jeux de la Politique et de l'Amour, par Jules L. Puech (B. Grasset) - (p. 252-253) ; La divine rencontre, par Isi Collin (édité par Ch. Desoer, Liège) ; La dernière étape, par Fernand Passelecq (L'Occident) ; Erratum : Dans ma dernière chronique page 202, une coquille typographique me fait écrire : "le génie malade maigre et admirable d'un Edgar Poe" c'est "malade suraigu et admirable" qu'il faut lire. ; Note. - Au sujet de quelques lignes que je consacrais à l'Ecole spiritualiste, M. de Pomairols m'a écrit une longue et courtoise lettre explicative et m'a fait envoyer "Le Poème du silence" par la Comtesse Jean d'Avancourt, dernier ouvrage qui a obtenu le prix de poésie spiritualiste. Je répondrai à M. de Pomairols dans un prochain numéro dès que j'aurai lu le livre qu'il a bien voulu me faire parvenir - (p. 253).], comptes rendus (p. [249]-253)
Marcel Martinet : Littérature [Note sur le Classicisme. - Je ne sais si les organisateurs de cette Bibliothèque Française, dont quelques volumes ont déjà paru à la librairie Plon, avaient pour premier dessein de montrer la fraîcheur et la force que, sous l'écrasement de la poussière des siècles, ont conservées les livres des maîtres, et d'affirmer la leçon de confiance et d'audace qui se dégage, pour les écrivains d'aujourd'hui, de cette vitalité triomphante ; il est permis d'en douter et de craindre que ces bons instituteurs aient eu plutôt la pensée de nous offrir obligeamment, une fois de plus, les modèles à copier avec une pieuse modestie. Pourtant nous prenons notre bien où il se trouve et voici dans cette collection un volume au moins qui n'a pas été compilé par un antiquaire, mais écrit par un homme. - à propos de La Fontaine, textes choisis et commentés par Edmond Pilon - (p. 254-255) ; La France a dernièrement célébré J.-J. Rousseau.... - à propos de deux livres : Maurice Mignon, Jean-Jacques Rousseau, conférence faite au Théâtre des Célestins, le 10 juillet 1912, Lyon, Imp. Waltener, Anonyme, J.-J. Rousseau infirme n'a jamais eu d'enfants, Nice, Imp. Honoré Robaudi - (p. 255) ; Memento. - Jean Malye : La littérature irlandaise contemporaine (Sansot, collection d'études étrangères) ; Claude Roger Marx : G. de Porto-Riche (Sansot, Les célébrités d'aujourd'hui) ; Comte J. Casali : Les Rapports de l'Eglise et de l'Etat en Italie (Basset) ; Signalons enfin l'excellente Contribution au Folk-lore bourbonnais par Francis Perot (Les Cahiers du Centre), recueil charmant qui touchera et amusera tous ceux qui aiment fortement la terre de France, et les deux volumes d'Anthologie (Poètes-Prosateurs) de la Renaissance Contemporaine. - (p. 256)], comptes rendus (p. 253-256)
Roger Frène : Les revues [Il y a longtemps qu'elles n'avaient paru aussi dignes d'intérêt que ces temps derniers ; c'est la reprise de la saison littéraire, avec sa stupéfiante diversité d'opinions, de tendances, d'efforts opposés, qui y éclate par le feu nourri des critiques, le bel canto du vers classique et la musique ingénieuse ou hasardeuse du vers libre. Concert connu, concert discordant où les riches morceaux abondent aussi bien que les pauvretés. / Les critiques sont plus résolus que jamais. Voici M. Duhamel qui écrit avec une heureuse passion sur Louis Le Cardonnel et René Ghil (avec le disert Pierre Quillard le jugement se neutralisait sous le bien-dire) ; il faut qu'un critique montre du parti-pris, fût-ce un peu ex-cathedra. Voici M. Boissard qui s'élève encore contre Claudel, à qui il reproche avec sérieux la disposition typographique de ses drames, le vide de ses idées ; voici M. Léo Larguier (La Vie Française) qui énonce : "La prosodie française est pareille à l'Eglise Catholique, Apostolique et Romaine : il faut croire et ne rien toucher à l'édifice, car il n'y a pas de degrés dans l'erreur, et des révoltes d'excommuniés ne troubleront jamais l'ordre sacré". / Et dans le même numéro, on lit une piécette de M. Larguier, très bien faite et ingénieuse... ; Dans Les Marges voici le ton de M. Marc Lafargue : "Il faut que notre art ait le bénéfice de l'art qui l'a précédé" ; mais dans le même numéro, M. Marcel Coulon insiste sur "la nouveauté, première condition des belles œuvres, condition non suffisante, mais indispensable." Entendez-vous partout la fusillade ? ;M. Robert Randau est aussi critique à La Phalange, mais comme il écrit de Dakar et qu'il considère avec plus de froide raison les événements littéraires, il est stupéfié avant tout par la sottise des grosses revues et par l'intérêt relatif des publications techniques, des feuilles d'art nouveau. Ses Lettres de la brousse ont une rare vigueur de coloris. ; Pour en finir avec la critique, il convient de citer des Marches de Provence leurs deux intéressants numéros sur Corbière et Léon Bloy et, dans Vers et Prose, la pénétrante et importante étude que Tristan Derème consacre à Jules Laforgue. / Cette même revue publie des vers de Léon Deubel, qui les prodigue trop peu... ; Ceux qui aiment Rimbaud trouveront dans la Nouvelle Revue Française une lettre du plus grand intérêt de leur poète (la première des trois publiées) ; elle est précédée d'une étude par Paul Claudel... ; Il faudrait dire encore combien L'Olivier, revue de Nice, s'annonce intéressante avec ses chroniques et ses études nourries et franches (qu'on lise son étude sur Léopardi). La Flora, que Rolmer anime de son enthousiasme, produit un poème de Gasquet, qui d'autre part publie un excellent roman dans Le Feu. Les Facettes constitueront bientôt une revue poétique complète du mouvement actuel ; Pan est toujours de la meilleure tenue et donne des vers de Nau ; Les Feuillets se distinguent par un sobre mérite ; Les Bandeaux d'Or par leur heureuse position extrême-gauche ; Les Horizons et le Divan sont encore revues fort bien faites et le Thyrse est plein de mérite. Excellente, la reprise de la saison !], chronique (p. [257]-259)
M[ichel]. P[uy]., R[oger]. F[rène]. : Notes, notes [La guerre des deux rives. - signé M. P. - (p. 259-260) ; Une lettre de M. Alfred Machard. - signé R. F. - (p. 260-261) ; Jeunes auteurs pleins de talent, avez-vous tout prêt un court roman (ou une grande nouvelle) inédit ou, si édité, qui soit votre pleine propriété, maximum 3.800 lignes (ou 150.000 lettres). / Proposez-le à M. G. H. à Comœdia, 27 boulevard Poissonnière, à Paris. Il pourra, si votre oeuvre est bonne, vous payer très modestement sa publication dans un périodique à gros tirage, et, cette publication une fois faite, vous resterez propriétaire de votre oeuvre, libre par conséquent, de l'éditer ailleurs comme il vous plaira... (p. 259-261)
*** : Table des Matières contenues dans la troisième série de L'Île Sonnante (p. [262]-264)

dimanche 7 mai 2017

L'ILE SONNANTE N° 23 - JUIN 1912

L'ILE SONNANTE
N° 23 (Juin 1912)
[Date de publication : Juin 1912 - Couverture : Série (3e), Numéro, Date, Titre (en rouge), Sous-titre, Périodicité (Paraissant tous les deux mois), Sommaire, Prix du numéro, Adresse - 2e de couverture : Titre, Adresse, Rédaction ("Le Mardi de 6 h. à 7 h. (Sauf du 1er Mai au 1er Octobre)"), Comité de Rédaction, Mentions ("Adresser toutes les communications à M. Michel Puy, 21, rue Rousselet, Paris (VIIe)" / "Les auteurs sont seuls responsables de leurs articles" / "Les manuscrits seront retournés aux auteurs qui en feront la demande, mais l'Administration de la Revue décline toute responsabilité en ce qui concerne les manuscrits qui viendraient à être perdus ou détruits." / "L'Île Sonnante paraît 6 fois par an : les 1er février, 1er avril, 1er juin, 1er août, 1er octobre et 1er décembre."), Abonnement, Abonnement d'essai ("2 Numéros : 1 franc") - 3e de couverture : Titre, Adresse, Mention ("publie chaque année environ 300 pages in-8"), extrait des sommaires des deux premières séries, Publicités (Galerie Marseille et Vildrac ; Le Courrier de la Presse) - 4e de couverture : Service des Revues (Alceste, L'Amitié de France, L'Art décoratif, Le Beffroi, Les Cahiers du Centre, La Chronique des lettres françaises, Le Chroniqueur de Paris, Le Divan, Les Droits de l'Homme, L'Effort, Les Entretiens idéalistes, Les Facettes, Le Feu, Les Feuillets, Le Florilège, La Forge, Les GuêpesL'Heure qui sonne, Les Hommes du Jour, Les Loups, Les Marches de l'Est, Les Marches de Provence, Les Marches du Sud-Ouest, Les Marges, La Nouvelle Revue françaiseL'Occident, Pan, Le Penseur, La Phalange, La Plume, Poésie, Propos, La Renaissance contemporaine, La Revue septentrionale, La Revue du traditionnisme, Le RythmeLes Rubriques nouvelles, Le Spectateur, Le Thyrse, L'Unita, La Voce, Vers et Prose- Bas de Page 128 : Gérant, Imprimeur - Pagination : 40 pages]
Sommaire
Louis Mandin : Poèmes : I. Retour à Paris (p. [89]-90) ; II. Le soir dans l'avenue (p. 90), poèmes en vers libres (p. [89]-90)
Georges Tournefeuille : Paragraphes, réflexions (p. [91]-94)
Paul Vimereu : Plaintes devant Poséidon, poème en prose (p. [95]-96)
Théo Varlet Insomnie, poème en vers libres (p. [97])
Gabriel-Tristan Franconi : Poèmes : I. Le Vase fleuri (p. [98]) ; II. L'Enfant ou le Vase (p. 99), poèmes (p. [98]-99)
Charles Callet : La littérature et l'époque, étude (p. [100]-103)
George-Merize : Vers, poème (p. [104])
Pierre Fons : Compensatrice, sonnet [extrait de La Rose des Pénombres] (p. [105)
Fernand Divoire : Un mauvais livre, compte-rendu [de l'Introduction à l'étude de la Stratégie littéraire] (p. [106]-108)
CHRONIQUES
Louis Pergaud : Les Romans [La Mort de la Terre, par J. H. Rosny aîné (Plon) - (p. [109]-110) ; L'élève Gilles, par André Lafon (Perrin) - (p. 110) ; Lélie, fumeuse d'opium, par Willy (Albin Michel) ; Magnhild, par Bjornstjerne Bjornson, traduit par Sébastien Voirol (Sansot) - (p. 111) ; Le Béguin des Muses, par Charles Derennes (Ed. de la Vie Parisienne) - (p. 111-112) ; Memento : Octave Aubry, Sœur Anne (Plon) ; Joseph Voisin, Entre Loire et Allier (Les Cahiers du Centre) ; Gaston Starbach et Louis Perret, Le portrait de Colombine, pantomime rimée (Figuière) ; E. Gaillard, Portraits (Sansot) ; A. Le Brun, Feuilles mortes (Figuière) ; Pierre Balsac, La marche à l'absolu (Emile Larose) - (p. 112) ; Maurice, Musée d'un jeune esprit (Figuière) ; Jean Lorrain, La Nostalgie de la Beauté (Sansot) ; Chateaubriand, Amours (Sansot) ; Adrien Segré, L'inceste légitime (Figuière) - (p. 113).], comptes rendus (p. [109]-113)
Marcel Martinet : Littérature [Propos. - Je n'aime pas la critique. C'est une occupation d'ordinaire bilieuse et stérile ; elle se soucie peu de conseiller les artistes, qui se soucient moins encore d'écouter ses conseils. Et si parfois, plus ou moins heureusement, elle guide le public c'est affaire de mode, et qui n'intéresse point l'art ; demain, avec d'autres habitudes sociales, on inventera d'autres intermédiaires entre l'auteur et ses lecteurs... - (p. [114]-115) ; La question du latin. - [à propos de :] Petite histoire parlementaire de la réforme de 1902, suivie d'un projet de modifications les plus pressantes à apporter aux programmes de l'Enseignement secondaire. Ligue des Amis du Latin (les Marges), par Pierre Leguay - (p. 115-117) ; Les écrivains-qui-pensent. - [à propos des ouvrages :] Maurice Maeterlinck ou le mystère de la porte close, par Gaston Picard (L’œil de veau) - (p. 117-118) ; Henry Bataille. Le Règne intérieur (Sansot), par Denys Amiel - (p. 118-119) ; Propos critiques (première série), par Maurice Barrès (Figuière) - (p. 119) ; Critique de combat et d'amour. - [à propos de :] Etudes littéraires, par Georges Duhamel (Sansot) - (p. 119-121) ; Le beau voyage. - [à propos de :] Sites et Personnages, par Edmond Pilon (Grasset) - (p. 121-122) ; Albert de Bersaucourt : Paul Verlaine, poète catholique (Falque), Francis Jammes, poète chrétien (Falque), Charles Guérin (Edition du Temps présent), Louis Mercier (Jouve) - (p. 122-123) ; Memento : Hugues Balagny, Hégésipe Moreau (Portraits d'hier) ; Marc Dhano, La vieille et la nouvelle Alsace (Le Messager d'Alsace-Lorraine), - (p. 123) ], comptes rendus (p. [114]-123)
Roger Frène : Les revues ["... Et tout le reste est littérature !" Ce reste-là se trouve souvent dans les revues ; voilà pourquoi on les dit généralement littéraires. La chronique y occupe une place d'une prépondérance sans rapport avec la beauté des œuvres et surtout la chronique de la peinture : heureux jeunes peintres ! leur moindre tableau est discuté sérieusement. Je ne sais si les cubistes ont une théorie qui justifie l'emploi du cube et je ne le crois pas (M. Metzinger cependant a prouvé ici même qu'il était un théoricien de valeur, en dehors du cubisme), mais il faut bien constater que les explications qu'on essaie de leur art sont avortées (Livres et Arts, Revue des Français, Mercure, etc.). L'idée des peintres futuristes est plus claire : traduire la sensation du mouvement, non pas le mouvement saisi à un instant déterminé (comme toutes les œuvres d'art jusqu'ici), mais dans sa succession même, un peu comme l'épreuve photographique non-instantanée, qui représenterait un train en marche ou le vol d'un oiseau... ; La Revue du temps présent a confié sa chronique des poèmes à Mme Henriette Charasson, qui a écrit trois pages judicieuses et pénétrantes sur Mme Marie Dauguet, la poétesse à mon sens la plus remarquable du moment... ; Dans Les Soirées de Paris de bons vers, plein de talent, d'André Tudesq ; dans Rythm, publication anglaise-française, Tristan Derème, Francis Carco avec une prose savoureuse et précise et des pages fort intéressantes d'un nouveau venu : Claudien. La Licorne, très luxueuse, a donné de bien jolis dessins de Jean de Bosschère, mais son texte est un peu flottant entre l'insignifiance et la rareté. Les grosses revues et les autres se distinguaient ces temps-ci par leur déplorable propension à s'occuper de Jules Bois (la Phalange elle-même, hélas !) et cela continue... ; Paris-Journal, dénué de tout intérêt pour nous depuis quelque temps (vous vous souvenez que nous lui avons fait fête naguère) ne traite plus que de la bande Bonnot et de Jules Bois, les grandes vedettes. ; Les revues louent plus discrètement, mais avec une chaleur plus communicative, Ariel Esclave de Louis Mandin... ; Il y aurait un rapprochement à faire entre l'homme d'esprit et l'homme apte à comprendre la grandeur et la beauté ; ces deux types sont à peu près antithétiques. M. Maurice Boissard, du Mercure, est "pétri d'esprit", et il ne manque jamais l'occasion de dire combien il déteste le prétentieux Paul Claudel "bien trop fort pour lui". M. Boissard est amusant à lire, on attend sa chronique comme l'entrée de Footitt et de Chocolat. La Renaissance contemporaine, presque en même temps que L'Effort, vient de donner un gros fascicule anthologique...], chronique (p. [124]-126)
Toto, chat [Louis Pergaud], M[ichel]. P[uy]., *** : Notes, notes [Aux lecteurs de "L'Île sonnante" pour s'excuser de ne pas donner une chronique promise. - signé Toto, chat - (p. 126) ; Le beau langage. - signé M. P. - (p. 127-128) ; Le poète Marius Martin, dont l'Île sonnante, publiait dans son dernier numéro le "Logis enchanté", vient de mourir à Toulon. Depuis quelques mois, dans diverses revues, il avait donné des vers charmants. Les poèmes qu'il laisse seront réunis par M. Léon Vérane dans un numéro hors série des Facettes. ; L'Astrée a représenté avec succès, au théâtre Fémina, un frais et harmonieux poème dramatique de Carlos Larronde : La Chimère ; et le Nouveau Théâtre d'Art, au théâtre Antoine, une pièce en trois actes de MM. Alphonse Séché et Jules Bertaut : Un Sans-Patrie.] (p. 126-128)

vendredi 5 mai 2017

L'ILE SONNANTE N° 22 - AVRIL 1912

L'ILE SONNANTE
N° 22 (Avril 1912)
[Date de publication : Avril 1912 - Couverture : Série (3e), Numéro, Date, Titre (en rouge), Sous-titre, Périodicité (Paraissant tous les deux mois), Sommaire, Prix du numéro, Adresse - 2e de couverture : Titre, Adresse, Rédaction ("Le Mardi de 6 h. à 7 h. (Sauf du 1er Mai au 1er Octobre)"), Comité de Rédaction, Mentions ("Adresser toutes les communications à M. Michel Puy, 21, rue Rousselet, Paris (VIIe)" / "Les auteurs sont seuls responsables de leurs articles" / "Les manuscrits seront retournés aux auteurs qui en feront la demande, mais l'Administration de la Revue décline toute responsabilité en ce qui concerne les manuscrits qui viendraient à être perdus ou détruits." / "L'Île Sonnante paraît 6 fois par an : les 1er février, 1er avril, 1er juin, 1er août, 1er octobre et 1er décembre."), Abonnement, Abonnement d'essai ("3 Numéros : 1 franc") - 3e de couverture : Titre, Adresse, Mention ("publie chaque année environ 300 pages in-8"), extrait des sommaires des deux premières séries, Publicités (Galerie Marseille et Vildrac ; Le Courrier de la Presse) - 4e de couverture : Service des Revues (Alceste, L'Amitié de France, L'Art décoratif, Le Beffroi, Les Cahiers du Centre, La Chronique des lettres françaises, Le Chroniqueur de Paris, Le Divan, Les Droits de l'Homme, L'Effort, Les Entretiens idéalistes, Les Facettes, Le Feu, Les Feuillets, Le Florilège, La Forge, Les GuêpesL'Heure qui sonne, Les Hommes du Jour, Les Loups, Les Marches de l'Est, Les Marches de Provence, Les Marches du Sud-Ouest, Les Marges, La Nouvelle Revue françaiseL'Occident, Pan, Le Penseur, La Phalange, La Plume, Poésie, Propos, La Renaissance contemporaine, La Revue septentrionale, La Revue du traditionnisme, Le RythmeLes Rubriques nouvelles, Le Spectateur, Le Thyrse, L'Unita, La Voce, Vers et Prose- Bas de Page 88 : Gérant, Imprimeur - Pagination : 48 pages]
Sommaire
Marcel Martinet : Deux poèmes pour avril : 1. Avril en France (p. [41]-42) ; II. Avril romantique (p. 43), poèmes (p. [41]-43)
Charles Vildrac : La récréation, nouvelle (p. [44]-47)
Marius Martin : Le logis enchanté, poème (p. [48])
Paul Vimereu Auprès d'elle, poème en prose [daté "3 mars"] (p. [49]-50)
Roger Frène : Bohémiens : I. "- Pour mes mains et mes yeux mets-toi nue, ô ma douce !..." (p. [51]) ; II. "Nous qui n'avons comme patrie..." (p. 52) ; III. "Si l'air de l'aventure et le sel des voyages..." (p. 53), poèmes [datés "1905"] (p. [51]-53)
Auguste Callet : Les races et la culture latine, étude [précédée de ces lignes d'introduction par Charles Callet : "Les pages suivantes ont été écrites par Auguste Callet, après une lecture du livre de Taine : Histoire de la Littérature anglaise. Elles répondent aux préoccupations de l'heure sur la culture latine. Aug. Callet, pur écrivain classique, ne condamne pas cette culture - qui dresse le goût, fortifie la raison - mais il établit qu'une éducation impérieusement latine nuit parfois à la libre expansion des qualités naturelles et jette les esprits dans une sorte de geôle, geôle si solide que les génies eux-mêmes n'ont pu en briser les murailles."] (p. [54]-59)
Toto, chat [Louis Pergaud] : Intersiestes (chronique par Toto, chat), récit (p. [60]-64)
ANTHOLOGIE
Henri Franck : Éloge de la France, poème [en note : "Henri Franck vient de mourir. Nous croyons honorer sa mémoire en publiant ce fragment, tiré de l'anthologie de l'Effort."] (p. [65]-66)
CHRONIQUES
Tristan Derème : Chronique des Poèmes [Léon Deubel : Ailleurs (Meyer) - (p. [67]-68) ; Charles de Saint-Cyr : Laudes (Marcel Rivière) - (p. 68) ; Paul Fort : L'aventure éternelle (Figuière) - (p. 68-69) ; Marcel Prouille : Impressions (Dorbon aîné) - (p. 69-70) ; André Spire : Versets (Mercure), Vers les routes absurdes (Mercure) - (p. 70) ; Alexis Danan : Le berger de Bagdad (Figuière) - (p. 70-71) ; Léon Vérane : Terre de Songe (Les Facettes) - (p. 71-72) ; Cécile Périn : Variations du cœur pensif (Sansot) - (p. 72-73) ; Louis-Amédée Crispy : Les musarderies (Alquier) - (p. 73) ; Jacques Boyer : La vie qui s'ouvre (Figuière) ; Francis Bœuf : Sur le vieux clavier (La Phalange) ; Antoine Nicolaï : Les foyers perdus (Le Beffroi) ; Omer de Wuyst : Petites scènes (Le Thryse) ; Pierre Lestringuez : Le beau pays (Figuière) ; Alcide Ramette : Clartés au crépuscule (Le Beffroi) ; Pierre-Charles Jablonski : Au réveil de la vie (Figuière) ; Florian-Parmentier : Par les routes humaines (Ollendorff) ; Léon-Marie Thylienne : Mon village (Société belge d'éditions) - (p. 73) - une phrase de quatre lignes rend compte des neuf derniers ouvrages], comptes rendus (p. [67]-73)
Louis Pergaud : Les Romans [Sous la hache, par Elémir Bourges - (p. [74]-75) ; Le Péril bleu, par Maurice Renard - (p. 75-76) ; Didier Flaboche, par Alexandre Arnoux - (p. 76) ; Le Nommé Jeudi, par K. G. Chesterton, traduit par Jean Florence - (p. 76-77) ; Memento : La Môme Cauchy, par Yniold-René Bertrand ; Trois petites bêtes, par Mme Hubert Bourgin, née Darcy ; Âme de Breton, par Iann Karmor ; Dans l'ombre du cœur, par Joseph Brydon ; Contes du Bled et du Fondouk, par H.-J. Sansterre ; Ferveur, par Carlos Larronde - (p. 77) ; La maîtresse mécanique, par Léon-Marie Thylienne ; Le Bonheur, pièce en quatre actes, par Rémy Montalée ; Le réprouvé, par Eugène Herdies ; La lueur dans la nuit, par Guy de la Batut - (p. 78).], comptes rendus (p. [74]-78)
Michel Puy : Littérature [André Spire : J'ai trois robes distinguées (Cahiers du Centre) - (p. [79]) ; Henri Strentz : Images simples et ferventes (Éditions de la Phalange) - (p. [79]-80) ; Henry Eon : Paysages bretons (Figuière) ; Paul Bastier : L'ésotérisme de Hebbel (Larose) - (p. 80) ; Robinet de Cléry : Les prétentions dynastiques de la branche d'Orléans (Daragon) ; Henri Martineau : Edmond Jaloux (Dorbon) ; Henri Martineau : Guy Lavaud (le Divan) ; Vicomte Joseph de Bonne : La lumière de Sicile (Perrin) ; Joseph Chot : Albert du Bois (Sansot) ; Paul Vulliaud : L'humanisme au XVe siècle italien (Figuière) ; Charles Brun : Renée Vivien (Sansot) ; Philéas Lebesgue, A.-M. Gossez, Henri Strentz : Essai d'expansion d'une esthétique (La Province) ; Jacques Reboul : Un grand précurseur des romantiques. Ramond (Revue des lettres et des arts) - (p. 81)], comptes rendus (p. [79]-81)
Roger Frène : Les revues ["Les roses que la nuit ne rend pas invisibles..." murmure Abel Léger dans Le Florilège, et Pan publie des sonnets très artistes de ce ciseleur, à côté d'une fantaisie dialoguée de Hans Pipp... ; Dans Le Divan, des vers d'une grâce émue de Tristan Derème. Le métier, mon cher Derème, vous préoccupe beaucoup et avec raison... ; Jean Richard nous démontre qu'un écrivain intéressant peut parfaitement écrire des critiques ennuyeuses comme celles de l'Effort. Arts et Lettres publie des pages anthologiques des aimables poètes Jean Amade et Jean Azaïs... ; Les Marches de Provence enquêtent sur Mistral, Les Guêpes sur Willy, et nous y applaudissons... ; Continuons l'énumération (que de revues !) Le premier numéro de La Flora, bien présenté, publie une spirituelle lettre de Mme Rolmer. La Renaissance contemporaine a pris à tâche de nous renseigner sur tout le mouvement artistique ; elle y réussit souvent. Le Penseur et La Revue septentrionale sont à couverture rose ; elles ne paraissent pas s'émouvoir dudit mouvement... ; Les Facettes ne donnent que des vers et elles ont su grouper beaucoup des meilleurs poètes du moment. On y lira avec curiosité "La Licorne", de Marius Martin où se reconnaît, semble-t-il, la manière de Saint-Pol-Roux. La Revue artistique publie des analyses de livres signées Lucien Rolmer et ce sont de véritables poèmes. Lisez l'admirable critique de Rolmer sur Rosny dans le défunt Printemps des Lettres... ; Paul Claudel retient vivement l'attention dans La Nouvelle Revue française et Les Rubriques Nouvelles... ; Francis Jammes compose en ce moment, avec ses "Géorgiques chrétiennes", une œuvre sans précédent en France : il donne à la poésie de terroir un intérêt universel. "Jean de Noarrieu" offrait aussi ce caractère avec la même intensité. Jammes est le premier poète de terroir qui se soit élevé avec éclat au rang de poète français. Observons aussi qu'il faut remonter à du Bartas (notre Lucrèce) pour retrouver un aussi puissant naturalisme. / Son vers a subi une évolution sensible : il s'académise un peu, mais pas assez pour nous déplaire jamais, car ce poète rafraîchit et fait revivre ce qu'il touche. Il est devenu chrétien, soyons chrétien avec lui. Mais du chrétien, Jammes n'acquerra pas la vertu d'humilité. Le Mercure nous le montre satisfait d'un vers réussi, avec cette naïveté désarmante qui semble propre aux poètes... ; Dans La Phalange, Albert Thibaudet analyse l'esthétique de Stéphane Mallarmé... ; Dans Masques et Visages, Camille Mauclair analyse et justifie en partie le mouvement futuriste... ; La Revue de France vient de paraître avec un excellent premier numéro.], chronique (p. [82]-87)
P[aul]. V[imereu]., M[ichel]. P[uy]. : Notes, notes [Le café et la conférence. - signé P. V. - (p. 87-88) ; Convulsions. - signé M. P. - (p. 88)] (p. [87]-88)

lundi 1 mai 2017

L'ILE SONNANTE N° 21 - FÉVRIER 1912

L'ILE SONNANTE
N° 21 (Février 1912)
[Date de publication : Février 1912 - Couverture : Série (3e), Numéro, Date, Titre (en rouge), Sous-titre, Périodicité (Paraissant tous les deux mois), Sommaire, Prix du numéro, Adresse - 2e de couverture : Titre, Adresse, Rédaction ("Le Mardi de 6 h. à 7 h. (Sauf du 1er Mai au 1er Octobre)"), Comité de Rédaction, Mentions ("Adresser toutes les communications à M. Michel Puy, 21, rue Rousselet, Paris (VIIe)" / "Les auteurs sont seuls responsables de leurs articles" / "Les manuscrits seront retournés aux auteurs qui en feront la demande, mais l'Administration de la Revue décline toute responsabilité en ce qui concerne les manuscrits qui viendraient à être perdus ou détruits." / "L'Île Sonnante paraît 6 fois par an : les 1er février, 1er avril, 1er juin, 1er août, 1er octobre et 1er décembre."), Abonnement, Abonnement d'essai ("3 Numéros : 1 franc") - 3e de couverture : Titre, Adresse, Mention ("publie chaque année environ 300 pages in-8"), extrait des sommaires des deux premières séries, Publicités (Galerie Marseille et Vildrac ; Le Courrier de la Presse) - 4e de couverture : Service des Revues (Alceste, L'Amitié de France, L'Art décoratif, Le Beffroi, Les Cahiers du Centre, La Chronique des lettres françaises, Le Chroniqueur de Paris, Le Divan, Les Droits de l'Homme, L'Effort, Les Entretiens idéalistes, Les Facettes, Le Feu, Les Feuillets, Le Florilège, La Forge, Les GuêpesL'Heure qui sonne, Les Hommes du Jour, Les Loups, Les Marches de l'Est, Les Marches de Provence, Les Marches du Sud-Ouest, Les Marges, La Nouvelle Revue françaiseL'Occident, Pan, Le Penseur, La Phalange, La Plume, Poésie, Propos, La Renaissance contemporaine, La Revue septentrionale, La Revue du traditionnisme, Le RythmeLes Rubriques nouvelles, Le Spectateur, Le Thyrse, L'Unita, La Voce, Vers et Prose- Bas de Page 40 : Gérant, Imprimeur - Pagination : 40 pages]
Sommaire
Tristan Derème : Petits Poèmes : I. "Au bord de la prairie humide où tu gazouilles..." [A Georges Gaudion] (p. [1]) ; II. "Je vais songer à la jeune fille que j'ai..." [A Henri Martineau] (p. [1]-2), poèmes (p. [1]-2)
Francis Carco : Frisson, nouvelle [A Mario Meunier] (p. [3]-5)
Léon Vérane : Cerf en automne, poème [Pour Tristan Derème] (p. [6])
Marcel Martinet Deux dizains : I. "Tu vas venir demain : nous avons déjà tant..." ; II. "Ô ce déchirement douloureux de la nuit...", poèmes (p. [7])
Charles Callet : La lumière celtique, étude (p. [8]-12)
Paul Lœwengard : Impressions : I. Soleil levant (p. [13]) ; II. Crépuscule (p. [13]-14), poèmes [datés "8 août, Baume-les-Messieurs (Jura), 1911"] (p. [13]-14)
Paul Vimereu : Entre deux feux (épisode vendéen), nouvelle (p. [15]-18)
André Foulon de Vaulx : Soirs d'été, poème (p. [19]-21)
Michel Puy : Dramaturges, étude [en particulier sur La Dame qui n'est plus aux camélias de Maurice de Faramond - (p. 24-26) et L'Otage de Paul Claudel - (p. 26-27)] (p. [22]-27)
ANTHOLOGIE
Albert Fleury : Poèmes : I. "Au clair blafard d'une lune d'automne..." (p. [28]-29) ; II. "Une ville avec des rappels de cloche si profonds..." (p. 29), poèmes [en note : "Le poète Albert Fleury est mort le 21 octobre dernier, à l'âge de trente-six ans. Les deux poèmes que nous donnons aujourd'hui sont extraits de son livre Pierrot, publié en 1898."] (p. [28]-29)
CHRONIQUES
Louis Pergaud : Les Romans [L'Amour en herbe, par Ch. Henry Hirsch (Fasquelle) - (p. [30]-31) ; Une fille de rien, par Jules Leroux (Figuière) ; L'amie étrangère, par Louis Chaffurin (Ollendorff) - (p. 31) ; La première blessure, par Marguerite Lejeune (Figuière) - (p. 31-32) ; L'inquiète paternité, par Jean Schlumberger (Nouvelle Revue française) ; Voilà la femme, par Gabriel Martin (Albin Michel) - (p. 32) ; Dolorine et les ombres, par Jean de Bosschère (Bibliothèque de l'Occident) - (p. 32-33) ; Le Cœur et la Vie, par Sylvain Bonmariage (Figuière) ; La route de l'Est, par Alexis Callies (Figuière) - (p. 33) ; Nouvelles contradictions, par Charles Régismanset (Sansot) - (p. 33-34) ; Notes : "Avant qu'ils ne paraissent en volume, je signale très volontiers les pathétiques récits que sous le titre Les têtes baissées, Cyril Berger publie chaque semaine dans Paris-Journal. Ces petits contes, ces courtes nouvelles, souvent spirituelles, toujours émouvantes, sont la belle illustration de la très intéressante enquête que l'auteur fit paraître récemment dans les colonnes de L'Intransigeant sur "La misère à Paris".], comptes rendus (p. [30]-34)
Michel Puy : Littérature [Quel démon inspire les artistes qui lancent des manifestes, et qui prétendent annoncer un mouvement, créer une école ? Le vrai rôle de l'artiste ne consiste-t-il pas à travailler avec persévérance pour douer de la forme la plus fidèle et la plus vivante possible ses sentiments et ses pensées ? Cette furie des écrivains d'aller de l'avant en s'entourant de compagnons aussi décidés qu'eux ou en entraînant un groupe d'hommes sur leurs pas donne raison à M. Jules Romains et à l'unanimisme. L'homme a besoin se sentir qu'il prend part à une action commune et il n'est sûr de lui que lorsque d'autres cœurs battent à l'unisson du sien. / Les deux mouvements qui se sont manifestés avec le plus de vacarme en ces derniers temps, sont ceux du futurisme et de la renaissance classique. Par leurs théories ce sont deux mouvements contraires. L'un vise à raser les vieilles cités, l'autre à les restaurer. Tous deux tendent à détruire, l'un pour créer des architectures nouvelles, l'autre pour faire du vieux-neuf. Tous deux sont suscités par un même désir de réagir contre l'époque. Il y a peut-être une fougue plus aveugle chez M. Nicolas Beauduin, que les néo-classiques revendiquent pour un des leurs, que chez M. Marinetti... ; F.-T. Marinetti : Le Futurisme (Sansot) - (p. 35-36) ; Jean Thogorma : Les Barbares contre Racine et Les Tendances nouvelles de la littérature et la Renaissance française (Éditions de la Renaissance contemporaine) - (p. 36) ; Henri Ghéon : Nos Directions (Éditions de la Nouvelle Revue Française) - (p. 36-37) ; Paul Bastier : La nouvelle individualiste en Allemagne (Larose, éditeur) ; Alfred Capus : La Vie, l'Amour, l'Argent (Sansot) - (p. 37)], comptes rendus (p. 34-37)
M[ichel]. P[uy]., P[aul]. V[imereu]., *** : Notes, notes [La Science et l'Education. - signé M. P. - (p. [38]-39) ; Une démarche patriotique. - signé P. V. - (p. 39) ; On nous annonce l'apparition à Marseille des Marches de Provence, revue mensuelle qui débutera par une enquête sur "Frédéric Mistral et son oeuvre" et contiendra l'opinion de nombreux écrivains français. Renseignements, 24, rue de l'Etrieu, Marseille. ; Depuis le mois d'octobre dernier, L'Art décoratif est devenu bi-mensuel... ; Beaucoup de gens ignorent que le "Lac" de Lamartine fut, (sur les reproches de quel Béranger ?) expurgé de deux stances jugées inconvenantes...] (p. [38]-40)